CANCER DU POUMON ACTION-RÉACTION!

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "CANCER DU POUMON ACTION-RÉACTION!"

Transcription

1 CANCER DU POUMON ACTION-RÉACTION! F O R M A T I O N C O N T I N U E // M me Bouchard, 65 ans, se présente à votre cabinet pour une toux sèche et persistante depuis un mois avec une légère dyspnée. Elle vous rappelle fièrement qu elle a cessé de fumer il y a plus de vingt ans. Cependant, elle s inquiète, car elle a remarqué, la semaine dernière, un filet de sang dans ses expectorations. Il s agit fort probablement d une bronchite, mais vous ne voulez pas écarter la possibilité d un cancer du poumon. Quelles actions devez-vous entreprendre pour vous assurer d une démarche efficace et éliminer le pire? Giovanna Speranza, François Rodier et Céline Devaux En 2013, le cancer du poumon représentait 27 % de tous les nouveaux cas de cancer au Canada et était la première cause de mortalité par cancer (plus de 25 %) 1. La fumée du tabac en est responsable la plupart du temps, mais d autres facteurs de risque incluent l exposition à divers carcinogènes (ex. : amiante, radon ou nickel) et à des microparticules en milieu de travail (ex. : silicose, poussière de bois) ainsi que les antécédents personnels de bronchopneumopathie chronique obstructive ou de fibrose pulmonaire et des antécédents familiaux de cancer du poumon ou de la sphère ORL. Même les patients sans facteurs de risque apparents peuvent souffrir d un cancer du poumon. D un point de vue histologique, le cancer du poumon se classe en cancer à petites cellules (15 % des cas) et en cancer non à petites cellules (85 % des cas) 2. Le cancer non à petites cellules comprend principalement l adénocarcinome, le carcinome épidermoïde et le carcinome à grandes cellules. La biologie, la stadification et le traitement diffèrent considérablement entre les deux types. Aussi, les récentes percées dans la pathogenèse moléculaire et l arrivée de traitements dits ciblés ont modifié l approche. Non seulement le diagnostic histologique précis s avère déterminant, mais l identification moléculaire appropriée influe sur le traitement des récidives ou des métastases. En présence de symptômes non spécifiques (ex. : perte de poids ou fatigue) ou fréquents (ex. : toux et dyspnée), qui peuvent parfois dissimuler un cancer du poumon, comment établir un diagnostic pouvant bénéficier à chaque patient individuellement? La D re Giovanna Speranza, oncologue médicale, la D re Céline Devaux, hémato-oncologue et le D r François Rodier, pneumologue, exercent tous les trois au Centre hospitalier Charles-Le Moyne, à Greenfield Park, et sont professeurs au Département de médecine de l Université de Sherbrooke. TABLEAU I Signes et symptômes FRÉQUENCE DES SIGNES ET SYMPTÔMES INITIAUX DU CANCER DU POUMON 4 Fréquence Toux 8 % 75 % Perte de poids 0 % 68 % Dyspnée 3 % 60 % Douleur thoracique 20 % 49 % Hémoptysie 6 % 35 % Douleur osseuse 6 % 25 % Hippocratisme digital 0 % 20 % Fièvre 0 % 20 % Asthénie 0 % 10 % Obstruction de la veine cave supérieure 0 % 4 % Dysphagie 0 % 2 % Sibilances 0 % 2 % COMMENT RECONNAÎTRE LE TABLEAU CLINIQUE? Seule une minorité de personnes ne présente pas encore de symptômes au moment du diagnostic 2. Il s agit alors souvent d une découverte fortuite à un stade précoce. Les lésions solitaires de 3 cm ou moins avec bilan d extension négatif font généralement l objet d une opération. Sinon, une orientation en pneumologie est à envisager 3. Il est important de connaître les tableaux variés du cancer du poumon afin de faciliter l évaluation diagnostique et les décisions thérapeutiques subséquentes. Le tableau I 4 énumère les si gnes et les symptômes initiaux du cancer du poumon. En raison de la diversité des tableaux cliniques, les prochaines actions dépendront des réponses aux questions suivantes : h Qui doit-on envoyer à l urgence? h À qui doit-on prescrire une radiographie pulmonaire ou une tomographie axiale? lemedecinduquebec.org 25

2 TABLEAU II SYMPTÔMES QUI DEMANDENT UNE ORIENTATION À L URGENCE TABLEAU III INDICATIONS DE RADIOGRAPHIE PULMONAIRE h h Signes d obstruction de la veine cave supérieure : dyspnée, œdème du visage et du bras droit, distension des vaisseaux sanguins cervicaux et thoraciques h Stridor h Hémoptysie massive h Nouveaux symptômes neurologiques évocateurs de métastases cérébrales ou de compression médullaire Source : Del Giudice L, Young S, Vella E et coll. Referral of suspected lung cancer by family physicians and other primary care providers. Program in Evidence-based Care Evidence-Based Series No Toronto : Cancer Care Ontario ; Site Internet : UserFile.aspx?fileId= (Date de consultation : mai 2014). Reproduction autorisée. Qui doit-on orienter en pneumologie ou vers une équipe d évaluation pulmonaire? Et quels seront alors les principaux examens paracliniques effectués? En 2011, le programme Action Cancer Ontario a créé un guide de recommandations à l intention des médecins ou des professionnels de la santé en première ligne qui soupçonnent un cancer du poumon 4. Il est possible de faire ressortir de cet outil certains éléments adaptables à notre réalité québécoise. ALORS QUI DOIT-ON ENVOYER À L URGENCE? Une orientation à l urgence est de mise si les symptômes énumérés dans le tableau II 4 sont présents. À QUI DOIT-ON PRESCRIRE UNE RADIOGRAPHIE PULMONAIRE? La bronchite est la cause la plus fréquente d hémoptysie. Cependant, si elle persiste, même en petite quantité, chez des patients ayant des facteurs de risque, la possibilité d une tumeur endoluminale doit être envisagée malgré une radiographie pulmonaire normale. Après la radiographie pulmonaire (tableau III 4 ), lorsqu il y a présomption de cancer, l attention en soins primaires doit se porter sur l orientation en pneumologie et l obtention d une tomographie axiale, idéalement avec agent de contraste, de la base du cou jusqu en dessous des surrénales dans un délai de quelques semaines. Le pneumologue ou l équipe d évaluation pourra poursuivre les examens d imagerie complémentaires. Toutefois, les symptômes attirant l attention (douleur osseuse, céphalées) pourront aussi faire l objet d autres examens en première ligne. Le syndrome de Pancoast est associé à une tumeur de l apex du poumon. La vigilance s impose en présence d un Il est suggéré de procéder rapidement (en quelques jours) à une radiographie pulmonaire si les symptômes suivants sont présents : h hémoptysie h hippocratisme digital nouveau h adénopathie douteuse h dysphagie h caractéristiques évoquant des métastases à distance : hépatiques, cérébrales, surrénaliennes, osseuses h caractéristiques évoquant un syndrome paranéoplasique OU Symptômes ou signes persistants parmi les suivants : h toux h perte de poids ou d appétit h essoufflement h douleur au thorax ou à l épaule h signes thoraciques anormaux (ex. : sibilances, râles, etc.) h raucité de la voix OU h Personne atteinte de bronchopneumopathie chronique présentant des changements inexpliqués de ses symptômes habituels Source : Del Giudice L, Young S, Vella E et coll. Referral of suspected lung cancer by family physicians and other primary care providers. Program in Evidence-based Care Evidence-Based Series No Toronto : Cancer Care Ontario ; Site Internet : UserFile.aspx?fileId= (Date de consultation : mai 2014). Reproduction autorisée. tel tableau clinique, car les symptômes sont souvent extra tho ra ci ques et peuvent donc entraîner des retards dia g nos tiques. Ce syndrome se manifeste habituellement par une douleur à l épaule qui irradie au bras et qui est liée à l invasion du plexus brachial et des tissus adjacents (tissus mous, côtes ou vertèbres). Le syndrome d Horner (symptômes unilatéraux de ptose palpébrale, myosis et anhidrose) provient de l infiltration de la chaîne sympathique et du ganglion stellaire. Le médecin doit être particulièrement attentif à la douleur ainsi qu à la paresthésie du bras et de la main dans le territoire de distribution des racines nerveuses des vertèbres C8 et T1 2. QUELS SONT LES EXAMENS PARACLINIQUES NÉCESSAIRES EN CAS DE CANCER DU POUMON? Les examens paracliniques servent à établir précisément le diagnostic pathologique et le stade selon les modalités diagnostiques existantes. Une évaluation rapide en pneumologie est souhaitable (tableau IV 4 ). 26 Le Médecin du Québec, volume 49, numéro 11, novembre 2014

