LONGUEUIL ISBN :
|
|
|
- Juliette Martel
- il y a 10 ans
- Total affichages :
Transcription
1 LONGUEUIL ISBN :
2
3 Mars 2014 Réalisation ATELIER DE DÉVELOPPEMENT TERRITORIAL L ENCLUME Collaborateurs Partenaires 3
4 LONGUEUIL Portrait du patrimoine culturel et identitaire Cahier Boucherville Brossard Longueuil Saint-Bruno-de-Montarville Saint-Lambert Dans le cadre de l Entente administrative sur le développement de la culture pour le territoire de l agglomération de Longueuil , la Conférence régionale des élus de l agglomération de Longueuil (CRÉ), le ministère de la Culture et des Communications (MCC) et le Forum jeunesse Longueuil en collaboration avec le Conseil montérégien de la culture et des communications (CMCC), souhaitent identifier et valoriser, à travers une approche concertée, les éléments patrimoniaux identitaires des cinq municipalités se trouvant sur le territoire de l agglomération. La première partie de ce mandat vise d abord à colliger, bonifier et documenter l information préalablement recueillie par l agglomération, les villes et leurs partenaires, entourant les éléments patrimoniaux identitaires et distinctifs du territoire. À ce sujet, la notion élargie de patrimoine, telle que présentée dans la Loi sur le patrimoine culturel, a servi de référence. Cet exercice a mené à l élaboration de cinq portraits mettant en lumière les éléments distinctifs qui caractérisent les différentes municipalités de l agglomération. Ce cahier présente les éléments phares du patrimoine culturel et identitaire de la Ville de Longueuil. Rappelons que l objectif n est pas de dresser un inventaire précis ou exhaustif, mais plutôt de mettre l emphase sur les saillances identitaires du territoire longueuillois. La seconde partie du mandat, non incluse dans ce cahier, a pour objectif de faire l analyse de l ensemble du territoire dans le but de faire ressortir les éléments patrimoniaux et identitaires communs ou jumelables des cinq municipalités en vue d élaborer des pistes d action à entreprendre et devant mener à la mise en place d une démarche de valorisation patrimoniale applicable à l échelle de l agglomération. 4
5 TABLE DES MATIÈRES TERRITOIRE ET GÉOGRAPHIE... 6 ÉVOLUTION HISTORIQUE DU TERRITOIRE ARCHÉOLOGIE CADRE BÂTI PAYSAGES D INTÉRÊT MONUMENTS ET ART PUBLIC CONCLUSION BIBLIOGRAPHIE
6 TERRITOIRE ET GÉOGRAPHIE N N Carte 1. Positionnement à l échelle métropolitaine Carte 2. Positionnement à l échelle de l agglomération La localisation et l accessibilité La ville de Longueuil, d une superficie de 123 km 2, est située au sud-ouest de la province du Québec, dans la région administrative de la Montérégie. Depuis 2002, elle regroupe trois arrondissements qui étaient autrefois des municipalités autonomes : le Vieux-Longueuil, Greenfield Park et Saint-Hubert. Cette fusion a par conséquent fait de Longueuil une ville aux centralités multiples. La ville de Longueuil bénéficie d un réseau d infrastructures de transport considérable, bien intégré à la région métropolitaine. Les autoroutes 20, 30 et 15 relient la municipalité avec le reste du Québec, l Ontario et les États- Unis. À une autre échelle, les connexions régionales sont assurées par les routes 116, 132 et 134, le chemin de Chambly ainsi que le boulevard Cousineau. Pour sa part, le pont Jacques-Cartier permet de relier Longueuil à l île de Montréal. L Exposition universelle de 1967 a entrainé la construction d un autre lien direct avec Montréal par l entremise d une ligne de métro. Finalement, la ville est desservie par un réseau important de chemin de fer, plus particulièrement dans l arrondissement de St-Hubert, et jouit également de la présence d un aéroport essentiellement dédié à la petite aviation. La géomorphologie et les milieux naturels S inscrivant dans l ensemble géographique de la plaine de Montréal, Longueuil possède une topographie pratiquement dépourvue de relief. Les propriétés géologiques de son sous-sol sont attribuables aux dépôts sédimentaires (shales d Utica) laissés à la suite du retrait de la mer de Champlain, il y a environ 460 millions d années. Aujourd hui, on distingue à Longueuil deux grandes unités territoriales, soit l ensemble urbain plus dense aux abords du Saint-Laurent et l ensemble suburbain de l arrièrepays, allant de la banlieue pavillonnaire jusqu aux terrains agricoles. Les abords du Saint-Laurent Au cours des derniers siècles, l aménagement du noyau villageois et le développement progressif des secteurs avoisinants ont eu un impact sur la morphologie des berges du Saint-Laurent. Aujourd hui, l intérêt écologique des abords du fleuve porte sur la présence d aménagements végétaux ayant été réalisés sur ses rives, la création du parc Marie-Victorin ainsi que sur la préservation de milieux humides. 6
7 Parcs et espaces verts Territoires agricoles Secteurs voués à l urbanisation N Carte 3. Limites administratives de la ville de Longueuil 7
8 TERRITOIRE ET GÉOGRAPHIE Fig. 1. Les terres agricoles L arrière-pays Dans l axe du chemin de Chambly, à l est du boulevard Jacques-Cartier, l intensité de l occupation du sol diminue graduellement jusqu à l autoroute 30. Au-delà de cette autoroute, le territoire longueuillois a une vocation principalement agricole. Les terres y sont toujours cultivées ou encore laissées en friche. Cette plaine d origine marine est dominée par la présence d une couche d argile variant de 6 à 50 mètres. Aujourd hui, les espaces d intérêt écologique de ce secteur se concentrent essentiellement autour des zones agricoles en friche et des quelques massifs boisés qui les ponctuent. 8
9 TERRITOIRE ET GÉOGRAPHIE Le profil sociodémographique Avec une population totale de habitants, la Ville de Longueuil arrive au 5e rang des municipalités les plus peuplées du Québec. Entre 2006 et 2011, elle connaît une croissance démographique de 0,9 %. Cette faible augmentation contraste avec celles des années 1980 et 1990 (respectivement 5 % et 10 %). L examen de la distribution de la population par groupes d âge fait ressortir la dominance des cohortes des 45 à 65 ans, une tendance provinciale qui témoigne d un vieillissement progressif de la population. Environ un quart des habitants de Longueuil (24,8 %) possèdent ou ont déjà possédé le statut d immigrant. En ce qui concerne les origines ethniques, 82 % des habitants de la ville de Longueuil se déclarent d origines canadiennes et nord-américaines. 1 Le français est la langue majoritairement parlée à la maison avec 85 %, contre 8 % pour l anglais. Les résidents utilisant une autre langue au domicile familial, dont l espagnol ou l arabe, correspondent à 7 % de la population totale. ÉVOLUTION DE LA POPULATION PYRAMIDE DES ÂGES ans et + 80 à 84 ans 75 à 79 ans 70 à 74 ans 65 à 69 ans 60 à 64 ans 55 à 59 ans 50 à 54 ans 45 à 49 ans 40 à 44 ans 35 à 39 ans 30 à 34 ans 25 à 29 ans 20 à 24 ans 15 à 19 ans 10 à 14 ans 5 à 9 ans 0 à 4 ans LANGUES Francophone (85 %) Anglophone (8 %) Allophone (7 %) Sources : Statistique Canada 2006 et La catégorie des origines canadiennes et nord-américaines désigne les recensés qui se reportent sur au moins trois (3) générations à des ancêtres français, britanniques, américains ou à d autres groupes provinciaux et régionaux. 9
10 ÉVOLUTION HISTORIQUE DU TERRITOIRE Charles Le Moyne prend possession de la seigneurie Bataille de Longueuil (tentative d invasion américaine) Inauguration du premier chemin de fer à Longueuil Inauguration de l aéroport de Saint-Hubert Fusion municipale (annexions des villes de Le Moyne, Greenfield Park et Saint- Hubert ) La seigneurie de Longueuil devient une baronnie Inauguration du pont Victoria Inauguration du Pont du Havre (Jacques-Cartier) Les premières occupations (4500 A.A.-1667) 2 Bien que plusieurs recherches archéologiques aient démontré la présence de population humaine au Québec remontant à plus de avant aujourd hui (A.A.), il semble peu probable, à l exception peut-être du mont Saint- Bruno, qu on retrouve des vestiges de cette époque sur le territoire de l agglomération de Longueuil. En fonction des connaissances actuelles et de l avancement de la recherche archéologique, les premiers groupes autochtones font leur apparition dans la vallée du Saint-Laurent il y a 4500 à 5000 ans peut-être davantage. Cette hypothèse repose notamment sur la découverte de plusieurs vestiges de cette période dans le Vieux-La Prairie, à la pointe du Buisson (Beauharnois) et à l île Sainte-Thérèse (en face de Varennes). Les recherches archéologiques menées sur plusieurs années dans le parc de la Baronnie dans le Vieux- Longueuil ont permis de trouver entre autres des artefacts iroquois constitués de tessons de poterie qui témoignent de l occupation amérindienne depuis au moins 2400 ans, soit au mois le début du Sylvicole inférieur (2400 A.A 1500 A.A.). Cette période est notamment marquée par la pratique de plus en plus importante de la pêche. Cette pratique a entrainé de profonds changements au niveau des modes d occupation pour différentes raisons. L efficacité de la pêche a permis une importante croissance démographique et, conséquemment, accentué la tendance des groupes à former des identités régionales. Peu à peu, le processus de sédentarisation va s accélérer. La durée de l occupation des campements d été, implantés le long de la rive sud du fleuve Saint-Laurent, va augmenter suivant une exploitation de plus en plus intensive de certaines espèces de poissons. Des documents historiques font mention de la présence amérindienne dans la région de Longueuil. En effet, lors de son passage à proximité de Longueuil en 1535, Jacques- Cartier note la présence de terres cultivées sur la rive sud de Montréal. Il s agit fort probablement des populations appartenant aux Iroquois du Saint-Laurent de la «Province» de Hochelaga. En revanche, en 1611, Samuel de Champlain constate plutôt la désertion du territoire par les populations rencontrées par Cartier. 2 Nous privilégions ici le terme «avant aujourd hui» et son abréviation «A.A». Il s agit d une expression fréquemment utilisée par les archéologues et géologues pour décrire l année où un échantillon a été daté. Parce que le «aujourd hui» continue de changer, la pratique courante consiste à définir le point de début en 1950, moment où la méthode de datation par le carbone 14 a commencé à être utilisée, et de compter à rebours. 10
11 ÉVOLUTION HISTORIQUE DU TERRITOIRE Les débuts du régime seigneurial ( ) En 1657, Jean de Lauzon fils, grand sénéchal de la Nouvelle- France, cède à Charles Le Moyne ( ), une seigneurie, donnant sur le fleuve, de 50 arpents de large par 100 arpents de profondeur. En 1664, y sont annexées, les îles Ronde et Sainte-Hélène. Une dizaine d années après s être fait céder les terres, Charles Le Moyne est officiellement nommé seigneur par le roi Louis XIV. À cette époque, le paysage de la seigneurie est dominé par le Saint-Laurent et une plaine couverte d une forêt dense sillonnée par un ruisseau (Saint-Antoine). À sa demande, les colons qui s y sont installés débutent le défrichage des terres situées le long du fleuve. Cela permet notamment de libérer l espace prévu pour l aménagement du futur chemin du Roi qui permettra de relier les seigneuries de Boucherville, de Longueuil et de La Prairie. À cette même époque, le roi de France ordonne l envoi du Régiment de Carignan-Salières afin de pacifier le sud de la colonie soumise à des attaques régulières de la part des Iroquois. Ce régiment, composé de quelque hommes, érige un fort à Chambly. Ce dernier est stratégiquement situé le long de la rivière Richelieu, considérée comme la voie de pénétration de prédilection du camp ennemi. Dans le but de faciliter la circulation des militaires entre les différents postes de défense implantés le long de cette rivière jusqu à la frontière américaine, le roi de France ordonne la construction d un chemin entre Chambly et Ville-Marie. Ce chemin allait permettre aux militaires de faire le trajet entre les deux villages sans devoir emprunter le fleuve ou la rivière Richelieu. Aménagé selon un tracé rectiligne, en raison du peu d obstacles naturels, le chemin de Chambly est considéré comme l un des plus vieux chemins d importance du Canada. Des fouilles archéologiques menées en 2002 ont, par ailleurs, permis de mettre en lumière trois phases de construction du chemin, lors de chacune desquelles étaient utilisés des techniques et des matériaux différents, propres à l époque où le travail était réalisé. Personnage historique Qui est Charles Le Moyne? Lieu historique L île Sainte-Hélène? Fig. 2. Charles Le Moyne ( ) Fils de Pierre Le Moyne, aubergiste, et de Judith Du Chesne, Charles Le Moyne arrive en Nouvelle-France en 1641 à l âge de 15 ans. Jeune, il séjourne d abord pendant quatre ans en Huronie auprès des Jésuites avant d être affecté à la garnison de Trois-Rivières comme interprète, commis et soldat. En 1646, il s établit de façon permanente à Ville-Marie (Montréal). Durant les quarante années suivantes, sa vie est consacrée à la défense de la colonie contre les Iroquois. Il passe d ailleurs tout près d y laisser sa peau en 1661 alors qu il est sauvé de justesse d une attaque perpétrée par 160 Amérindiens. En 1657, la famille de Lauzon lui octroie une seigneurie sur la rive sud de Montréal, taillée à même l immense seigneurie de La Citière. En 1668, Charles Le Moyne est officiellement nommé seigneur par le roi Louis XIV. Fig. 3. L île Sainte-Hélène Source : Bibliothèque et Archives nationales du Québec L occupation de l île Saint-Hélène remonte aussi loin qu en Dès cette époque, l île est exploitée à des fins agricoles et comprend une maison en pierre. À cette construction s ajoutent une bergerie, une étable, une écurie, un verger et un moulin. En 1818, craignant une nouvelle invasion américaine, le Gouvernement britannique achète l île Sainte- Hélène pour la fortifier et du même coup pour assurer la protection de Montréal. Cédée ensuite au Gouvernement Fédéral, l île est cédée partiellement à nouveau en 1874 à la Ville de Montréal, puis complètement en 1908, dans l objectif d y aménager un parc. 11
