L'agriculture en Sambre Avesnois
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- Rodolphe Mercier
- il y a 9 ans
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1 L'agriculture en Sambre Avesnois avertissement Les données concernant ce chapitre, en particulier celles du recensement général agricole (RGA) sont anciennes (année ). Le syndicat mixte du SCoT a, de ce fait, confié à la Chambre d agriculture du Nord le soin d élaborer un diagnostic agricole qui complétera ce présent chapitre. INTRODUCTION Le territoire du SCoT Sambre Avesnois est marqué par son caractère rural : 6 % des communes ont moins de habitants et 69 % ont moins de habitants. À l inverse seules communes ont plus de 3 habitants. Nombre d habitants par commune Gussignies Houdain- lez- Bettignies Villers-Sire- Nicole Eth Bry Bettrechies Bellignies Taisnièressur-Hon Hon- Hergies Gognies- Chaussée Mairieux Bersillies Vieux-Reng Jenlain Wargniesle-Grand La Flamengrie Elesmes Wargniesle-Petit Saint-waast Feignies Boussois Jeumont Maresches Villers-Pol Preux-au-Sart Bermeries Amfroipret Audignies La Longueville Maubeuge Assevent Recquignies Marpent Sepmeries Ruesnes Orsinval Frasnoy Gommegnies Obies Mecquignies Hargnies Vieux- Mesnil Neuf- Mesnil Louvroil Rousies Cerfontaine Colleret Bousignies -sur-roc Le Quesnoy Potelle Villereau Boussièressur-Sambre Hautmont Ferrière-la- Grande Ferrièrela-Petite Quiévelon Aibes Cousolre Beaudignies Neuville- en- Avesnois Salesches Ghissignies Louvignies- Quesnoy Englefontaine Raucourtau-Bois Jolimetz Locquignol Berlaimont Pont-sur-Sambre Aulnoye- Aymeries Bachant Ecuélin St-Rémydu-Nord Limont- Fontaine Eclaibes Beaufort Damousies Wattigniesla-Victoire Obrechies Choisies Dimechaux Solrinnes Bérelles Eccles Hestrud Vendegies -au-bois Preuxau-Bois Poixdu-Nord Hecq Sassegnies Leval Noyellessur-Sambre Monceau- St-Waast St-Rémy- Chaussée Saint-Aubin Dourlers Floursies Semousies Beugnies Dimont Lez- Fontaine Sars-Poteries Solre -le- Château Beaurieux Fontaineau-Bois Croix- Caluyau Forest-en- Cambrésis Bousies Robersart Thiérache Taisnières- en- Dompierresur-Helpe Saint-Hilaire sur-helpe Bas-Lieu Flaumont- Waudrechies Felleries Clairfayts Landrecies Maroilles Marbaix Avesnes-sur- Helpe Ramousies Willies Eppe-Sauvage Sémeries Grand-Fayt Avesnelles Petit- Fayt Haut-Lieu Liessies Le Favril Cartignies Boulognesur-Helpe Sains-du-Nord Moustieren-Fagne Prisches Rainsars Baives Beaurepaire- sur- Etrœungt Wallers- Sambre Féron Glageon N Floyon Larouillies Ohain Wignehies Fourmies Anor Nombre d'habitants par commune Source : INSEE RPG 99, IGN GEO FLA Plus de 3 De à 3 De à Moins de L activité agricole est donc par conséquent très présente sur le territoire et constitue une activité économique essentielle. Par ailleurs, cette activité participe à l animation, à la gestion des espaces ruraux et constitue une des composantes identitaires du territoire : la ruralité. Des bouleversements significatifs des caractéristiques agricoles du territoire du SCoT sont à l œuvre. Il convient donc d en dresser les atouts et les dysfonctionnements afin de lutter par exemple contre la déprise agricole qui menace le sud-est du territoire.
2 Caractéristiques principales 8 ha dont 8 ha de prairies permanentes sont exploités par 99 exploitations en La maîtrise de l eau est nécessaire dans les secteurs de la Scarpe et de l Avesnois Thiérache Hainaut Bassin laitier du Nord. Seul fromage en AOC : le Maroilles Zone comprenant la plus grande partie des forêts du département du Nord Le Parc Naturel Régional de l Avesnois concerne une large majorité du territoire Afin d en analyser les caractéristiques, le présent document s appuie sur les données du Recensement Général Agricole de 979, 988 et. Afin de lever le secret statistique qui concerne les données de certaines communes, les données seront en partie analysées à Helpe. Ces données doivent donc être comprises dans les calculs mais ne peuvent être comparées avec celles des cantons. Le prochain RGA ne sera réalisé qu en - et les données finales ne seront disponibles que fin, début. LES CANTONS AGRICOLES Le Quesnoy ouest Saint-Waast (commune isolée) La Longueville (commune isolée) Maubeuge nord Maubeuge Le Quesnoy Maubeuge sud Le Quesnoy est Berlaimont Hautmont Solre le chateau Avesnes-sur-Helpe nord Landrecies l échelle des cantons agricoles. Le territoire du SCoT compte cantons agricoles. Le Recensement Général Agricole (RGA) de a repris ces cantons mais a également isolé les données concernant les communes de Maubeuge, Le Quesnoy et Avesnes-sur- Avesnes-sur- Helpe Avesnes-sur-Helpe sud N Source : RGA Les communes de Maubeuge, Le Quesnoy et Avesnes-sur-Helpe ont fait l objet d un recensement spécifique lors du Recensement Général Agricole (RGA) Limites cantonales
3 L'AGRICULTURE Le territoire du SCoT s organise schématiquement comme tel : au nord, concentration de l urbanisation le long de la Vallée de la Sambre, concentration des prairies au sud, les cultures occupent majoritairement l ouest et le nord du territoire, mis à part la forêt de Mormal, les espaces boisés se concentrent dans l est du territoire. OCCUPATION GÉNÉRALE DES SOLS () Gussignies Houdainlez HonHergies Eth Bettrechies GogniesChaussée Taisnièressur-Hon Bellignies Bersillies Wargniesle-Grand Elesmes La Flamengrie Maresches Feignies Saint-waast Wargniesle-Petit Preux-au-Sart Villers-Pol Gommegnies Recquignies Obies Pont-sur-Sambre Jolimetz St-Rémydu-Nord Beaudignies LouvigniesQuesnoy Salesches NeuvilleenAvesnois Raucourtau-Bois Bousies Forest-enCambrésis Bérelles Choisies Hestrud Solrinnes Wattigniesla-Victoire Eclaibes Cousolre Obrechies Damousies Beaufort Aibes Quiévelon Dimechaux Eccles Ecuélin Sassegnies Saint-Aubin MonceauSt-Waast Dimont Floursies Dourlers St-RémyChaussée Leval Noyellessur-Sambre Preuxau-Bois CroixCaluyau Bachant AulnoyeAymeries Berlaimont Hecq Vendegies -au-bois Ferrièrela-Petite LimontFontaine Locquignol Englefontaine Poixdu-Nord Ferrière-laGrande Boussièressur-Sambre Villereau Bousignies -sur-roc Colleret Cerfontaine Louvroil Hautmont Potelle Ghissignies Rousies NeufMesnil VieuxMesnil Hargnies Le Quesnoy Maubeuge Mecquignies Ruesnes Marpent Assevent Audignies Frasnoy Orsinval Jeumont Boussois La Longueville Bermeries Amfroipret Sepmeries Vieux-Reng Mairieux Bry Jenlain Villers-SireNicole Bettignies Semousies Beugnies LezFontaine Beaurieux Solre -lechâteau Sars-Poteries Clairfayts Robersart Taisnièresen- Fontaineau-Bois Dompierresur-Helpe Thiérache Maroilles Bas-Lieu Saint-Hilaire sur-helpe Felleries FlaumontWaudrechies Avesnes-surHelpe Marbaix Landrecies Avesnelles Grand-Fayt PetitFayt Willies Ramousies Liessies Haut-Lieu Le Favril Moustieren-Fagne Sains-du-Nord Boulognesur-Helpe Cartignies Prisches Eppe-Sauvage Sémeries Baives Rainsars Wallers Etrœungt BeaurepairesurSambre Féron Floyon Glageon Ohain Larouillies N Wignehies Fourmies Anor Source : SIGALE Espaces artificialisés Cultures Prairies Espaces boisés Milieux humides 3
4 L'AGRICULTURE LES ESPACES AGRICOLES () Gussignies Houdainlez Eth Bettrechies GogniesChaussée Taisnièressur-Hon Bellignies Bersillies Wargniesle-Grand Elesmes La Flamengrie Maresches Feignies Saint-waast Wargniesle-Petit Preux-au-Sart Villers-Pol Recquignies Gommegnies Obies VieuxMesnil Hargnies Le Quesnoy Pont-sur-Sambre Jolimetz St-Rémydu-Nord Beaudignies LouvigniesQuesnoy Salesches NeuvilleenAvesnois Raucourtau-Bois Bousies Sassegnies Bérelles Choisies Hestrud Solrinnes Wattigniesla-Victoire Eclaibes Dimechaux Saint-Aubin MonceauSt-Waast Dimont Floursies Dourlers St-RémyChaussée Leval Noyellessur-Sambre Eccles Semousies Beugnies LezFontaine Beaurieux Solre -lechâteau Sars-Poteries Clairfayts Robersart Forest-enCambrésis Obrechies Damousies Beaufort Cousolre Aibes Quiévelon Ecuélin Preuxau-Bois CroixCaluyau Bachant AulnoyeAymeries Berlaimont Hecq Vendegies -au-bois Ferrièrela-Petite LimontFontaine Locquignol Englefontaine Poixdu-Nord Ferrière-laGrande Boussièressur-Sambre Villereau Bousignies -sur-roc Colleret Cerfontaine Louvroil Hautmont Potelle Ghissignies Rousies NeufMesnil Mecquignies Ruesnes Marpent Assevent Maubeuge Audignies Frasnoy Orsinval Jeumont Boussois La Longueville Bermeries Amfroipret Sepmeries Vieux-Reng Mairieux Bry Jenlain Villers-SireNicole Bettignies HonHergies Taisnièresen- Fontaineau-Bois Thiérache Maroilles Bas-Lieu Dompierresur-Helpe Saint-Hilaire sur-helpe Felleries FlaumontWaudrechies Avesnes-surHelpe Marbaix Landrecies Avesnelles Grand-Fayt PetitFayt Willies Ramousies Liessies Haut-Lieu Le Favril Moustieren-Fagne Sains-du-Nord Boulognesur-Helpe Cartignies Prisches Eppe-Sauvage Sémeries Baives Rainsars Wallers Etrœungt BeaurepairesurSambre Féron Floyon Glageon Ohain Larouillies N Wignehies Fourmies Anor Source : SIGALE Cultures annuelles Systèmes culturaux complexes Prairies naturelles Maraîchages, serres Vergers et petits fruits
5 L agriculture sur le territoire du SCoT de l Avesnois au sein du Nord-Pas de Calais L agriculture en Sambre Avesnois se caractérise par deux régions agricoles distinctes : le Hainaut, région de polyculture-élevage et la Thiérache, région bocagère et d élevage laitier. LES PETITES RÉGIONS AGRICOLES (PRA) DUNKERQUE CALAIS FLANDRE MARITIME WATERINGUES COLLINES GUINOISES FLANDRE INTERIEURE BOULOGNE-SUR-MER BOULONNAIS SAINT-OMER LILLE PAYS AIRE PLAINE DE LA LYS HAUT-PAYS D ARTOIS BETHUNE REGION DE LILLE PEVELE MONTREUIL BETHUNOIS BAS-CHAMPS LENS PICARDS PLAINE DE LA SCARPE PAYS DE MONTREUIL DOUAI VALENCIENNES TERNOIS ARRAS HAINAUT HAINAUT WALLON ARTOIS CAMBRAI CAMBRESIS AVESNES-SUR-HELPE THIERACHE Source : Données cartographiques : PPIGE - BDcarto - IGN - statisti que : Agreste - Recensement agricole, Représentation par Petite Région Agricole DRDAF 9 / SRISE / PFY / 67 Préfecture Sous-Préfecture Définition : Les Petites Régions Agricoles créées en 96 à des fins statistiques représentent des unités agricoles homogènes. Présentation des régions agricoles par la Chambre d Agriculture du Nord Le Hainaut "C est un plateau calcaire d une altitude moyenne de 8 mètres. Au nord-est, le Hainaut Wallon est un plateau aux paysages découverts traversé par la vallée de la Sambre. Le Hainaut Cambrésis est au sud-ouest une zone de transition vers le Cambrésis. Ces deux pays sont très différents de par la structure de leur sous-sol et par l agriculture qui est pratiquée. Le Hainaut Wallon s inscrit dans le prolongement de la Thiérache ; il repose sur des argiles ou des sables. C est surtout un pays d élevage, d'herbe et de cultures fourragères de part et d'autre de la Sambre. Vers l ouest, en Hainaut Cambrésis, les cultures céréalières et betteravières remplacent progressivement les prairies. C'est que dans le sous-sol domine la craie marneuse. D épaisseurs variables, les limons recouvrent quasiment tout le Hainaut ; 96 % des sols sont battants et globalement de moindre qualité qu ailleurs." La Thiérache "À l'extrémité nord-ouest des Ardennes, la Thiérache est un plateau d altitude supérieure à 8 mètres qui culmine à 66 mètres, point le plus haut du département. Son altitude décroît vers le nord-ouest laissant place au bocage avec des prairies entourées de haies. La Thiérache présente une grande diversité
6 L'AGRICULTURE pédologique et agronomique. Au sud, dans la région de, les sols calcaires dominent. Entre les deux Helpe (Mineure et Majeure), les marnes engendrent des terres compactes et froides. Des alluvions plus récentes recouvrent le fond des vallées. Les sols de la moitié ouest présentent une dominante limoneuse. Ceux-ci reposent sur des argiles plus ou moins limoneuses, ce qui explique l augmentation du taux d argile des sols en pente ou des buttes érodées. Les sols en Thiérache sont fréquemment humides ; cette humidité a engendré une orientation herbagère des terres agricoles, même en zones de sols limoneux, et ce d autant plus que la pluviométrie est importante à cause de l effet relief des premiers contreforts des Ardennes (8 à 9 mm par an)." La part du territoire consacrée à l agriculture est estimée à environ 6 % (moyenne nationale = %) L'UTILISATION DU TERRITOIRE PART DU TERRITOIRE CONSACRÉe À L'AGRICULTURE DUNKERQUE DUNKERQUE CALAIS CALAIS 6% 6% 7% 7% 67% 67% BOULOGNE-SUR-MER BOULOGNE-SUR-MER 8% 8% SAINT-OMER SAINT-OMER 6% 6% 77% 77% MONTREUIL MONTREUIL 3% 3% LILLE LILLE 69% 69% 7% 7% % % BETHUNE BETHUNE % % 66% 66% LENS LENS 76% 76% DOUAI DOUAI 8% 8% % % VALENCIENNES VALENCIENNES ARRAS ARRAS 7% 7% 6% 6% CAMBRAI CAMBRAI AVESNES-SUR-HELPE AVESNES-SUR-HELPE 76% 76% 6% 6% Source : Données cartographiques : PPIGE - BDcarto - IGN - statisti que : Agreste - Recensement agricole /Corine Land Cover, Représentation par Petite Région Agricole DRDAF 9 / SRISE / PFY / 67 Terres artificialisées Terres agricoles cultivées Prairies Forêts et milieux naturels Zones humides 6
7 L activité agricole dans l espace du SCoT La Surface Agricole Utile (SAU) Définition de la Surface Agricole Utile La surface agricole utile (SAU) est un concept statistique destiné à évaluer le territoire consacré à la production agricole. La SAU est composée de : terres arables (grande culture, cultures maraîchères, prairies artificielles...), surfaces toujours en herbe (prairies permanentes), cultures pérennes (vergers...). Elle n'inclut pas les bois et forêts. Elle comprend en revanche les surfaces en jachère, c est-à-dire les terres retirées de la production (gel des terres) Ces terres sont comprises dans les terres arables. Elle correspond, pour chaque commune aux surfaces cumulées utilisées par les agriculteurs de la commune, que ce soit dans la commune du siège d exploitation ou dans d autres communes. Avec 83 9 ha sur 7 ha, la SAU occupait en 9,6 % du territoire du SCoT de l Avesnois. Ce chiffre est inférieur à la moyenne régionale (6,9 %). Cette différence s explique par la sur-représentation des espaces boisés à l échelle du SCoT. En effet, avec 7 39 ha de forêts (données ), soit un taux de boisement de 7 %, l'avesnois est le secteur le plus boisé du Nord-Pas de Calais. Les communes ayant une part de SAU inférieure à % sont : les communes les plus industrialisées de la Sambre industrielle, de Hautmont jusque Jeumont ainsi qu'aulnoye- Aymeries ; les secteurs où l agriculture n est pas l usage du sol dominant, en particulier la Fagne autour de Trelon, ainsi que Locquignol par exemple, du fait de l importance des espaces boisés. À l inverse, les territoires les plus agricoles sont situés à l ouest et au sud du territoire, ainsi que dans les communes périphériques de l agglomération de Maubeuge. Part de la SAU dans la superficie communale en Gussignies Houdain- lez- Bettignies Villers-Sire- Nicole Eth Bry Bettrechies Bellignies Taisnièressur-Hon Hon- Hergies Gognies- Chaussée Mairieux Bersillies Vieux-Reng Jenlain Wargniesle-Grand La Flamengrie Elesmes Wargniesle-Petit Saint-waast Feignies Boussois Jeumont Maresches Villers-Pol Preux-au-Sart Bermeries Amfroipret Audignies La Longueville Maubeuge Assevent Recquignies Marpent Sepmeries Ruesnes Orsinval Frasnoy Gommegnies Obies Mecquignies Hargnies Vieux- Mesnil Neuf- Mesnil Louvroil Rousies Cerfontaine Colleret Bousignies -sur-roc Le Quesnoy Potelle Villereau Boussièressur-Sambre Hautmont Ferrière-la- Grande Ferrièrela-Petite Quiévelon Aibes Cousolre Ghissignies Beaudignies Salesches Neuville- en- Avesnois Englefontaine Louvignies- Quesnoy Raucourtau-Bois Jolimetz Locquignol Berlaimont Pont-sur-Sambre Aulnoye- Aymeries Bachant Ecuélin St-Rémydu-Nord Limont- Fontaine Eclaibes Beaufort Damousies Wattigniesla-Victoire Obrechies Choisies Dimechaux Solrinnes Eccles Bérelles Hestrud Vendegies -au-bois Preuxau-Bois Poixdu-Nord Hecq Sassegnies Leval Noyellessur-Sambre Monceau- St-Waast St-Rémy- Chaussée Saint-Aubin Dourlers Floursies Semousies Beugnies Dimont Sars-Poteries Lez- Solre Fontaine -le- Château Beaurieux Fontaineau-Bois Croix- Caluyau Forest-en- Cambrésis Bousies Robersart Thiérache Taisnières- en- Dompierresur-Helpe Saint-Hilaire sur-helpe Bas-Lieu Flaumont- Waudrechies Felleries Clairfayts Landrecies Maroilles Marbaix Avesnes-sur- Helpe Ramousies Willies Eppe-Sauvage Sémeries Grand-Fayt Avesnelles Petit- Fayt Haut-Lieu Liessies Le Favril Cartignies Boulognesur-Helpe Sains-du-Nord Moustieren-Fagne Prisches Rainsars Baives Beaurepaire- sur- Etrœungt Wallers- Sambre Féron Glageon N Floyon Larouillies Ohain Wignehies Fourmies Anor Source : Recensement Général Agricole, IGN GEO FLA Plus de 8 % De 6 % à 79 % De % à 6 % Moins de % 7