3 F O R M A T I O N C O N T I N U E // LA TOMOGRAPHIE PAR ÉMISSION DE POSITONS La tomographie par émission de po sitons (PET scan) constitue un moyen d évaluation anatomique et métabolique par l injection du fluorodéoxyglucose ( 18 F-FDG), un analogue marqué radioactif du D-glucose (18-fluoro-2- déoxyglucose). Les cellules à forte activité métabolique accumuleront le 18 F-FDG, ce qui permettra de savoir si la tumeur est maligne ou bénigne. La tomographie par émission de positons est très utile pour établir le caractère malin des adénopathies, sa sensibilité et sa spécificité atteignant 80 % et 88 %, respectivement 5. Un résultat positif pour le ganglion du médiastin doit être confirmé par histologie. LA TOMOGRAPHIE OU LA RÉSONANCE MAGNÉTIQUE CÉRÉBRALE La tomographie cérébrale est faite lorsque le patient présente des symptômes neurologiques. Il s agit d un complément d évaluation nécessaire pour établir le stade du cancer du poumon. LA SCINTIGRAPHIE OSSEUSE La scintigraphie est souvent remplacée par la tomographie à émission de positons, dont la sensibilité et la spécificité sont similaires pour la détection de lésions osseuses, et qui permet en plus l évaluation des viscères 5. LA RÉSONANCE MAGNÉTIQUE DU PLEXUS BRACHIAL La résonance magnétique du plexus brachial est utile en cas de syndrome de Pancoast. EXAMENS EN VUE D UN DIAGNOSTIC HISTOLOGIQUE La recherche d'échantillons aux points ayant le plus de répercussions sur le stade (ex. : biopsie d une métastase hépatique) se révèle souvent la plus intéressante, surtout si la prise en charge s en trouve modifiée (ex. : chirurgie ou non). Les différentes modalités diagnostiques pour la lésion primaire sont présentées dans le tableau V 6,7. TABLEAU IV INDICATIONS D ORIENTATION VERS UN PNEUMOLOGUE, UN CHIRURGIEN THORACIQUE OU UNE CLINIQUE D ÉVALUATION PULMONAIRE h Hémoptysie persistante h Radiographie pulmonaire évoquant un cancer : nodules ou masses aux poumons ; épanchements pleuraux persistants ; adénopathies médiastinales ; infiltrats interstitiels ; pneumonies ou consolidations récidivantes ou de résolution lente ; élévation inexpliquée du diaphragme ; h Radiographie pulmonaire normale, mais présomption élevée de cancer selon le jugement clinique Source : Del Giudice L, Young S, Vella E et coll. Referral of suspected lung cancer by family physicians and other primary care providers. Program in Evidence-based Care Evidence-Based Series No Toronto : Cancer Care Ontario ; Site Internet : UserFile.aspx?fileId= (Date de consultation : mai 2014). Reproduction autorisée. À QUOI SERT L'ÉPREUVE DE FONCTION RESPIRATOIRE DANS LES CAS DE CANCER DU POUMON? La fonction respiratoire influe sur l approche thérapeutique. L épreuve de fonction respiratoire est utile pour prédire les valeurs postopératoires et le risque opératoire afin d établir si l opération est possible en fonction du stade du cancer 8. QUELS SONT LES FACTEURS PRONOSTIQUES DU CANCER DU POUMON? C est le stade au moment du diagnostic qui a le plus grand effet sur l évolution de l état du patient et qui dicte les objectifs thérapeutiques (intention curative ou palliative). Pour le cancer non à petites cellules, la 7 e version du système de classification TNM (Tumors Node Metastasis) a été validée, TABLEAU V MODALITÉS DIAGNOSTIQUES POUR OBTENIR UN ÉCHANTILLON HISTOLOGIQUE 6,7 Méthode diagnostique Sensibilité Spécificité Commentaires Cytologie des expectorations (trois échantillons) TC* : 71 % TP :, 50 % 99 % Thoracocentèse 80 % Plus de 90 % Lorsqu un épanchement pleural est présent Bronchoscopie TC : 88 % TP : 60 % 70 % 90 % Biopsie transthoracique à l aiguille TP : 90 % 97 % Tumeur périphérique chez un sujet non opérable *TC : tumeurs centrales ; TP : tumeurs périphériques lemedecinduquebec.org 27