12 ÉVOLUTION HISTORIQUE DU TERRITOIRE À l ouest de la seigneurie, entre le futur chemin du Roi et la rive du fleuve, Charles Le Moyne réserve une bande de terre pour y implanter une commune. Une seconde commune est plus tard aménagée derrière le village à proximité du chemin de Chambly, dont la vocation se transforme ; le chemin passe de voie militaire à un axe de colonisation. Dès lors, le seigneur décide d ériger son domaine au centre de sa terre à proximité du fleuve et du ruisseau Saint-Antoine. C est dans ce secteur que sont construits plus tard le moulin à vent, le manoir, la brasserie, le fort et le cimetière. Bien que la seigneurie ait été établie en 1657, ce n est qu à partir de 1667 que les premières concessions sont accordées. Les terres sont alors occupées par les soldats du Régiment de Carignan-Sallières, arrivés quelques années auparavant, en Cette nouvelle occupation du territoire est aussi favorisée par les plus récentes négociations de paix avec les Iroquois ayant permis de mettre fin à la Première Guerre franco-iroquoise ( ). Afin de tirer profit le plus possible du fleuve comme moyen de communication privilégié entre la seigneurie et Ville-Marie, les premières concessions sont établies sur la rive, de chaque côté du domaine seigneurial. Vers 1670, le seigneur fait construire sur son domaine, une résidence en pierre d une dimension de 13,5 mètres de long par 7,5 mètres de large. Charles Le Moyne n occupe cependant que très rarement cette maison, préférant plutôt sa résidence principale de la rue Saint-Paul à Ville- Marie. En 1672, l intendant Jean-Talon cède à Charles Le Moyne les terres non concédées localisées entre les seigneuries de La- Prairie-de-la-Magdeleine et de Boucherville. Puis, suivant le désir du seigneur, l intendant Jacques Duchesneau de la Doussinière, réunit en 1676 les trois concessions de la rive sud (1657, 1664 et 1672) appartenant à Charles Le Moyne en une seule seigneurie. Celle-ci est alors nommée Longueuil en souvenir du nom du village natal de la mère de Charles Le Moyne, situé en Normandie. ÎLE MADELEINE ÎLE RONDE ÎLETS VERTS ÎLE SAINTE-HÉLÈNE COMMUNE DOMAINE SEIGNEURIAL N Fig. 4. Localisation du Domaine seigneurial Adaptation d un plan paru dans GAUTHIER (1997). 12
13 ÉVOLUTION HISTORIQUE DU TERRITOIRE En 1684, un an avant sa mort, Charles Le Moyne prend les dispositions pour que son fils aîné, Charles Le Moyne de Longueuil ( ), puisse lui succéder. Onze ans plus tard, alors que les hostilités franco-iroquoises ont repris de plus belle, Charles Le Moyne de Longueuil ordonne la construction d un fort de 68 mètres de large par 46 mètres de profondeur. Complété en 1698, ce fort, qui intègre le manoir seigneurial et une église, offre une protection aux habitants contre les raids iroquois. En raison de cette seconde guerre Franco-Iroquoise ( ) qui bat son plein, le nombre de terres concédées au sein de la seigneurie ralentit, passant de 22, en 1677, à seulement 29, en La population s accroît un peu plus rapidement passant de 78 habitants en 1681 à 223 en Fig. 5. Fort de Longueuil Source : Bibliothèque et Archives nationales du Québec La Baronnie de Longueuil et les bienfaits de la Grande Paix de Montréal ( ) N rue St-Charles Fig. 6. Carte schématique de Longueuil en 1810 Adaptation d une carte tracée par J. L. Vincent et parue dans JODOIN et VINCENT (1889). COMMUNE Chemin de Chambly DOMAINE MANOIR DEVENU PRESBYTÈRE CHÂTEAU FORT ÉGLISE DE 1724 MOULIN À EAU MOULIN À VENT L année précédant la signature de la Grande Paix de Montréal en 1701, Charles Le Moyne fils est promu au rang de baron par le roi Louis XIV. La seigneurie de Longueuil devient dès lors la baronnie de Longueuil. Cette nouvelle période d accalmie facilite grandement le peuplement à l intérieur des terres. Alors que tout le bord de l eau est occupé, Charles Le Moyne de Longueuil commence à concéder des terres dans le deuxième rang. Afin d y accéder et de faciliter l accès au château et au moulin par les colons, on aménage deux nouvelles voies. La première, le «chemin des atocas», renommé plus tard chemin du Coteau Rouge (boulevard Sainte-Foy), est tracé parallèlement au fleuve. À l origine, ce chemin partait du chemin de Chambly et allait rejoindre au sud le chemin de la Côte Noire (chemin Tiffin, rue Saint-Georges et Grande Allée). La seconde est le chemin de Gentilly (boulevard Roland-Therrien) qui longe le ruisseau Saint-Antoine à partir du fleuve jusqu à l intérieur des terres. Désormais beaucoup moins craintifs d être attaqués, les colons se consacrent davantage à la culture de leurs terres et à l élevage, ce qui leur permet d engendrer des surplus à écouler dans les marchés publics de Ville-Marie. Entre 1720 et 1730, les premières maisons du village de la baronnie de Longueuil sont construites à proximité du château fort et le long de la rue Saint-Charles. Cette rue, nouvellement ouverte, est ainsi nommée en l honneur du premier seigneur des lieux. La maison Daniel-Poirier est d ailleurs un témoin toujours présent de l implantation de maisons villageoises de cette époque. 13
14 ÉVOLUTION HISTORIQUE DU TERRITOIRE L essor du village ( ) En 1722, la paroisse de Saint-Antoine de Longueuil est érigée civilement. Celle-ci comprend au sud le Mouillepied (partie de l actuelle Ville de Saint-Lambert) et au nord le fief du Tremblay (territoire appartenant au seigneur de Varennes). À l est, la paroisse est délimitée par l actuel arrondissement de Saint-Hubert. Quelques années plus tard, entre 1724 et 1727, une première église de pierre est construite par Guillaume Alexandre dit Jourdain au cœur de la baronnie, à l angle nord-est de la rue Saint-Charles et du chemin de Chambly. Elle vient remplacer la chapelle dressée vers 1700 qui était située à l intérieur du château fort. Le village continue de se développer à un rythme lent, mais régulier. Cette progression s explique essentiellement par l établissement de plusieurs militaires des régiments de la Reine, Béarn, Languedoc, La Sarre, Royal-Roussilon, Guyenne et Berry, qui tiennent leurs quartiers d hiver dans la baronnie depuis la fin de la guerre de Sept Ans. Peu après la conquête britannique de 1760, on dénombre une quarantaine de bâtiments dans le bourg. Au début des années 1800, le village de Longueuil est marqué par une série de changements et d événements importants. Tout d abord, le fort de 1698, devenu obsolète depuis la fin des hostilités, est démoli en Il n en reste d ailleurs aujourd hui que quelques vestiges situés dans le Parc de la Baronnie. Puis en 1814, parallèlement à la démolition de la vieille église de 1727, Longueuil assiste à la construction, sur les ruines du fort, de sa deuxième et nouvelle église. Ces travaux de réorganisation du village permettent alors le prolongement de la rue Saint-Charles au-delà du chemin de Chambly. Dès lors, ces deux axes joueront un rôle important dans la structure et l orientation du développement du village. Peu avant 1835, les rues Saint-Étienne, Saint-Antoine, Charlotte et Saint-André sont ouvertes selon une trame plus ou moins régulière. On compte à cette époque 65 bâtiments distribués autour de l église et occupés par des marchands, des artisans, des forgerons et d autres professionnels. Dès 1835, une partie de la baronnie est lotie. Les rues sont tracées selon une trame orthogonale, dans le même axe que le chemin de Chambly. Durant les premières années, peu de bâtiments y seront toutefois construits. Le développement du village et la plus récente croissance démographique incitent certaines communautés religieuses à venir s installer dans la baronnie de Longueuil. En 1843, les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie ouvrent une première école pour filles dans la maison de la Fabrique. Elles y reçoivent 13 pensionnaires et 50 externes. Les religieuses déménagent leur couvent en 1844 dans une maison datant du Régime français qui sera plusieurs fois agrandie. En 1854, quelques années après la fondation du couvent, c est au tour des Clercs de Saint-Viateur de prendre en charge la direction d un collège pour garçons dans la maison Chaboillez. Événement historique La Rébellion des Patriotes Le matin du 17 novembre 1837, Longueuil est le théâtre du premier épisode de la Rébellion des patriotes. Un petit groupe d hommes, commandé par Bonaventure Viger et Joseph Vincent, s organise pour délivrer les prisonniers politiques Jean-François Davignon, médecin, et Paul Desmarais, notaire. Les premiers coups de feu sont tirés par Patrick Murray vers le Royal Montreal Cavalry sur le chemin de Chambly, à la hauteur de l actuel boulevard Curé-Poirier. Peu après avoir été libérés, les prisonniers sont amenés chez le forgeron Olivier Fournier, dit la Grenade, pour qu il leur enlève leurs chaînes. Le lendemain, les forces de l ordre arrêtent Louis Mongeau, père et fils, et dispersent une centaine de patriotes armés. 14
15 rue St-Charles ÉVOLUTION HISTORIQUE DU TERRITOIRE COMMUNE N Chemin de Chambly DOMAINE FLEUVE SAINT-LAURENT Fig.7. Carte schématique de Longueuil en 1835 Adaptation d une carte tracée par J. L. Vincent et parue dans JODOIN et VINCENT (1889). 15
16 ÉVOLUTION HISTORIQUE DU TERRITOIRE N Rue du Bord-de-l Eau Tracés fondateurs Boulevard Roland Therrien Rue Saint-Charles Boulevard Sainte-Foy Chemin de Chambly Boulevard Taschereau Rue Victoria Montée Saint-Hubert 16 Qu est-ce qu un tracé fondateur? Les tracés fondateurs correspondent aux premiers chemins aménagés ayant structuré le développement des villes au cours des premières étapes de leur évolution. Ceux-ci épousent généralement certaines contraintes géophysiques (cours d eau, colline, etc.). Dans d autres cas, ils correspondent à des chemins aménagés parallèlement au lotissement seigneurial, permettant d accéder à de nouvelles concessions à l intérieur des terres. L intérêt du tracé fondateur tient principalement à son importance historique, à son caractère pittoresque et dans certains cas à la concentration de bâtiments d intérêt patrimonial le long de son parcours. Grande Allée Carte 4. Les tracés fondateurs