8 La surface Agricole Utile des exploitations Définition La Surface Agricole Utile (SAU) des exploitations correspond à la superficie exploitée par les exploitations ayant leur siège dans la commune, que les terres exploitées soient dans la commune elle-même ou dans d autres communes Évolution de la part de la Surface Agricole Utile au sein du territoire du SCoT (979-) ha 9 83 ha ha ha ha Ainsi une commune peut avoir une SAU supérieure à la réalité physique des terres cultivées ou en Surface Toujours en Herbe (STH), c'est-à-dire les prairies si les agriculteurs de cette commune exploitent sur un territoire beaucoup plus vaste que la commune elle-même. À l inverse, la statistique peut présenter une faible SAU quand il y a peu d agriculteurs ayant leur siège sur la commune (ce sont les agriculteurs d autres communes qui cultivent ). La Surface Agricole Utile est en constante baisse sur le territoire du SCoT. La baisse est d environ 9,3 % entre 979 et. Une moyenne bien supérieure à la moyenne régionale estimée à 7, %. Cette évolution peut se traduire par l augmentation des parcelles non affectées (friches agricoles à ne pas confondre avec la jachère qui fait partie de la SAU), à la poursuite de l urbanisation, à la mise en place de nouvelles infrastructures, mais également par le reboisement du territoire depuis quelques années. Cette diminution n est pas uniforme sur le territoire : la SAU des cantons d'hautmont et de Solre-le-Château est quasiment stable 979 Nord-Pas de Calais (entre - et -, % de 979 à ), la SAU des cantons de Landrecies, Maubeuge nord, Avesnes-sur-Helpe sud, Le Quesnoy est, Landrecies,, Avesnes-sur-Helpe nord et Maubeuge sud subissent une diminution de à %, par contre, la SAU des cantons de Quesnoy ouest (-,3 %) Berlaimont (- 6, %) et Trelon (- 6, %) a diminué de à % entre 979 et, les villes centres accusent également une baisse très importante de leur SAU même si les surfaces ne sont pas comparables avec les autres cantons. Ainsi le territoire de la ville de Maubeuge a vu sa SAU passer de 88 ha à 63 ha (moins ha soit - %). Avesnessur-Helpe subit la plus forte diminution, avec une chute de près de 9 % de sa 988 Territoire du SCoT 83 9 ha SAU passant de ha à 3 ha. Les causes des ces diminutions sont différentes suivant les cantons. Par exemple, le canton de, secteur le plus herbager du territoire (STH = 8 % de la SAU), se caractérise par une très forte diminution de la SAU (- 3 %) depuis 979. Plus qu au grignotage de la surface agricole par l urbanisation, ce secteur est confronté au retrait de l activité agricole (- % des exploitations agricoles). Environ hectares de Surfaces Toujours en Herbe ont disparu depuis 979. Pour les villes de Maubeuge (- % de la SAU entre 979 et ), et Avesnes-sur- Helpe (- 89,3 %) ou le canton de Berlaimont (- 6 %), c est plutôt la progression de l urbanisation qui est responsable de la diminution de la SAU. 8
9 LES exploitations agricoles Nombre et taille des exploitations évolution du nombre d exploitations par types de 979 à Exploitations professionnelles % Autres exploitations % Toutes exploitations ,3 % Source : Recensement Général Agricole *Définition d une exploitation professionnelle : exploitations dont le nombre d Unités de Travail annuel est supérieur ou égal à,7 et la marge brute est supérieure ou égale à hectares équivalent blé. Comme à l échelle nationale, le nombre d exploitations agricoles a diminué de moitié (- %). On comptait 3 exploitations en 979, il n en restait que en 988 et 98 en, soit la perte de plus d une exploitation sur deux en ans (-,3 %), une proportion similaire à celle observée dans le reste de la région (- 3 %). Les ¾ des cantons ont perdu près de la moitié de leurs exploitations depuis 979 Canton Nombre d exploitations en 979 Nombre d exploitations en 988 Nombre d exploitations en Variation du nombre d exploitations entre 979 et Avesnes-sur-Helpe sud ,7 % Berlaimont 7 6 -,9 % Trelon ,3 % Solre-le-Château , % Hautmont 7 -, % Avesnes-sur-Helpe nord , % Landrecies ,7 % 7 3-9, % Le Quesnoy ouest 9-9, % Maubeuge nord ,6 % Maubeuge sud , % Le Quesnoy est ,3 % Source : Recensement Général Agricole 9
10 Cette évolution correspond à : l agrandissement des exploitations comme stratégie économique (la valeur ajoutée à l hectare n étant pas suffisante), les efforts de productivité (motorisation, remembrement, engrais ), remplacement de l élevage traditionnel (prairies bocagères) pour la culture (emblavure) Avec exploitations professionnelles, la Sambre Avesnois compte 6, % des exploitations professionnelles du département. Superficie Agricole Utilisée et exploitations par commune Gussignies Houdain- lez- Bettignies Villers-Sire- Nicole Eth Bry Bettrechies Bellignies Taisnièressur-Hon Hon- Hergies Gognies- Chaussée Mairieux Bersillies Vieux-Reng Jenlain Wargniesle-Grand La Flamengrie Elesmes Wargniesle-Petit Saint-waast Feignies Boussois Jeumont Maresches Villers-Pol Preux-au-Sart Bermeries Amfroipret Audignies La Longueville Maubeuge Assevent Recquignies Marpent Sepmeries Ruesnes Orsinval Frasnoy Gommegnies Obies Mecquignies Hargnies Vieux- Mesnil Neuf- Mesnil Louvroil Rousies Cerfontaine Colleret Bousignies -sur-roc Le Quesnoy Potelle Villereau Boussièressur-Sambre Hautmont Ferrière-la- Grande Ferrièrela-Petite Quiévelon Aibes Cousolre Ghissignies Beaudignies Salesches Neuville- en- Avesnois Englefontaine Louvignies- Quesnoy Raucourtau-Bois Jolimetz Locquignol Berlaimont Pont-sur-Sambre Aulnoye- Aymeries Bachant Ecuélin St-Rémydu-Nord Limont- Fontaine Eclaibes Beaufort Damousies Wattigniesla-Victoire Obrechies Choisies Dimechaux Solrinnes Bérelles Eccles Hestrud Vendegies -au-bois Preuxau-Bois Poixdu-Nord Hecq Sassegnies Leval Noyellessur-Sambre Monceau- St-Waast St-Rémy- Chaussée Saint-Aubin Dourlers Floursies Semousies Beugnies Dimont Lez- Fontaine Sars-Poteries Solre -le- Château Beaurieux Fontaineau-Bois Croix- Caluyau Forest-en- Cambrésis Bousies Robersart Thiérache Taisnières- en- Dompierresur-Helpe Saint-Hilaire sur-helpe Bas-Lieu Flaumont- Waudrechies Felleries Clairfayts Landrecies Maroilles Marbaix Avesnes-sur- Helpe Ramousies Willies Eppe-Sauvage Sémeries Grand-Fayt Avesnelles Petit- Fayt Haut-Lieu Liessies Le Favril Cartignies Boulognesur-Helpe Sains-du-Nord Moustieren-Fagne Prisches Rainsars Baives Beaurepaire- sur- Etrœungt Wallers- Sambre Féron Glageon N Floyon Larouillies Ohain Wignehies Fourmies Anor Source : Recensement général agricole, IGN GEO FLA De à 7 hectares De à hectares De à hectares Moins de hectares Donnée non communiquée Nombre d exploitations par commune Donnée non communiquée Évolution de la taille moyenne des exploitations par types de 979 à Evolution de la taille moyenne des exploitations entre 979 et Exploitations professionnelles 3 ha 36 ha 39 ha +,8 % Autres exploitations 7 ha 6 ha ha -,9 % Source : Recensement Général Agricole On a un renforcement de la taille moyenne des exploitations professionnelles tandis que les autres exploitations voient leur superficie moyenne pratiquement divisée par deux, signe d une concentration des exploitations. Globalement, les exploitations agricoles continuent de s agrandir avec une surface moyenne par exploitation qui gagne 8 ha en ans, passant de ha en 979 à ha en. La taille moyenne des exploitations a ainsi plus que doublé depuis 979 : cette évolution est relativement faible par rapport au reste de la région (elle est par exemple de + % pour le territoire du SCoT de l Artois). Elle atteint 39 ha pour les exploitations professionnelles, tandis que la superficie des autres exploitations a chuté de 7 à ha.
11 Évolution du nombre d exploitations de plus de 8 ha entre 979 à Évolution entre 979 et Exploitations de 8 ha et plus % Source : RGA (de nombreuses données ne sont pas indiquées au RGA) Par ailleurs, parallèlement à la contraction du nombre d exploitations, on assiste à une augmentation sans précédent (+ ) du nombre de grandes exploitations de plus de 8 ha entre 979 et. Les cantons ayant le plus d exploitations agricoles de plus de 8 ha sont Landrecies ( contre en 979), les cantons d Avesnes-sur-Helpe ( au sud et 3 au nord). Variation du nombre d exploitations agricoles de 979 à Gussignies Houdain- lez- Bettignies Villers-Sire- Nicole Eth Bry Bettrechies Bellignies Taisnièressur-Hon Hon- Hergies Gognies- Chaussée Mairieux Bersillies Vieux-Reng Jenlain Wargniesle-Grand La Flamengrie Elesmes Wargniesle-Petit Saint-waast Feignies Boussois Jeumont Maresches Villers-Pol Preux-au-Sart Bermeries Amfroipret Audignies La Longueville Maubeuge Assevent Recquignies Marpent Sepmeries Ruesnes Orsinval Frasnoy Gommegnies Obies Mecquignies Hargnies Vieux- Mesnil Neuf- Mesnil Louvroil Rousies Cerfontaine Colleret Bousignies -sur-roc Le Quesnoy Potelle Villereau Boussièressur-Sambre Hautmont Ferrière-la- Grande Ferrièrela-Petite Quiévelon Aibes Cousolre Ghissignies Beaudignies Salesches Neuville- en- Avesnois Englefontaine Louvignies- Quesnoy Raucourtau-Bois Jolimetz Locquignol Berlaimont Pont-sur-Sambre Aulnoye- Aymeries Bachant Ecuélin St-Rémydu-Nord Limont- Fontaine Eclaibes Beaufort Damousies Wattigniesla-Victoire Obrechies Choisies Dimechaux Solrinnes Eccles Bérelles Hestrud Vendegies -au-bois Preuxau-Bois Poixdu-Nord Hecq Sassegnies Leval Noyellessur-Sambre Monceau- St-Waast St-Rémy- Chaussée Saint-Aubin Dourlers Floursies Semousies Beugnies Dimont Sars-Poteries Lez- Solre Fontaine -le- Château Beaurieux Fontaineau-Bois Croix- Caluyau Forest-en- Cambrésis Bousies Robersart Thiérache Taisnières- en- Dompierresur-Helpe Saint-Hilaire sur-helpe Bas-Lieu Flaumont- Waudrechies Felleries Clairfayts Landrecies Maroilles Marbaix Avesnes-sur- Helpe Ramousies Willies Eppe-Sauvage Sémeries Grand-Fayt Avesnelles Petit- Fayt Haut-Lieu Liessies Le Favril Cartignies Boulognesur-Helpe Sains-du-Nord Moustieren-Fagne Prisches Rainsars Baives Beaurepaire- sur- Etrœungt Wallers- Sambre Féron Glageon N Floyon Larouillies Ohain Wignehies Fourmies Anor Source : Recensement général agricole, IGN GEO FLA De - 7 % à - 8 % De - % à - 7 % De - 3 % à - % De % à - 3 % Données non communiquées et autres
12 Variation de la taille moyenne des exploitations agricoles de 979 à Gussignies Houdain- lez- Bettignies Villers-Sire- Nicole Eth Bry Bettrechies Bellignies Taisnièressur-Hon Hon- Hergies Gognies- Chaussée Mairieux Bersillies Vieux-Reng Jenlain Wargniesle-Grand La Flamengrie Elesmes Wargniesle-Petit Saint-waast Feignies Boussois Jeumont Maresches Villers-Pol Preux-au-Sart Bermeries Amfroipret Audignies La Longueville Maubeuge Assevent Recquignies Marpent Sepmeries Ruesnes Orsinval Frasnoy Gommegnies Obies Mecquignies Hargnies Vieux- Mesnil Neuf- Mesnil Louvroil Rousies Cerfontaine Colleret Bousignies -sur-roc Le Quesnoy Potelle Villereau Boussièressur-Sambre Hautmont Ferrière-la- Grande Ferrièrela-Petite Quiévelon Aibes Cousolre Ghissignies Beaudignies Salesches Neuville- en- Avesnois Englefontaine Louvignies- Quesnoy Raucourtau-Bois Jolimetz Locquignol Berlaimont Pont-sur-Sambre Aulnoye- Aymeries Bachant Ecuélin St-Rémydu-Nord Limont- Fontaine Eclaibes Beaufort Damousies Wattigniesla-Victoire Obrechies Choisies Dimechaux Solrinnes Bérelles Eccles Hestrud Vendegies -au-bois Preuxau-Bois Poixdu-Nord Hecq Sassegnies Leval Noyellessur-Sambre Monceau- St-Waast St-Rémy- Chaussée Saint-Aubin Dourlers Floursies Semousies Beugnies Dimont Lez- Fontaine Sars-Poteries Solre -le- Château Beaurieux Fontaineau-Bois Croix- Caluyau Forest-en- Cambrésis Bousies Robersart Thiérache Taisnières- en- Dompierresur-Helpe Saint-Hilaire sur-helpe Bas-Lieu Flaumont- Waudrechies Felleries Clairfayts Landrecies Maroilles Marbaix Avesnes-sur- Helpe Ramousies Willies Eppe-Sauvage Sémeries Grand-Fayt Avesnelles Petit- Fayt Haut-Lieu Liessies Le Favril Cartignies Boulognesur-Helpe Sains-du-Nord Moustieren-Fagne Prisches Rainsars Baives Beaurepaire- sur- Etrœungt Wallers- Sambre Féron Glageon Floyon Larouillies Ohain Wignehies N Fourmies Anor Source : Recensement général agricole, IGN GEO FLA Plus de 3 % De % à 3 % De % à % De % à % Données non communiquées et autres Statut des exploitations Les exploitations se regroupent : une diminution de près de 6 % du nombre d exploitations individuelles a été observée entre 979 et (respectivement et 6 exploitations individuelles). En revanche les exploitations organisées sous formes sociétaires progressent très fortement. Il existe deux types de formes sociétaires : le GAEC (groupement agricole d exploitation en commun) et l EARL (exploitation agricole à responsabilité limitée) Evolution du statut des exploitations par types de 979 à Exploitations individuelles , % % 6 78 % - 9, % Formes sociétaires 6 3,8 % 3 7 % 38 % + 9, % Toutes exploitations 3 % % 98 % -,3 % Source : Recensement Général Agricole
13 Parallèlement à la baisse considérable du nombre total d exploitations, on assiste à une évolution tangible des statuts des exploitations. Si la part des exploitations individuelles représentait la quasitotalité des exploitations (96, %) en 979, leur part n excède pas 78 % en, soit une baisse de près de 6 %. Cette baisse est directement liée au développement des exploitations organisées sous forme sociétaire ( % des exploitations en contre 3,8 % en 979). Le passage d une exploitation individuelle à celui d une société (sous forme de GAEC, EARL ) est généralement motivé par un intérêt fiscal quand la taille de l exploitation dépasse un certain seuil. Statuts des exploitations de Sambre - Avesnois (979-) % % 6 % % % % NPDC () La proportion des exploitations organisées sous formes sociétaires au sein du territoire est comparable à celle observée au sein de la région. Exploitations individuelles Formes sociétaires La population agricole La part de la population active agricole (,9 % en Sambre Avesnois) est largement supérieure à celle du Département (,6 %). La restructuration des exploitations (malgré la forte hausse du nombre d exploitations sociétaires) se répercute sur le plan de l emploi avec une diminution importante du nombre des chefs d exploitations ( 3 en alors qu ils étaient 9 en 979) et des populations familiales actives sur les exploitations (3 33 en contre 7 8 en 979). L âge des chefs d exploitations L effectif des agriculteurs se rajeunit : en, les moins de ans étaient désormais plus nombreux que les ans et plus. Depuis 979, outre la diminution globale du nombre de chefs d exploitations, on a assisté à deux évolutions distinctes : entre 979 et une légère augmentation des moins de ans et des plus de ans, - le nombre des chefs d exploitations âgés de à ans s est effondré (- 69 individus), entre 988 et la configuration de l âge des exploitants s est largement retournée : - on observe une poursuite régulière à la baisse des agriculteurs de moins de ans, - la baisse du nombre de chefs d exploitations de à ans s est largement ralentie même si elle reste encore importante (- 3), - l évolution la plus importante provient de la chute brutale, annoncée entre 979 et 988, du nombre d agriculteurs de plus de ans (- 93). Ainsi, sur ans, la baisse du nombre d agriculteurs de plus de 6 ans atteint environ 66 %, tandis que les exploitants entre et ans ont vu leur effectif divisé par deux. Les jeunes exploitants voient leur nombre également diminuer mais dans des proportions moindres, même si cela concerne plus du quart d entre eux depuis 979. Évolution de l Âge du chef d exploitation de 979 à Âge du chef d exploitation Moins de ans , % Entre à ans ,8 % ans et plus ,8 % Source : Recensement Général Agricole 3
14 ÉVOLUTION DES GRANDES CLASSES D'ÂGES DES EXPLOITANTS AGRICOLES (979-) % 8 % 3 % % % 6 % % % % 6 % 9 % 33 % % 7 % 8 % Globalement, après le vieillissement général de la profession en 988, on assiste à un rajeunissement global des effectifs. En effet, en, si la part des - ans est redevenue comparable à celle de 979, la part des plus de ans a tendance a fortement diminuer alors que la part des jeunes exploitants (moins de ans) progresse depuis ans, moins rapidement néanmoins qu entre 979 et ans et plus De à ans Moins de ans Source : Recensement Général Agricole Emplois et main-d œuvre agricole Selon Agreste (RGA ), on dénombrait 87 emplois agricoles. L essentiel de ces emplois sont concentrés en Thiérache. Ils représentent une forte proportion des emplois des CC limitrophes de Maubeuge- Val de Sambre (Nord Maubeuge, 3 Vallées, Frontalières). Estimation de la part de l emploi agricole par intercommunalité CC du Bavaisis CC du nord de Maubeuge CA de Maubeuge Val de Sambre CC du Quercitain CC Sambre Avesnois CC frontalière Nord-Est Avesnois CC des Vallées de la Solre, de la Thure et de l Helpe CC du Pays de Mormal et de Maroilles CC du pays d Avesnes N CC rurales des Helpes Guide du Pays de Part de l emploi agricole par EPCI 3 % % CC Action Fourmies et environs %
15 Part de l emploi agricole par EPCI EPCI Emploi agricole en Emploi CLAP en Estimation du taux d emploi agricole CC rurale des Helpes % CC Nord Maubeuge 89 3 % CC 3 Vallées % CC Frontalière NEA 8 % CC Mormal Maubeuge 69 6 % CC Bavaisis 7 % CC Quercitain % CC du Pays d Avesnes 8 8 % CC Guide % CC Sambre Avesnois 39 % CC Action Fourmies 7 7 % CA Maubeuge Val de Sambre 9 37 % SCoT % Source : Agreste (RGA ) Évolution des effectifs et UTA de 979 à Effectifs ou UTA Main d œuvre familiale Main-d œuvre salariée UTA totale (y compris ETA-CUMA) Évolution entre ,8 % ,9 % , % Source : Recensement Général Agricole Dans la logique de réduction du nombre d exploitations au sein du territoire de Sambre Avesnois, le nombre d UTA 3 est en baisse constante depuis 979. Cette diminution s explique par les progrès techniques (mécanisation...) et par le développement croissant de l agriculture céréalière au détriment de l élevage qui demande une main-d œuvre plus nombreuse. RÉPARTITION DE L'EMPLOI SALARIÉ ET DE L'EMPLOI FAMILIAL (979-) UTA familiales UTA salariées Source : Recensement Général Agricole 3 L'unité de travail annuel (UTA) est l'unité de mesure de la quantité de travail humain fourni sur chaque exploitation agricole (équivaut au travail d'une personne travaillant à temps plein pendant une année).on distingue les UTA salariées (qui comprennent éventuellement les exploitants eux-mêmes ou des membres de leur famille), permanents ou saisonniers, des UTA non salariées. On considère aussi parfois l'ensemble des UTA familiales qui regroupent les exploitants et les membres de leur famille participant au travail sur l'exploitation, qu'ils soient salariés ou non.