4 TABLEAU VI Tumeur T1 T1a T1b T2a T2b T3 T4 Ganglions N0 N1 N2 N3 Métastases M0 M1a M1b Stades Stade Ia Stade Ib Stade IIa Stade IIb Stade IIIa Stade IIIb Stade IV CLASSIFICATION TNM DU CANCER DU POUMON Tumeur < 3 cm Tumeur < 2 cm Tumeur. 2 cm, mais < 3 cm Tumeur de. 3 cm, mais < 5 cm Tumeur de. 5 cm, mais < 7 cm Tumeur. 7 cm ou invasion de la paroi thoracique, moins de 2 cm de la carène ou. 1 nodule dans un même lobe Envahissement du médiastin, du cœur, des gros vaisseaux, de la trachée, du nerf récurrent laryngé, de l œsophage, du corps vertébral, de la carène ou nodules dans différents lobes ipsilatéraux Pas de ganglion Atteinte des ganglions près du hile ipsilatéral Ganglions du médiastin ipsilatéral Atteinte ganglionnaire controlatérale Pas de métastases Épanchement pleural ou péricardique ou encore nodule métastatique sur le lobe controlatéral Métastase ganglionnaire distante T1a-1bN0M0 T2aN0M0 T1a-2aN1M0 ou T2bN0M0 T2bN1M0 ou T3N0M0 T3N1M0 ou T1a-3N2M0 ou T4N0-1M0 T4N2M0 ou T1a-4N3M0 T N M1a-1b Source : Edge SB, Byrd DR, Compton CC et coll., rédacteurs. AJCC Cancer Staging Manual (chapitre : Lung cancer) 7 e éd. Chicago : Springer ; Repro duction autorisée par l American Joint Committee on Cancer (AJCC), Chicago, Illinois. par l évaluation de plus de cas en provenance de la base de données «Surveillance, Epidemiology and End Results» 9, comme moyen de lier le stade au pronostic. La survie des patients diminue progressivement pour les stades plus avancés, à partir d une médiane de 59 mois pour le stade IA à une de quatre mois pour le stade IV. Les chances de récupération lors de maladie avancée sont minimales. Ainsi, le traitement, qui peut comprendre la chimiothérapie, vise la palliation. Le tableau VI 10 énumère les stades de la classification TNM. D autres facteurs cliniques au moment du diagnostic peuvent être associés à une survie réduite indépendamment du stade. Ils incluent un pauvre état fonctionnel, une diminution de l appétit et une perte de poids. Certains paramètres biochimiques, tels que la leucocytose, l hypercalcémie chez les personnes atteintes de la forme non à petites cellules ainsi que l hypoalbuminémie, se sont aussi révélés de faibles marqueurs pronostiques 11. Tous ces facteurs reflètent la gravité ou le fardeau de la maladie. L échelle «Eastern Cooperative Oncology Group (ECOG) performance status scale» est une mesure de fonctionnement général couramment utilisée pour le cancer du poumon 12. En règle générale, la chimiothérapie, même en mode palliatif, n apporte aucun bienfait quand le patient est incapable de prendre soin de lui ou ne peut rester debout plus de la moitié des heures d éveil 13. L âge biologique n est pas en soi un facteur pronostique. Pour le cancer à petites cellules, la plupart des médecins emploient un système qui divise la maladie en stade localisé ou généralisé. Le stade localisé fait référence à un cancer avec ou sans atteinte ganglionnaire, confinée à une aire suffisamment petite pour offrir un traitement de radiothérapie à l aide d un seul champ de radiation. Le stade généralisé s applique à un cancer s étant propagé aux poumons ou aux ganglions du côté controlatéral ou encore à la présence de métastases à distance ou d un épanchement pleural. Quelque 30 % des patients en seront au stade localisé au moment du diagnostic 14. Cette division permet de séparer les personnes qui bénéficieraient d un traitement plus vigoureux aux stades localisés, c est-àdire d'une chimiothérapie combinée à une radiothérapie, et ceux chez qui une chimiothérapie seule serait préférable (maladie généralisée). Le déterminant principal de la survie en cas de cancer à petites cellules est le degré de dissémination au moment du diagnostic. Au stade localisé, la survie médiane est de 16 à 24 mois (14 % après cinq ans 14 ) contre de 8 à 13 mois (1 % 2 % après cinq ans) pour la maladie généralisée 14. EST-CE QUE LE BILAN INITIAL ET SON RETARD INFLUENT SUR LE PRONOSTIC VITAL DU PATIENT? Plusieurs facteurs peuvent causer un retard diagnostique. Par exemple, une radiographie pulmonaire faussement négative y contribue substantiellement. Les médecins doivent donc être attentifs à la faible sensibilité de la 28 Le Médecin du Québec, volume 49, numéro 11, novembre 2014

5 F O R M A T I O N C O N T I N U E // TABLEAU VII OBJECTIFS THÉRAPEUTIQUES ET PRONOSTIQUES POUR LE CANCER DU POUMON NON À PETITES CELLULES 9,17 Stades Prise en charge habituelle Prognostic Taux de survie après 5 ans Ia, Ib h Résection chirurgicale (lobectomie, segmentectomie) si le patient est opérable. h Si la réserve pulmonaire est insuffisante, une radiothérapie à visée curative. IIa, IIb h Le traitement de choix est la résection chirurgicale, suivie d une chimiothérapie adjuvante si le patient est opérable. h Radiothérapie à visée curative si le patient est inopérable. IIIa h Chimiothérapie et radiothérapie combinée (radiothérapie concomitante ou séquentielle). h Résection chirurgicale, suivie de chimiothérapie adjuvante 6 radiothérapie pour les patients sélectionnés (N1). h Stade Ia : 75 % h Stade Ib : 55 % h Stade IIa : 50 % h Stade IIb : 40 % h 10 % 35 % (10 % 15 % pour IIIa avec ganglion N2) IIIb h Chimiothérapie et radiothérapie combinée (concomitante ou séquentielle)., 5 % IV h Chimiothérapie à base de platine ou thérapie ciblée en cas de mutation moléculaire. h Résection chirurgicale de métastase solitaire (considération spéciale)., 5 % h Radiothérapie. h Meilleurs soins de soutien. Tumeur de pancoast, stade IIIa (T3N1, T4, N0N1) h Chimiothérapie associée à la radiothérapie, suivie d une résection chirurgicale en l absence de contre-indication à la chirurgie. 30 % sans résection 54 % avec résection radio graphie pulmonaire en cas de cancer du poumon 15. Également, une orientation initiale vers un spécialiste autre qu un pneumologue ou un chirurgien thoracique entraîne aussi des retards 4. Il est probablement vrai qu une évaluation rapide et efficace favorise l amorce d un traitement plus tôt, ce qui accroît les chances de succès. La palliation, le cas échéant, est plus précoce et la détresse émotionnelle, réduite. Une équipe multidisciplinaire, constituée de pneumologues, d oncologues, de radio-oncologues, de chirurgiens thoraciques, de spécialistes en soins palliatifs, de pathologistes, de personnels infirmiers et de professionnels, permet d atteindre ces objectifs et accélère l évaluation des cas complexes. La discussion multidisciplinaire est associée à un meilleur accès aux diverses modalités de traitement et peut augmenter la qualité de vie des patients 16 (tableau VII 9,17 ). RETOUR AU CAS DE M ME BOUCHARD M me Bouchard présentait des symptômes d hémoptysie et de dyspnée légère. Sa radiographie pulmonaire a malheureusement révélé une masse de 3,5 cm x 3,2 cm sur le lobe supérieur droit. Vous la convoquez en consultation. Parallèlement, vous avisez l équipe d évaluation pulmonaire et demandez une tomographie axiale dans les plus brefs délais. Vous prévoyez que la patiente sera très inquiète et voudra déjà tout savoir avant même d avoir terminé les examens paracliniques. Vous devez alors connaître les facteurs pronostiques du cancer du poumon afin d orienter la discussion. // Date de réception : le 16 mai 2014 Date d acceptation : le 8 juin 2014 Les D rs Giovanna Speranza, François Rodier et Céline Devaux n ont déclaré aucun intérêt conflictuel. BIBLIOGRAPHIE 1. Société canadienne du cancer. Comité consultatif de la Société canadienne du cancer. Statistiques canadiennes sur le cancer Toronto : Société canadienne du cancer ; Ost DE, Yeung SCJ, Tanoue LT et coll. Clinical and organizational factors in the initial evaluation of patients with lung cancer: diagnosis and management of lung cancer, 3 e éd. : American College of Chest Physicians evidence-based clinical practice guidelines. Chest 2013 ; 143 (suppl. 5) : e121s-e141s. 3. Gould MK, Donington J, Lynch WR et coll. Evaluation of individuals with pulmonary nodules: when is it lung cancer? Diagnosis and management of lung cancer, 3 e éd. : American College of Chest Physicians evidence-based clinical practice guidelines. Chest 2013 ; 143 (suppl. 5) : e93s-e120s. 4. Del Giudice L, Young S, Vella E et coll. Referral of suspected lung cancer by family physicians and other primary care providers. Program in Evidencebased Care Evidence-Based Series No Toronto : Cancer Care Ontario ; Site Internet : (Date de consultation : mai 2014). 5. Silvestri GA, Gonzalez AV, Jantz MA et coll. Methods for staging non-small cell lung cancer: diagnosis and management of lung cancer. 3 e éd.: American College of Chest Physicians evidence-based clinical practice guidelines. Chest 2013 ; 143 (suppl. 5) : e211s-e250s. lemedecinduquebec.org 29