17 Le rôle névralgique des infrastructures de transport ( ) ÉVOLUTION HISTORIQUE DU TERRITOIRE En 1845, la Municipalité de la paroisse de Saint-Antoine de Longueuil est fondée. Elle couvre le même territoire que la paroisse fixée en 1722, soit un périmètre incluant la Ville de Saint-Lambert, les arrondissements de Saint-Hubert, de Greenfield Park et une partie du Vieux-Longueuil. À ce moment, le territoire compte plus de habitants et de 374 maisons. Cette entité ne survit cependant que trois ans puisqu en 1848, la municipalité de paroisse est scindée pour former le Village de Longueuil, qui correspond essentiellement au Vieux-Longueuil d aujourd hui, et la municipalité de paroisse de Longueuil. Le Village de Longueuil devient en 1874 la Ville de Longueuil. Signe d un développement fleurissant, la compagnie de chemin de fer St.Lawrence & Atlantic Railroad inaugure en 1853 la première voie ferrée qui relie Longueuil à Saint-Hyacinthe. Le terminus, situé en bordure du Saint- Laurent près de la Place Longueuil actuelle, comprend une gare, des hangars, des ateliers et une fonderie. La même année, la compagnie est rachetée par le Grand Tronc. Cette acquisition permet de connecter le chemin de fer au réseau grandissant de la compagnie qui s étend jusqu à Portland dans le Maine et du même coup de créer de l emploi. Plus de 300 travailleurs sont engagés par la compagnie et assignés au nouveau terminus. À cette époque le Grand Tronc fait construire cinq maisons de brique de deux étages chacune afin d y loger ses ingénieurs et ses administrateurs. Quatre de ces cinq maisons sont toujours présentes sur la rue Victoria. À partir de 1854, la compagnie du Grand Tronc entreprend la construction du pont Victoria. Ce pont, inauguré officiellement le 25 août 1860 en présence du Prince de Galles, est à l époque considéré comme la huitième merveille du monde. L arrivée de ce pont entraîne initialement des effets plutôt négatifs pour la ville, puisqu il mènera à l abandon du terminus de Longueuil de même qu au déménagement des ateliers du Grand Tronc à Pointe- Saint-Charles. En revanche, en rattachant la Rive-Sud et Montréal, le pont Victoria permet à Longueuil de devenir une véritable banlieue de Montréal. Le boom démographique important que génère ce nouveau lien avec la métropole donne notamment lieu au développement de secteurs faubouriens ainsi qu à la construction de la cocathédrale de Saint-Antoine-de-Padoue en Les plus récents développements du territoire engendrent la création de nouvelles centralités ainsi que la division de la Municipalité de paroisse de Longueuil en municipalités. De cette fraction sont fondées les municipalités de Saint- Lambert (1857) et de Saint-Hubert (1860). Bien qu on dénote la présence de quelques résidences dès le début du 19 e siècle, le développement de Saint-Hubert, autrefois appelé Charon, s accélère vers les années On attribue son expansion à la concession de terres le long du chemin de la Savane et de la montée Saint-Hubert, dont l aménagement vers 1850 permet de relier le chemin de la Côte Noire (chemin Tiffin) au chemin de Chambly. Lors de sa création, la municipalité de Saint-Hubert comprend déjà 150 familles et possède une église succursale, un presbytère, un bureau de poste et un dépôt du chemin de fer du Grand Tronc. Grâce à l initiative de deux hommes influents de la municipalité, Mgr Bourget accepte de doter la ville d un nouveau lieu de culte. Dès 1862, une nouvelle église de style néo-gothique est érigée, à côté de laquelle sera construit, en 1870, le couvent des Sœurs du Bon Pasteur d Angers. Durant cette même période, la consolidation du noyau villageois s accompagne d un développement résidentiel dans les secteurs Brookline, Brentwood, Pinehurst, East Greenfield et Croydon. Plusieurs des nouveaux résidents de Saint-Hubert travaillent à la Canada Peat Fuel. Cette compagnie, dont les actionnaires viennent pour la plupart du Grand Tronc, produit de la tourbe sous forme de briques combustibles pour les locomotives. 17
18 ÉVOLUTION HISTORIQUE DU TERRITOIRE Tout comme pour le secteur de Saint-Hubert, le développement du secteur de Greenfield Park se fait très lentement au cours du 18 e et du 19 e siècle. Les premiers lotissements se situent dans la partie dite de la deuxième concession du Petit Saint-Charles. Les premiers chemins de desserte sont, d un côté, le chemin La Pinière, rebaptisé plus tard Victoria, et de l autre, le chemin Saint-Charles, qui relie La Pinière à la Côte Noire (chemin Tiffin). À l exception de ces chemins, on compte en 1907 seulement deux autres rues, l avenue Murray et le boulevard Patenaude (rue Empire). Peu à peu les terres agricoles adjacentes sont subdivisées en vue d un lotissement résidentiel faubourien. La très grande majorité des nouveaux arrivants de Greenfield Park sont d origine britannique et issue de la classe ouvrière. Plusieurs d entre eux ont notamment participé à la construction du pont Victoria et du canal de Lachine. Bien que Greenfield Park soit encore peu développé et éloigné des services qu offre le noyau de Longueuil, plusieurs Montréalais quittent leurs quartiers pour y acheter une petite parcelle de terre. L arrivée du tramway de la Montreal & Southern Counties Railway, qui permet de faire rapidement la navette entre Greenfield Park et Montréal, accentue cette tendance. La population de la ville, incorporée en 1911, passe donc de 300 en 1914 à en Chemin du Petit St-Charles Chemin de la Côte Noire (boul. Grande Allée) N 1ere Concession du Petit St.-Charles 2e Concession du Petit St.-Charles Chemin de la Pinère (Victoria) 2e Concession Mouillepied Pont Victoria Chemin bord de l eau FLEUVE SAINT-LAURENT T T- 1ère Concession Mouillepied Paroisse de la Prairie de la Magdeleine GREENFILED PARK EN 1911 Fig. 8. Carte schématique du lotissement de Greenfield Park en 1867 et du territoire de la municipalité en 1910 Adaptation d un plan paru dans Riley (2005). 18
19 ÉVOLUTION HISTORIQUE DU TERRITOIRE Fig. 9. Aéroport de Saint-Hubert Source : Bilbiothèque et archives nationales du Québec Industrialisation et développement des transports ( ) Au tournant des années 1910, on remarque à Longueuil et à Saint-Hubert l arrivée de nombreuses industries et la construction de nouvelles infrastructures de transport. Ce mouvement débute avec l implantation de l industrie anglaise Armstrong Whitworth en Cette compagnie, fondée en 1847, se spécialise dans la fabrication de machinerie hydraulique. Sa succursale de Longueuil, située sur la rue d Auvergne, fabrique des roues en fonte pour les wagons de chemin de fer ainsi que des caissons pour les obus. L usine fermera ses portes moins de 10 ans après son ouverture en L année suivante, la compagnie anglaise Charles Walmsley and Co. achète les locaux de la Armstrong Whitworth pour y produire de l équipement destiné aux usines de pâtes et papiers. En 1928, l usine change encore de propriétaire et devient la propriété de la compagnie Dominion Engineering Works. L usine étant d une trop grande superficie pour les besoins de la Dominion Engineering Works, cette dernière s empresse alors d en louer une partie à la Canadian Pratt & Whitney Aircraft Limited qui fait ses débuts à Longueuil. À l initiative du montréalais James Young, cette compagnie est formée à titre de filiale de la compagnie américaine Pratt & Whitey, elle-même fondée en 1860 par Francis A. Pratt et Amos Whitney. L entreprise ouvre ses portes en 1929 en ayant pour mandat le montage, la révision et l entretien des moteurs Wasp et Hornet. En 1951, elle construit sur le boulevard Marie-Victorin sa plus importante usine, qui deviendra son siège social. À la même époque, dans le but de participer au développement des routes aériennes commerciales de l Empire britannique, le Canada décide de construire le premier aéroport civil au pays à Saint-Hubert. Officiellement inauguré le 1er octobre 1928, il connaîtra plus tard quelques modifications afin de pouvoir accueillir des ballons dirigeables. Il conservera son statut d aéroport civil jusqu en 1941, soit jusqu à l ouverture de l aéroport Dorval. Il sera par la suite utilisé comme école d aviation et base militaire. Presque simultanément, la compagnie américaine Fairchild Aircraft inaugure à son tour en 1930, une importante usine sur le boulevard Marie-Victonin à Longueuil. La Fairchild Aircraft aménage à l arrière de l usine un aéroport de quatre pistes pour tester sa production. En 1941, alors que l usine produit des bombardiers Bolingbroke pour la guerre, elle engage plus de personnes. Force est donc d admettre que la construction de l aéroport vers la fin des années 1920 a constitué un véritable 19
20 ÉVOLUTION HISTORIQUE DU TERRITOIRE levier économique pour le développement de l industrie aéronautique qui a fait la renommée de la ville. Parallèlement au développement du secteur de l aviation, l utilisation grandissante de l automobile bat son plein. Les communautés d affaires de Montréal et de la Rive-Sud se mobilisent alors autour d un projet de construction d un nouveau pont. Le 14 mai 1930, le pont du Havre (désigné Jacques-wqCartier à partir de 1934) est inauguré cinq ans après le début des travaux entrepris par la Dominion Bridge. Long de 3,4 kilomètres, il relie l île de Montréal à l île Ronde et à l île Sainte-Hélène avant de rejoindre Longueuil. Dans la continuité du pont, on inaugure le boulevard Taschereau en 1932, ce qui permet de connecter Longueuil à La Prairie. À partir des années 1940, ce boulevard deviendra le lieu d accueil de nombreux motels et de commerces très fréquentés. Événement historique L arrivée du R -100 à Saint-Hubert Fig. 10. Dirigeable R -100 Source : Bilbiothèque et archives nationales du Québec Peu après la fin de la Première Guerre mondiale, dans un souci d innovation, le Royaume-Uni souhaite mettre en réseau, par un moyen de transport efficace, différentes parties de son empire. Pour y arriver, il mise notamment sur le dirigeable. Construit à la fin des années 1920, le dirigeable R -100 s envole le 29 juillet de Cardington en Angleterre pour arriver à Saint-Hubert, le 1er août à 5 h 33. L arrivée du R -100 en sol canadien permet d inaugurer la base de dirigeables de l aéroport et d attirer des hordes de curieux jusqu à son départ vers l Ontario le 10 août suivant. L expérience des dirigeables sera toutefois de courte durée en raison des avancées rapides dans le domaine de l aviation. La base de dirigeables de Saint-Hubert fermera définitivement ses portes en 1931 et sera par la suite démolie. 20
21 La banlieue moderne d après-guerre ( ) ÉVOLUTION HISTORIQUE DU TERRITOIRE Le développement d un secteur industriel, la construction du pont Jacques-Cartier (1930) et du pont Champlain (1962) ainsi que les mesures incitatives d accès à la propriété mises en place par le gouvernement fédéral incitent de nombreux travailleurs à s installer sur la Rive- Sud. Le territoire rural de la paroisse de Saint-Antoinede-Longueuil commence alors à se déployer et la cité de Jacques-Cartier (1947), la Ville de Le Moyne (1949) et la Ville de Mackayville-Laflèche (1949) sont fondées. La cité de Jacques-Cartier et la Ville de Le Moyne sont respectivement annexées à Longueuil en 1969 et en 2002, faisant de la Ville, à l époque, la quatrième municipalité en importance après Montréal, Laval et Québec. L essor de la voiture et l expansion du réseau routier favorisent le développement de lotissements de banlieue sur les anciennes terres agricoles situées à l extérieur des faubourgs du Vieux-Longueuil, de Saint-Hubert et de Greenfield Park. Afin de répondre aux besoins et aux nouveaux modes de consommation des résidents récemment établis, des centres commerciaux sont construits. À cela s ajoute une série d infrastructures publiques telles que l hôpital Charles-Le Moyne (1962) et le parc régional de Longueuil (1969) (parc Michel-Chartrand). Pour la région métropolitaine, les années 1960 sont fortement marquées par l aménagement du site de l Exposition Universelle de Les divers chantiers qu engendre l événement à portée internationale modifient considérablement le paysage régional. L arrivée du métro provoque d ailleurs une densification du secteur de Longueuil. Aujourd hui, les environs de la station de métro longueuilloise correspondent à un véritable pôle commercial et institutionnel, qui se compose, entre autres, du Collège Édouard-Montpetit, du tout nouveau pavillon de l Université de Sherbrooke ainsi que de plusieurs espaces de bureau. Fig. 11. Vue aérienne de Longueuil, 1963 Source : Archives de la Ville de Montréal (VM94-B33-001) 21