16 Si globalement le nombre d'uta a été divisé par deux, on s aperçoit que cette baisse est essentiellement subie par la main d œuvre familiale. Cette professionnalisation de l activité s explique : par l agrandissement des exploitations, le moindre recours à la main-d œuvre familiale (aide des enfants et des parents), l augmentation de l emploi des épouses d agriculteurs dans d autres branches d activité (double revenu). Main-d Œuvre agricole - Superficie agricole par UTA par canton N 8 UTA total (unité de travail annuel) Nombre d'ha de superficie agricole pour une unité de travail annuel 7, 3 3, La concentration des exploitations bovines et laitières dans le sud du territoire, mais aussi dans le Bavaisis, demande plus de main d œuvre que dans le nord-ouest dont le renforcement des cultures entraîne une baisse globale de main-d œuvre. 6
17 Les productions agricoles La part de la population active agricole (,9 % en Sambre Avesnois) est largement supérieure à celle du département (,6 %). La restructuration des exploitations (malgré la forte hausse du nombre d exploitations sociétaires) se répercute sur le plan de l emploi avec une diminution importante du nombre des chefs d exploitations ( 3 en alors qu ils étaient 9 en 979) et des populations familiales actives sur les exploitations (3 33 en contre 7 8 en 979). contribution de l'état en région au schéma des services collectifs des espaces naturels et ruraux - région nord-pas de calais AVESNES-SUR-HELPE Utilisation de la Surface Agricole Utile (SAU) La SAU a largement diminué (baisse de % de sa superficie). Les surfaces toujours en herbe représentent, % de la Surface Agricole Utile du territoire. Néanmoins, depuis 979, plus de 3 63 hectares de prairies ont disparu de la Sambre Avesnois, notamment au profit des terres labourées pour les céréales et le maïs (+ 6 3 ha). Répartition de la SAU labourable et surfaces en herbe En ha Évolution entre 979- Superficie des terres labourables , % Superficie toujours en herbe , % Superficie Agricole Utilisée ,8 % Source : RGA Les données proviennent principalement du recensement général agricole de, les données ne sont pas exhaustives 7
18 Pourcentage des Surfaces Toujours en Herbe par canton Maubeuge nord Le Quesnoy ouest Maubeuge sud Le Quesnoy est Berlaimont Hautmont Solre le chateau Avesnes-sur-Helpes nord Landrecies N Avesnes-sur-Helpes sud Surface toujours en herbe, en % de la superficie agricole utilisée 8 % 6 % % % 3 % On remarque une hiérarchisation géographique des cantons selon leur pourcentage de Surface Toujours en Herbe (STH) : les cantons d Avesnes-sur-Helpe sud et de, situés le plus au sud du territoire, sont des territoires majoritairement composés de STH (8 % de leur SAU), les cantons de Landrecies, Avesnes-sur- Helpe sud et Solre-le-château ont un pourcentage de STH compris entre 6 et 8 % de leur SAU, les cantons de Berlaimont et de constituent des territoires relativement mixtes ( à 6 % de STH), le reste du Hainaut a des SAU majoritairement tournées vers une agriculture céréalière (moins de % de SAU en prairies). 8
19 Surface toujours en herbe en par rapport à la SAU des exploitations Gussignies Houdain- lez- Bettignies Villers-Sire- Nicole Eth Bry Bettrechies Bellignies Taisnièressur-Hon Hon- Hergies Gognies- Chaussée Mairieux Bersillies Vieux-Reng Jenlain Wargniesle-Grand La Flamengrie Elesmes Wargniesle-Petit Saint-waast Feignies Boussois Jeumont Maresches Villers-Pol Preux-au-Sart Bermeries Amfroipret Audignies La Longueville Maubeuge Assevent Recquignies Marpent Sepmeries Ruesnes Orsinval Frasnoy Gommegnies Obies Mecquignies Hargnies Vieux- Mesnil Neuf- Mesnil Louvroil Rousies Cerfontaine Colleret Bousignies -sur-roc Le Quesnoy Potelle Villereau Boussièressur-Sambre Hautmont Ferrière-la- Grande Ferrièrela-Petite Quiévelon Aibes Cousolre Ghissignies Beaudignies Salesches Neuville- en- Avesnois Englefontaine Louvignies- Quesnoy Raucourtau-Bois Jolimetz Locquignol Berlaimont Pont-sur-Sambre Aulnoye- Aymeries Bachant Ecuélin St-Rémydu-Nord Limont- Fontaine Eclaibes Beaufort Damousies Wattigniesla-Victoire Obrechies Choisies Dimechaux Solrinnes Bérelles Eccles Hestrud Vendegies -au-bois Preuxau-Bois Poixdu-Nord Hecq Sassegnies Leval Noyellessur-Sambre Monceau- St-Waast St-Rémy- Chaussée Saint-Aubin Dourlers Floursies Semousies Beugnies Dimont Lez- Fontaine Sars-Poteries Solre -le- Château Beaurieux Fontaineau-Bois Croix- Caluyau Forest-en- Cambrésis Bousies Robersart Thiérache Taisnières- en- Dompierresur-Helpe Saint-Hilaire sur-helpe Bas-Lieu Flaumont- Waudrechies Felleries Clairfayts Landrecies Maroilles Marbaix Avesnes-sur- Helpe Ramousies Willies Eppe-Sauvage Sémeries Grand-Fayt Avesnelles Petit- Fayt Haut-Lieu Liessies Le Favril Cartignies Boulognesur-Helpe Sains-du-Nord Moustieren-Fagne Prisches Rainsars Baives Beaurepaire- sur- Etrœungt Wallers- Sambre Féron Glageon Floyon Larouillies Ohain Wignehies Fourmies Anor Part des surfaces toujours en herbe en par rapport à la SAU des exploitations Source : Recensement général agricole, IGN GEO FLA 7 % % % Données non communiquées et autres Évolution de la SAU entre terres labourables et superficie toujours en herbe Part de la SAU Évolution entre 979- Part des terres labourables 7,6 % 3, %, % + 6,6 % Part des terres toujours en herbe 7,9 % 6,3 %, % - 7,7 % On assiste à une tendance de fond. Dans le cadre de la réduction de la SAU depuis 979, la progression de la part des terres cultivables au détriment des Surfaces Toujours en Herbe (3-7 % en 979, - % en ). Plusieurs facteurs entrent en jeu : hausse des cultures fourragères, en particulier le maïs (plus de 6 ha entre 79 et ), baisse importante du cheptel bovin, principalement dans le Bavaisis et le Quercitain. 9
20 ÉVOLUTION DE LA SAU ENTRE TERRES LABOURABLES ET SUPERFICIE TOUJOURS EN HERBE 8 6 Superficie des terres labourables Année de recensement Superficie toujours en herbe Variation des surfaces toujours en herbe des exploitations entre 979 et Gussignies Houdain- lez- Bettignies Villers-Sire- Nicole Eth Bry Bettrechies Bellignies Taisnièressur-Hon Hon- Hergies Gognies- Chaussée Mairieux Bersillies Vieux-Reng Jenlain Wargniesle-Grand La Flamengrie Elesmes Wargniesle-Petit Saint-waast Feignies Boussois Jeumont Maresches Villers-Pol Preux-au-Sart Bermeries Amfroipret Audignies La Longueville Maubeuge Assevent Recquignies Marpent Sepmeries Ruesnes Orsinval Frasnoy Gommegnies Obies Mecquignies Hargnies Vieux- Mesnil Neuf- Mesnil Louvroil Rousies Cerfontaine Colleret Bousignies -sur-roc Le Quesnoy Potelle Villereau Boussièressur-Sambre Hautmont Ferrière-la- Grande Ferrièrela-Petite Quiévelon Aibes Cousolre Ghissignies Beaudignies Salesches Neuville- en- Avesnois Englefontaine Louvignies- Quesnoy Raucourtau-Bois Jolimetz Locquignol Berlaimont Pont-sur-Sambre Aulnoye- Aymeries Bachant Ecuélin St-Rémydu-Nord Limont- Fontaine Eclaibes Beaufort Damousies Wattigniesla-Victoire Obrechies Choisies Dimechaux Solrinnes Bérelles Eccles Hestrud Vendegies -au-bois Preuxau-Bois Poixdu-Nord Hecq Sassegnies Leval Noyellessur-Sambre Monceau- St-Waast St-Rémy- Chaussée Saint-Aubin Dourlers Floursies Semousies Beugnies Dimont Lez- Fontaine Sars-Poteries Solre -le- Château Beaurieux Fontaineau-Bois Croix- Caluyau Forest-en- Cambrésis Bousies Robersart Thiérache Taisnières- en- Dompierresur-Helpe Saint-Hilaire sur-helpe Bas-Lieu Flaumont- Waudrechies Felleries Clairfayts Landrecies Maroilles Marbaix Avesnes-sur- Helpe Ramousies Willies Eppe-Sauvage Sémeries Grand-Fayt Avesnelles Petit- Fayt Haut-Lieu Liessies Le Favril Cartignies Boulognesur-Helpe Sains-du-Nord Moustieren-Fagne Prisches Rainsars Baives Beaurepaire- sur- Etrœungt Wallers- Sambre Féron Glageon Floyon Larouillies Ohain Wignehies Fourmies Anor Source : Recensement général agricole, IGN GEO FLA - % - % % + % + % Données non communiquées et autres Au-delà de cette tendance de fond, deux questions se posent : comment évoluent les terres labourables (globalement reprises en terme d occupation des sols par les cultures annuelles) et les superficies des Surfaces Toujours en Herbe (les prairies permanentes)? Comment se répartissent-elles? au détriment ou au profit de quels modes d occupation évoluent-elles?
21 L évolution spatiale des cultures et des prairies Globalement, les prairies naturelles ont perdu près de 86,7 ha de leur superficie entre 998 et. Leur supression est assez nette dans le nord-ouest du territoire, alors que dans le sud et dans le sud-est, on distingue une augmentation nette des superficies. Évolution de la prairie permanente entre 998 et Superficie de prairies naturelles supplémentaire (+ 698, ha) Superficie de prairies naturelles supprimée (- 3 8, ha) Source : Recensement général agricole, IGN GEO FLA
22 Globalement, la superficie des cultures annuelles a augmenté d environ 37,6 ha entre 998 et. On s aperçoit que leur suppression est particulièrement importante dans le sud-est du territoire, alors qu elles progressent majoritairement dans les ¾ restants. Évolution des cultures annuelles entre 998 et Superfcie de cultures annuelles supplémentaire (+,8 ha) Superficie de cultures annuelles supprimée (-, ha) Source : Recensement général agricole, IGN GEO FLA
23 L évolution physique du territoire Évolution des superficies des cultures annuelles et des prairies naturelles entre 998 et Superficies supplémentaires de cultures au détriment : Évolution générale des cultures annuelles = + 368,7 ha des espaces artificialisés +, ha Superficies supplémentaires de prairies naturelles au détriment : Évolution générale des prairies naturelles = -87, ha des espaces artificialisés + 6,9 ha des espaces agricoles +, ha des espaces agricoles + 676,7 ha - dont les prairies naturelles + 379, ha - dont les cultures annuelles + 66, ha des espaces boisés +, ha des espaces boisés +, ha des espaces humides (plans d eau) ha des espaces humides (plans d eau) TOTAL +,8 ha TOTAL + 698, ha, ha Superficies de cultures annuelles supprimées au profit : des espaces artificialisés - 8,6 ha Superficies de prairies naturelles supprimées au profit : des espaces artificialisés - 8,9 ha - dont habitat résidentiel - 6,9 ha - dont habitat résidentiel - 8,3 ha - dont habitat rural -,7 ha - dont habitat rural - 6,6 ha des espaces agricoles - 77,9 ha des espaces agricoles - 66, ha - dont prairies naturelles - 66 ha - dont cultures annuelles - 379, ha des espaces boisés -,7 ha des espaces boisés - 33,3 ha - dont nouvelles peupleraies - 9,7 ha - dont nouvelles peupleraies -,8 ha - dont reboisements - 96 ha - dont reboisements - 8, ha des espaces humides (plans d eau) -, ha des espaces humides (plans d eau) - 6,9 ha TOTAL -,3 ha TOTAL - 3 8, ha 3
24 L évolution de l occupation des sols reprise par le tableau précédent montre qu entre 999 et : la superficie des terres destinées aux cultures annuelles a augmenté de 368,7 ha. Ce chiffre est assez significatif mais dissimule les changements très importants d occupation des sols à l échelle du territoire. En effet, près de,8 ha de cultures annuelles ont disparu sur la période, notamment du fait : de leur remplacement par des prairies naturelles ( 6,6 ha), de l artificialisation des terres (8,7 ha) dont 8,7 ha liés à la seule construction de logements, du reboisement (96 ha). À l inverse,,9 ha de superficie supplémentaires des cultures annuelles ont été créés quasi-exclusivement par le retournement d environ 379, ha de prairies naturelles. Concernant les prairies naturelles, la superficie totale a diminué d environ 86,7 ha. Comme pour les cultures, ce chiffre moyen cache de grandes disparités. En effet, près de 3 8, ha de prairies ont disparu : surtout du fait de la conversion de ces espaces en terres labourables (- 379, ha), les prairies ont également été largement touchées par l urbanisation (- 8,9 ha) dont plus de la moitié (- 7 ha) au profit de l habitat, les reboisements ont recouvert 96 ha de prairies tandis que les nouvelles peupleraies occupent,8 ha d anciennes prairies, environ 7 ha de prairies ont été noyés. À l inverse, 698, ha de terrain ont été transformés en prairies naturelles : il s agit quasi-exclusivement d anciennes terres de cultures annuelles ( 66, ha), 6, ha d espaces artificialisés (notamment des friches industrielles et d anciennes décharges) et ha de boisements ont été transformés en prairies permanentes. Les productions végétales Évolution de la vocation des surfaces agricoles (979-) En ha 979 Évolution entre 979- Terres labourables (+ 6,8 %) - dont céréales (+ 6 %) - dont betteraves industrielles (-,7 %) - dont légumes frais ha (- 8 %) Superficie fourragère principale (- %) - dont Superficie Toujours en Herbe (- 3,8 %) - dont maïs (ensilage et fourrage) (+ %) Source : Recensement Général Agricole Les Surfaces Toujours en Herbe (STH) représentaient 6, % de la SAU en, soit 77 ha. Ce pourcentage reste élevé, comparé à la moyenne nationale (33 %) ou régionale ( %). En revanche, cette surface est en net recul depuis 979 où la superficie de STH a reculé de 3,8 % (soit 37 ha de moins). Les STH sont quasiment la seule occupation du sol agricole sur les cantons de (8, %), et Avesnes-sur-Helpe sud (83 %). Les terres labourables représentent 39 % de la SAU, soit 3 83 ha. Les cultures principales sur le bassin sont les céréales (en progression de 6 % depuis 979) et le maïs (fourrage et ensilage), qui connaît une augmentation très importante de sa superficie de culture d environ % avec 3 ha en contre à peine ha en 979. Les superficies de fourrage et ensilage mais surtout de maïs sont passées de ha en 979 à 3 ha en. Pour la quasi-totalité des cantons, la surface de maïs représente entre et 3 % des terres labourables. Ce taux monte à 6 % pour les cantons de Landrecies et de Solre-le-Château, 6 % pour celui de et 67 % pour le canton de Avesnes-sur-Helpe sud. En effet dans ces cantons où l élevage domine, les terres labourables sont utilisées au maximum pour faire du fourrage pour les bêtes. Les cantons ayant les plus grandes surfaces de cultures céréalières sont les cantons de ( 7 ha) et de Le Quesnoy ouest ( ha). En revanche les cantons ayant une proportion importante de cultures céréalières par rapport à leur SAU sont le Quesnoy ouest (3,6 %), Maubeuge nord (3, % de la SAU), le Quesnoy est (9,9 %) et Hautmont (9,6 %). La culture de betterave industrielle ne représente que 6 ha et se situe majoritairement sur le Hainaut, notamment dans les cantons de Le Quesnoy ouest (3 ha, soit 6, % de la SAU du canton), Maubeuge nord (33 ha soit 7, %), Le Quesnoy est (9 ha soit 3,3 %) et (6 ha soit %). Ces cantons représentent les ¾ de la production de betteraves industrielles du territoire. La surface des cultures sous contrat (pommes de terre et légumes) représente % de la SAU. Les cultures sous contrat se trouvent principalement sur le canton de Maubeuge nord ( % de la SAU).