6 6. Beckles MA, Spiro SG, Colice GL et coll. Initial evaluation of the patient with lung cancer: symptoms, signs, laboratory tests, and paraneoplastic syndromes. Chest 2003 ; 123 (suppl. 1) : 97S-104S. 7. Rivera MP, Detterbeck F, Mehta AC et coll. Diagnosis of lung cancer: the guidelines. Chest 2003 ; 123 (suppl. 1) : 129S-136S. 8. Brunelli A, Kim AW, Berger KI et coll. Physiologic evaluation of the patient with lung cancer being considered for resectional surgery: Diagnosis and management of lung cancer, 3 e éd. : American College of Chest Physicians evidence-based clinical practice guidelines. Chest 2013 ; 143 (suppl. 5) : e166s-e190s. 9. Groome PA, Bolejack V, Crowley JJ et coll. The IASLC lung cancer project: validation of the proposals for revision of the T, N, and M descriptors and consequent stage groupings in the forthcoming (seventh) edition of the TNM classification of malignant tumours. J Thorac Oncol 2007 ; 2 (8) : Edge SB, Byrd DR, Compton CC et coll., rédacteurs. AJCC Cancer Staging Manual (chapitre : Lung cancer). 7 e éd. Chicago : Springer ; Sculier JP, Chansky K, Crowley et coll. The impact of additional prognostic factors on survival and their relationship with the anatomical extent of disease expressed by the 6 th Edition of the TNM Classification of Malignant Tumors and the proposals for the 7 th Edition. J Thorac Oncol 2008 ; 3 (5) : Buccheri G, Ferrigno D, Tamburini M. Karnofsky and ECOG performance status scoring in lung cancer: a prospective, longitudinal study of 536 patients from a single institution. Eur J Cancer 1996 ; 32A (7) : Schnipper LE, Smith TJ, Raghavan D et coll. American Society of Clinical Oncology identifies five key opportunities to improve care and reduce costs: The top five list for oncology. J Clin Oncol 2012 ; 30 (14) : National Cancer Institute. General information about smalll cell lung cancer (SCLC). Bethesda : L Institut ; Site Internet : (Date de consultation : juillet 2014). SUMMARY Diagnosis of Lung Cancer: Actions and Reactions. Although lung cancer generally has a poor prognosis, it is not a single disease, and sufficient variations in prognosis and treatment exist to warrant rapid assessment and diagnosis. There are several hurdles to cross before a definitive treatment plan is reached. The first encounter with a healthcare professional is frequently with a primary care physician. With each subsequent encounter with a healthcare professional, a new investigation or procedure may be requested, including imaging and diagnostic tests, until treatment is finally initiated. This article reminds readers of the varied clinical presentations of lung cancer and of the need for early referral to pulmonary specialists or to a rapid investigation clinic. 15. Bjerager M, Palshof T, Dahl R et coll. Delay in diagnosis of lung cancer in general practice. Br J Gen Practice 2006 ; 56 (532) : Boxer MM, Vinod SK, Shafiq J et coll. Do multidisciplinary team meetings make a difference in the management of lung cancer? Cancer 2011 ; 117 (22) : National Cancer Institute. General information about non-smalll cell lung cancer (NSCLC). Bethesda : L Institut ; Site Internet : cancertopics/pdq/treatment/non-small-cell-lung/healthprofessional (Date de consultation : juillet 2014). GeloMyrtol est le mucolytique cliniquement éprouvé qui permet de libérer les voies respiratoires. BRONCHITE SINUSITE Usage recommandé : Réduit le risque d exacerbation aiguë de la bronchite chronique, en association avec un traitement classique sous la supervision d un professionnel de la santé. Soulage, jour et nuit, les quintes de toux occasionnées par la bronchite. Dégage la congestion des sinus causée par la sinusite. Soulage les symptômes de la sinusite, dont le mal de tête ainsi que la pression et la douleur causés par la congestion des sinus. Profils d action : Effet mucolytique : diminue la viscosité du mucus et favorise sont écoulement. Effet sécrétolytique : favorise l accroissement des la sécrétion glandulaire d un mucus plus liquide. Effet sécrétomoteur : active le mouvement des cils, ce qui améliore l évacuation du mucus. Innocuité : 27 études cliniques (+ 99 études non cliniques) impliquant patients, ~ recevant le myrtol, 17 % d enfants (n = 1 074) Présent dans plus de 21 pays et fabriqué de puis plus de 40 ans Exposition: milliards de capsules années-patient POSOLOGIE : Adultes (bronchite chronique) : 1 capsule 3 fois par jour. (bronchite, sinusite, aiguë) : 1 capsule 4 fois par jour. Il est recommandé de ne pas dépasser une durée d utilisation de 6 mois. NPN Pour obtenir de plus amples renseignements, rencontrer un représentant ou recevoir des échantillons : Téléphone : Courriel : llabelle nadurelpharma.ca NADUREL PHARMA 4395, ave. Beaudry, Saint-Hyacinthe (Québec) J2S 8W2 CANADA 30 Le Médecin du Québec, volume 49, numéro 11, novembre 2014

La nouvelle classification TNM en pratique

La nouvelle classification TNM en pratique La nouvelle classification TNM en pratique Thierry Berghmans Département des Soins Intensifs et Oncologie Thoracique Institut Jules Bordet Bruxelles, Belgique Bases historiques 1946 : Denoix invente le

Plus en détail

Ce référentiel, dont l'utilisation s'effectue sur le fondement des principes déontologiques d'exercice personnel de la médecine, a