22 ARCHÉOLOGIE On retrouve neuf sites archéologiques dans la Ville de Longueuil sur les vingt-cinq que compte l agglomération de Longueuil. Un seul est situé à l extérieur (Saint-Hubert) du secteur du Vieux-Longueuil. Tous les sites contiennent une composante euro-québécoise de périodes historiques différentes ( ; ; ). L un d eux, nommé parc de la Baronnie, présente une composante amérindienne préhistorique. Les fouilles effectuées sur ce site du parc de la Baronnie ont permis de trouver entre autres des artefacts iroquois constitués de tessons de poterie qui témoignent de l occupation amérindienne depuis au moins ans, soit au moins le début du Sylvicole inférieur (2 400 A.A A.A). Cinq des sites archéologiques dans le Vieux-Longueuil correspondent à la période du début de la formation de la seigneurie, soit du milieu du 17 e siècle au début du 18 e siècle. Il s agit de sites rattachés à l occupation domestique de résidences comme la maison Rollin-Brais (BjFj-6), la maison Chenier (BjFj-7), la maison Rollin (BjFj-83) et des secteurs à caractère religieux, institutionnels ou militaires comme le fort de Longueuil (BjFj-5), à proximité du premier cimetière et du site des moulins (BjFj-75). Le site BiFj-106, également localisé dans le Vieux-Longueuil, correspond plutôt à la période villageoise. Situé au sud du chemin de Chambly dans une portion du Vieux-Longueuil développée au 19 e siècle, le site a fait l objet de fouilles archéologiques qui ont permis d identifier des vestiges reliés à une école protestante autrefois en lien avec l église St. Mark, construite en Enfin, le site BjFj-11, localisé dans l arrondissement Saint- Hubert, est associé à une occupation domestique agricole. Il a révélé les vestiges de la maison du capitaine Vincent. Le site possède un potentiel archéologique encore important. D autres fouilles seraient nécessaires afin de documenter des vestiges situés fort probablement sur le terrain adjacent à la maison. À noter que le secteur situé près de l intersection de la rue Saint-Charles et du chemin de Chambly est considéré comme un secteur d intérêt à la fois préhistorique et historique. N Site archéologique BjFj-83 BjFj-7 BjFj-75 BjFj-5 BjFj-8 Parc de la Baronnie BjFj-6 BjFi-106 BjFi Carte 5. Les sites archéologiques de Longueuil
23 CADRE BÂTI Le tissu urbain et les patrons d urbanisation La diversité du cadre bâti que l on retrouve sur le territoire de la Ville de Longueuil témoigne des 350 ans d occupation des lieux. Les différentes phases de développement décrites précédemment ont donné lieu au déploiement d un tissu urbain, aussi varié qu original, dont les traces sont aujourd hui toujours perceptibles à travers les différents patrons d urbanisation. Fig. 12. Tissu urbain villageois Cette première forme d organisation spatiale remonte aux balbutiements du régime seigneurial. Elle est caractérisée par des îlots et un lotissement généralement de petite taille et aux formes irrégulières. Les rues y sont passablement étroites et les bâtiments y sont habituellement implantés avec une marge de recul restreinte. Fig. 13. Tissu urbain faubourien Les secteurs faubouriens, associés aux premières phases d expansion de l urbanisation, se distinguent par leur trame orthogonale. Leurs îlots sont généralement longs et adoptent l orientation du parcellaire agricole. Ce tissu urbain se démarque souvent par sa densité plus élevée (bâtiments de deux étages ou plus) et la continuité du cadre bâti (maisons de ville, en rangée, jumelée). Fig. 14. Tissu suburbain Ce type de développement est principalement associé à la deuxième partie du 20 e siècle. Caractérisé par une trame urbaine généralement plus sinueuse et une implantation pavillonnaire des bâtiments sur de grands lots, le tissu suburbain correspond au modèle de développement typique des banlieues américaines. Ces secteurs résidentiels, sont habituellement aménagés autour de parcs ou de golfs et se démarquent par la largeur de leurs rues ainsi que par la présence de nombreux culs-de-sac. 23
24 CADRE BÂTI Bâtiments résidentiels À ces différents tissus urbains est associée une variété d unités et de typologies architecturales. Cette variété participe pleinement à l animation et au maintien d un patrimoine urbain permettant de lire, d identifier et d apprécier différentes époques de l histoire de Longueuil. À cet égard, rappelons notamment les premiers établissements du 17 e et du 18 e siècle ayant pris place le long Source : Ville de Longueuil du fleuve et des rangs, la consolidation du noyau villageois du Vieux-Longueuil au début du 19 e siècle, la croissance des municipalités de Saint-Hubert et de Greenfield Park au rythme de la construction de nouvelles infrastructures de transport, et plus récemment le développement extensif des banlieues. Maison de ferme Parmi les témoins les plus éloquents de l époque où le territoire était encore dominé par le mode de vie rural, soulignons les quelques maisons de pierres datant de la fin du 18 e et du 19 e siècle, situées sur les principaux tracés fondateurs. Généralement parallèles à la voie publique, certaines d entre elles se démarquent néanmoins par leur orientation perpendiculaire au chemin. L architecture de cette époque se caractérise principalement par son style d inspiration française ou traditionnelle québécoise. Les bâtiments possèdent généralement un revêtement de pierre, un toit à deux versants, des lucarnes et des souches de cheminées disposées de part et d autre des extrémités du toit. Fig. 15. Maison de ferme Maison villageoise Du point de vue architectural, les maisons villageoises ressemblent très souvent aux maisons de ferme décrites précédemment. Leur gabarit est cependant plus petit tout comme les lots sur lesquels elles s implantent. À l époque, dans certains cas, ces maisons pouvaient même être contiguës les unes aux autres, contribuant ainsi à densifier le noyau villageois. Les bâtiments accessoires et les dépendances étaient, pour leur part, généralement peu nombreux et un chemin était souvent aménagé pour faciliter l accès à la cour arrière. Fig. 16. Maison Marie-Rose-Durocher Fig. 17. Maison de villégiature Source : Ville de Longueuil Maison de villégiature Les résidences de villégiature présentes sur le territoire de la Ville de Longueuil se déclinent en deux types. Le premier type correspond aux résidences cossues, principalement situées à proximité du fleuve et du Vieux-Longueuil. Construites vers la fin du 19 e siècle, celles-ci étaient souvent inspirées du style victorien ou Arts and Crafts et accueillaient une bourgeoisie montréalaise en quête d espaces verts et d évasion. Le second type se rapporte, quant à lui, aux résidences secondaires qui ont été installées en retrait de la voie publique sur de plus petits lots, parfois même à proximité de voies ferrées, dans les secteurs de Saint-Hubert et de Greenfield Park. Ces petits chalets à l architecture beaucoup plus modeste sont pour la plupart associés au style cottage américain. 24
25 CADRE BÂTI Bâtiments résidentiels Fig. 18. Maison Brick Row Fig. 19. Maison faubourienne Maison faubourienne L émergence des secteurs faubouriens vers la fin du 19 e siècle a donné lieu au développement de maisons en rangée et de «plex». Ces nouveaux types architecturaux se caractérisent par une implantation beaucoup plus dense, permettant d accueillir la population grandissante de la ville. Les secteurs autrefois occupés par les terres agricoles, ayant laissé place à l implantation de petits chalets, accueillent dorénavant un lotissement orthogonal et régulier. Parmi les particularités de ces secteurs, on remarque souvent que les marges de recul des bâtiments sont suffisamment grandes pour permettre une abondance de végétation en bordure de la voie de circulation. Ces maisons de ville ont généralement une architecture inspirée du style Boomtown et possèdent un niveau d ornementation variable, témoignant souvent de la qualité de la construction Source : Ville de Longueuil Source : Ville de Longueuil Fig. 20. Maison de vétérans Fig. 21. Bungalow moderne Les maisons de la banlieue moderne La période de développement d après-guerre a donné lieu au développement de nombreux quartiers résidentiels de type banlieue. La ville de Longueuil et ses arrondissements ont alors emboîté le pas vers ce nouvel idéal de milieu de vie marqué par un vent de modernité. Apparaissent alors plusieurs types de résidences associés à cette nouvelle vision aménagiste. À proximité de l aéroport de Saint-Hubert, se développe un quartier dédié aux vétérans de la Deuxième Guerre où ont été construites ce qu on appelle des maisons de vétérans (wartime houses). Caractérisées par leur architecture modeste, leur implantation pavillonnaire et leur uniformité marquante, ces maisons se distinguent généralement les unes des autres par un léger changement de couleur dans les matériaux de revêtement. D autres secteurs de banlieue se développement également en périphérie des secteurs faubouriens, où l on retrouve plusieurs résidences de type bungalow (split-level ou cottage). Celles-ci se distinguent par leur architecture moderne diversifiée, mais possédant tout de même certaines caractéristiques communes comme leur construction de plain-pied, l accentuation des lignes épurées et horizontales, une fenestration généreuse en façade principale, des toitures à faible pente, une ornementation minimaliste et souvent accompagnées d un aménagement pour la voiture. 25
26 CADRE BÂTI Bâtiments institutionnels Le territoire de la Ville de Longueuil accueille également plusieurs bâtiments institutionnels remarquables. Le patrimoine bâti associé à la présence des différentes communautés et confessions religieuses en est un excellent exemple. Source : Ville de Longueuil Fig. 22. Église de Saint-Hubert Église de Saint-Hubert Cette église remarquable, construite entre 1858 et 1859, fut dessinée par Victor Bourgeau, un architecte reconnu et réputé pour son style néo-gothique. Entouré d un noyau institutionnel regroupant le couvent, le presbytère et l ancienne l école, l église joue également un rôle important comme signal visuel dans le paysage. Fig. 24. Couvent de Longueuil Couvent de Longueuil Ce couvent de style néogothique dont la construction fut répartie en plusieurs phases ( Maison Briquet, Allonge et rehaussement, l aile Saint-Joseph) et dont l agrandissement fut réalisé par Victor Bourgeau, abrite aujourd hui l administration de la communauté religieuse des Soeurs des Saints Noms de Jésus et Marie. Fig. 23. Cocathédrale Saint-Antoine-de-Padoue Cocathédrale Saint-Antoine-de-Padoue L église, inspirée des styles architecturaux gothique et byzantin, fut construite entre 1884 et 1887 par le cultivateur et menuisierentrepreneur Eugène Fournier dit Préfontaine selon les plans de l architecte Maurice Perrault. L abondance d ornementations et le gabarit imposant du bâtiment font de celui-ci une cathédrale tout à fait remarquable. Soulignons également que l intérieur du bâtiment jouit également d une décoration impressionnante et d une très grande valeur. St. Paul s Anglican Church Cette petite église de Greenfield Park témoigne de l architecture modeste et typique de la confession anglicane. Elle représente également un symbole important de la présence anglophone sur la Rive-Sud. Fig. 25. Église Saint-Paul 26
27 CADRE BÂTI Bâtiments institutionnels Fig. 26. Centre Jacques-Ferron En plus des bâtiments religieux, le territoire longueuillois accueille également d autres édifices institutionnels d intérêt à l architecture plus moderne, dont le Centre Jacques-Ferron et le bureau d arrondissement de Greenfield Park (ancien hôtel de ville). Fig. 27. Bureau d arrondissement de Greenfield Park 27
28 CADRE BÂTI Bâtiments commerciaux L architecture moderne des années 1960 a également donné lieu à la construction de nombreux bâtiment d intérêt, notamment dans le domaine de l architecture commerciale. À cette même époque, on fait également de plus en plus place à l automobile. L aménagement urbain s effectue en conséquence et c est à ce moment qu apparaissent de grandes artères commerciales où l emprise automobile est de plus en plus considérable. Ces nouvelles infrastructures sont signe d un changement de cap progressif, passant d un aménagement à l échelle humaine vers un aménagement à l échelle de l automobile. L implantation des commerces ainsi que l affichage commercial sont donc revus en fonction de cette nouvelle vision aménagiste. Certains axes, comme le boulevard Taschereau, sont aujourd hui des témoins de cette nouvelle organisation spatiale plus contemporaine. Fig. 28. Banque Laurentienne Fig. 29. Affichage commercial sur le boulevard Taschereau Fig. 30. Affichage commercial sur le boulevard Taschereau Fig. 31. Affichage commercial sur la rue Victoria (Greenfield Park) 28