25 Les productions animales Les éleveurs laitiers de l arrondissement d Avesnes représentent 3 % des éleveurs du département. De même, avec le maroilles, l Avesnois possède la seule AOC fromagère au nord de Paris. L'orientation économique des exploitations est différente dans le territoire du SCoT par rapport à la région. En effet, les exploitations sont principalement tournées vers l'élevage : environ 8 % d'entre elles sont destinées à l'élevage de bovins ou d'autres animaux contre 8 % en région. L'élevage de bovins est principalement orienté vers la production de lait et s'étend sur les trois quart du territoire. Au nord, l'élevage est à la fois destiné à la production de lait et de viande. Les exploitations de l'ouest du territoire sont plutôt mixtes, tournées aussi bien vers les cultures que l'élevage. Évolution des productions animales de 979 et Exploitations cheptels Exploitations cheptels Exploitations cheptels Exploitations cheptels Total bovins ,3 % - 3, % Total volailles , % + 6 % Total ovins ,8 % - 69,9 % Total porcins , % - 9, % Total exploit ,8 % - Source : Recensement Général Agricole Le territoire est confronté à une baisse considérable de ces exploitations, toutes productions animales confondues : la filière porcine a pratiquement disparu (9 % des exploitations ont disparu comme 9 % du cheptel) ; le nombre d exploitations pratiquant l élevage des volailles et des ovins a été divisé par 3 mais, alors que le cheptel d ovins a diminué de 7 %, le nombre de volailles a en revanche augmenté de % ; enfin, si plus de la moitié des exploitants pratiquant l élevage des bovins a disparu, le cheptel ne connaît qu une baisse limitée de ses effectifs (- 3 %) ce qui démontre une concentration des exploitations. On assiste donc à une hyperspécialisation dans la filière bovine. Évolution des EXPlOITATIONS AGRICOLES ENTRE 979 et Nombre d exploitations 3 3 Total bovins Total volailles Total ovins Total porcins Total exploitations Source : Recensement Général Agricole 979
26 Évolution des CHEPTELS 3 Nombre de têtes Total bovins Total volailles Total ovins Total porcins Source : Recensement Général Agricole 979 L élevage bovin D après le diagnostic agricole de Sambre Avesnois réalisé par l ADARTH et la Chambre d Agriculture du Nord en, la production bovine est en diminution. Bien que l élevage des bovins concerne encore 8 exploitations sur les 99 recensées en, soit 79, %, le nombre d exploitations concernées n a cessé de diminuer de 979 à, (de 3 à 8 soit -, %) beaucoup plus que le cheptel lui-même (7 39 à 33 9 têtes soit - %), signe d une spécialisation. Entre 979 et, le nombre moyen de têtes de bétail par exploitations a été pratiquement multiplié par deux, passant de à 8 bêtes par exploitation pratiquant l élevage. L élevage de taurillons, bœufs, veaux et génisses a perdu % de son cheptel depuis 979 ( têtes). Élevage laitier par canton Nombre de bovins 7. Surface Toujours en Herbe en % de la superficie agricole utilisée 7. 8 % 9. 6 % % N 7. % 3 %. Nombre de bovins 7 Périmètre de l AOC Maroilles 6
27 Une concentration des élevages laitiers La moitié des exploitations agricoles (9,9 %, soit 996 exploitations) ont des vaches laitières. Néanmoins, le nombre d élevages laitiers a très fortement diminué entre 979 et (de 3 38 à 996 exploitations, soit - 67, %). La baisse moins rapide du nombre de têtes (68 9 à soit - 3, %) met en évidence une concentration des élevages laitiers. En effet, la taille moyenne des troupeaux laitiers est passée de 3 têtes en 979 à 8 têtes en. Ainsi la taille moyenne des troupeaux laitiers a doublé en ans. À l exception du canton de, l essentiel de l élevage bovin (en nombre de têtes) se situe au sud d une ligne Landrecies- Cousolre, qui correspond globalement au périmètre de l AOC "Maroilles". La progression de l élevage allaitant L élevage de vaches allaitantes concerne 9 % des exploitations agricoles. Il se concentre plus sur les cantons de Maubeuge (36 % des exploitations du canton), (3 %) et ( %). La production de viande bovine était à l origine un "sous-produit" de l activité laitière. Elle s est développée pour compenser les restrictions de la production de lait : le troupeau allaitant permet en effet de valoriser des surfaces en herbes non primables ou non valorisées par le troupeau laitier. Ce dernier ne doit pas être mis dans des pâtures trop éloignées des bâtiments de traite. Les pâtures plus éloignées conviennent donc aux troupeaux allaitants. De plus, l élevage allaitant se substitue actuellement aux ateliers de taurillons et bœufs issus du troupeaux laitier. Ce développement s effectue parfois dans le cadre d une double activité ou plus récemment avec une recherche de valeur ajoutée par la vente directe. Depuis quelques années, la filière est largement soumise à une baisse sans précédent des cours du lait, révélant la fragilité de ce secteur central de l économie agricole du territoire. L élevage avicole L élevage avicole concerne près de 37,6 % des exploitations agricoles, soit 7 exploitations (sur 99 en ). Entre 979 et, on a assisté à une très grande concentration des élevages avicoles. Celle-ci s'explique par : la baisse de 7 % du nombre d exploitations agricoles (3 3 en 979 contre 7 en ), l'augmentation d environ % (9 9 têtes en 979 et en ). Un nombre toutefois en baisse depuis 988 (39 76 têtes) ; la concentration étant alors à son apogée. La concentration des élevages avicoles entraîne des concentrations de volailles très importantes. Ainsi, en 979, si le nombre moyen par exploitation était de 8, il est passé à 99 en moyenne en. Cette spécialisation s est faite au bénéfice principal de l élevage de poulets de chair. Le fait que l élevage avicole, peu demandeur en main-d œuvre, s adapte bien aux exploitations laitières (utilisation des surfaces disponibles et valorisation des céréales produites sur l exploitation) explique l augmentation plus importante des ateliers de volailles dans les régions de polyculture. Ce sont les cantons d Avesnes-sur-Helpe sud (8) et de () qui concentrent le plus d exploitations. C est dans les cantons de Solre-le-château (99 7), Avesnes-sur-Helpe sud (7 3) et Maubeuge nord (6 8) et sud (37 8) que l on va trouver le plus de volailles. En revanche, le canton de Berlaimont possède de petits élevages constitués de moins de 6 volailles. On trouve à l échelle du territoire du SCoT des variations très importantes. Si le canton du Quesnoy ouest ne dispose plus que de 87 têtes en contre 996 en 979 (baisse de 7 % du cheptel) ou (- 6 %), d autres cantons se sont au contraire spécialisés dans la volaille comme Maubeuge nord (+ 87 % avec 6 8 têtes contre 6 en 979), Maubeuge sud (+ 37 % avec 37 8 têtes contre 8 78), Solre-le-château (+ % avec 99 7 têtes contre 9 ) ou d Avesnes-sur- Helpe sud (+ 9 % avec 7 3 têtes contre 37 ). Évolution du cheptel bovin entre 979 et Canton Nombre d exploitations en 979 Nombre d exploitations en Cheptel en 979 Cheptel en Nombre de têtes/ exploitation en Avesnes-sur-Helpe Avesnes-sur-Helpe nord Avesnes-sur-Helpe sud Berlaimont Haumont Landrecies Le Quesnoy Le Quesnoy est Le Quesnoy ouest Maubeuge Maubeuge nord Maubeuge sud Solre-le-Château Trelon TOTAL
28 L élevage porcin La production porcine était traditionnellement présente dans l Avesnois mais les crises liées à la variation des cours du porc ont notablement affecté cet élevage : diminution de 68 % du nombre de têtes depuis 979. Cette production se trouve principalement sur les cantons d Avesnes-sur-Helpe sud et de Landrecies. Les autres élevages Le cheptel ovin et lapin a diminué de plus de % depuis 979 et ne représente plus que % du cheptel total en. La sylviculture Les espaces boisés en Avesnois 7 % du territoire de l arrondissement est occupé par la forêt, soit 7 ha dont la moitié est privée (les forêts publiques et forêts privées couvrent plus de % du territoire du Parc Naturel Régional de l'avesnois). Le couvert boisé du territoire du SCoT se situe à cheval sur deux entités forestières : le Hainaut (partie la moins boisée malgré la présence de la forêt de Mormal) : 7 ha, l Ardenne primaire (Fagne) : 78 ha. Les principaux massifs de l Avesnois sont la forêt de Mormal (9 63 ha), la forêt domaniale de l'abbé-val-joly ( 788 ha), la forêt de Bois-l'Abbé ( 78 ha), la haie d Avesnes (ensemble relictuel et morcelé de forêts et de petits bois), la forêt de, la forêt de Fourmies (87 ha)... ESPACES BOISÉS Bois des Lanières Massif domanial de Mormal Bois d Hestrud La Haie d Avesnes Massif domanial du Bois de l Abbé - Val Joly Forêt de Forêt de Fourmies Source : IGN BD carto ( )/IFN (999 ) Zones boisées Depuis 979, la Sambre Avesnois a vu sa surface boisée augmenter de,3 % (soit 638 ha). Cet accroissement est dû une hausse significative des boisements dans la Région Ardenne Primaire (Fagne), alors que la surface boisée du Hainaut est restée stable. La progression de la surface des forêts de production s est surtout faite sur les terrains privés. En partie d après l ouvrage : Les Forêts de l Avesnois, Parc Naturel Régional de l Avesnois, 6 8
29 Taux de boisement par commune Gussignies Houdain- lez- Bettignies Villers-Sire- Nicole Sepmeries Maresches Ruesnes Jenlain Villers-Pol Orsinval Eth Frasnoy Bry Wargniesle-Grand La Flamengrie Saint-Waast Wargniesle-Petit (commune Saint-waast isolée) Preux-au-Sart Gommegnies Bettrechies Bermeries Amfroipret Bellignies Obies Taisnièressur-Hon Hon- Hergies Mecquignies Audignies Hargnies La Longueville Vieux- Mesnil Feignies Neuf- Mesnil Gognies- Chaussée Louvroil Mairieux Maubeuge Bersillies Rousies Elesmes Assevent Cerfontaine Vieux-Reng Boussois Recquignies Marpent Colleret Jeumont Bousignies -sur-roc Le Quesnoy Potelle Villereau Boussièressur-Sambre Hautmont Ferrière-la- Grande Ferrièrela-Petite Quiévelon Aibes Cousolre Beaudignies Poixdu-Nord Neuville- en- Avesnois Vendegies -au-bois Salesches Ghissignies Preuxau-Bois Raucourtau-Bois Louvignies- Quesnoy Englefontaine Hecq Jolimetz Locquignol Berlaimont Sassegnies Pont-sur-Sambre Aulnoye- Aymeries Leval Noyellessur-Sambre Monceau- St-Waast Bachant St-Rémy- Chaussée Ecuélin St-Rémydu-Nord Limont- Fontaine Saint-Aubin Eclaibes Dourlers Beaufort Floursies Semousies Damousies Beugnies Dimont Obrechies Choisies Dimechaux Sars-Poteries Solrinnes Wattigniesla-Victoire Lez- Fontaine Eccles Solre -le- Château Bérelles Hestrud Beaurieux Fontaineau-Bois Croix- Caluyau Forest-en- Cambrésis Bousies Robersart Landrecies Maroilles Thiérache Dompierresur-Helpe Taisnières- en- Marbaix Saint-Hilaire sur-helpe Avesnes-sur- Helpe Bas-Lieu Flaumont- Waudrechies Felleries Ramousies Willies Clairfayts Eppe-Sauvage Le Favril Prisches Grand-Fayt Petit- Fayt Cartignies Boulognesur-Helpe Haut-Lieu Avesnelles Sémeries Rainsars Sains-du-Nord Liessies Moustieren-Fagne Baives Beaurepaire- sur- Sambre Etrœungt Féron Glageon Wallers- N Floyon Larouillies Ohain Wignehies Fourmies Anor Source : IGN BD carto ( )/IFN (999 ) Taux par commune 3 % % % % Aucun boisement 9
30 Évolution des surfaces boisées entre 998 et N Surface boisée identique entre 998 et Superficie boisée supplémentaire (+ 69,6 ha) Source : IGN GEO FLA Superficie boisée supprimée (- 3, ha) Globalement, on a assisté entre 998 et à une légère augmentation de la superficie des espaces boisés : + 39, ha, soit, % de la SAU recensée en.. Outre les phénomènes de coupe/reboisement inhérents à la gestion propre du domaine forestier, les coupes (limitées) sont surtout le fait de l artificialisation des terres (9,6 ha dont 3,3 ha de construction de logements résidentiels). Les cultures annuelles (3,7 ha) et les prairies naturelles (, ha) sont les autres responsables des coupes, encore une fois, très limitées. En revanche, le reboisement du territoire (+ 69,6 ha) est largement alimenté par le recul de des occupations agricoles et notamment des prairies naturelles (+ 8, ha) et les cultures annuelles (+96 ha) et les friches agricoles La reconquête des friches, agricoles (+ 6, ha) ou industrielles (+ 7, ha), et des carrières (+, ha) alimentent également un réservoir de terrains à boiser. Les principales essences forestières Les feuillus sont très largement majoritaires sur le territoire de l Avesnois, que ce soit en termes de surface en essence principale (9 %) que le volume sur pied (93 %) ou la production brute (8 %). Les chênes pédonculés et sessiles sont les essences majeures avec respectivement % et 7 % de la surface boisée des forêts de production. Le charme (3 %). Le hêtre (9 %). Les frênes. Les autres essences feuillues occupent une place marginale avec 6 % du volume total sur pied. Les essences résineuses (epiceas communs et de Sitka) sont très peu présentes (surface boisée 6 % et volume sur pied 7 %) car peu adaptées au territoire. Sur le territoire on peut globalement repérer : à l ouest, la forêt de Mormal, majoritairement constitué de chênes pédoncules (une essence que l on retrouve également au sein de la Fagne). Ce massif constitue globalement une chênaie-hêtraiecharmaie ; le système forestier du sud-est du territoire est davantage de type chênaie-hêtraie. La forêt domaniale de l abbé Val Joly est, elle, majoritairement composée de chênes sessiles. Ces différences de composition s expliquent à la fois par des raisons : historiques : la forêt de Mormal est une forêt frontière préservée à ce titre. Elle a donc conservé son caractère de forêt primaire malgré les dévastations liées à la guerre 9-98 ; économiques : le sud-est du territoire abritait les aciéries et forges de Glageon et d Anor, d où une implantation plus importante d espèces pouvant produire l énergie nécessaire à ces activités ; naturelles : la disponibilité en eau et l acidité jouent un rôle prépondérant dans le fonctionnement de l écosystème. Il se confirme que les caractéristiques des écosystèmes observés se résument en deux points essentiels : l apport en eau (caractéristiques hydriques) et en nutriments (caractéristiques trophiques). En effet, la texture, le drainage et l acidité du sol ont un impact direct sur la capacité 3
31 des essences à se développer dans un milieu donné. Toutes variations dues à des causes naturelles ou humaines feront varier ces caractéristiques. Par exemple, l inondation d un fond de vallée peut entraîner la dégradation de la Frênaie- Érablière pour aboutir à terme à une Saulaie-Aulnaie. Pour systématiser ce résultat, le paragraphe suivant présente le diagramme des relations entre les écosystèmes forestiers feuillus. Diagramme de relations entre les écosystèmes forestiers les plus représentatifs du territoire du SCoT Le diagramme suivant synthétise le résultat obtenu. Chaque système forestier régional peut atteindre plusieurs niveaux d associations (plasticité) sous la condition du maintien de leurs caractéristiques édaphiques. L évolution des systèmes par un apport décroissant en eau selon l ordre Saulaie-Aulnaie, Frênaie Érablière, Chênaie- Hêtraie est illustrée par la flèche en pointillé. Cette évolution est spontanée en s écartant des berges d un cours d eau par exemple. Une séparation s observe entre la Saulaie- Aulnaie et la Frênaie-Érablière d une part et la Chênaie-Hêtraie d autre part. Les premiers écosystèmes poussent sur sol jeune, moins organique, tandis que le dernier peut résister à un sol pauvre. Une autre séparation se fait entre la Saulaie-Aulnaie, qui nécessite un milieu humide, et la Frênaie-Érablière et la Chênaie-Hêtraie qui se contentent d un sol modérément sec à sec. Toutes les actions humaines intervenant sur les relations entre systèmes changeront la nature de ceux-ci. Relations entre les écosystèmes forestiers les plus représentatifs Saulaie-Aulnaie Saule blanc (Salix alba L.) Caractéristiques hydriques et trophiques 6 : Essence hygrocline 7 à hygrophile 8, acidocline 9 à neutrocline. Facteurs limitants Texture du sol : de limono-sableux à argileux lourd. Drainage : de pauvre à assez pauvre, tolère un drainage imparfait, voire bon. ph de l eau : de, à 7,-8. Aulne glutineux (Alnus glutinosa) Caractéristiques hydriques et trophiques : Essence hygrocline à hygrophile, acidocline à neutrocline. Facteurs limitants Texture du sol : de limono-sableux à argileux lourd. Drainage : de pauvre à très pauvre. ph de l eau : de, à 7,. 6 Trophiques : qui concerne les besoins en nutriments. 7 Hygrocline : nécessitant un milieu humide. 8 Hygrophile : nécessitant un milieu très humide. 9 Acidocline : nécessitant un sol assez riche. Neutrocline : nécessitant un sol riche. Mésophile : nécessitant un milieu modérément sec. Basicline : nécessitant un sol très riche. 3 Larges amplitude trophique : d un apport pauvre en nutriment, à un apport très riche. Frênaie-Érablière Frêne commun (Fraxinus excelsior) Caractéristiques hydriques et trophiques : Essence mésophile à tendance hygrocline, neutrocline à acidocline. Facteurs limitants : Texture du sol : de sablo-limoneux léger à argileux avec plus de % de cailloux. Drainage : bon (voir un peu excessif) à imparfait. ph de l eau : à 7,. Érable sycomore (Acer pseudoplatanus) Caractéristiques hydriques et trophiques : Essence mésophile, acidocline à basicline. Facteurs limitants Texture du sol : de sablo-limoneux léger à limoneux avec plus de % de cailloux. Drainage : de bon à imparfait. ph de l eau : à 7,. Chênaie-Hêtraie (Charmaies-Érablière) Chêne pédonculé (Quercus robur) Caractéristiques hydriques et trophiques : Essence mésophile à hygrophile, acidocline à basicline. Facteurs limitants Texture de sol : sablo-limoneux léger à argileux lourd. Drainage : de modéré à pauvre. ph de l eau :, à 7,. Hêtre commun (Fragus sylvalica) Caractéristiques hydriques et trophiques : Essence mésophile, à large amplitude trophique. Facteurs limitants : Texture du sol : limono-sableux à argileux avec plus de % de cailloux. Drainage : de bon à modéré. ph de l eau : à 8. Charme commun (Carpinus betulus) Caractéristiques hydriques et trophiques : Essence mésophile, à large amplitude trophique 3. Facteurs limitants : Texture du sol : de limono-sableux à argileux lourd. Drainage : d un peu excessif à imparfait. ph de l eau :, à 7,. Erable sycomore (Acer pseudoplatanus) Voir fiche précédente : Frênaie-Erablière. Source : Paysages 3