Ce référentiel, dont l'utilisation s'effectue sur le fondement des principes déontologiques d'exercice personnel de la médecine, a Ce référentiel, dont l'utilisation s'effectue sur le fondement des principes déontologiques d'exercice personnel de la médecine, a été élaboré par un groupe de travail pluridisciplinaire de professionnels

Plus en détail

Cas clinique cancer du poumon

Cas clinique cancer du poumon 10 e Forum National de l Omnipraticien El Hamma, Alger 21 & 22 Mai 2014 Cas clinique cancer du poumon Dr F.Ait Daoud Pr.H.Mahfouf SOMUR.EPH ROUIBA Homme 59 ans, sans antécédents pathologiques particuliers,

Plus en détail

L apport d une nouvelle technologie: tomographie d émission par positrons

L apport d une nouvelle technologie: tomographie d émission par positrons L apport d une nouvelle technologie: tomographie d émission par positrons François Bénard, MD, FRCPC Clinicien-chercheur, Centre de recherche clinique Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke Professeur

Plus en détail

Actualités s cancérologiques : pneumologie

Actualités s cancérologiques : pneumologie Actualités s cancérologiques : pneumologie PLAN Incidence / facteurs de risque Anatomie Symptômes Types de tumeurs Diagnostic / extension Classification Traitement Pronostic Pneumologie : incidence Belgique

Plus en détail

Les différents types de cancers et leurs stades. Dr Richard V Oncologie MédicaleM RHMS Baudour et Erasme La Hulpe 1/12/07

Les différents types de cancers et leurs stades. Dr Richard V Oncologie MédicaleM RHMS Baudour et Erasme La Hulpe 1/12/07 Les différents types de cancers et leurs stades Dr Richard V Oncologie MédicaleM RHMS Baudour et Erasme La Hulpe 1/12/07 CARCINOGENESE multiple steps, accumulation d altd altérations continuum lésionnel

Plus en détail

Vers des nouvelles classifications des cancers bronchiques? A M I E N S, L E 1 6 J U I N 2 0 1 0 E. M E Y E R

Vers des nouvelles classifications des cancers bronchiques? A M I E N S, L E 1 6 J U I N 2 0 1 0 E. M E Y E R Vers des nouvelles classifications des cancers bronchiques? A M I E N S, L E 1 6 J U I N 2 0 1 0 E. M E Y E R I Classification histologique 1 ère classification OMS en 1967 (Kreyberg), révisée en 1981

Plus en détail

Le cancer du poumon 2/18/2015. Radio-oncologue CSSS Gatineau. Stéphanie Ferland B.pharm, MD, MSc, FRCPC

Le cancer du poumon 2/18/2015. Radio-oncologue CSSS Gatineau. Stéphanie Ferland B.pharm, MD, MSc, FRCPC Objectifs Le cancer du poumon Stéphanie Ferland B.pharm, MD, MSc, FRCPC Radio-oncologue CSSS Gatineau Décrire le rôle de la thérapie générale en ce qui concerne les traitements néoadjuvants, adjuvants

Plus en détail

Syndrome Cave Supérieur: Prise en charge. Patrick BAGAN Chirurgie Thoracique et Vasculaire Hôpital Victor Dupouy, Argenteuil

Syndrome Cave Supérieur: Prise en charge. Patrick BAGAN Chirurgie Thoracique et Vasculaire Hôpital Victor Dupouy, Argenteuil Syndrome Cave Supérieur: Prise en charge Patrick BAGAN Chirurgie Thoracique et Vasculaire Hôpital Victor Dupouy, Argenteuil Medical Observations and Inquiries, 1757; Vol 1, pp 323-357 Symptômes observés

Plus en détail

N1: ganglions métastatiques hilaires ou péri-bronchiques homolatéraux

N1: ganglions métastatiques hilaires ou péri-bronchiques homolatéraux Bilan d extension ganglionnaire du cancer bronchique B Padovani, D Ducreux, S Stolear, A Ocelli, E Giordana, L Mondot, S Chanalet, CP Raffaelli, P Carrier Extension ganglionnaire Élément essentiel de l

Plus en détail

Cancer du poumon. Prise en charge thérapeutique du cancer du poumon non à petites cellules. septembre 2010. COLLECTION recommandations & référentiels

Cancer du poumon. Prise en charge thérapeutique du cancer du poumon non à petites cellules. septembre 2010. COLLECTION recommandations & référentiels Mesure 19 SoINS ET VIE DES MALADES septembre 2010 recommandations professionnelles Cancer du poumon Prise en charge thérapeutique du cancer du poumon non à petites cellules COLLECTION recommandations &

Plus en détail

Chapitre 5 Processus tumoral et cancer

Chapitre 5 Processus tumoral et cancer Chapitre 5 Processus tumoral et cancer V.1 Définition V.2 Cancérogenèse ou oncogenèse V.3 Facteurs cancérigènes V.4 Prévention. V.5 Dépistage et diagnostic. V.5.1 Signes cliniques V.5.2 Examens complémentaires

Plus en détail

CENTRE D UROLOGIE PRADO-LOUVAIN. Le Cancer du rein

CENTRE D UROLOGIE PRADO-LOUVAIN. Le Cancer du rein CENTRE D UROLOGIE PRADO-LOUVAIN Le Cancer du rein Le cancer du rein représente 3% des cancers de l adulte. Il s agit du troisième cancer urologique après le cancer de prostate et celui de la vessie. L

Plus en détail

T3 T N 58 : : - 2009 3 2M

T3 T N 58 : : - 2009 3 2M CAS CLINIQUE Monsieur M âgé de 58 ans MOTIF D HOSPITALISATION : découverte d un nodule pulmonaire unique chez un patient avec ATCD de néoplasie pulmonaire ANTECEDENT : - pneumonectomie G en 2009 pour un

Plus en détail

Chirurgie de la paroi thoracique Chirurgie des tumeurs médiastinales Pr. Marco Alifano

Chirurgie de la paroi thoracique Chirurgie des tumeurs médiastinales Pr. Marco Alifano Chirurgie de la paroi thoracique Chirurgie des tumeurs médiastinales Pr. Marco Alifano Hôpitaux Universitaires Paris Centre Traumatisme Deformités de la paroi thoracique antérieure 1. Pectus excavatum

Plus en détail

Qu est-ce qu un sarcome?