29 CADRE BÂTI Bâtiments industriels Aujourd hui, il ne reste que très peu de traces immobilières de l histoire industrielle de la ville. Les moulins préindustriels ont disparu et il en va de même pour les quelques fonderies jadis situées dans le Vieux- Longueuil. Aujourd hui, l héritage industriel de la ville repose en grande partie sur les bâtiments encore présents des industries d aéronautique, dont certains éléments du complexe de la Pratt et Whitney. Fig. 32. Usine Pratt et Whitney Les infrastructures de transport Le parcours du développement de la ville et de ses arrondissements est intimement lié à l histoire des infrastructures de transport qui se sont implantées sur son territoire. L ouverture du pont Jacques-Cartier en 1930 provoqua un premier boom immobilier du côté de Longueuil. Plus au sud, à Saint-Hubert, la construction de l aéroport et l accessibilité par chemin de fer créa également un achalandage hors du commun dans cette petite municipalité. Plus récemment, la construction du métro de Longueuil en 1967 a permis de consolider les liens de communication et de transport privilégiés entre la rive sud et la métropole. Dans tous les cas, ces infrastructures ont fortement marqué le paysage de la région et participent toujours activement à la définition de l identité longueuilloise. Fig. 33. Pont Jacques-Cartier Source : Archives de la Ville de Montréal (VM094-Z168-01) 29
30 CADRE BÂTI Les sites et bâtiments d intérêt N Carte 6. Localisation des bâtiments et sites protégés 30
31 CADRE BÂTI Site et bâtiment Statut Construction 1. Vieux-Longueuil Site du patrimoine 17 e siècle 2. Chemin de Chambly n/a Noyau villageois de Saint-Hubert n/a Milieu du 19 e siècle 4. Greenfiled Park secteur entre Saint-Charles /boul. Churchill et Victoria et Fairfield n/a Début 20 e siècle 5. Cocathédrale Saint-Antoine-de-Padoue Classement Maison Lamarre Classement Maison Marie-Rose Durocher Classement Maison Patenaude Classement
32 PAYSAGES D INTÉRÊT Les noyaux villageois du Vieux-Longueuil et de Saint-Hubert Le paysage villageois du Vieux-Longueuil se distingue essentiellement par l ancienneté de son cadre bâti et sa trame urbaine d origine toujours perceptible. L intégrité fut cependant légèrement altérée à certains endroits. Il n est pas rare d y voir se côtoyer des constructions contemporaines et des bâtiments du 18 e et du 19 e siècle. De plus, une section de la rue Saint-Charles, à l ouest du chemin de Chambly, fut élargie en vue d accommoder des contraintes liées à la circulation automobile. L essentiel des qualités paysagères du Vieux-Longueuil réside toutefois dans l ambiance créée par la végétation mature, la trame urbaine irrégulière, les rues de petites dimensions et la présence de plusieurs bâtiments associés au noyau villageois du 18 e et 19 e siècle. En ce qui concerne Saint-Hubert, l intérêt marqué de ce paysage villageois se concentre principalement autour du noyau institutionnel où l église offre un repère visuel important dans le secteur. Certains bâtiments anciens, situés sur le chemin de Chambly, rappellent également l ancienneté et l organisation villageoise du secteur. Ces quelques vestiges d une autre époque font toutefois preuve de beaucoup de modestie face aux nouvelles constructions contemporaines dont le gabarit et l implantation sont beaucoup plus imposants. Fig. 34. Noyau villageois du Vieux-Longueuil Le secteur des vétérans D intérêt plutôt local, mentionnons également le paysage associé au développement plutôt singulier d un secteur résidentiel voué à accueillir les vétérans d après-guerre, situé aux abords de l aéroport de Saint-Hubert. Ce quartier se démarque de la plupart des autres secteurs associés au développement de banlieue, par sa typologie de bâtiment et l uniformité architecturale très modeste et typique de cette époque qu ils ont su conserver. L intérêt de ce secteur repose donc essentiellement sur le maintien de cette uniformité au sein de l ensemble architectural. Fig. 35. Maisons de vétérans 32
33 PAYSAGE D INTÉRÊT Le paysage agricole Dans le secteur de l arrondissement Saint-Hubert, à l extrémité sud-est de la Ville, on retrouve toujours plusieurs terres vouées à l exploitation agricole. Le maintien de ces activités participe à la diversité enviable des paysages qu il est possible d apprécier sur le territoire de la Ville. Cette zone agricole, ayant cependant subi plusieurs diminutions au profit du développement immobilier, offre désormais une zone tampon limitant l étalement urbain. Contrairement au lotissement agricole des municipalités voisines de Saint-Bruno-de-Montarville et de Boucherville, celui de la Ville de Longueuil adopte une orientation différente, non influencée par le lotissement datant de l époque seigneurial. Malgré son zonage agricole, plusieurs terres sont aujourd hui retournées à l état de friche. Cette cohabitation offre ainsi un paysage agricole très peu uniforme et ponctué de plusieurs secteurs boisés. Le chemin de Chambly, le boulevard Kimber et le chemin de la Grande Allée correspondent aux principaux parcours permettant d apprécier ces paysages campagnards. Les percées visuelles offertes au rythme des tronçons déboisés offrent des points de vue magnifiques sur un panorama agricole s étirant jusqu au mont Saint-Bruno. Fig. 36. Le paysage agricole Le chemin de Chambly L axe du chemin de Chambly offre une série de paysages et de points de vue dont la valeur repose désormais beaucoup plus sur les rapports de contraste que sur l authenticité. Depuis la fin du 17 e siècle, cette voie de circulation accueille sur ses abords toute sorte de bâtiments aux fonctions diverses. On y retrouve donc par exemple des successions quasi improbables mettant en scène une maison en pierre vieille de plus de 200 ans, adjacente à un commerce d architecture contemporaine au revêtement de tôle couleur turquoise. D autres exemples de contraste sont également très manquants visuellement. Pensons notamment à la section du chemin, située au nord du chemin Saint-Laurent, où il est possible d apprécier un paysage où se côtoient le clocher de la Cocathédrale Saint- Antoine-de-Padoue et le mat du stade olympique. Qu est-ce qu un paysage d intérêt? Le paysage est produit par une appréciation de ce qui est vu à travers un ensemble de filtres qui relèvent de notre culture d appartenance, de notre éducation, de notre formation professionnelle, de notre sensibilité esthétique, etc. En somme, un paysage d intérêt correspond à un territoire reconnu par une collectivité pour ses caractéristiques paysagères remarquables résultant de l interrelation de facteurs naturels et humains, méritant d être mis en valeur en raison de son intérêt historique ou naturel et sa valeur emblématique ou identitaire. Rappelons également qu un paysage est toujours apprécié à partir d un point de vue ou d un parcours, et que la préservation de l intégrité de ceux-ci est inhérente à la mise en valeur des paysages jugés d intérêt. 33
34 MONUMENTS ET ART PUBLIC Les monuments et l art public La collection de monuments et d art public de la Ville de Longueuil est parmi les plus importantes au Québec. Si les monuments ont comme principal objectif la commémoration d un événement ou d un personnage historique, l art public se définit plutôt comme un objet artistique exposé dans des lieux publics. En 2005, Longueuil s est dotée d une politique culturelle principalement axée sur des objectifs de sensibilisation, d accessibilité, de promotion et de développement. Ces grands objectifs se manifestent entre autres à travers une mise en valeur et une diffusion accrue des œuvres sur le territoire de la Ville. Concernant les monuments commémoratifs de la municipalité, ceux-ci s orientent principalement autour de deux thématiques historiques majeures, soit les événements historiques ayant marqué l histoire de la Ville, et la commémoration des soldats longueuillois ayant participé aux guerres mondiales. Pour sa part, l art public s est notamment développé au fils des ans grâce à des dons et en raison de la réalisation d œuvres in situ lors de symposiums et au déplacement d œuvres créées dans le cadre d Expo 67. La ville a également tiré profit à quelques occasions des initiatives d intégration des arts à l architecture et à l environnement menées par le gouvernement du Québec. Conscient de cette richesse, la Ville de Longueuil déploie les efforts nécessaires en vue de surveiller l état de chaque pièce et d en assurer les rénovations nécessaires. Parallèlement à ces efforts, la ville a développé un réseau d espaces publics et de galeries permettant de rendre sa collection accessible à la communauté. Monument aux Braves Jean-Émile Brunet L œuvre : localisée dans le parc Saint-Jean-Baptiste, cette statue de bronze sur socle de granit est dédiée à la mémoire des soldats longueuillois ayant participé aux deux guerres mondiales du siècle dernier. Sur le socle sont apposées deux plaques dédiées aux soldats de la guerre et à ceux de la guerre La statue a été coulée en L artiste : sculpteur important au Canada, Jean-Émile Brunet réalise le monument aux Braves comme première commande importante. S ensuivra un nombre considérable d œuvres au Québec, comme les figures monumentales sur le fronton du musée du Québec, le monument du frère André pour l Oratoire Saint-Joseph, la décoration sculptée pour la basilique de Sainte- Anne-de-Beaupré. Fig. 37. Monument aux Braves 34
35 MONUMENTS ET ART PUBLIC Fig. 38. Prélude à deux temps Prélude à deux temps Yves-Louis Seize L œuvre : composée de deux pièces en béton coloré qui font partie d un ensemble de trois œuvres du même artiste installé autour du Palais de Justice de Longueuil. Cette œuvre représente l union et le divorce. Elle se distingue, par rapport aux deux autres œuvres placées autour du Palais, par ses couleurs vibrantes et crée ainsi un impact visuel intéressant sur le fond bleuté de la façade vitrée. L artiste : ayant réalisé 17 œuvres d art public, Yves-Louis Seize a porté une attention particulière à l intégration de ses œuvres à l architecture et à l environnement. Il enseigne la sculpture et la céramique à l Université du Québec à Montréal et au Cégep du Vieux-Montréal. Main à main - Cozic L œuvre : installée sur l immeuble des écoles du Curé-Lequin et St-Jude, cette murale illustre un passage de témoin entre deux paires de mains. Le témoin, un bâton segmenté symbolise la connaissance et l expérience. Il est offert, tendu à une deuxième paire qui attend de le recevoir. Les mains sont symboles d idées, de puissance et de domination. Les artistes : Cozic désigne la collaboration entre Monic Brassard et Yvon Cozic pour la production d œuvres d art depuis la fin des années Très présent sur la scène artistique du Québec, leurs œuvres font partie de collections publiques notables. Les deux artistes vivent et travaillent à Longueuil. Fig. 39. Main à main 35
36 CONCLUSION Avec plus de 300 ans d histoire, Longueuil fait partie des plus importantes municipalités du Québec en termes démographiques, économiques et géographiques. Composée de trois arrondissements distincts et complémentaires, Longueuil est une ville diversifiée, aux centralités multiples. Ancienne baronnie, Longueuil possède un riche patrimoine naturel et culturel et comprend également sur son territoire plusieurs sites archéologiques d intérêt historique et préhistorique. Alors que le Vieux-Longueuil est marqué par son héritage villageois et Greenfield Park par son histoire liée au développement du tramway, Saint-Hubert se distingue par la qualité architecturale des bâtiments religieux et conventuels situés au cœur de son ancien noyau villageois. Enfin, le territoire longueuillois est ponctué de bâtiments et d ouvrages de génie de renom tels que la cocathédrale Saint-Antoine-de-Padoue et le pont Jacques-Cartier. Dynamique et créative, Longueuil continue de se renouveler tout en mettant en valeur ses atouts. La municipalité profite aujourd hui de nouveaux développements sur son territoire pour attirer de nouvelles populations en faisant valoir la diversité de ses milieux de vie. 36 Fig. 40. Le Vieux-Longueuil