32 Composition et évolution des forêts de production Structurellement, la diversité a diminué car les surfaces comprenant plusieurs essences mélangées se sont réduites, laissant la place à des peuplements de futaie monospécifique, dont la surface a augmenté de 9, %. Dans la Sambre Avesnois, les futaies de feuillus sont prédominantes avec,7 % de la Surface des Forêt de Production (SFP) et 3 % du Volume Sur Pied (VSP) Les mélanges de futaies de feuillus et taillis occupent /3 de la SFP et 3 % du VSP. Les futaies de conifères, peu représentées en surface ( %) connaissent la meilleure productivité avec,3 m 3 /ha/ an contre 6 pour les feuillus). Tous les boisements de ce type ont moins de ans et comprennent des essences qui croissent rapidement, notamment dans leur jeune âge. Les autres types de structures forestières sont l usage du sol et également la production du bois, comprennent 9 % de petits boisements isolés dans des secteurs non forestiers. Tous ces terrains boisés sont privés et sont constitués à % de frênes. 7 % 6 % % % 3 % % % % PART DE CHAQUE CATÉGORIE D'ESSENCE DANS LES FORÊTS DE PRODUCTION Chênes Hêtre Feuillus précieux Surface Volume Production Autres feuillus Sapins epiceas Autres résineux Voir le tableau des regroupements d'espèces Source : Les Forêts de l Avesnois, Parc Naturel Régional de l Avesnois, 6 Les groupes feuillus (+ 3, %) et résineux (+ 8,7 %) ont tous deux progressé en surface. Parmi les feuillus, les essences qui ont dynamisé la croissance en surface sont le hêtre et le chêne sessile. Le groupe des feuillus précieux (frène, grand érable, cerisier ou merisier, autres fruitiers) a gagné 67 ha (+ 7,8 %) dont 7 ha pour les grands érables (+ 7,7 %). À l inverse, en lien avec la conversion en futaie des mélanges et des taillis simples, on remarque un net repli des surfaces du chêne pédonculé et du bouleau. L accroissement de la surface des résineux est proportionnellement plus important que celui des feuillus. Ce sont principalement les boisements d epiceas de sitka qui sont concernés. En hectares ÉVOLUTION DE LA SURFACE DES PRINCIPALES ESSENCES DE L'AVESNOIS Chênes Hêtres Feuillus précieux Autres feuillus Sapins epiceas Autres résineux Inventaire en 986 Inventaire en Source : Les Forêts de l Avesnois, Parc Naturel Régional de l Avesnois, 6 3
33 La production brute des forêts de l Avesnois a connu une augmentation importante entre les deux derniers inventaires avec + m 3 /an, soit une hausse de 36 %. Du fait de leur jeune âge et de leur capacité biologique, les essences résineuses connaissent la plus forte hausse relative de production brute (+ %) ; La contribution de ces essences à la production totale passe ainsi de 7, % à,7 %. 7 % 6 % % % ÉVOLUTION DE LA PRODUCTION ENTRE LES DEUX DERNIERS INVENTAIRES (EN MILLIERS DE M 3 /AN) 3 % % % % Hêne pédoncule Chêne sessile Hêtre Feuillus précieux Autres feuillus Epicea commun Epicea de sitka Autres résineux Inventaire en 986 Inventaire en Source : Les Forêts de l Avesnois, Parc Naturel Régional de l Avesnois, 6 33
34 La récolte du bois L exploitation forestière est de deux types : en éclaircies et en coupes de régénération. Avec 6 98 m 3, le prélèvement est relativement faible. Les forêts publiques du territoire connaissent une pression de prélèvement (3,8 %) plus importante que les forêts privées (,6 %). La plupart du bois exploité est exporté à l extérieur du territoire du SCoT. Les prélèvements résineux connaissent un niveau de prélèvement en éclaircies relativement important (3,8 % de la production brute annuelle). L emploi forestier est principalement constitué par des entreprises forestières, des sylviculteurs, et par des services forestiers. On y retrouve des bûcherons, des débardeurs, des grumiers et des botteurs (élagage avant abattage). Ces entreprises sont plutôt de taille modeste et situées pour la plupart au nord d une diagonale allant de Le Quesnoy à Anor. Il n existe que très peu d entreprises locales de transformation et elles sont, pour l essentiel, artisanales : 6 entreprises de sciage et de rabotage du bois, 7 entreprises de charpente et de menuiserie, 8 fabricants d emballages en bois. LA FILIÈRE BOIS Gussignies Houdain- lez- Hon- Hergies Gognies- Chaussée Bettignies Villers-Sire- Nicole Eth Bry Bettrechies Bellignies Taisnièressur-Hon Mairieux Bersillies Vieux-Reng Maresches Jenlain Villers-Pol Wargniesle-Grand Wargniesle-Petit Preux-au-Sart La Flamengrie Saint-Waast Bermeries La Longueville Feignies Maubeuge Elesmes Assevent Boussois Marpent Jeumont Sepmeries Ruesnes Orsinval Frasnoy Gommegnies Amfroipret Obies Mecquignies Audignies Hargnies Vieux- Mesnil Neuf- Mesnil Louvroil Rousies Recquignies Cerfontaine Colleret Bousignies -sur-roc Le Quesnoy Potelle Villereau Boussièressur-Sambre Hautmont Ferrière-la- Grande Ferrièrela-Petite Quiévelon Aibes Cousolre Ghissignies Jolimetz Beaudignies Louvignies- Quesnoy Salesches Raucourtau-Bois Neuville- en- Avesnois Englefontaine Poixdu-Nord Hecq Vendegies -au-bois Preuxau-Bois Fontaineau-Bois Croix- Caluyau Forest-en- Cambrésis Bousies Robersart Landrecies Massif domanial de Mormal Locquignol Maroilles Berlaimont Sassegnies Thiérache Pont-sur-Sambre Aulnoye- Aymeries Leval Marbaix Dompierresur-Helpe Taisnières- en- Noyellessur-Sambre Monceau- St-Waast Bachant St-Rémy- Chaussée Ecuélin St-Rémydu-Nord Limont- Fontaine Saint-Aubin Saint-Hilaire sur-helpe Eclaibes Avesnes-sur- Helpe Doulers Bas-Lieu Beaufort Floursies Semousies Flaumont- Waudrechies Damousies Wattigniesla-Victoire Beugnies Sémeries Dimont Obrechies Choisies Dimechaux Felleries Ramousies Sars-Poteries Solrinnes Eccles Lez- Solre Fontaine -le- Château Bérelles Willies Beaurieux Clairfayts Hestrud Eppe-Sauvage Le Favril Prisches Grand-Fayt Petit- Fayt Cartignies Floyon Haut-Lieu Avesnelles Etrœungt Rainsars Sains-du-Nord Féron Glageon Liessies Massif domanial du Bois de l Abbé Val-Joly Beaurepaire- sur- Sambre Boulognesur-Helpe Wallers- Moustieren-Fagne Baives N Larouillies Ohain Wignehies Fourmies Anor Source : PNR Avesnois Sciage et rabotage du bois Charpentes, menuiseries Fabrication d embalage en bois 3
35 Des outils de développement à mettre en valeur : Le centre du Bois de (formation, recherche) L objectif d excellence du territoire de Fourmies- est de valoriser les matériaux naturels locaux Pierre et Bois dans le cadre de la relance de ces filières organisées autour du développement d unités artisanales de production et d exploitation innovantes de ces deux matériaux, en termes économiques, culturels et touristiques. Le CETEF (Centre d études techniques et économiques forestières) du Nord est implanté à Son but, en parallèle aux CETA agricoles, est de rassembler des propriétaires forestiers qui souhaitent parfaire leur formation et qui veulent étudier ensemble des sujets d actualité pour la profession, qu ils soient : - techniques (sylviculture), - économiques (réduction des coûts de production), - ou réglementaires (adaptation du plan simple de gestion aux nouvelles réglementations, par exemple). Ils sont aidés pour cela par un animateur du Syndicat des propriétaires forestiers sylviculteurs ou d un organisme de services du département, assisté par un ingénieur ou technicien du CRPF ; Ce tandem permet la remontée des solutions proposées tant sur le plan technique que commercial au niveau des régions du Nord-Pas de Calais et Picardie. La filière Bois-énergie (Cette filière est développée au chapitre énergie et énergie renouvelable ainsi que dans le diqnostic réalisé par la Chambre d agriculture). La populiculture La populiculture est une sylviculture particulière car elle repose sur une utilisation de peupliers hybrides clonés possédant une bonne rapidité de croissance et une forte productivité. Cinq clones différents sont utilisés en Avesnois : "Interaméricain", "Robusta", "Autre euraméricain", "richocarpa" et "I.". Évolution des peupleraies entre 99 et N Source : SIGALE Surface dédiée à la populiculture en 99 (9,3 ha) Surface supplémentaire dédiée à la populiculture en (+,3 ha) 3
36 En 99, la populiculture était pratiquée sur 9, ha. En, ce type de culture occupe 338,7 ha soit près de ha supplémentaires. Cette progression est particulièrement forte dans les cantons de Quesnoy ouest et Quesnoy est, ainsi que dans les cantons de et de Landrecies. La populiculture contribue à la disparition des prairies humides alluviales et au mitage du paysage. En effet, la réduction des prairies permanentes, là où l'humidité du sol ne permettait pas les labours, entraîne de nombreuses plantations de peupliers, parfois sur des superficies modestes. Ces alignements militaires, les croissances identiques, le surgissement brutal au milieu des pâtures et des labours, la géométrie parfaite aux arêtes bien formées, donnent des allures martiales aux paysages. Paysages qui peuvent brutalement se transformer lors d'une coupe. Les activités connexes de l agriculture et des entreprises de travaux agricoles On note une faible augmentation, au fil des ans, du nombre d activités considérées comme connexes à l agriculture ou d entreprises de travaux agricoles, notamment par la stagnation des effectifs depuis ans dans les activités de soutien à l agriculture. En revanche, les effectifs liés à l exploitation forestière ont fortement augmenté alors qu il n existe plus qu un seul établissement, signe d une spécialisation du secteur. 7 ha 7 ha 6 8 ha 6 6 ha 6 ha 6 ha 6 ha 8 ha 6 ha Évolution de la surface des peupleraies Année Source : Les Forets de l Avesnois, Parc Naturel Régional de l Avesnois, 6 Les établissements liés aux activités connexes à l agriculture et l exploitation forestière Activités Nombre d établissements Effectifs Activités Effectifs Nombre d établissements 8 (données 3 6 provisoires (+ ) 3 (+ ) 3 (+ ) 3 (+ ) 3 Exploitations (+ ) 9 (+ ) 3 3 forestières 9 Activités 3 9 de soutien aux 3 (+Services 7 cultures de soutien 3 à l'exploitation forestière) Sources : base de données UNISTATIS des Assedic 36
37 Agriculture et industrie agroalimentaire L'industrie agroalimentaire est le sixième employeur du territoire. Selon les chiffres 7 des ASSEDIC (Base UNIstatis), le territoire de Sambre Avesnois compte établissements dans l industrie agroalimentaire, dont 3 associés à la production de boissons (brasserie de Jenlain notamment). Ces entreprises emploient près de 397 salariés, un nombre en progression de 9 % depuis 997, même s il existe une baisse du nombre d établissements sur la même période (- 6 %). Cependant, des chiffres provisoires de 8 tendent à montrer une augmentation des effectifs dans cette branche de l industrie au cours de l année, pour atteindre salariés, soit une augmentation de l ordre de % par rapport à l année précédente. Parmi les établissements présent sur le territoire de Sambre Avesnois, on retiendra notamment : la maison Ménissez à Feignies ( salariés), spécialisée dans la boulangerie, la pâtisserie et la viennoiserie ; l importante laiterie Canelia à Petit Fayt, comptant près de salariés et produisant du lait UHT en bouteilles, ainsi que des beurres techniques et matières grasses laitières anhydres ; l établissement "Les Délices de la Tour", à Maubeuge ( salariés), spécialisé dans les pains spéciaux crus et surgelés. l entreprise Bigard à Feignies, spécialisée dans l abattage et la transformation de viandes de boucherie, embauchant près de 7 salariés ; la Brasserie Duyck à Jenlain (3 salariés), avec la production de la bière Jenlain brune, blonde et de séries spéciales (bière de Noël, de Printemps...) ; et enfin l entreprise Defroidmont à Maroilles (8 salariés), spécialisée dans la fabrication d une vingtaine de plats traditionnels, comme la Flamiche au Maroilles et la Tarte au Sucre. Les activités de diversification en agriculture La vente directe La vente directe est une des voies de diversification de l activité des agriculteurs. Elle recouvre un large éventail de pratiques allant du point de vente de produits non-transformés à la commercialisation collective de produits élaborés. Activité traditionnelle ancienne et fortement ancrée dans le département du Nord, la filière de la vente directe a surtout évolué, ces dernières années, dans sa structuration et sa professionnalisation. On retrouve dans la vente directe les éléments singuliers de l'avesnois : Vergers, élevages laitiers (lait et produits dérivés dont le fromage), transformation (brasserie de Gussignies, jus de pomme, Escavèche anorienne ), héliciculture... De grands réseaux se sont développés pour aider les agriculteurs a se faire connaître et à structurer l offre. On peut citer : Association Régionale Vendeurs Directs (ARVD) des produits laitiers du Nord- Pas de Calais, Association des Producteurs Fermiers et Artisanaux de l'avesnois (APFAA), le réseau des Boutiques de l Avesnois. L agrotourisme Une économie de tourisme vert et culturel s'est récemment développée dans les zones rurales de l'avesnois. Cette alternative à l agriculture traditionnelle vers des activités et services annexes participe à la diversification des revenus (maintien des emplois) et à l ouverture du monde agricole vers la société. L hébergement Le territoire de l Avesnois est peu doté en terme d hébergements. Les gîtes ruraux En 9, 73 gîtes ruraux appartiennent au réseau des Gîtes de France pour une capacité de 379 lits. Le camping à la ferme Le territoire compte un camping à la ferme du Coureux à LIESSIES, disposant de emplacements permettant d accueillir 7 personnes. Ce camping à la ferme homologué "Gîtes de France" et classé 3 épis propose un hébergement à proximité ou au sein d une exploitation agricole et permet aux campeurs de découvrir le métier d agriculteur. Le campus vert Le pôle universitaire de Maubeuge et la proximité de Valenciennes attirent des étudiants et des stagiaires dont une partie peut être séduite par le concept du campus vert. En aménageant des studios dans d'anciens bâtiments de leurs corps de ferme, les agriculteurs maintiennent et valorisent leur patrimoine, offrent aux étudiants et stagiaires des conditions de vie et de travail de qualité, à des prix de loyers modérés et participent, par la même occasion, au désengorgement du marché locatif urbain, tout en apportant un dynamisme supplémentaire aux territoires périurbains. Actuellement, aucun logement n est conventionné du fait de la difficulté que rencontrent les propriétaires à monter leur projet, notamment par la non prise en compte de cette évolution récente par les documents d urbanisme (PLU notamment). Les associations Parallèlement à la gestion "classique" de leur exploitation, certains agriculteurs souhaitent valoriser leur travail auprès d un public familial en proposant visites, activités diverses ou en fabriquant des produits du terroir. Ces exploitations sont souvent regroupées au sein de réseaux spécialisés, largement identifiés par le public comme un gage de qualité des prestations et des produits. Le principal impact de ces échanges sur l activité agricole en elle-même est le développement de la diversification des exploitations agricoles et le maintien des emplois en milieu rural. Le réseau "Bienvenue à la Ferme" Les relais "Bienvenue à la Ferme" assurent des missions très variées concernant le développement de l'agritourisme et le conseil aux agriculteurs afin de garantir une politique de qualité. À l heure actuelle, deux exploitations appartiennent à ce réseau : "Au P'tit coin de campagne - GAEC des bras" à Colleret (productions de la ferme : lait), "Ferme du Pont de l écluse" à Rainsars (productions de la ferme : lait ; transformation à la ferme : beurre, fromage frais nature ou aux herbes). L association "le savoir Vert " Le "Savoir Vert" est une association regroupant aujourd hui près de agriculteurs et agricultrices qui accueillent des enfants dans un but pédagogique, afin de leur faire découvrir la ferme et l environnement agricole. exploitations appartiennent à cette association dans l Avesnois. M me Bottiau (Le Quesnoy) M. et M me Jacquart (Bermeries) M. et M me Erraux (Pont sur Sambre) M. et M me Cartfaux (Cousolre) M. et M me Painchart (Rainsars). 37