Qu est-ce qu un sarcome? Qu est-ce qu un sarcome? Qu est-ce qu une tumeur? Une tumeur est une prolifération anormale de cellules. Les tumeurs ne devraient donc pas automatiquement être associées à un cancer. Certaines tumeurs

Plus en détail

Les anomalies du système respiratoire humain S B I 3 U

Les anomalies du système respiratoire humain S B I 3 U Les anomalies du système respiratoire humain S B I 3 U Les amygdales Les amygdales: 2 organes situés dans le pharynx à l arrière de la gorge qui ont pour fonctions d empêcher l intrusion bactérienne. Amygdalite:

Plus en détail

PET- SCAN ou TEP. Son intérêt actuel en Cancérologie thoracique Professeur D. ANTHOINE CHU de NANCY et Docteur F. VAYLET Hôpital du Val-de-Grâce

PET- SCAN ou TEP. Son intérêt actuel en Cancérologie thoracique Professeur D. ANTHOINE CHU de NANCY et Docteur F. VAYLET Hôpital du Val-de-Grâce PET- SCAN ou TEP Son intérêt actuel en Cancérologie thoracique Professeur D. ANTHOINE CHU de NANCY et Docteur F. VAYLET Hôpital du Val-de-Grâce (certains de ces clichés proviennent de la monographie Astrazeneca

Plus en détail

Réseau Onco Poitou-Charentes Mise à jour du référentiel régional des tumeurs de l endomètre (Décembre 2013) ******* ******* Sous la conduite de :

Réseau Onco Poitou-Charentes Mise à jour du référentiel régional des tumeurs de l endomètre (Décembre 2013) ******* ******* Sous la conduite de : 1 Les référentiels de bonnes pratiques cliniques des tumeurs de l endomètre. Version 2013 Sous la conduite de : Cédric NADEAU Service de Gynécologie - Obstétrique - CHU de Poitiers & Yannick THIROUARD

Plus en détail

Lymphomes Malins Non Hodgkiniens de l enfant. Réunion Oncocentre Anne Jourdain (CCA)

Lymphomes Malins Non Hodgkiniens de l enfant. Réunion Oncocentre Anne Jourdain (CCA) Lymphomes Malins Non Hodgkiniens de l enfant Réunion Oncocentre Anne Jourdain (CCA) Epidémiologie 3 ème cause de cancer chez l enfant après leucémies et tumeurs cérébrales 10% des cancers pédiatriques

Plus en détail

Docteur Antoine MONET Centre d Imagerie Fonctionnelle Clinique Saint Augustin - Bordeaux. Jeudi 25 Septembre 2008

Docteur Antoine MONET Centre d Imagerie Fonctionnelle Clinique Saint Augustin - Bordeaux. Jeudi 25 Septembre 2008 Docteur Antoine MONET Centre d Imagerie Fonctionnelle Clinique Saint Augustin - Bordeaux Jeudi 25 Septembre 2008 Indications oncologiques Indications issues des SOR (standards, options et recommandations).

Plus en détail

Chirurgie palliative des cancers du sein

Chirurgie palliative des cancers du sein Chirurgie palliative des cancers du sein Dr MARTIN-FRANCOISE Sandrine Centre François Baclesse CAEN 1 / xx Cancers du sein métastatiques Cancer du sein d emblée métastatique : 1 à 2% Puis cancer devenant

Plus en détail

Classi cation TNM du cancer bronchique

Classi cation TNM du cancer bronchique Revue des Maladies Respiratoires Actualités (2014) 6, 388-394 Disponible en ligne sur www.sciencedirect.com Classi cation TNM du cancer bronchique TNM classi cation for the lung cancer J.-P. Sculier Service

Plus en détail

Patho Med Cours 5. Maladie Pulmonaires Obstructives BPCO Asthme

Patho Med Cours 5. Maladie Pulmonaires Obstructives BPCO Asthme Patho Med Cours 5 Maladie Pulmonaires Obstructives BPCO Asthme BPCO: B: Broncho ( Bronche) P: Pneumopathie C: Chronique O: Obstructive Asthme Maladies avec des spasmes bronchiques Maladies avec des spasmes

Plus en détail

La Tomographie par Emission de Positons. Dr A Devillers, Dr L Le Dortz,

La Tomographie par Emission de Positons. Dr A Devillers, Dr L Le Dortz, La Tomographie par Emission de Positons Dr A Devillers, Dr L Le Dortz, Qu est ce que la TEP? Plateau technique de médecine nucléaire Technique d imagerie médicale fonctionnelle métabolique PET scan : terme

Plus en détail

Cancer du poumon. Comprendre le diagnostic. Le cancer : une lutte à finir 1 888 939-3333 www.cancer.ca

Cancer du poumon. Comprendre le diagnostic. Le cancer : une lutte à finir 1 888 939-3333 www.cancer.ca Cancer du poumon Comprendre le diagnostic Le cancer : une lutte à finir 1 888 939-3333 www.cancer.ca Cancer du poumon Comprendre le diagnostic Vous venez d apprendre que vous avez un cancer Une telle nouvelle

Plus en détail

Sarcome d Ewing intra-osseux: une approche innovatrice de reconstruction

Sarcome d Ewing intra-osseux: une approche innovatrice de reconstruction Sarcome d Ewing intra-osseux: une approche innovatrice de reconstruction Nader Khaouam MD Laurie Archambault 28 mars 2014 Présentation du cas H - 20 ans, monteur et soudeur d acier Aucun antécédent X 2

Plus en détail

Cancers de la cavité buccale

Cancers de la cavité buccale Cancers de la cavité buccale LES CANCERS DE LA CAVITE BUCCALE : ASPECTS GENERAUX Données épidémiologiques : Les carcinomes de la cavité buccale représentent environ 20% des cancers des VADS. Ce sont dans

Plus en détail

ONCOLOGIE TD2 Lundi 4 février 2008, 13h30 Ronéotypeuse : SARBIT Caroline MANIFESTATIONS CLINIQUES DES CANCERS

ONCOLOGIE TD2 Lundi 4 février 2008, 13h30 Ronéotypeuse : SARBIT Caroline MANIFESTATIONS CLINIQUES DES CANCERS ONCOLOGIE TD2 Lundi 4 février 2008, 13h30 Ronéotypeuse : SARBIT Caroline MANIFESTATIONS CLINIQUES DES CANCERS PLAN : I) Généralités II) Cas cliniques : 1 ) Premier cas 2 ) Deuxième cas 3 ) Troisième cas

Plus en détail

BILAN D EXTENSION ET SUIVI DANS LE TRAITEMENT DES LYMPHOMES

BILAN D EXTENSION ET SUIVI DANS LE TRAITEMENT DES LYMPHOMES BILAN D EXTENSION ET SUIVI DANS LE TRAITEMENT DES LYMPHOMES Fourati.H, Feki.W, Hentati.Y, Kaddour.I, Mdhaffar.M*, Daoud.E, Mnif.Z Service d Imagerie médicale CHU Hédi Chaker Sfax, Tunisie *Service d Hématologie

Plus en détail

Cancer du poumon. Comprendre le diagnostic

Cancer du poumon. Comprendre le diagnostic Cancer du poumon Comprendre le diagnostic Cancer du poumon Comprendre le diagnostic Lorsqu on lui annonce qu elle a un cancer, une personne peut se sentir seule, avoir peur et être dépassée par l énorme

Plus en détail

Cancers de l hypopharynx

Cancers de l hypopharynx Cancers de l hypopharynx A- GENERALITES 1) Epidémiologie Cancer fréquent et de pronostic grave du fait de son évolution insidieuse et de son caractère lymphophile. C est quasiment toujours un carcinome

Plus en détail

Le cancer des glandes surrénales Corticosurrénalome

Le cancer des glandes surrénales Corticosurrénalome Le cancer des glandes surrénales Corticosurrénalome Vous avez appris que vous avez un cancer des glandes surrénales. Cette fiche vous aidera à mieux comprendre la maladie et les traitements possibles.