37 BIBLIOGRAPHIE Articles et monographies ATELIER B.R.I.C (2005). Étude de caractérisation du patrimoine de la ville de Longueuil, Ville de Longueuil, 129 p. BAZIN, Jules (1967). L île Sainte-Hélène et son histoire dans Vie des arts, no 48, 1967, p BLANCHARD, Raoul (1939). Études canadiennes: I. La plaine de Montréal dans Revue de géographie alpine, vol. 27, n 27-2 (3e série), p BLANCHARD, Raoul (1960). Le Canada français : Province de Québec, Librairie Arthème Fayard, Montréal. 304 p. CARADOT, Rémi (2005). L aéroport de Saint-Hubert, , Société historique et culturelle de Marigot, Longueuil, 129 p. DUMAIS, Pierre (2002). Projet de réfection du chemin de Chambly Arrondissement de Saint-Hubert Intervention archéologique, Ville de Longueuil, 41 p. GAUTHIER, Robert (1999). La paroisse de Saint-Antoine de Longueuil, son histoire, ses pasteurs, sa cocathédrale, : album souvenir du 300e anniversaire de l arrivée du premier curé à résidence et de l ouverture des registres de la paroisse, Éditions du Marigot, Longueuil, 161 p. GAUTHIER, Robert (1997). Petite histoire illustrée de Longueuil : de la dernière glaciation à la grande ville de banlieue, Société historique et culturelle de Marigot, Longueuil, 288 p. GODBOUT, Mona (2002). Monuments et sculptures de l arrondissement du Vieux-Longueuil, Société historique et culturelle du Marigot, Les Éditions Historique Québec, 134 p. MALENFANT GAMACHE, Dominique (2008). Longueuil de longue date dans Continuité, no 118, 2008, p POTHIER, Gisèle (1992). Circuit historique sur le chemin de Chambly : histoire d amour au fil des temps..., Société d histoire de Saint- Hubert, Saint-Hubert, 48 p. PRATT, Michel (2007). Longueuil, , Société historique et culturelle de Marigot, Longueuil, 500 p. PRATT, Michel (2001). Atlas historique : Boucherville, Brossard, Greenfield Park, Le Moyne, Longueuil, Saint-Bruno-de-Montarville, Saint- Hubert, Saint-Lambert, Société historique et culturelle de Marigot, Longueuil, 159 p. PRATT, Michel et GAUTHIER Robert (1998). Longueuil, ville patrimoniale et riveraine, Éditions du Marigot, Longueuil, 92 p. RILEY, John (2005). The history of Greenfield Park, , General Store Pub. House, Renfrew, 302 p. SANS AUTEUR (1957). Longueuil, : album-souvenir, Québec, 144 p. SMITH, D. C. (1984). La Seigneurie de Longueuil, Société d histoire de Longueuil, Longueuil, 24 p. Société d histoire de Longueuil (2012). Le parc de la baronnie et les environs immédiats. Carrefour des ancêtres. Berceau de Longueuil. 23 p. VILLE DE LONGUEUIL (2005). Politique culturelle, Longueuil, 32 p. VILLE DE LONGUEUIL (2007). Plan de gestion du Patrimoine Caractérisation des secteurs patrimoniaux, Direction de la planification des équipements supralocaux, 88 p. VILLE DE LONGUEUIL (2008). Circuit patrimonial : chemin de Chambly, Ville de Longueuil, Longueuil, 47 p. VILLE DE LONGUEUIL (2011). Le patrimoine bâti de Longueuil : Au cœur de notre culture, Ville de Longueuil, Longueuil, 31 p. VILLE DE LONGUEUIL (2012). Schéma d aménagement et de développement de Longueuil. Direction du développement durable et de la planification du territoire. Ressources internet Association des archéologues du Québec : Dictionnaire biographique du Canada en ligne : L Encyclopédie canadienne : Répertoire du patrimoine culturel : Statistique Canada : Ville de Longueuil : 37
38 TABLE DES FIGURES Fig. 1. Les terres agricoles...8 Fig. 2. Charles Le Moyne ( )...11 Fig. 3. L île Sainte-Hélène...11 Fig. 4. Localisation du Domaine seigneurial...12 Fig. 5. Fort de Longueuil...13 Fig. 6. Carte schématique de Longueuil en Fig. 7. Carte schématique de Longueuil en Fig. 8. Carte schématique du lotissement de Greenfield Park en 1867 et du territoire de la municipalité en Fig. 9. Aéroport de Saint-Hubert...19 Fig. 10. Dirigeable R Fig. 11. Vue aérienne de Longueuil, Fig. 12. Tissu urbain villageois...23 Fig. 13. Tissu urbain faubourien...23 Fig. 14. Tissu suburbain...23 Fig. 15. Maison de ferme...24 Fig. 16. Maison Marie-Rose-Durocher...24 Fig. 17. Maison de villégiature...24 Fig. 18. Maison Brick Row...25 Fig. 19. Maison faubourienne...25 Fig. 20. Maison de vétérans...25 Fig. 21. Bungalow moderne...25 Fig. 22. Église de Saint-Hubert...26 Fig. 23. Cocathédrale Saint-Antoine-de-Padoue...26 Fig. 24. Couvent de Longueuil...26 Fig. 25. Église Saint-Paul...26 Fig. 26. Centre Jacques-Ferron...27 Fig. 27. Bureau d arrondissement de Greenfield Park...27 Fig. 28. Banque Laurentienne...28 Fig. 29. Affichage commercial sur le boulevard Taschereau...28 Fig. 30. Affichage commercial sur le boulevard Taschereau...28 Fig. 31. Affichage commercial sur la rue Victoria (Greenfield Park)...28 Fig. 32. Usine Pratt et Whitney...29 Fig. 33. Pont Jacques-Cartier...29 Fig. 34. Noyau villageois du Vieux-Longueuil...32 Fig. 35. Maisons de vétérans...32 Fig. 36. Le paysage agricole...33 Fig. 37. Monument aux Braves...34 Fig. 38. Prélude à deux temps...35 Fig. 39. Main à main...35 Fig. 40. Le Vieux-Longueuil...36 Carte 1. Positionnement à l échelle métropolitaine...6 Carte 2. Positionnement à l échelle de l agglomération...6 Carte 3. Limites administratives de la Ville de Longueuil...7 Carte 4. Les tracés fondateurs...16 Carte 5. Les sites archéologiques de Longueuil...22 Carte 6. Localisation des bâtiments et sites protégés
39 39
40 ATELIER DE DÉVELOPPEMENT TERRITORIAL 40 L ENCLUME
Ursulines de Québec, 1/N,3,11,1,2. Ursulines de Québec, 1/N,3,11,1,1.
a série Propriétés terriennes du Service des Archives du Monastère des Ursulines de Québec regorge de documents précieux et instructifs. Le premier article de l année établissait les fondements de la colonisation
CONSEIL DE LA VILLE ORDRE DU JOUR
CONSEIL DE LA VILLE ORDRE DU JOUR Ordre du jour de la séance ordinaire du conseil de la Ville de Longueuil devant avoir lieu le 7 juillet 2015 à compter de 19 h, dans la salle du conseil de l hôtel de
Vision stratégique du développement culturel, économique, environnemental et social du territoire
Vision stratégique du développement culturel, économique, environnemental et social du territoire PROJET D ÉNONCÉ DE VISION STRATÉGIQUE OCTOBRE 2014 TABLE DES MATIÈRES POURQUOI UN ÉNONCÉ DE VISION STRATÉGIQUE?...
RÈGLEMENT CO-2013-803 CONSTITUANT LE CONSEIL LOCAL DU PATRIMOINE CHAPITRE I CONSTITUTION DU CONSEIL LOCAL DU PATRIMOINE
RÈGLEMENT CO-2013-803 CONSTITUANT LE CONSEIL LOCAL DU PATRIMOINE LE CONSEIL DÉCRÈTE CE QUI SUIT : CHAPITRE I CONSTITUTION DU CONSEIL LOCAL DU PATRIMOINE 1. Le conseil local du patrimoine est constitué.
Mémoire de la Corporation de développement communautaire de Côte-des-Neiges portant sur le projet de Schéma d aménagement et de développement de l
Mémoire de la Corporation de développement communautaire de Côte-des-Neiges portant sur le projet de Schéma d aménagement et de développement de l agglomération de Montréal Novembre 2014 Mémoire sur le
CHARLES-ETIENNE CYR Ingénieur en structure
CHARLES-ETIENNE CYR Ingénieur en structure Membre de l Ordre des Ingénieurs du Québec (#5002395) Co-fondateur de la firme, Charles-Etienne Cyr a gradué de l École Polytechnique de Montréal en 2008. Il
Dossier de Presse 5 juin 2008 20. L Oeuvre de Vauban à Besançon
Dossier de Presse 5 juin 2008 20 L Oeuvre de Vauban à Besançon Dossier de Presse 5 juin 2008 21 Besançon : des défenses façonnées par un méandre dominé > 21 27 La citadelle Historique La position stratégique
Portrait de la Montérégie Est Une région concertée et engagée! Portrait économique Une économie diversifiée et positionnée!
1 Portrait de la Montérégie Est Une région concertée et engagée! La région de la Montérégie Est est bordée au nord par le fleuve St-Laurent, au sud par les États de New York et du Vermont, à l est par
PROJET DE PÔLE COMMERCIAL SAINT-LOUIS A BREST
PROJET DE PÔLE COMMERCIAL SAINT-LOUIS A BREST ENQUÊTE PUBLIQUE DE DÉCLASSEMENT DE LA PORTION DE LA RUE DES HALLES SAINT-LOUIS SITUÉE AU DROIT DE LA RUE DUQUESNE NOTICE EXPLICATIVE 1 LE DECLIN DES HALLES
Atelier de participation à la lecture de notre cadre de vie et de ses mutations. à destination des membres des CCATM et des CLDR
Atelier de participation à la lecture de notre cadre de vie et de ses mutations à destination des membres des CCATM et des CLDR Le cadre de vie, C est quoi au juste? Environnement incorporant la dimension
PLAN DIRECTEUR DE QUARTIER VIEUX-QUÉBEC HAUTE-VILLE - BASSE-VILLE ET CAP-BLANC DOCUMENT DE CONSULTATION SUR LES ORIENTATIONS ET LES OBJECTIFS
PLAN DIRECTEUR DE QUARTIER VIEUX-QUÉBEC HAUTE-VILLE - BASSE-VILLE ET CAP-BLANC DOCUMENT DE CONSULTATION SUR LES ORIENTATIONS ET LES OBJECTIFS Note : La consultation publique a lieu le lundi, 27 mars, 18
CONNAISSANCE DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL ET URBAIN RAPPORT DE PRÉSENTATION
ARCHITECTURAL ET URBAIN ZPPAUP Montpellier Gambetta Clemenceau Figuerolles Rapport de présentation Juillet 2006 Page 73 Zone de Protection du Patrimoine Architectural, Urbain et Paysager SECTEUR GAMBETTA
Le château de Versailles Architecture et décors extérieurs
Le château de Versailles Architecture et décors extérieurs Les rois de France viennent régulièrement chasser à Versailles à partir du XVI ème siècle. Henri IV y amène son fils, le futur Louis XIII. Devenu
Vers le nouveau schéma d aménagement et de développement
Consultation publique sur les grandes orientations d aménagement et le concept d organisation spatiale préliminaires Document préparatoire Direction de l aménagement durable du territoire table des matières
Stratégie et développement du groupe SOGARIS en logistique urbaine pour l agglomération parisienne
Stratégie et développement du groupe SOGARIS en logistique urbaine pour l agglomération parisienne Christophe RIPERT, Directeur immobilier, SOGARIS Cette présentation porte sur des exemples concrets d
JEUNE CONSEIL DE MONTRÉAL
JEUNE CONSEIL DE MONTRÉAL XXVII e Édition Règlement n o 2014-02 : Règlement sur le développement des toits verts et l agriculture urbaine PRÉSENTATION Présenté par M. Charles Marois, membre du comité exécutif,
L ÉLECTRIFICATION DU TRANSPORT INDIVIDUEL LE SAVEZ-VOUS?
L ÉLECTRIFICATION DU TRANSPORT INDIVIDUEL LE SAVEZ-VOUS? L ÉLECTRIFICATION DU TRANSPORT INDIVIDUEL L électricité est appelée à jouer un rôle de plus en plus important dans les transports collectifs et
PROJET DE RESTAURATION DE L ANCIEN COUVENT DE LA VISITATION. Monument Historique. Place de la République 72000 LE MANS
PROJET DE RESTAURATION DE L ANCIEN COUVENT DE LA VISITATION Monument Historique Place de la République 72000 LE MANS 01 PRÉSENTATION DE LA VILLE Le Mans Paris Rennes Nantes Le Mans À seulement 50 minutes
DRAVEIL élabore son PLU
DRAVEIL élabore son PLU Réunion publique de quartier DANTON -LA VILLA DOMAINE DE VILLIERS Plan Local d Urbanisme VILLE DE DRAVEIL 10 JUIN 2010 La ville dans son contexte Situation géographique 19kmausuddeParis
Étude publique sur Montréal, métropole culturelle
Étude publique sur Montréal, métropole culturelle Présentation de Jean-Robert Choquet Directeur Direction du développement culturel Service du développement culturel, de la qualité du milieu de vie et
Le Nouvel urbanisme et la promotion de la «nouvelle banlieue» : le cas du projet Bois-Franc à Saint-Laurent
Le Nouvel urbanisme et la promotion de la «nouvelle banlieue» : le cas du projet Bois-Franc à Saint-Laurent Communication présentée dans le cadre du colloque de l ACFAS, 12-13 mai 2004 Sébastien Darchen,
Le Confidentiel. 0 805 405 485 Appel gratuit depuis un poste fixe. LNC.fr
Accès en voiture : Par l autoroute A620 / E72 / E9 : Sortie 31B (Les Minimes) A 10 minutes du Capitole EN TRANSPORTS EN COMMUN : Métro : station Barrière de Paris, ligne B Bus : arrêt Amat Massot, bus
Le Québec, terre de traduction
Le Québec, terre de traduction S il est un endroit au monde où les traducteurs ont un marché établi, c est bien le Canada. Et le Québec, au sein du Canada, jouit d une situation encore plus privilégiée.