38 L'AGRO-TOURISME Sepmeries Maresches Ruesnes Beaudignies Poixdu-Nord Neuville- en- Avesnois Vendegies -au-bois Fontaineau-Bois Croix- Caluyau Forest-en- Cambrésis Salesches Jenlain Villers-Pol Le Quesnoy Preuxau-Bois Bousies Orsinval Ghissignies Raucourtau-Bois Louvignies- Quesnoy Hecq Robersart Houdain- lez- Eth 3 Frasnoy Potelle Englefontaine Bry Jolimetz Landrecies 3 Preux-au-Sart Gommegnies Villereau Locquignol Le Favril 3 Gussignies Bettrechies Bermeries Amfroipret Bellignies Maroilles Prisches Obies Berlaimont Grand-Fayt Taisnièressur-Hon Hon- Hergies Mecquignies Sassegnies Thiérache Audignies Solre -le- Château Petit- Fayt Leval Hargnies Aulnoye- Aymeries Marbaix La Longueville Pont-sur-Sambre Cartignies Boussièressur-Sambre Vieux- Mesnil Dompierresur-Helpe Taisnières- en- Noyellessur-Sambre Monceau- St-Waast Bachant St-Rémy- Chaussée Feignies Neuf- Mesnil Ecuélin Boulognesur-Helpe Hautmont St-Rémydu-Nord Limont- Fontaine Saint-Aubin Saint-Hilaire sur-helpe Haut-Lieu Gognies- Chaussée Eclaibes Dourlers Wargniesle-Grand La Flamengrie Saint-Waast Wargniesle-Petit (commune Saint-waast isolée) Avesnes-sur- Helpe Louvroil Bas-Lieu Avesnelles Bettignies Mairieux Maubeuge Beaufort Floursies Semousies Ferrière-la- Grande Flaumont- Waudrechies Bersillies Rousies Villers-Sire- Nicole Rainsars 3 Damousies Beugnies Elesmes Sémeries Assevent Cerfontaine 3 Dimont Boussois Obrechies Sains-du-Nord Vieux-Reng Recquignies Choisies 6 Dimechaux Felleries Ramousies Sars-Poteries Marpent Quiévelon Solrinnes Moustieren-Fagne Ferrièrela-Petite Wattigniesla-Victoire Lez- Fontaine Colleret Liessies Jeumont Aibes Bérelles Eccles Willies Beaurieux Clairfayts Hestrud Cousolre 3 Bousignies -sur-roc Eppe-Sauvage Baives Beaurepaire- sur- Sambre Floyon Larouillies Etrœungt Féron Glageon Ohain Wallers- N Wignehies Fourmies Anor Hébergement Gîtes ruraux Camping à la ferme Exploitation appartenant Au réseau Bienvenue à la Ferme À l association Savoir Vert Sources : "Gîtes de France", "Bienvenue à la ferme", "le savoir vert" Les démarches qualité en agriculture Les signes officiels de qualité Label rouge Le Label Rouge atteste qu'un produit possède un ensemble de caractéristiques spécifiques établissant un niveau de qualité supérieure à celle d'un produit courant similaire. Les produits pouvant bénéficier d'un Label Rouge sont les denrées alimentaires et les produits agricoles non alimentaires et non transformés (ex : fleurs). C est en 99 que la race bovine Blanc Bleu de l'avesnois bénéficiant de la marque "Belle Bleue" se voit attribuer le Label Rouge. La viande reçoit la marque Belle Bleue lorsque le bovin a été élevé dans des conditions naturelles : essentiellement une alimentation au pré, excluant les ensilages. La qualité de viande est alors exceptionnelle : texture d excellente tenue, couleur rouge vif, grande tendreté, absence de graisse... En 7, 9 exploitations élèvent la Blanc Bleu. L'Appellation d'origine Contrôlée (AOC) L'appellation d'origine contrôlée (AOC) désigne un produit originaire d'une région ou d'un lieu déterminé, dont les caractéristiques sont dues essentiellement à ce milieu géographique. Elle résulte de la combinaison d'une production et d'un terroir qui s'exprime par le savoir-faire des hommes. Avec le Maroilles, fromage à base de lait de vache, à pâte molle à croûte lavée rouge-orangée, l Avesnois possède la seule AOC fromagère au nord de Paris. (décret du 7 juillet 9, mai 976 et actuellement régie par le décret du 9 décembre 986 (JO du er janvier 987) Les opérateurs de Maroilles sont regroupés dans un ODG (Organisme De Gestion) qui compte: 63 producteurs de lait, collecteur, fermiers, affineurs, manufacturiers. Production annuelle de fromage Années Tonnages Source : la fromagerie du bocage 38
39 Communes de l Avesnois appartenant à la zone d appellation "Maroilles" Avesnes-sur-Helpe, Bas-Lieu, Beugnies, Dompierre-sur-Helpe, Dourlers, Felleries, Flaumont-Waudrechies, Floursies, Ramousies, Saint-Aubin, Saint-Hilaire-sur-Helpe, Sémeries, Semousies, Taisnières-en- Thiérache - Avesnelles, Beaurepaire-sur- Sambre, Boulogne-sur-Helpe, Cartignies, Étroeungt, Floyon, Grand-Fayt, Haut- Lieu, Larouillies, Marbaix, Petit-Fayt, Rainsars, Sains-du-Nord - Aulnoye-Aymeries, Bachant, Berlaimont, Écuélin, Leval, Monceau-Saint-Waast, Noyelles-Sur-Sambre, Pont-sur-Sambre, Saint-Rémy-Chaussée, Sassegnies, Beaufort, Éclaibes et Limont- Fontaine - Fontaine-au-Bois, Landrecies, Le Favril, Maroilles, Preux-aux-Bois, Prisches, Robersart, Hecq, Locquignol - Damousies, Obrechies, Quievelon, Wattignies-la-Victoire - Aibes, Beaurieux, Bérelles, Bousignies-sur-Roc, Choisies, Clairfayts, Cousolre, Dimechaux, Dimont, Eccles, Hestrud, Lez-Fontaine, Liessies, Sars-Poteries, Solre-le-Château, Solrinnes - Anor, Baives, Eppe-Sauvage, Féron, Fourmies, Glageon, Moustier-en-Fagne, Ohain,, Wallers-en-Fagne, Wignehies, Willies. AOC MAROILLES Gussignies Houdain- lez- Bettignies Villers-Sire- Nicole Eth Bry Bettrechies Bellignies Taisnièressur-Hon Hon- Hergies Gognies- Chaussée Mairieux Bersillies Vieux-Reng Jenlain Wargniesle-Grand La Flamengrie Elesmes Wargniesle-Petit Feignies Boussois Jeumont Maresches Villers-Pol Preux-au-Sart Bermeries Amfroipret Audignies Maubeuge Assevent Recquignies Marpent Sepmeries Ruesnes Orsinval Frasnoy Gommegnies Obies Mecquignies Hargnies Vieux- Mesnil Neuf- Mesnil Louvroil Rousies Cerfontaine Colleret Bousignies -sur-roc Le Quesnoy Potelle Villereau Boussièressur-Sambre Hautmont Ferrière-la- Grande Ferrièrela-Petite Quiévelon Aibes Cousolre Ghissignies Jolimetz Beaudignies Louvignies- Quesnoy Salesches Raucourtau-Bois Neuville- en- Avesnois Englefontaine Locquignol Berlaimont Pont-sur-Sambre Aulnoye- Aymeries Bachant Ecuélin St-Rémydu-Nord Limont- Fontaine Eclaibes Beaufort Damousies Wattigniesla-Victoire Obrechies Choisies Dimechaux Solrinnes Eccles Bérelles Hestrud Vendegies -au-bois Preuxau-Bois Poixdu-Nord Hecq Sassegnies Leval Noyellessur-Sambre Monceau- St-Waast St-Rémy- Chaussée Saint-Aubin Doulers Floursies Semousies Beugnies Dimont Sars-Poteries Lez- Solre Fontaine -le- Château Beaurieux Fontaineau-Bois Croix- Caluyau Forest-en- Cambrésis Bousies Robersart Landrecies Maroilles Thiérache Dompierresur-Helpe Taisnières- en- Marbaix Saint-Hilaire sur-helpe Avesnes-sur- Helpe Bas-Lieu Flaumont- Waudrechies Felleries Ramousies Willies Clairfayts Eppe-Sauvage Sémeries Grand-Fayt Avesnelles Le Favril Petit- Fayt Cartignies Boulognesur-Helpe Haut-Lieu Sains-du-Nord Liessies Moustieren-Fagne Prisches Rainsars Baives Beaurepaire- sur- Sambre Etrœungt Féron Glageon Wallers- Floyon Larouillies Ohain N Wignehies Fourmies Anor Communes du SCoT inscrites dans le périmètre de l AOC Maroilles La politique française de valorisation des produits agricoles et alimentaires a inspiré l'élaboration d'une réglementation européenne, qui leur assure une protection juridique dans l'union européenne. Le Maroilles bénéficie ainsi d une Appellations d'origine Protégées (AOP) depuis
40 Agriculture biologique (NB : ce thème est développé dans le diagnostic agricole élaboré par la Chambre d agriculture du Nord) Agriculture biologique : la garantie d'un mode de production respectueux de l'environnement tant pour la qualité des cultures que pour le bien-être des animaux. L agriculture biologique est plutôt bien représentée dans la Sambre Avesnois. En effet, elle représente environ % des surfaces agricoles, soit 7 ha, alors qu au niveau du Nord-Pas de Calais, elle en représente, %. Les 3 exploitations en agriculture biologique sont essentiellement des élevages laitiers (à plus de 6 %). Il est intéressant de constater que, sur les exploitations agricoles certifiées en agriculture biologique, la moyenne de la SAU en prairie permanente (STH) est d environ 8 %, ce qui est nettement supérieur à la moyenne des autres exploitations agricoles (9 %). Même s il existe les traditionnels magasins bio (deux sont recensés sur le secteur), le Point nature à Maubeuge (rue des Provinces Françaises) et un Biocoop El Tout Bio à Avesnes-sur-Helpe (, rue Prisse d Avenne) ) et les rayons spécialisés des supermarchés, les produits bio sont, en règle générale, vendus directement au consommateur. C est la vente directe à la ferme de produits labellisés bio. Bien sûr, on peut trouver des stands bio sur les marchés dits "traditionnels", mais il existe deux marchés biologiques en Sambre Avesnois : à Ohain, les e et e vendredi du mois, de h 3 à 8 h 3, rue du Gros-Tilleul, dans la rue des Vergers bio d Ohain, sur la place de Louvignies-Quesnoy, les er et 3 e dimanche du mois. Les marques ou logos "Saveurs en OR" Saveurs en'or est la marque collective qui valorise et recommande les produits alimentaires régionaux de qualité. Aujourd'hui, la marque compte entreprises et produits sélectionnés. Les produits Saveurs en'or sont le reflet de la richesse et du savoir-faire agroalimentaire régional. La marque Saveurs en'or favorise la production en Nord-Pas de Calais et contribue activement au développement de l économie régionale. En Avesnois, les plats "Saveurs en Or" regroupent : Catégories Nom du fabricant Lieu de production Spécialités retenues Charcuteries, plats cuisinés Defroidmont Maroilles Flamiche au Maroilles Tarte au Maroilles Crottin d'avesnois Tarte aux poireaux La ch'tiflette Tarte ch'tiflette Tarte endives/mimolette/lardons Tarte endives/maroilles/lardons Boulangerie, Pâtisserie, Confiserie Tarte au sucre et à la vergeoise La "fromagerie du bocage", regroupant seize producteurs, a été mise en liquidation judiciaire, le juin 9, par le tribunal de commerce de Valenciennes. Elle était également labellisée "saveur en Or". Une nouvelle fromagerie a été créée en mars, sous la conduite de la communauté de communes de Mormal et de Maroilles. Cette nouvelle fromagerie se concentre sur la distribution d un fromage bio au lait pasteurisé. La production est en attente du label "AOC Maroilles". La marque "MARQUE PARC" Cette mention atteste que les producteurs s engagent à respecter une charte commune avec les Parcs Naturels Régionaux pour un développement durable du territoire. En Avesnois, 3 produits bénéficient de cette marque : la viande bovine : éleveurs sont bénéficiaires en Avesnois. En contrepartie, ils s engagent notamment à préserver le bocage en entretenant les haies de leurs prairies par exemple. la Chique de : un artisan propose cette sucrerie estampillée "Marque Parc", le jus de pommes hautes tiges : 7 producteurs de jus de pommes hautes tiges "Marque Parc" proposent un jus de pomme élaboré à partir de variétés de pommes issues de vergers hautes tiges non traités retenus pour leur rusticité et leur qualité gustative : Lanscailler, Sang de Bœuf, Colapuis, Double Bon Pommier, Reinette de France Cette démarche s inscrit dans le programme de préservation du paysage bocager de l Avesnois. La production intégrée Un Groupement des Arboriculteurs en Production Intégrée (GAPI) s est constitué. Ces arboriculteurs de l Avesnois minimisent l emploi de produits agrochimiques. Les actions partenariales Les "Boutiques de l Avesnois" Créé en 3, le réseau des "boutiques de l'avesnois" comprend des commerces labellisés par le Parc Naturel Régional de l'avesnois. L objectif de cette marque est de promouvoir le territoire et les produits du terroir. Pour faire partie du réseau, les magasins doivent vendre au minimum quinze produits élaborés dans l'avesnois : jus de pomme labellisé, produits laitiers, viande, escargots ou bières artisanales... Le vendeur est en contact direct avec les producteurs locaux. En, commerçants appartiennent à ce réseau : la ferme du Pont des Loups à Saint- Aubin, la Pommeraie du Courtil à Beugnies, la ferme hélicicole de Croix-Caluyau, au baron à Gussignies, Saveurs et senteurs d ici et d ailleurs (Station touristique du ValJoly) à Eppe- Sauvage, la Maison du Bocage (Écomusée de l Avesnois) à Sains-du-Nord, la Ferme du Pont de Sains à Fourmies, la Ferme des Bahardes à Etroeugt, la Boutique du terroir à Maroilles, le Lycée agricole de Le Quesnoy, les Vergers Tellier à Le Quesnoy. Avec ce réseau, ces commerces se sont engagés à distribuer d'autres producteurs du Parc. Les associations L Association des Producteurs Fermiers et Artisanaux de l Avesnois (APFAA) Une dizaine de producteurs ont créé en 99 l APFAA, une structure locale leur permettant de promouvoir leur activités de diversification dans des produits du terroir et des objets d artisanat d art (bijouterie, vannerie, brasserie, horticulture, maraîchage, produits de la ruche, produits du verger, produits laitiers, spécialités cuisinées, viande et charcuterie ).
41 L Association de Développement Agricole et Rural de la Thiérache-Hainaut (ADARTH) Créée en 99, l ADARTH a pour but d organiser et de promouvoir le développement agricole dans l Avesnois et de mener et d encourager toutes actions concourant à ce développement et au maintien d un tissu rural vivant et dense. Ses champs d intervention sont très diversifiés et concernent principalement : des actions techniques, portant notamment sur la culture de l herbe, l animation du territoire, les actions de communication et de formation. L'Association pour le Maintien d une Agriculture Paysanne (AMAP) Il existe AMAP en France, dont 8 dans la région Nord-Pas de Calais. Celle du Favril est la seule en activité sur le territoire du SCoT tandis qu une autre est en projet à Fourmies. L AMAP du Favril compte 3 adhérents qui se sont associés avec les producteurs en prépayant leur production. Ce système permet d assurer un revenu au maraîcher tout en assurant aux clients une production locale. Pendant semaines, ces derniers reçoivent un panier constitué de légumes bio frais et de saison. La chèvrerie du Bocage du Favril propose ses fromages en produits associés. L association constitue également un réseau et participe à différentes manifestations. Les événements de promotion de l activité agricole et forestières Fort de l ensemble de ces réseaux de structures associatives et professionnelles évoqués plus haut, et largement soutenu par le Parc Naturel de l Avesnois et les collectivités, le territoire de l Avesnois est régulièrement le théâtre de manifestations et d événements ayant pour objet la valorisation du patrimoine agricole local : on peut citer les portes ouvertes organisées pour les agriculteurs et producteurs, la fête du lait (Le Quesnoy), les journées de l herbe (organisée par l ADARTH association de développement Agricole à Haut-Lieu), le rendez vous des saveurs (Aulnoye-Aymeries), la fête du cidre, la fête du bûcheron, les expositions diverses Par ailleurs, un futur centre "de découverte des saveurs et du goût", conçu "pour découvrir tous les produits de l Avesnois", est en cours de création dans la cour de l abbaye de Maroilles. Ce nouvel équipement permettra d assurer la promotion du patrimoine culinaire de la Sambre Avesnois notamment par un partenariat avec les lycées hôteliers d Avesnes-sur-Helpe et Aulnoye-Aymeries. Agriculture et environnement L agriculture a un impact direct sur son milieu, de par le façonnage des paysages qu elle entraîne et par l impact de l activité en elle-même sur les milieux. L impact de l agriculture sur le milieu La prairie : Une spécificité du territoire en fort recul, menacée par l essor d une agriculture intensive et le déclin de l agriculture extensive D après la Chambre d Agriculture du Nord, les surfaces toujours en herbe (STH) recouvrent moins d'un quart des terres cultivées dans le Nord. Avec la disparition de l élevage laitier dans de nombreux secteurs, les prairies ont été retournées et mises en culture (Flandres, Cambrésis). En revanche, dans le sud du département, spécialisé en élevage bovin, le bocage demeure bien installé (plaine de la Scarpe, Avesnois). Sur le territoire du SCoT, la superficie des Surfaces Toujours en Herbe (73 ha) représente près de 6, % de la Surface Agricole Utile (8 ha) contre 3 ha de terres labourables (39,3 % de la SAU). La prairie est généralement entourée de haies qui font office de clôture et servent d abri aux animaux contre la pluie, le vent ou le soleil. Cette haie produit du bois de chauffage ou de piquets, des fruits ou des baies, et constitue un refuge de biodiversité. On sait qu elle a aussi un rôle préventif contre les inondations et l érosion des sols. Cette organisation a largement modelé la physionomie du territoire. Néanmoins, une évolution des modes de production entraîne un recul assez flagrant du paysage bocager. En effet, entre 979 et, la Surface Toujours en Herbe est passée de 76 7 ha à ha. Elle représentait près de 7, % de la SAU en 979 contre,3 % en (soit une évolution d environ - 3 %). À l inverse, la superficie des terres labourables est passée de 9 ha en 979 à ha, soit une augmentation de près de %. Une évolution qui va entraîner un changement radical de la physionomie du territoire, lequel aura lui-même un impact très fort sur l environnement, notamment, sur la qualité des eaux, de l érosion... Les impacts de l élevage On a vu que la filière de l élevage des bovins connaissait des évolutions très importantes : baisse du nombre d exploitations agricoles ayant des vaches laitières (les /3 des exploitations ont disparu), hausse du nombre de têtes de bétail (8 en 979 contre 69 en ), phénomène de concentration des exploitations et augmentation significative des individus par troupeaux (3 têtes en 979 à 8 têtes en ). Par ailleurs, si l impact des élevages porcins tend à disparaître, celui des élevages de poulets connaît un accroissement très important. En effet, la concentration des élevages avicoles entraîne des concentrations de volailles très importantes. Ainsi, en 979, si le nombre moyen de têtes de volailles par exploitations était de 8 (sur 3 66 exploitations), il est passé à 99 en moyenne en pour 76 exploitations. L une des conséquences majeures de ces évolutions est la création d exploitations ayant un fort impact sur l environnement. Ce sont les Installations Classées pour la Protection de l Environnement (ICPE) agricoles. En 9, la DREAL a recensé 6 ICPE soumises à déclaration et à autorisation sur le territoire. La définition d une ICPE est donnée par le Livre V, Titre I, art. L - du Code de l environnement (loi du 9 juillet 976). "Une installation classée pour la protection de l environnement est une installation fixe dont l exploitation présente des risques pour l environnement." La lecture de la carte de localisation des ICPE montre leur concentration dans le sud du territoire, notamment Floyon (), Prisches (), Cartignies (3) Étrœungt () et Landrecies (8) ou Wignehies (). À l inverse, les cantons de Trelon, Berlaimont ou le Quesnoy ouest ne sont que très peu concernés par les ICPE agricoles.