Plus en détail

Cancers des sinus et des fosses nasales

Cancers des sinus et des fosses nasales Chapitre 8 Cancers des sinus et des fosses nasales Les cancers du cavum, sinus et glandes salivaires sont des tumeurs rares selon la définition du REFCOR. Les cancers des sinus de la face représentent

Plus en détail

Dr David LUSSATO Dr Mathieu QUENEAU. 14 Octobre 2010

Dr David LUSSATO Dr Mathieu QUENEAU. 14 Octobre 2010 Dr David LUSSATO Dr Mathieu QUENEAU 14 Octobre 2010 Indication (B2) - Suspicion de récidive locale ou métastatique Bourguet P, Hitzel A, Houvenaeghel G, Vinatier D, Bosquet L, Bonichon F,Corone C, Giard-Lefevre

Plus en détail

INDICATIONS CHIRURGICALES DANS LE CANCER DU SEIN

INDICATIONS CHIRURGICALES DANS LE CANCER DU SEIN Calformed, 09/02/2007, Dr J.M Loez, Calais INDICATIONS CHIRURGICALES DANS LE CANCER DU SEIN I - RAPPEL DE LA CLASSIFICATION CLINIQUE DES CANCERS DU SEIN A - TUMEUR PRIMITIVE Tx non déterminé To pas de

Plus en détail

Cancers du larynx. Bilan initial d un patient présentant un cancer du larynx

Cancers du larynx. Bilan initial d un patient présentant un cancer du larynx Cancers du larynx Bilan initial d un patient présentant un cancer du larynx - Examen clinique ORL : laryngoscopie indirecte, fibroscopie avec étude de la mobilité laryngée +++, palpation des aires ganglionnaires

Plus en détail

Si je pouvais visualiser mon cancer du sein dans 10 ans, est-ce que je ferais aujourd hui des choix différents?

Si je pouvais visualiser mon cancer du sein dans 10 ans, est-ce que je ferais aujourd hui des choix différents? Si je pouvais visualiser mon cancer du sein dans 1 ans, est-ce que je ferais aujourd hui des choix différents? Prenez des décisions adaptées à votre situation, en toute connaissance de cause. Découvrez

Plus en détail

Dépistage du cancer du poumon:

Dépistage du cancer du poumon: Dépistage du cancer du poumon: les enjeux Colloque de l Escalade Genève, 5 décembre 2012 Thierry Rochat, Service de Pneumologie, HUG Le cancer bronchique c est déprimant Lors du diagnostic du ca bronchique

Plus en détail

- Anamnèse familiale: hyperthyroïdie chez une sœur. Consulte pour une voussure cervicale

- Anamnèse familiale: hyperthyroïdie chez une sœur. Consulte pour une voussure cervicale Colloque de médecine de premier recours Dr Patrick MEYER Nodules Thyroïdiens 6 Février 2013 - Unité d Endocrinologie HUG, patrick.meyer@hcuge.ch - Centre de Médecine Interne et Spécialités, Clinique La

Plus en détail

Marion GILBERT Simon CHAUVEAU. DES pneumologie 11 avril 2014

Marion GILBERT Simon CHAUVEAU. DES pneumologie 11 avril 2014 Marion GILBERT Simon CHAUVEAU DES pneumologie 11 avril 2014 Contexte Dépistage du cancer poumon : Santé publique Par scanner injecté (low dose) : Baisse de la mortalité (-20%) : NLSTrial (USA) 2011: «The

Plus en détail

Imagerie des cancers bronchiques

Imagerie des cancers bronchiques Imagerie des cancers bronchiques Quoi de neuf en 2012? V Servois - Institut Curie Paris AFCOR 2012 Objectif du staging Rôles - Sélectionner les candidats à la chirurgie - Planifier l intervention - Planifier

Plus en détail

- Effets secondaires des traitements - Métastases - Second cancer après cancer du sein - Qualité de vie BENEFICES ET MODALITES DE SURVEILLANCE

- Effets secondaires des traitements - Métastases - Second cancer après cancer du sein - Qualité de vie BENEFICES ET MODALITES DE SURVEILLANCE SURVEILLANCE DU CANCER DU SEIN TRAITE ( VIVIANE FEILLEL) SURVEILLANCE LOCOREGIONALE - Séquelles post-thérapeutiques - Récidive homolatérale - Cancer du sein controlatéral SURVEILLANCE GENERALE - Effets

Plus en détail

Lignes directrices à l intention des médecins des CAUT Information médicale pour éclairer les décisions des CAUT TOUX POST-INFECTUEUSE

Lignes directrices à l intention des médecins des CAUT Information médicale pour éclairer les décisions des CAUT TOUX POST-INFECTUEUSE Introduction La toux faisant suite à des infections respiratoires virales est la cause la plus commune de toux aiguë. Il est admis que l adulte souffre de 2 à 5 infections des voies aériennes supérieures

Plus en détail

L imagerie dans le dépistage du. cancer du poumon :

L imagerie dans le dépistage du. cancer du poumon : L imagerie dans le dépistage du cancer du poumon : où en sommes-nous? Louise Samson, MD, FRCPC, et Marie-Pierre Cordeau, MD, FRCPC Présenté à la Journée d imagerie en radiologie et en médecine nucléaire

Plus en détail

Informations générales sur le patient. Contexte de la RCP

Informations générales sur le patient. Contexte de la RCP Informations générales sur le patient Consentement : OUI NON Identifiant patient INSC visible :................. NOM D USAGE :.............................. NOM DE NAISSANCE :.................................

Plus en détail

ASSURANCE VOYAGE ET ANNULATION

ASSURANCE VOYAGE ET ANNULATION ASSURANCE VOYAGE ET ANNULATION EST-CE QUE LA COUVERTURE OFFERTE AVEC VOTRE CARTE DE CRÉDIT EST SUFFISANTE I? Vous ne vous êtes probablement jamais soucié de l étendue de la couverture d assurance offerte

Plus en détail

Les Signes évocateurs de cancer ORL

Les Signes évocateurs de cancer ORL Les Signes évocateurs de cancer ORL J. Carvalho, A. Dupret-Bories, Ph. Schultz Service d ORL et chirurgie cervico-faciale Hôpital de Hautepierre Objectifs : savoir reconnaître précocement un cancer ORL

Plus en détail

Septin9 UNE AVANCÉE DANS LA DÉTECTION DU CANCER COLORECTAL UNE SIMPLE ANALYSE SANGUINE VOUS DONNERA UNE RÉPONSE. Fier commanditaire de

Septin9 UNE AVANCÉE DANS LA DÉTECTION DU CANCER COLORECTAL UNE SIMPLE ANALYSE SANGUINE VOUS DONNERA UNE RÉPONSE. Fier commanditaire de Septin9 UNE AVANCÉE DANS LA DÉTECTION DU CANCER COLORECTAL UNE SIMPLE ANALYSE SANGUINE VOUS DONNERA UNE RÉPONSE Fier commanditaire de 1 TEST DE DÉPISTAGE SEPTIN9 Votre professionnel de la santé peut utiliser