DISPOSITIONS APPLICABLES A LA ZONE N
DISPOSITIONS APPLICABLES A LA ZONE N CARACTERE DE LA ZONE Zone faisant l objet d une protection en raison soit de la qualité des sites, des milieux naturels, des paysages et de leur intérêt notamment du
Municipalité de Saint-Marc-sur- Richelieu
Plania Municipalité de Saint-Marc-sur- Richelieu Chapitre 11 Dispositions particulières applicables à certaines zones P031607 303-P031607-0932-000-UM-0023-0A Municipalité de Saint-Marc-sur-Richelieu 102
Vision de la planification «TOD Bois-Franc» Direction de l aménagement urbain et des services aux entreprises
Vision de la planification «TOD Bois-Franc» Direction de l aménagement urbain et des services aux entreprises S O M M A I R E La gare de train Bois-Franc deviendra la troisième station intermodale (métro/gare)
47 équipements. Un projet urbain singulier et pluriel! Est Ensemble, une ambition métropolitaine. 1,8 million de m² constructibles à horizon 15 ans
9 villes Est Ensemble, une ambition métropolitaine La Communauté d agglomération Est Ensemble a été créée le 1 er janvier 2010. Située aux portes de Paris, elle regroupe 9 villes de Seine-Saint-Denis Bagnolet,
Développement du concept d aménagement du centre-ville
Développement du concept d aménagement du centre-ville L objectif de la rencontre Présenter le concept d aménagement du centre-ville développé par les comités de travail Le déroulement proposé 1. Rappel
Marie-Anne Barbel ou l exemple d une femme d affaires du XVIIIe siècle Samantha ROMPILLON
Marie-Anne Barbel ou l exemple d une femme d affaires du XVIIIe siècle Samantha ROMPILLON Quand on pense aux femmes de la Nouvelle-France, on songe à Marie de l incarnation, à Marguerite Bourgeoys, aux
SCP d Architecture et d Aménagement du Territoire DESCOEUR F & C 49 rue des Salins, 63000 Clermont Fd. 7 juin 2010
SCP d Architecture et d Aménagement du Territoire DESCOEUR F & C 49 rue des Salins, 63000 Clermont Fd Commune de Coulandon CONTRATT COMMUNAL D AMENAGEMENT DE BOURG FICHE ACTION 1 Aménagement de la route
PARC DES EXPOSITIONS de la Porte de Versailles
PARC DES EXPOSITIONS de la Porte de Versailles I- LE PARC DES EXPOSITIONS AUJOURD HUI Bien positionné sur les classements internationaux, Paris est une destination phare du tourisme d affaires au niveau
Projet pour la création de nouveaux ateliers d artistes à Marseille, Association ART 13. I Etat des lieux
1 Projet pour la création de nouveaux ateliers d artistes à Marseille, Association ART 13 I Etat des lieux Le parc d ateliers «publics» loués aux artistes contemporains à Marseille est de : - 10 ateliers
Province de Québec Ville de Longueuil
Province de Québec Ville de Longueuil Procès-verbal de la séance extraordinaire du comité exécutif de la Ville de Longueuil tenue le 18 juin 2002, à compter de 13 h, et le 19 juin 2002 à compter de 10
2-1 ére partie : Les Deux Vallées : leur histoire et environnement proche et lointain
un 2-1 ére partie : Les Deux Vallées : leur histoire et proche et lointain 2.1 Les Deux Vallées : une histoire 2.2 Les Deux Vallées : un Schéma de Cohérence Territoriale des Deux Vallées Rapport de présentation
ISBN-13 : 978-2-922325-43-0 Dépôt légal : Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2009
REMERCIEMENTS AUX PARTENAIRES Cette étude a été réalisée grâce à la participation financière de la Commission des partenaires du marché du travail et du ministère de l Éducation, du Loisir et du Sport.
Dernière chance de participer au concours de photo du Comité ZIP Les Deux Rives
Dernière chance de participer au concours de photo du Comité ZIP Les... 1 sur 2 2008-09-18 13:54 Sujet : Dernière chance de participer au concours de photo du Comité ZIP Les Deux Rives De : Guy Guilbert
Aménagements de l avant-gare de Paris Montparnasse
Aménagements de l avant-gare de Paris Montparnasse préalables à l arrivée des lignes à grande vitesse Bretagne Pays de la Loire et Sud Europe Atlantique Pièce H Avis des Architectes des Bâtiments de France
L architecture de Neuilly Collection est fortement inspirée des résidences de standing de Neuilly-sur-Seine et des beaux quartiers de l Ouest
L architecture de Neuilly Collection est fortement inspirée des résidences de standing de Neuilly-sur-Seine et des beaux quartiers de l Ouest parisien : larges balcons, grandes ouvertures et matériaux
1738 2013 275 e ANNIVERSAIRE DE LA PAROISSE DE LA-VISITATION-DE-LA-SAINTE-VIERGE DE POINTE-DU-LAC
1738 2013 275 e ANNIVERSAIRE DE LA PAROISSE DE LA-VISITATION-DE-LA-SAINTE-VIERGE DE POINTE-DU-LAC HOMMAGE AU COUPLE BOLDUC-ROUETTE Mariette Bolduc Rouette. Mariette est aussi issue d une vieille famille
INTRODUCTION PRÉSENTATION AUX CITOYENS 28 AOÛT. - Propriétaire du 3500 St-Jacques
INTRODUCTION PROJETS DANS LE SUD OUEST - Propriétaire du 3500 St-Jacques Bureau Bureau Commercial - Expertise en développement de projets immobiliers et gestion de propriétés - Équipe formée d architectes,
INVENTAIRE DES BÂTIMENTS AGRICOLES DE LA MRC DE CHARLEVOIX-EST. Le positionnement des bâtiments
23B Grange étable située au 18 21, rang des Lacs, Notre Dame des Monts. Patri Arch, 2011 INVENTAIRE DES BÂTIMENTS AGRICOLES DE LA MRC DE CHARLEVOIX-EST Le positionnement des bâtiments Décembre 2011 Le
2 Pour les puits de lumière :
CHAPITRE V LES USAGES ET BÂTIMENTS PRINCIPAUX SECTION I RÈGLE GÉNÉRALE Domaine d'application 59. Les normes contenues dans le présent chapitre s'appliquent à toutes les zones. Dispositions générales aux
Document de présentation du projet Centre culture et environnement Frédéric Back
Document de présentation du projet Centre culture et environnement Frédéric Back Mars 2006 Le plus important regroupement d organismes environnementaux au Québec Des entreprises d économie sociale dynamiques,
Services bancaires postaux : tendances et perspectives Cartographie des bureaux de poste, des banques et des prêteurs sur salaire de la région du
Services bancaires postaux : tendances et perspectives Cartographie des bureaux de poste, des banques et des prêteurs sur salaire de la région du Grand Toronto et de Hamilton et de Terre-Neuve-et-Labrador
Concertation sur le développement du réseau de transports en commun
mission tramway Concertation sur le développement du réseau de transports en commun Dossier définitif du projet Pôle Mobilité novembre 2009 I LES ORIGINES DU PROJET I.1 Rappel du contexte d élaboration
Références : Loi n 79-1150 du 29 décembre 1979 modifiée par la loi n 95-101 du 2 février 1996 (article 53).
Objet : Publicité, enseignes et pré-enseignes. Références : Loi n 79-1150 du 29 décembre 1979 modifiée par la loi n 95-101 du 2 février 1996 (article 53). Le décret n 96-946 du 24 octobre 1996 pris en
CENSI BOUVARD. Residhome Apparthotel Paris Nanterre. Nanterre (92)
CENSI BOUVARD 2014 (92) o Prootant du dynamisme de La Défense et de l'attractivité d'une vraie vie de quartier, la résidence Résidhome Paris se situe sur une place bordée de commerces et de restaurants.
Qu est-ce que l Inventaire?
Qu est-ce que l Inventaire? L I.P.I.C. (ou Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel) est la dénomination désignant l Inventaire du patrimoine architectural de Wallonie. Depuis 2011, il fait suite à
Les Éditions du patrimoine présentent La tenture de l Apocalypse d Angers Collection «Sensitinéraires»
é Les Éditions du patrimoine présentent La tenture de l Apocalypse d Angers Collection «Sensitinéraires» >Un ouvrage conçu en collaboration avec l IRAG (Institut pour la recherche d applications gravées),
Réaménagement de la place d Armes Idée maîtresse et proposition d aménagement Présentation à la Table de concertation 12 avril 2010 (révision 21 juin
Réaménagement de la place d Armes Idée maîtresse et proposition d aménagement Présentation à la Table de concertation 12 avril 2010 (révision 21 juin 2010) PLAN DE PRÉSENTATION 1. CONTEXTE 2. RETOUR ÉLÉMENTS
PROFIL STATISTIQUE DRUMMONDVILLOIS DÉMOGRAPHIE ET ÉCONOMIE DRUMMONDVILLE
DRUMMONDVILLE Le contenu de ce rapport a été rédigé et produit pour une utilisation par tous les services municipaux. Le Commissariat au commerce a colligé les données relatives au développement économique
LA LOI SUR LE PATRIMOINE CULTUREL
{Avis au lecteur sur l accessibilité : Ce document est conforme au standard du gouvernement du Québec S G Q R I 0 0 8-0 2 afin d être accessible à toute personne handicapée ou non. Toutes les notices entre
CONSOLIDATION des ESPACES OUVERTS
PPU Le Quartier Latin - Îlot Saint-Sulpice CONSOLIDATION des ESPACES OUVERTS NOVEMBRE 2012 LES TERRASES ST-SULPICE PPU Le Quartier Latin - Îlot Saint-Sulpice Plan d actions du Quartier Latin CONSOLIDATION
Inrap / Les étapes de l archéologie préventive
Les étapes de l archéologie préventive LE DIAGNOSTIC Lorsque l on aménage un terrain à des fins publiques ou privées (pour construire une route ou un immeuble par exemple), le sol est remanié. Bien avant
Brou-sur-Chantereine Elaboration du PLU Compte-rendu de la réunion publique de présentation du diagnostic 20 janvier 2011 1
1. Avant-propos de Monsieur Bréhaux (adjoint au maire en charge de l urbanisme) : L importance du P.L.U. en tant qu outil législatif permettant une maîtrise de l urbanisme de la commune est rappelée aux
Introduction. 1. Les engagements de McGill
Introduction L Université McGill remercie le Conseil municipal et l Office de consultation publique de Montréal de tenir des consultations publiques sur le projet du Plan de protection et de mise en valeur
Préfixe "MA" ALVEOLE VI
Préfixe "MA" ALVEOLE VI VI-A-00 : Tirés-à-part VI-A-8 : Atlas des villes VI-E-7/8 : Atlas VI-T-0/1 : Bibliographie de l'histoire de France 100 : Histoire urbaine 101 : Généralités, urbanisation 102 : Atlas
Mémoire sur l industrie du taxi
Mémoire sur l industrie du taxi Présenté à la : Commission permanente du conseil d agglomération sur l environnement, le transport et les infrastructures et Commission permanente du conseil municipal sur
NaNtes NaNtes VERS PARIS VERS RENNES Erdre Domaine De l erdre NANTES
Nantes Nantes Domaine Domaine Nantes, la métropole phare du Grand Ouest Nantes fait résolument partie des villes les plus appréciées de France : chaque année, quelques 3 500 nouveaux habitants viennent
Conseil d Architecture, d Urbanisme et d Environnement de la Seine-Maritime. Construire sa maison : les clefs du projet
Conseil d Architecture, d Urbanisme et d Environnement de la Seine-Maritime Construire sa maison : les clefs du projet Conseil d Architecture, d Urbanisme et d Environnement de la Seine-Maritime Construire
Profil statistique drummondvillois ----- démographie et économie
-- Profil statistique drummondvillois ----- démographie et économie 0 Le contenu de ce rapport a été rédigé et produit pour une utilisation par tous les services municipaux. Le Commissariat au commerce
Toitures vertes : bien commun ou bien privé?