42 Nombre d Établissements Classés Pour la Protection de l Environnement(ICPE) par commune N Source : Direction Départementale des Services Vétérinaires (DDSV) - Aucun De à De 6 à De à L'AGRICULTURE
43 Agriculture et eau Généralités Le territoire du SCoT s inscrit à la fois sur le bassin versant de la Sambre et sur celui de l Escaut. Ces deux territoires sont soumis à un usage agricole aux caractéristiques divergentes : le territoire concerné par le bassin versant de l Escaut est globalement soumis à une augmentation des surfaces labourables au détriment des élevages, et notamment au profit du maïs, le territoire concerné par le bassin versant de la Sambre est concerné par le maintien des structures pastorales traditionnelles mais doit faire face à une augmentation des surfaces boisées et, dans une moindre mesure, de l urbanisation. Concernant les cultures La SAU représente 9,6 % du territoire du SCoT. Globalement, dans la Sambre Avesnois, l usage agricole engendre moins de risques de ruissellement des eaux pluviales et de pollution que sur d autres territoires car la Surface Agricole Utile (SAU) est occupée à 6 % par des prairies. De plus, l usage agricole diminue (- 9,3 % de la SAU entre 979 et ), essentiellement au profit de la forêt et de l urbanisation. Pourtant, l ensemble de l arrondissement peut potentiellement connaître des problèmes de ruissellement et de pollution des eaux liés à l évolution de l agriculture : les surfaces prairiales ont baissé de 3 % alors que les terres labourables ont augmenté de 7, % et les surfaces en maïs ont été multipliées par 3 de 979 à (de 6 ha à 9). Or, les céréales comme le maïs représentent un risque potentiel de pollution et de ruissellement si aucune pratique alternative n est adoptée du fait de l utilisation de fertilisants et produits phytosanitaires, et du sol nu ou pratiquement nu l hiver, lors des fortes pluies. S ajoute à cela une tendance à l augmentation de la taille des parcelles (arrachage des haies) et à la diminution du taux de matière organique des sols, ce qui accentue le risque d érosion. De plus, le territoire est concerné par des pentes souvent fortes, ce qui accentue localement le ruissellement. D après les chiffres du RGA, les surfaces irriguées ne concernent que ha en (contre 3 ha en 979) essentiellement concentrées dans les cantons de et du Quesnoy ouest, liées à l importance de l agriculture céréalière et principalement à la culture du maïs, grosse consommatrice d eau. Les surfaces concernées ne sont pas suffisantes pour avoir un impact sur la ressource en eau. Concernant l élevage Globalement, près de % des exploitations possèdent des vaches laitières et l élevage avicole concerne tout de même 38 % des exploitations. Ceci entraîne la nécessaire gestion des quantités d azote issues des déjections animales. Ces dernières participent au système de la fertilisation azotée et peuvent donc participer, lorsqu il est mal géré, à des pollutions diffuses (épandage des effluents) mais aussi ponctuelles (collecte et stockage des effluents) des ressources en eau. Les risques de pollution, d érosion et de perturbation de l hydrologie sont présents sur le bassin versant. Pourtant cette pression agricole varie fortement entre les cantons : les cantons de Hautmont et Maubeuge nord sont des secteurs ayant potentiellement une pression plus importante vis-à-vis de la ressource en eau par rapport à la forte proportion de terres labourables (+ de 6 % de la SAU), avec une part de maïs qui peut être importante, notamment à Hautmont. Sur le canton de Hautmont, la surface drainée est importante (6 % de la SAU) ; les cantons de et Avesnes-sur- Helpe sud, avec une Surface Toujours en Herbe (STH) supérieure à 8 % de la SAU, ont un potentiel de pollution agricole peu important. Pourtant la situation est fragile car ce sont des cantons très touchés par l augmentation des surfaces labourées (notamment au profit du maïs). Pour le canton de, la SAU diminue au profit de la forêt. Malgré une présence importante de prairies sur les cantons d Avesnes nord et sud, il est à noter que, sur ces secteurs, près d un quart des travaux de drainage a été réalisé en zone de crue centennale ce qui n est pas sans avoir un impact tant hydraulique qu écologique ; le canton de Berlaimont a vu sa SAU diminuer drastiquement entre 979 et (6 39 ha puis 38 ha, soit une baisse de 6 % notamment à cause de la commune même de Berlaimont ( 8 ha à 97 ha sur la période) au profit de l urbanisation, ce qui a un impact sur l augmentation du risque d inondation ; les cantons de Maubeuge sud et Solrele-Château ont une pression agricole vis-à-vis de la ressource en eau liée à la présence importante de surface de culture de maïs (respectivement 9 et 7 % de la SAU). Ces secteurs ont une surface drainée importante ( % et 3 % de leur SAU). Étant donné que le drainage, sur ce secteur, concerne plus les plateaux que les vallées, l impact hydraulique serait plus à privilégier que l impact sur les zones humides ; le canton de Landrecies subit une pression agricole importante vis-à-vis de la ressource en eau. En effet, la SAU représente 83 % de la surface communale et le canton a subi une augmentation des terres labourables (3 % de la SAU en ) surtout au profit du maïs (surface multipliée par ). Globalement une situation encore favorable à la protection de l eau, malgré une évolution inquiétante Sur le bassin versant de la Sambre, la SAU a diminué de 9, % entre 979 et au profit de la forêt et de l urbanisation. Si la forêt peut être considérée comme une occupation du sol favorable à la ressource en eau, l urbanisation induit une imperméabilisation des sols (par la multiplication des zones d activités et de parkings). Ceci accentue le ruissellement et diminue le stockage de l eau par le sol. La présence importante de Surface Toujours en Herbe (STH = 6, % de la SAU) par rapport à la moyenne nationale (33 %) montre que l usage agricole préserve globalement mieux la ressource en eau que sur les autres territoires français. Néanmoins ce constat doit être nuancé par la baisse de 3 % des surfaces de prairie entre 979 et et par le phénomène de concentration des élevages bovins. De plus, sur la même période, la surface des terres labourables a augmenté de 7 %. Cette évolution est préoccupante à terme car elle aggrave potentiellement le risque de pollution par l utilisation de fertilisants et de produits phytosanitaires. La multiplication des surfaces de maïs par 3 est également préoccupante car cette culture favorise la concentration en nitrates de la solution du sol. Ainsi cette augmentation des surfaces labourables et du maïs couplée à une diminution de la surface en herbe, entraîne une augmentation des pressions polluantes sur la ressource en eau. Néanmoins ce constat à l échelle du bassin versant varie énormément, comme nous venons de le voir, suivant les cantons. D après Proposition d état des lieux du SAGE de la Sambre SMPNR Avesnois /79 PP/SG/RLM_ 3
44 ...à nuancer suivant les cantons 6 Canton d Avesnes-sur-Helpe nord Canton d Avesnes-sur-Helpe sud Canton de Canton de Berlaimont Canton de Hautmont Canton de Landrecies Canton de Le Quesnoy est Canton de Le Quesnoy ouest Canton de Maubeuge nord Canton de Maubeuge sud Canton de Solre-le-Château Canton de Ce canton se distingue par un pourcentage important (68%) d exploitations agricoles qui ont un élevage laitier mais également par l importance des surfaces labourables. On peut donc supposer que s y exerce une pression plus importante concernant l épandage des effluents agricoles. Dans ce canton, l agriculture est un usage largement dominant avec une SAU supérieure à 7 % et où la production laitière est très présente : 6 % des exploitations agricoles ont un élevage laitier. Comme la prairie est quasiment le seul type d occupation du sol agricole avec 83 % de la SAU en, on peut dire dans un premier temps que l usage agricole n induit pas une pression importante sur la ressource en eau. Néanmoins l équilibre semble instable car c est un des cantons les plus touchés par l augmentation des terres labourables entre 979 et. Si les terres labourables représentent seulement 6,6 % en, ces surfaces ont été multipliées par, entre 979 et et ceci au profit des céréales (surface multipliée par,3) et du maïs (surface multipliée par 7). Ce canton se distingue par une présence plus importante d élevage avicole (8 % des exploitations) que d élevages bovins (38%). C est un canton qui se caractérise par une part importante d élevage avicole ( % des exploitations) et par une forte baisse de la SAU (entre à 3 %). Ceci est dû à une urbanisation croissante. Cette imperméabilisation des sols (par la multiplication des zones d activités et de parkings) accentue le ruissellement et diminue le stockage naturel de l eau par le sol et, ainsi, aggrave le risque d inondation. Avec une SAU supérieure à 7 % composée en majorité de terres labourables, ce canton pèse particulièrement sur la ressource en eau, d autant plus que le maïs et les céréales sont très présents avec respectivement 9% et 3 % de la SAU en. C est un canton où la situation est à surveiller car l agriculture y est un usage largement dominant (SAU = 83 % de la surface cantonale) alors que c est un des cantons les plus touchés par l'augmentation des terres labourables (surfaces multipliées par 3, avec 3, % de la SAU en consacrée aux terres labourables) surtout au profit du maïs (surface multipliée par ). L agriculture n est pas un usage dominant (SAU inférieure à %) du fait de la présence de la forêt de Mormal ce qui limite, sur ce secteur, les pressions agricole sur la ressource en eau. En revanche, ce sont des cantons tournés vers la production céréalière : 3 % de la SAU est en céréales en et seules % des exploitations ont un élevage laitier. C est un canton où les pressions agricoles peuvent être importantes en fonction de la manière dont sont conduites les parcelles. En effet, c est un des cantons les moins orientés vers la production laitière (36 % des exploitations agricoles ont un élevage laitier). Il est par ailleurs plutôt caractérisé par des terres labourables (66 % de la SAU) avec surtout une présence forte des céréales (3, % de la SAU en ). Il est à noter une part relativement importante de la culture de betterave industrielle et de cultures sous contrat (pommes de terre et légumes) avec respectivement : 7 % et, % de la SAU. Ce canton a également subi une concentration de l élevage avicole avec une multiplication par du nombre de têtes. C est également un canton où la pression agricole est potentiellement importante car c est un des cantons où le maïs est très présent : 9 % de la SAU. De plus, ce canton a subi une concentration des élevages avicoles avec une multiplication par du nombre de têtes. Même si ce canton est celui où la production laitière est très présente (7 % des exploitations agricoles ont un élevage laitier), la situation est potentiellement préoccupante pour la qualité de la ressource en eau car la culture du maïs est particulièrement présente avec 7% de la SAU. C est un canton où, a priori, l usage agricole est peu préoccupant pour la qualité de la ressource en eau. En effet, l agriculture n est pas un usage dominant (SAU inférieure à %), notamment à cause de la présence de forêts et de plus, la prairie est quasiment le seul type d occupation du sol agricole avec 8, % de la SAU en. Enfin, le maïs y est très peu présent : 8% de la SAU. En revanche, cette situation est fragile car le canton se caractérise par une très forte diminution de la SAU (- 6 %) depuis 979. Entre 979 et, plus qu au grignotage de la surface agricole par l urbanisation, ce secteur est confronté au retrait de l activité agricole (- % des exploitations agricoles). Les pâtures disparaissent au profit des friches et des boisements (- ha de STH). Si cette évolution va vers une protection accrue des ressources en eau, il ne faut pas occulter le fait que sur la SAU restante, les surfaces en céréales ( ha en ) et maïs ( ha) ont quadruplé depuis 979. Néanmoins les terres labourables ne représentent que, % de la SAU en. 6 Synthèse réalisé d après "Proposition d état des lieux du SAGE de la Sambre" SMPNR Avesnois /79 PP/SG/RLM_
45 Mesures et programmes d actions pour limiter les impacts de l agriculture sur la ressource en eau 7 Cette analyse, établie pour le bassin versant de la Sambre, est transposable aux autres bassins versants du territoire du SCoT Il y a une prise de conscience aujourd hui des menaces qui pèsent sur le sol et, indirectement, sur l eau. Elle se traduit notamment par des modifications de pratiques que l on pensait établies. Ces changements s appuient sur la réglementation ou se développent sur une base volontaire. Il existe ainsi un nombre important d actions menées sur le territoire qui ont un impact direct ou indirect sur la qualité des eaux : les cahiers de l herbe, l opération fertimieux, la collecte des déchets agricoles (en, 3 tonnes de déchets collectés au sein de l opération Big-Bag), programme de diminution des pollutions Concilier agriculture et environnement à partir d obligations réglementaires. DIRECTIVE NITRATE : LE BASSIN VERSANT EST CLASSÉ ENTIÈREMENT EN ZONE VULNÉRABLE Etablie par l Union Européenne en 99, elle a pour objectif principal la protection des eaux superficielles et souterraines contre les risques de pollution azotée d origine agricole.. L ÉCO-CONDITIONNALITÉ DES AIDES En juin 3, la réforme de Luxembourg a introduit dans la Politique Agricole Commune (PAC) la notion d éco-conditionnalité, c est-à-dire l obligation de respecter des règles pour bénéficier des paiements découplés. Ainsi, pour obtenir les aides de l Europe, les agriculteurs doivent respecter 3 éléments : les directives et règlements européens existants sur l environnement (ex : la Directive Nitrates), l identification des animaux, la sécurité sanitaire et le bien-être animal, les Bonnes Conditions Agricoles et Environnementales (BCAE) : mise en place d une surface minimale en couvert environnemental (bandes enherbées le long des cours d eau ), non brûlage des résidus de culture, diversité des assolements, entretien minimal des terres, maintien des terres en pâturage permanent le maintien des surfaces nationales de prairies permanentes. 3. MISE AUX NORMES DES EXPLOITA- TIONS AGRICOLES : PROGRAMME DE MAÎTRISE DES POLLUTIONS D ORI- GINE AGRICOLE (PMPOA) Depuis 99, l État, les Collectivités Territoriales (Conseil général et Conseil régional) et les Agences de l Eau Artois Picardie ont aidé les éleveurs de taille importante à financer des études et des travaux pour la maîtrise des pollutions liées aux effluents d élevage (mise aux normes obligatoire).. LES CONTRAINTES AGRICOLES SUR LES PÉRIMÈTRES DE PROTEC- TION DES CAPTAGES Dans le cadre des procédures de protection des captages, l hydrogéologue agréé émet des prescriptions afin de limiter les risques de pollution de l eau (Source : Chambre d Agriculture). De nombreuses actions volontaires pour diminuer les impacts sur la ressource en eau. DES CONTRATS POUR MAINTENIR LES PRAIRIES ET LES HAIES : DES MESURES AGRI-ENVIRONNEMEN- TALES (MAE) AUX CONTRATS D AGRICULTURE DURABLES (CAD) Des contrats de ans entre l État et l agriculteur Un soutien peut être accordé aux agriculteurs qui utilisent, pour une durée minimale de ans, des méthodes de productions agricoles conçues pour protéger l environnement et préserver l espace naturel (agri-environnement) afin d encourager des formes d exploitation compatibles avec la protection de l environnement. Les Mesures Agri-Environnementales (MAE) Les MAE, issues de la réforme de la Politique Agricole Commune, ont été mises en place sur le territoire du Parc Naturel Régional de l Avesnois en 99 et se sont déclinées par opérations locales en faveur du bocage : l opération locale "Haute Vallée de l Helpe Majeure", l opération locale "Vallée de la Sambre", l opération locale "Maintien du Bocage", l opération locale "Forêt de Mormal". Sur le territoire du PNR, 6 agriculteurs se sont portés volontaires pour préserver et entretenir au total 7 ha de prairies et 3 3 km de haies sur le territoire du Parc. Les Contrats Territoriaux d Exploitation (CTE) L année a vu la mise en place des CTE "Pays d herbage" sur le territoire du Parc et sur le département de l Aisne. Les Contrats d Agriculture Durable (CAD) À compter de 3, les MAE se sont appelées Engagements Agroenvironnementaux (EAE) et se contractualisent via le Contrat d Agriculture Durable (CAD). Le CAD est constitué de deux volets : économique et social d'une part et territorial et environnemental d'autre part.. UNE ACTION PILOTE POUR UNE AGRICULTURE RESPECTEUSE DE LA RESSOURCE EN EAU SUR LE SITE DE SAINT-AUBIN ET SARS- POTERIE Les acteurs du territoire ont souhaité développer un projet de diminution des pollutions pour mieux protéger leurs ressources en eau. Cette volonté a été inscrite dans la Charte du Pays Sambre Avesnois dès et validée dans le cadre du SAGE de la Sambre lors de la CLE du mars. 3. LES CAHIERS DE L HERBE La Chambre d Agriculture du Nord, l ADARTH et le Parc Naturel Régional de l Avesnois se sont associés afin d éditer des documents techniques à destination de la profession agricole. Cela se traduit par l édition de fiches techniques appelées "les cahiers de l herbe". Une thématique est abordée par livret.. DIMINUER LES APPORTS DE PRODUITS PHYTOSANITAIRES : L OPÉRATION PHYTOMIEUX Depuis 998, cette opération vise à rassembler des références techniques sur les pratiques phytosanitaires respectueuses de l environnement et à les communiquer auprès des agriculteurs.. ACCOMPAGNEMENT DU DÉVELOPPEMENT DE L AGRICULTURE RAISONNÉE La Chambre d Agriculture mène des opérations de communication/sensibilisation et est habilitée à réaliser des audits au niveau des exploitations agricoles souhaitant être conseillées pour évoluer vers l agriculture raisonnée (Source : Chambre d Agriculture). 6. ACCOMPAGNEMENT DU DEVELOP- PEMENT DE L AGRICULTURE BIOLO- GIQUE Le GABNOR (Groupement des Agriculteurs Biologiques du Nord-Pas de Calais) et la Chambre d Agriculture 7 D après Proposition d état des lieux du SAGE de la Sambre SMPNR Avesnois /79 PP/SG/RLM_
46 accompagnent les agriculteurs souhaitant faire évoluer leur système de production vers l agriculture biologique (Source : Gabnor). Agriculture et érosion des sols 8 Si le territoire du SCoT n est pas identifié comme une entité où les phénomènes d érosion agricole sont importants, il existe néanmoins des phénomènes localisés et surtout un risque d érosion. Et c est un phénomène qui peut être à l origine de ruissellements et d apports de matières en suspension et d éléments qui y sont adsorbés dans les cours d eau. Qu est ce que l érosion? L érosion des sols est due au ruissellement sur les parcelles lorsque les eaux de pluie ne peuvent plus s infiltrer dans le sol. Les deux causes principales de l érosion des sols sont : le ruissellement des eaux à la surface des sols nus accentué par la pente, la battance, le tassement des sols qui limitent l infiltration. Ce phénomène peut être renforcé par les remembrements ou la densification des infrastructures, le ruissellement des eaux à la surface du fait de la saturation du sol par une nappe existante ou une instabilité des couches souterraines. Les facteurs déclenchant ces phénomènes d érosion sont la texture du sol et la sensibilité à la battance, l occupation des sols, les précipitations et la pente. Le risque d érosion en Sambre Avesnois Le territoire ne semble pas connaître de manifestations franches d érosion hydrique des sols mais subit cependant des problèmes de ruissellement. Il suffirait sur ces zones d une modification d affectation des sols pour que l érosion se manifeste. La Sambre Avesnois est donc un territoire où potentiellement l érosion pourrait apparaître. On parle de territoire à risque. L analyse pédologique des sols fait apparaître un sous-sol principalement constitué de textures limoneuse et limono-argileuse. Or les sols limoneux sont sensibles à la battance, particulièrement s ils sont pauvres en argile et en matière organique. Ce facteur de risque pour l apparition de phénomènes de ruissellement et d érosion est à mettre en rapport avec l occupation du sol qui va empêcher ou au contraire faciliter l apparition de la croûte de battance. Les modifications d occupation du sol à l œuvre au sein du territoire du SCoT favorisent les phénomènes d érosion. Sur l ensemble du territoire, le risque d érosion n est pas à minimiser car l évolution récente de l agriculture augmente ce risque : tendance globale à l augmentation de la taille des parcelles, diminution des pairies (notamment sur les cantons de, Landrecies, et Avesnes-sur-Helpe sud), disparition des éléments tampons (haies, fossés, mares ) En effet, le couvert végétal des prairies atténue l impact des pluies et favorise une meilleure répartition du ruissellement grâce à un système racinaire abondant qui augmente la résistance du sol à l incision par les ruissellements et couvre le sol de manière totale et permanente. Le maillage des haies augmente également la rugosité de la surface du sol et favorise l infiltration et la rétention des eaux pluviales et ainsi permet de limiter les risques d érosion. Les cultures de printemps, les cultures d hiver semées tardivement (en septembre, novembre) le maïs (qui couvre peu le sol lorsqu il est en place) constituent les principales cultures à risques car elles laissent les terrains nus ou peu couverts l hiver si aucune culture intermédiaire n est implantée. Une croûte de battance peut s installer dès fin novembre. Ainsi, sur des terrains nus ou peu couverts, imperméabilisés par une croûte de battance, une pluie même faible déclenche un ruissellement important. Ce ruissellement entraîne une érosion diffuse. Ainsi la conversion en cours des prairies en terres labourables, qui est souvent accompagnée d arrachages de haies, augmente le risque d érosion. Les cantons de Hautmont, le Quesnoy est et ouest, et Maubeuge nord sont des secteurs où l occupation du sol (terres labourables majoritaires) augmente le risque d érosion. Les cantons de Maubeuge sud et Solre-le- Château doivent également être surveillés du fait de la présence importante de cultures de maïs, ainsi que les cantons de Landrecies et de Haumont dont les surfaces de mais sont en nette augmentation. Des secteurs comme Landrecies ou Avesnes-sur-Helpe sud sont à surveiller car leur occupation du sol est touchée par une augmentation importante des surfaces labourées notamment au profit du maïs. On peut également mettre en évidence le rôle de la mauvaise gestion des eaux pluviales dans l érosion. En effet, même si l origine agricole de l érosion n est pas à remettre en cause, l urbanisation crée de nouvelles surfaces imperméabilisées qui sont des vecteurs privilégiés de ruissellements. En effet, ces surfaces canalisent les ruissellements agricole et urbain directement dans les cours d eau. De plus l aménagement urbain entraîne généralement des aménagements (disparition des fossés le long des routes, talus et fossés non enherbés ou busés le long des routes) qui ont pour conséquences d augmenter les vitesses d écoulement et d entraîner les matières en suspension vers les cours d eau. Les cantons de Berlaimont et de Maubeuge nord sont particulièrement à surveiller. Source : "Étude contre l'érosion dans l'avesnois, diagnostic des phénomènes d'érosion. Livret guide de recommandations", juin, conférences ingénieurs-pnr Avesnois 8 D après Proposition d état des lieux du SAGE de la Sambre SMPNR Avesnois /79 PP/SG/RLM_ 6