Toitures vertes : bien commun ou bien privé? Owen A. Rose LEED, M.Arch, B.Comm www.ecologieurbaine.net www.montroyal-avenueverte.org www.ecosensuel.net Toitures vertes à la montréalaise Un vieux concept
Le Baromètre MLS du marché résidentiel. Faits saillants. Province de Québec. 2 e trimestre 2010
Province de Québec Le Baromètre MLS du marché résidentiel Faits saillants Premier ralentissement des ventes en cinq trimestres Seuls quelques centres urbains sont parvenus à être dynamiques Remontée dans
Regroupement des écoles de l Envolée et Jacques- Hétu. Commission scolaire du Chemin-du-Roy Trois-Rivières Mauricie 2012-2013
Regroupement des écoles de l Envolée et Jacques- Hétu. Commission scolaire du Chemin-du-Roy Trois-Rivières Mauricie 2012-2013 Remerciements Vélo Québec tient à remercier ses nombreux partenaires pour leur
HOPITAL SAINT-MARCOUL Et HOPITAL NOËL-CAQUÉ
HOPITAL SAINT-MARCOUL Et HOPITAL NOËL-CAQUÉ 332 bis Hospices civils de Reims. Plan des bâtiments de Saint-Marcoul. [rue du Bourg Saint-Denis et rue Brûlée], 1 plan octobre 1877 309 Hospices civils de Reims.
Immeuble, Le Square Duvernay
Immeuble, Le Square Duvernay rue Duvernay rue Comte-de-Loche Quartier de la gare Aix-les-Bains Dossier IA73002041 réalisé en 2012 Copyrights Copyrights Auteurs Région Rhône-Alpes, Inventaire général du
travail MRC Vaudreuil-Soulanges Recensement 2006 Présenté par Hubert Létourneau Le 28 janvier 2009
Lemarché du travail MRC Vaudreuil-Soulanges Recensement 2006 Présenté par Hubert Létourneau Le 28 janvier 2009 600, boul. Casavant Est, Saint-Hyacinthe (Québec) J2S 7T2 450 773-7463 Plan de la présentation
ÉTUDE PRÉPARATOIRE - SECTION IV SCHÉMAS DIRECTEURS. EP4-SD-LI-02a «AN DER UECHT» PROJET D AMÉNAGEMENT GÉNÉRAL DE LA COMMUNE DE KÄERJENG
AMÉNAGEMENT GÉNÉRAL DE LA COMMUNE DE KÄERJENG SECTION IV - ÉTUDE PRÉPARATOIRE PROJET D AMÉNAGEMENT GÉNÉRAL DE LA COMMUNE DE KÄERJENG ÉTUDE PRÉPARATOIRE - SECTION IV SCHÉMAS DIRECTEURS EP4-SD-LI-02a «AN
Est-ce que les coopératives d habitations sont des résidences universitaires traditionnelles?
FAQ // coopératives d habitations étudiante Est-ce que les coopératives d habitations sont des résidences universitaires traditionnelles? Pas du tout! Mise à part qu elles soient dédiées à la population
Réforme relative au permis de construire et aux autorisations d urbanisme
Avril 2006 Note d information juridique Agence d Urbanisme du Territoire de Belfort Centre d Affaires des 4 As BP 107-90002 Belfort Cedex Tél : 03 84 46 51 51 - Fax : 03 84 46 51 50 Courriel : [email protected]
Rosemont- La Petite-Patrie. Îlots de chaleur urbains. Tout. savoir! ce qu il faut
Rosemont- La Petite-Patrie Îlots de chaleur urbains Tout savoir! ce qu il faut Qu est-ce qu un îlot de chaleur? Un îlot de chaleur désigne une élévation localisée des températures, particulièrement des
Consultation d acquéreurs en vue de la réalisation du programme de la Z.A.C. des Bergères ILOT DE LA ROTONDE - LOT N 19
Consultation d acquéreurs en vue de la réalisation du programme de la Z.A.C. des Bergères ILOT DE LA ROTONDE - LOT N 19 Eco-quartier des Bergères - Cahier des Charges de la consultation d acquéreurs ILOT
DOSSIER DE PRESSE LA VILLE DE SAINT-CLOUD S OPPOSE A LA CONSTRUCTION SUR L HIPPODROME DE SAINT-CLOUD
DOSSIER DE PRESSE LA VILLE DE SAINT-CLOUD S OPPOSE A LA CONSTRUCTION SUR L HIPPODROME DE SAINT-CLOUD Conférence de presse Samedi 14 mars 2015 Contact presse : Alexia Dana / 01 47 71 54 96 / 06 18 04 02
Le monitoring de la qualité
SÉDIMENTS RIVES RESSOURCES BIOLOGIQUES 3 e édition Le monitoring de la qualité des eaux marines dans les secteurs coquilliers Cap Piailleur, Îles-de-la-Madeleine Photo : Martin Rodrigue, Environnement
ACCESSOIRES ET TEMPORAIRES AUTORISÉS DANS LES COURS ET LES MARGES
TERMINOLOGIE (RÈGLEMENT 5001, ART.21) ABRI D AUTO PERMANENT (CAR-PORT) Construction accessoire reliée à un bâtiment principal formée d'un toit appuyé sur des piliers, dont un des côtés est mitoyen au bâtiment
pôle position Le 7250 Mile-End allie emplacement pratique et choix stratégique.
pôle position Le 7250 Mile-End allie emplacement pratique et choix stratégique. Avec une superficie totale de plus de 300 000 pi ca répartie sur 8 étages, cet immeuble de bureaux propose de vastes espaces
PCAR n 3083 «Îlot Square Léopold» à Namur Survey & Aménagement Février 2014 Rapport d options
1 Table des matières OPTIONS D AMENAGEMENT...3 I. Options relatives aux économies d énergie...3 I.1. Constructions...3 I.2 Energies renouvelables...3 II. Options relatives à l urbanisme & à l architecture...
Les Terrasses du Douaire
La maison communale d Ottignies Les Terrasses du Douaire Le charme d un hameau à flanc de coteau Le mot de l architecte Paul-Emile Durant - ESPACE Architectes SPRL - Parmi les qualités les plus intéressantes
Flash économique. Agglomération de Montréal. Faits saillants. Septembre 2011
Septembre 2011 Faits saillants Selon les données émises par la Chambre immobilière du Grand Montréal, la revente de résidences dans l agglomération de Montréal a atteint les 16 609 transactions en 2010,
Atelier-débats Le jeudi 26 mars 2015, à 19h Mairie du 12 ème arrondissement
Atelier-débats Le jeudi 26 mars 2015, à 19h Mairie du 12 ème arrondissement 2 Catherine Baratti-Elbaz Maire du 12 e arrondissement 3 Christophe Najdovski Adjoint chargé des transports, de la voirie, des
Le vice-président constate que le quorum est atteint et déclare la séance ouverte. Il est proposé d adopter l ordre du jour suivant :
Procès-verbal de la séance extraordinaire du comité exécutif de la Ville de Longueuil tenue le 13 mai 2008, à 9 h 30, à l'hôtel de ville de Longueuil situé au 4250, chemin de la Savane, Longueuil, sous
Portrait des projets de transport en commun sur le territoire de la Communauté métropolitaine de Montréal
Portrait des projets de transport en commun sur le territoire de la Communauté métropolitaine de Montréal DOCUMENT DE RÉFÉRENCE MARS 2011 TABLE DES MATIÈRES INTRODUCTION...3 1. CONTEXTE...4 1.1 Les orientations
Travailler avec le site INA Rhône-Alpes ou l intérêt d une approche locale
ACADEMIE DE GRENOBLE Géographie Programme de Troisième, partie II, thème 1 LES ESPACES PRODUCTIFS Travailler avec le site INA Rhône-Alpes ou l intérêt d une approche locale [email protected]
Vendredi 22 mars 2013. Prolongement de la ligne B du métro Toulouse > Ramonville > Labège
Vendredi 22 mars 2013 Prolongement de la ligne B du métro Toulouse > Ramonville > Labège 2 ème phase de concertation publique 25 mars au 12 avril 2013 2 ème phase de concertation publique sur le projet
Une autre façon de vivre à Lyon BBC. Bâtiment Basse Consommation
Une autre façon de vivre à Lyon BBC Bâtiment Basse Consommation 1 7 2-1 7 6 r u e d e S a i n t - C y r L Y O N 9 e Vivre à Lyon comme à la campagne Situé à l ouest de la Saône, à la lisière de Saint-Didier
Bellevue - Chantenay - Sainte-Anne
Mendès France Croix Bonneau - Bourderies auriers Mairie de Chantenay Plessis Cellier - Roche Maurice Boucardière - MallèveJean Macé Salorges - Cheviré - zone portuaire E QUARTIER Sainte- Anne, contrasté,
Voici trois très belles cartes de Faure (cliquez pour les agrandir): 1 sur 9 23/08/2011 21:13
1 sur 9 23/08/2011 21:13 Victor Faure a exercé au 10 rue du Casino, de 1893 à 1910 sous l enseigne «Photographie du Casino». Photographe remarquable et éditeur méticuleux il a produit quelque 200 cartes,
Maison, actuellement bureaux
Maison, actuellement bureaux 95 avenue du Grand-Port Chourdy-Pont Rouge Aix-les-Bains Dossier IA73002139 réalisé en 2013 Copyrights Copyrights Auteurs Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine
L Espace Urbain de Distribution de Chapelle International Paris 18 ème arrondissement
L Espace Urbain de Distribution de Chapelle International Paris 18 ème arrondissement SAGL Architectes Associés Août 2014 P A R I S SOGARIS : un acteur référence en logistique urbaine Activité Acteur de
Epargne immobilière Nue-propriété Immobilier neuf. Nice. au pied de la Corniche Fleurie
Epargne immobilière Nue-propriété Immobilier neuf Nice au pied de la Corniche Fleurie Nice, le charme éternel de la Baie des Anges Les siècles passent et Nice garde intacte sa légendaire douceur de vivre.
Ouverture d'un point de vente L étude de la zone de chalandise.
Ouverture d'un point de vente L étude de la zone de chalandise. La zone de chalandise : une zone géographique de captation La zone de chalandise, ou zone d attraction, est le territoire géographique dans
4250, chemin de la Savane Longueuil (Québec) J3Y 9G4 2013, Ville de Longueuil. Tous droits réservés.
La préparation de ce Plan stratégique de développement durable a été entreprise avec le concours du Fonds municipal vert financé par le gouvernement du Canada et géré par la Fédération canadienne des municipalités.
les évolutions récentes
DE L ADEUS les évolutions récentes dans le BAS-RHIN : des territoires plus spécialisés et plus interdépendants 92 DéCEMBRE 2012 TRANSVERSAL Illustration : ADEUS, 2012 Depuis le milieu des années 1970,
Lambotte J.-M. Géographe-Urbaniste. Chercheur au Lepur ULg. Semaine Universitaire Luxembourgeoise de l'environnement - Libramont - 15-11-2011
Aménagement rural et développement durable Dépendance à la voiture en milieu rural : le cas de la Province du Luxembourg Constats, enjeux et pistes de solutions à moyen-long terme via l aménagement du
ƫ ƫ ƫ DESSERVI GAGNE EN EFFICACITÉ
ROISSY PARIS NORD 2 CONNEXION ƫ ƫ ƫ DESSERVI GAGNE EN EFFICACITÉ Paris Porte de la Chapelle à 15 minutes Aéroport de Paris-CDG à proximité immédiate DES MOYENS DE TRANSPORT ADAPTÉS À CHAQUE USAGE!ƫ.ƫ!ƫ+%//5ġ.%/ƫ+.
Edeline. À Saint-Cloud. Imaginez votre avenir avec nous. Une co-promotion
Le Clos À Saint-Cloud 15 appartements NEUFS du studio au 4 pieces et une maison de maitre de 200 m 2 Imaginez votre avenir avec nous Une co-promotion Saint-Cloud, Le charme et la quiétude de l ouest parisien
AVIS. Objet : Demande de permis de lotir à Franc- Waret (FERNELMONT) Réf. : CWEDD/05/AV.276. Liège, le 14 mars 2005
AVIS Réf. : CWEDD/05/AV.276 Liège, le 14 mars 2005 Objet : Demande de permis de lotir à Franc- Waret (FERNELMONT) Avis du CWEDD portant sur une demande de permis de lotir à Franc-Waret (FERNELMONT) L avis
Le réseau de transport public du
Un nouveau réseau de transport structurant pour la Région Capitale Le projet soumis au débat : 155 kilomètres de métro automatique en double boucle, pour relier rapidement Paris et les pôles stratégiques
Cabinet du ministre NOUVEAU. ministère NOUVELLE ORGANISATION NOUVELLES AMBITIONS
Cabinet du ministre NOUVEAU ministère NOUVELLE ORGANISATION NOUVELLES AMBITIONS Balard 2o15 un projet porteur d avenir Le site de Balard, à Paris dans le 15 ème arrondissement, regroupera d ici fin 2014