47 Certains territoires, comme le Bavaisis, le Plateau Quercitain ou la Haute vallée de la Sambre, où les sols limoneux battants et très battants sont largement dominants avec plus de 8 % des superficies cultivées, sont donc des territoires présentant un risque vis-à-vis des phénomènes d érosion. Néanmoins, l occupation des sols peut permettre de limiter le risque érosif, ainsi, la couverture végétale forestière quasi continue sur le Plateau de Mormal permet de préserver les sols à caractère loessique. De même malgré une géomorphologie complexe, une forte pluviosité et un contexte géologique favorisant le ruissellement hypodermique, la couverture végétale quasi permanente (forêt, prairie permanente, bocage) protège le sol dans la Fagne de et la Fagne de la Solre. À l inverse, les cantons de Hautmont et Maubeuge nord où les terres cultivables sont majoritaires ainsi que les cantons de Maubeuge sud et Solre-le-Château (qui ont une part importante de maïs dans les assolements) doivent être surveillés car leur occupation du sol augmente les risques d érosion. Il a également été mis en évidence que la mauvaise gestion des ruissellements urbains (augmentation des zones imperméabilisées, disparition des fossés le long des routes, talus et fossés non enherbés ou busés le long des routes) pouvaient aggraver les phénomènes d érosion agricole en dirigeant les ruissellements agricoles et urbains directement dans les cours d eau, provoquer une augmentation des vitesses d écoulement et entraîner les matières en suspension vers les cours d eau. Le drainage agricole 9 Qu est ce que le drainage? Le drainage agricole est un aménagement hydraulique visant à réduire la quantité d eau du sol et entraînant des modifications du régime des eaux. Il est souvent accusé d aggraver les phénomènes d inondation et de pollution des eaux. Le drainage présente des avantages indéniables pour l agriculture même si les conséquences ne sont pas neutres : il réduit fortement le ruissellement à la parcelle en augmentant la capacité de stockage de l'eau dans le sol et la porosité des sols, il atténue à l échelle de la parcelle les débits de crues et les risques d'érosion en limitant le ruissellement de surface et la sédimentation des fossés mais à l échelle du bassin versant, les débits de crues peuvent être augmentés, il diminue le ruissellement de surface et le transport des particules solides qui lui est lié, limitant ainsi l'exportation de certains polluants entraînés vers les eaux de surface par ruissellement ; favorisant en revanche le lessivage des éléments solubles présents dans le sol, le drainage modifie le fonctionnement hydrologique des zones humides qui évacuent plus rapidement l'eau et perdent leur pouvoir naturel de régulation et d'épuration, voire disparaissent en totalité par assèchement. La faune et la flore qui leur sont associées sont en conséquence bouleversées. b. Le drainage dans l Avesnois Surfaces agricoles drainées Gussignies Houdain- lez- Gognies- Chaussée Bettignies Villers-Sire- Nicole Eth Bry Bettrechies Bellignies Taisnièressur-Hon Hon- Hergies Mairieux Bersillies Vieux-Reng Maresches Jenlain Villers-Pol Wargniesle-Grand Wargniesle-Petit Preux-au-Sart La Flamengrie Saint-waast Bermeries La Longueville Feignies Maubeuge Elesmes Assevent Boussois Marpent Jeumont Sepmeries Ruesnes Orsinval Frasnoy Gommegnies Amfroipret Obies Mecquignies Audignies Hargnies Vieux- Mesnil Neuf- Mesnil Louvroil Recquignies Rousies Colleret Cerfontaine Bousignies -sur-roc Poixdu-Nord Neuville- en- Avesnois Fontaineau-Bois Croix- Caluyau Forest-en- Cambrésis Le Quesnoy Ghissignies Beaudignies Vendegies -au-bois Salesches Preuxau-Bois Taisnières- en- Louvignies- Quesnoy Robersart Bousies Hecq Potelle Englefontaine Raucourtau-Bois Jolimetz Villereau Landrecies Locquignol Maroilles Berlaimont Sassegnies Thiérache Pont-sur-Sambre Aulnoye- Aymeries Leval Marbaix Dompierresur-Helpe Noyellessur-Sambre Monceau- St-Waast Boussièressur-Sambre Bachant St-Rémy- Chaussée Ecuélin Hautmont St-Rémydu-Nord Limont- Fontaine Saint-Aubin Saint-Hilaire sur-helpe Eclaibes Dourlers Avesnes-sur- Helpe Bas-Lieu Beaufort Floursies Semousies Ferrière-la- Grande Flaumont- Waudrechies Damousies Ferrièrela-Petite Wattigniesla-Victoire Beugnies Obrechies Dimont Choisies Dimechaux Felleries Ramousies Sars-Poteries Quiévelon Lez- Fontaine Solre -le- Château Aibes Solrinnes Eccles Bérelles Willies Beaurieux Clairfayts Hestrud Cousolre Eppe-Sauvage Avesnelles Sémeries Grand-Fayt Petit- Fayt Haut-Lieu Liessies Le Favril Cartignies Boulognesur-Helpe Sains-du-Nord Moustieren-Fagne Prisches Rainsars Baives Etrœungt Wallers- Parcelles drainées (en ha) 7 Beaurepaire- sur- Sambre Floyon Larouillies Féron Wignehies Fourmies Glageon Anor Ohain N Données non communiquées Source : Agreste, IGN GEO FLA 9 D après Proposition d état des lieux du SAGE de la Sambre SMPNR Avesnois /79 PP/SG/RLM_ 7
48 La première source quantitative du drainage dans l Avesnois est le Recensement Général Agricole (RGA). Mais cette donnée a de nombreuses limites : près du /3 des communes n ont pas communiqué de données concernant le drainage, le recensement se base sur le siège d exploitation et non pas sur la localisation des parcelles drainées, le contenu des questions posées aux agriculteurs concernant le drainage a évolué avec les années, ce qui ne permet pas une comparaison interannuelle. Les surfaces drainées dans le cadre de programmes collectifs représentent 3 % de la Surface Agricole Utile (SAU), soit environ ha. Une superficie en baisse depuis 979 où elle occupait alors 6, % de la SAU soit environ ha. Un constat plutôt favorable même si % des parcelles drainées sont réalisées dans les zones de crues centennales (Sambre, Deux Helpes et Solre), zone de régulation des crues et de présence de zones humides. Agriculture et air L activité agricole est principalement à l origine d émissions : d ammoniac (NH3) émis lors de l épandage des lisiers provenant des élevages d animaux ; de méthane, provenant majoritairement de la décomposition de la matière organique, dans le lisier par exemple. Les bovins contribuent également aux émissions de méthane, chaque adulte produisant de à 6 litres par jour de ce gaz à effet de serre. Avec un cheptel d environ 33 têtes de bétails, le territoire de l Avesnois rejette près de,3 millions de m 3 de méthane chaque année ; de protoxyde d azote ; de pesticides. En, l activité agricole est à l origine de 96 % des émissions d ammoniac et de % des émissions de méthane à l échelle régionale. En, le Nord-Pas de Calais est au 9 e rang à l échelle nationale, pour les émissions de méthane et au e rang pour les émissions d ammoniac. Si le territoire possède une proportion très importante de bovins par rapport au reste de la région, et est donc responsable davantage de rejets de gaz à effet de serres, la diminution du cheptel contribue à réduire son impact. L importante couverture forestière contribue également à compenser de manière sensible ces rejets. Agriculture et déchets L activité agricole génère des déchets plus ou moins toxiques (plastiques, ficelles, produits phytosanitaires, déchets d activités de soin ) issus du matériel, des bâtiments ou des pratiques culturales ou d élevage. Les déchets ont un impact bien réel. Leur gestion est confiée aux déchetteries ou aux éliminateurs agréés (DIB ou DIS). Pour certains déchets agricoles, une collecte est organisée pour minimiser les risques d infiltration des polluants vers les nappes souterraines. Il s agit notamment de la collecte des Produits Phytosanitaires Non Utilisables (PPNU) et des Emballages Vides de Produits Phytosanitaires (EVPP). En, il y avait six points de dépôt EVPP (coopératives ou négoces sur les communes de Feignies, Ferrière-la-Grande, Saint-Hilairesur-Helpe, Larouillies, Avesnes-sur-Helpe et Landrecies) et un point de dépôt PPNU (la coopérative agricole UNEAL de Feignies) (Source : Site Internet d ADIVALOR). Le Parc Naturel Régional (PNR) de l Avesnois et l Association de Développement Agricole et Rural de la Thiérache Hainaut (ADARTH) coordonnent la collecte annuelle de films d enrubannage, bâches d ensilage, ficelles et filets. Les agriculteurs volontaires peuvent retirer gratuitement de grands sacs appelés Big Bag auprès de coopératives-points de dépôt réparties sur le territoire du Parc. Une fois remplis de déchets, les producteurs peuvent les déposer sur différents points de collecte (6 exploitations agricoles réparties sur le territoire du Parc en ). Une participation de 8 /Big Bag ( % du coût de collecte) est demandée aux producteurs. En, 8 agriculteurs ont participé ; 66 Big Bag, soit 3 tonnes de déchets, ont été collectées. % de ces déchets (fils, ficelles et certains films d enrubannage) sont recyclés ; les autres % (bâches d ensilage et certains films d enrubannage) sont valorisés par incinération (la chaleur dégagée permet de produire de l électricité) (Source : PNR de l Avesnois). L agriculture est également traditionnellement consommatrice de pneumatiques usagées. Il faut rappeler que sont interdits l abandon, le dépôt dans le milieu naturel et le brûlage à l air libre des pneus usagés. La préférence est donnée à la valorisation chaque fois que les conditions techniques, économiques et géographiques le permettent. Considérés comme des détenteurs secondaires, les agriculteurs ne peuvent donc plus stocker de pneus. Néanmoins leur utilisation par les agriculteurs pour l ensilage, leur broyage ou leur découpage en vue d un traitement est considérée comme de la valorisation. Deux filières de réutilisation sont autorisées par décret : en milieu agricole, les pneumatiques usagés sont utilisés pour le maintien des bâches d'ensilage ; dans le domaine du génie civil, les pneumatiques usagés sont utilisés entiers ou découpés pour constituer des parements ou renforcer des remblais allégés (techniques PNEUSOL, PNEURESIL). Actions engagées sur le territoire en faveur de l agriculture Dans ce territoire où sont imbriqués les tissus urbains et ruraux, l'agriculture est un vecteur de dynamique économique du territoire, avec la nécessité de limiter la déprise agricole et en conduisant son activité actuelle vers un pôle d'excellence (élevage, industrie fromagère, forêt), mais également en s'orientant vers de nouvelles ouvertures telles que le développement d'énergies renouvelables et le tourisme vert. Les pôles d excellence rurale (PER) Toutes les mesures qui ont été prises se fondent sur une conviction : les territoires ruraux constituent des réservoirs de croissance et d excellence au niveau national et contribuent à l attractivité et au développement de la France. Leur rôle est essentiel dans la bataille pour l emploi et dans l engagement national en faveur du développement durable. 379 pôles labellisés L appel à projets "pôles d excellence rurale" a été lancé fin décembre avec l objectif de soutenir 3 initiatives locales porteuses de projets créateurs d emplois, innovants, ambitieux, bâtis autour de partenariats public-privé. Devant le dynamisme des acteurs locaux, ce sont finalement 379 projets qui ont été labellisés en un an. Les projets sélectionnés représentent un investissement de,9 milliard d euros. Ils devraient permettre la création de 3 emplois dont 3 directs. L État réserve 3 millions d euros aux PER labellisés. Au-delà des dispositions prises, notamment en matière d organisation des territoires ruraux et de développe- 8
49 ment de l ingénierie territoriale, il importe désormais d apporter un nouvel élan aux projets qui émanent des territoires ruraux. C est l ambition de la politique des "pôles d excellence rurale". La politique des pôles d excellence rurale, menée et financée par l'état, vise à répondre à une série d enjeux nationaux et d ambitions prioritaires pour l État. Elle vise également à reconnaître le rôle et les services spécifiques que les territoires ruraux sont à même de rendre aujourd hui. Le territoire du SCoT compte deux pôles d excellence pour la promotion des richesses naturelles, culturelles et touristiques : valorisation économique du Territoire de Fourmies- : l objectif d excellence du Territoire de Fourmies- est de valoriser les matériaux Pierre et Bois dans le cadre de la relance de ces filières organisées autour du développement d unités artisanales de production et d exploitation innovantes de ces deux matériaux, en termes économiques, culturels et touristiques ; Maison du Pays du Maroilles : ce projet, localisé à Maroilles, dans l arrondissement d Avesnes-sur-Helpe et au sein du Parc Naturel Régional, vise à permettre la découverte du fromage de Maroilles et à mettre en scène son rapport avec le territoire. Ce projet vise également, par le développement de l éducation au goût, à valoriser les produits locaux et à initier un "tourisme du goût". Les territoires ruraux sont porteurs de richesses patrimoniales parfois insuffisamment valorisées. La promotion de ces ressources, qu elles soient naturelles ou culturelles, reposant sur un savoirfaire, des labels de qualité, est un facteur de mobilisation et de dynamisation des populations des territoires ruraux, en même temps qu un facteur de développement économique. "Plantons le décor" Depuis 983, l opération "Plantons le décor" est l une des initiatives d Espaces naturels régionaux en faveur de la préservation du paysage. Cette opération est coordonnée par le Centre Régional de Ressources Génétiques et est relayée par 7 territoires du Nord-Pas de Calais, partenaires de l opération. "Plantons le décor" propose à la population régionale près de espèces d arbres, d arbustes et de fruitiers adaptés au sol et au climat du Nord-Pas de Calais. Le projet "Plantons le Décor" qui allie une reconfiguration complète du paysage bocager, qui fait participer les habitants et qui développe aussi la filière "bois chauffage" pour les agriculteurs. L opération propose ainsi aux habitants notamment variétés fruitières anciennes de l Avesnois. Le développement d une agriculture de qualité Les évolutions récentes de l agriculture du territoire concernent les modes de production avec le développement de l agriculture sous signes de qualité, l utilisation de la proximité et du paysage pour le développement de la diversification, et les réponses apportées aux attentes actuelles de la société. 6 exploitations ont ainsi souscrit aux Mesures Agri-Environnementales (MAE de l Union européenne) et dossiers de Contrats Territoriaux d Exploitation (CTE) ont été signés. Les enjeux liés à la réforme de la Politique Agricole Commune Tendances d évolution de la région de la Thiérache La Thiérache comptait moins de 7 exploitations professionnelles en, dont en système de production laitière herbagère ; il pourrait n en rester qu environ 3 en. L élevage restera la spécialisation dominante mais le volume de production de lait de la région ne pourra se maintenir qu au prix d une intensification du système, en augmentant le nombre de vaches laitières par exploitation (,8 fois le nombre actuel) et en comptant sur l attribution de quotas laitiers supplémentaires, non liés au foncier. On devrait assister à la réduction forte des céréales, et à leur remplacement par le maïs fourrager ; le risque d abandon des terres les plus difficiles est important ; il pourrait concerner 3 à hectares, peu pâturés et entretenus. L accompagnement technique des exploitations devra mieux s adapter à la spécificité des exploitations herbagères. Tendances d évolution des filières et structures agricoles Évolutions de l économie agricole La diminution du nombre d exploitations devrait suivre un rythme élevé. Le découplage des aides exposera directement les exploitations aux fluctuations des cours mondiaux (tassement des prix des matières premières, baisse des aides publiques). Au total, les revenus à l hectare des exploitations sont certainement amenés à baisser. Les transferts d exploitations s accéléreront. Les exploitations à gestion patrimoniale et à faible niveau de production seront certainement plus nombreuses. La disponibilité de main-d œuvre salariée posera certainement des problèmes de plus en plus aigus ; de nouvelles formes d entreprises (capital) et d organisation du travail se développeront. Les situations d exploitations pluriactives seront également certainement plus nombreuses. Conséquences au niveau des filières La production régionale laitière est menacée : le maintien ou la faible réduction ( %) de la production régionale est conditionné à une augmentation forte du cheptel par exploitation (,8 fois le nombre actuel moyen de vaches par exploitation), et au transfert de quotas non lié au foncier entre les zones de production. Pommes de terre et légumes : la concurrence exercée par de nouvelles exploitations et zones de production européennes devrait augmenter ; la production régionale va se concentrer mais peut espérer se maintenir, compte tenu de son niveau technique. Betterave à sucre : la baisse de rentabilité de la culture est inévitable ; elle pourrait entraîner une baisse de la production régionale au moins dans les régions diversifiées (Flandre, Ternois, Béthunois). Céréales : selon l évolution des marchés mondiaux (influence des pays émergents), la production régionale pourrait se maintenir. Les productions non alimentaires : elles présentent des opportunités de diversification extrêmement intéressantes en particulier dans les zones polluées par les sites industriels ; le développement des biocarburants pourrait donc ouvrir de nouveaux débouchés. Dans tous les cas de figure, le maintien du niveau de production régionale est conditionné à l adaptation des exploitations au niveau de leurs surfaces de production : la baisse de rentabilité à l hectare et la baisse du nombre d exploitations devront être compensées par une forte augmentation des surfaces de chaque exploitation (cf. les exemples suivants). Le niveau minimum des contrats industriels, les investissements matériels et l amélioration technique joueront également un rôle important dans cette concentration. D après "Les modifications de la Politique Agricole Commune : conséquences économiques, environnementales et territoriales pour l agriculture de la région Nord-Pas de Calais", Raphaël Martinez Octobre 9
50 Évolution des structures Ramenées à l ensemble de la région Nord-Pas de Calais, les hypothèses d évolution des systèmes de production pourraient avoir les conséquences suivantes, à l échéance de : le nombre des exploitations professionnelles pourrait passer de à 7 3 ; si elles se maintiennent au rythme actuel, le nombre d installations serait de l ordre de annuellement ; sur le rythme actuel, la Surface Agricole Utile passerait de 8 à 79 hectares, soit une baisse de hectares ; selon ces hypothèses, la surface agricole utile passerait de 67 à 9 hectares en moyenne régionale ; l hypothèse retenue par les experts est celle d une utilisation totale de l espace et d une concentration des moyens de production pour conserver des exploitations économiquement viables. À titre d exemple en Thiérache, le système de production agricole le plus commun pourrait évoluer de la façon suivante pour les exploitations d élevage herbager : nombre d exploitations passant de 3 en à en, nombre moyen de vaches passant de en à 7 en, surface en herbe passant de 3 hectares en à hectares en. Aucune donnée plus précise n est fournie concernant le reste de la Sambre Avesnois. Évolution probable des impacts agricoles Dans l ensemble, les impacts agricoles vont diminuer. Cette diminution peut cependant ne pas être sensible à ou ans, en raison de la forte résilience de certaines pollutions (teneur en nitrates des eaux souterraines par exemple). l accumulation de métaux lourds dans le sol par l usage des fertilisants pourrait devenir une question embarrassante l augmentation des prélèvements à usage agricole peut engendrer des conflits d usage, notamment en secteurs périurbains, mais cet impact sera a priori très localisé, la concentration et la spécialisation agricole sont susceptibles d accentuer les problèmes d érosion, et de réduire la diversité écologique et paysagère, l enfrichement de certains secteurs délaissés par l élevage peut être une opportunité pour augmenter la surface forestière et la biodiversité régionale. Pistes de réflexion Principaux enjeux La pérennité de l activité agricole du territoire passe par le maintien et le développement du tissu agricole dense, bien réparti sur le territoire et s appuyant sur l acte de production, par une gestion de l espace adaptée à ces réalités aussi bien en zone rurale (valorisation de l herbe et du bocage, lien entre produit et territoire), qu en zone urbaine (gestion économe de l espace), en encourageant sa multi-fonctionnalité (activités d accueil, actions en faveur du paysage, de l environnement, des échanges ville-campagne) et en surmontant les craintes liées au passage en zone vulnérable, aux mises aux normes et à la nouvelle réforme de la Politique Agricole Commune. Enjeux économiques Amélioration et renforcement des filières dans leur ensemble, de l amont à l aval, en particulier la filière bovine, lait et viande, mais aussi la filière maraîchère, et enfin la filière horticole. Démarches qualité, en particulier cahiers des charges pour les industries agroalimentaires. Répondre à la demande du marché. Développement de la vente directe en CONTRIBUTION DE L'ÉTAT EN RÉGION AU SCHÉMA DES SERVICES COLLECTIFS DES ESPACES NATURELS ET RURAUX - RÉGION NORD-PAS DE CALAIS AVESNES-SUR-HELPE
51 milieu péri-urbain. Promotion des produits du terroir. Valorisation de la production agricole régionale par des produits typés. Assurer la qualité, la traçabilité et la sécurité alimentaire. Améliorer la commercialisation des produits (notamment au plan régional). Enjeux environnementaux Réduction des intrants : protection de la ressource en eau (qualité). Maîtrise des effluents. Amélioration de la qualité des cours d eau. Élimination des déchets. Intégration paysagère des exploitations. Entretien des espaces naturels et ruraux. Maintien de la biodiversité. Enjeux sociaux Maintien de l emploi en milieu rural. Péri-urbanité. Accueil à la ferme. Entretien des patrimoines naturels et architecturaux ruraux. Communication sensibilisation promotion. Pour aller plus loin Le diagnostic agricole, commandé par le Syndicat mixte du SCoT à la Chambre d agriculture du Nord, doit, à partir de données de terrain plus récentes, venir compléter ce présent diagnostic, en particulier sur les actions en faveur du développement de l agriculture.
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