Plus en détail

DIRECTION QUÉBÉCOISE DE CANCÉROLOGIE. Programme de formation en ligne pour les infirmières pivots en oncologie. Devis pédagogique 2013-2014

DIRECTION QUÉBÉCOISE DE CANCÉROLOGIE. Programme de formation en ligne pour les infirmières pivots en oncologie. Devis pédagogique 2013-2014 DIRECTION QUÉBÉCOISE DE CANCÉROLOGIE Programme de formation pour les infirmières pivots en oncologie Devis pédagogique 2013-2014 Édition : La Direction des communications du ministère de la Santé et des

Plus en détail

Pierre OLIVIER - Médecine Nucléaire

Pierre OLIVIER - Médecine Nucléaire Diplôme Universitaire Corrélations anatomo-physio-pathologiques en imagerie thoracique 25 mai 2011 Imagerie TEP et pathologie tumorale bronchique Pierre OLIVIER - Médecine Nucléaire Détection en coincidence

Plus en détail

SMSTO / ANMTEPH Journées d Automne 2009

SMSTO / ANMTEPH Journées d Automne 2009 SMSTO / ANMTEPH Journées d Automne 2009 Cancers professionnels des cavités nasales et sinusiennes Dr Dominique Tripodi Centre Hospitalier Universitaire de Nantes Place Alexis Ricordeau - 44093 Nantes Cedex

Plus en détail

TUMEURS DE L ESTOMAC

TUMEURS DE L ESTOMAC -1/8- Lundi 02/04/07 13h30>15h30 UF : affections digestives Les pathologies en digestif Dr Cabasset TUMEURS DE L ESTOMAC I/ INTRODUCTION : Le cancer de l estomac est le 4 cancer en fréquence derrière le

Plus en détail

TEP / TDM et Cancer du poumon (non à petites cellules) J.Ph Chaborel - M. Bondouy Ph Florentz - B. Serrano F. Fincker M Gray E Kahyat

TEP / TDM et Cancer du poumon (non à petites cellules) J.Ph Chaborel - M. Bondouy Ph Florentz - B. Serrano F. Fincker M Gray E Kahyat TEP / TDM et Cancer du poumon (non à petites cellules) J.Ph Chaborel - M. Bondouy Ph Florentz - B. Serrano F. Fincker M Gray E Kahyat Mougins - Jeudi 16 juin 2011 Plan TEP-FDG! Principe! Différentes générations

Plus en détail

Cancer inflammatoire du sein Traitement, survie et récurrences

Cancer inflammatoire du sein Traitement, survie et récurrences inflammatoire du sein Traitement, survie et récurrences Huguette Nguele Meke Introduction Le cancer du sein est une maladie gave et fréquente qui touche une femme sur 11 au cours de sa vie et qui est diagnostiqué

Plus en détail

F-FDG TEP-TDM et CANCER du SEIN: Performances et limites dans le staging initial

F-FDG TEP-TDM et CANCER du SEIN: Performances et limites dans le staging initial 18 F-FDG TEP-TDM et CANCER du SEIN: Performances et limites dans le staging initial Dr. Elif Hindié, Dr. Anne-Laure Cazeau, Dr. Jean-Baptiste Pinaquy - Bordeaux Dr. David Groheux - Hôpital Saint-Louis

Plus en détail

EVALUATION PAR IRM DU CANCER DE L ENDOMETRE : VERS UNE CLASSIFICATION «FIGO-IRM»?

EVALUATION PAR IRM DU CANCER DE L ENDOMETRE : VERS UNE CLASSIFICATION «FIGO-IRM»? EVALUATION PAR IRM DU CANCER DE L ENDOMETRE : VERS UNE CLASSIFICATION «FIGO-IRM»? I Jammet (1), E Decroisette (1), M Pouquet (1), Y Aubard (1), JP Rouanet (2), A Maubon (1) (1) Limoges France, (2) Montpellier

Plus en détail

Les renseignements suivants sont destinés uniquement aux personnes qui ont reçu un diagnostic de cancer

Les renseignements suivants sont destinés uniquement aux personnes qui ont reçu un diagnostic de cancer Information importante pour les personnes atteintes d un cancer du poumon non à petites cellules de stade avancé Les renseignements suivants sont destinés uniquement aux personnes qui ont reçu un diagnostic

Plus en détail

Appareil respiratoire Conduite a tenir devant un nodule pulmonaire CONDUITE A TENIR DEVANT UN NODULE PULMONAIRE

Appareil respiratoire Conduite a tenir devant un nodule pulmonaire CONDUITE A TENIR DEVANT UN NODULE PULMONAIRE Appareil respiratoire Conduite a tenir devant un nodule pulmonaire 21/10/2013 LEONART Valérie L3 F. BARLESI 6 pages CONDUITE A TENIR DEVANT UN NODULE PULMONAIRE Plan A. Définition et Physiopathologie I.

Plus en détail

Radiothérapie pour les métastases cérébrales

Radiothérapie pour les métastases cérébrales Radiothérapie pour les métastases cérébrales Dre Annie Ebacher Radio-oncologue CHUS, Sherbrooke Congrès du Réseau des soins palliatifs 28 mai 2007 Objectifs Épidémiologie Symptômes, facteurs pronostiques

Plus en détail

Cancer du rein. Ce que vous devez savoir. Le cancer : une lutte à finir 1 888 939-3333 www.cancer.ca

Cancer du rein. Ce que vous devez savoir. Le cancer : une lutte à finir 1 888 939-3333 www.cancer.ca Cancer du rein Ce que vous devez savoir Le cancer : une lutte à finir 1 888 939-3333 www.cancer.ca CANCER DU REIN Ce que vous devez savoir Même si vous entendez parler du cancer presque tous les jours,

Plus en détail

Radiothérapie-Oncologie

Radiothérapie-Oncologie Radiothérapie-Oncologie Dirk Van Gestel, MD, PhD Chef de service de Radiothérapie Les urgences de la radiothérapie Il n y en a pas! Il n y en a plus! Les urgences de la radiothérapie «The Friday night

Plus en détail

L adénocarcinome. Le cancer de la prostate : ce que vous devez savoir. Mise à

L adénocarcinome. Le cancer de la prostate : ce que vous devez savoir. Mise à Le cancer de la prostate : ce que vous devez savoir Mise à j our Jean-Baptiste Lattouf, MD, FRCS et Fred Saad, MD, FRCS Présenté dans le cadre de la conférence : Urologie néphrologie sexologie, Université

Plus en détail

Dossier Progressif. 201. Hémoptysie 203- Opacités et masses intra thoraciques chez l'enfant et l'adulte

Dossier Progressif. 201. Hémoptysie 203- Opacités et masses intra thoraciques chez l'enfant et l'adulte Dossier Progressif Ce dossier progressif a été construit, revu et corrigé par au moins 4 enseignants du Collège des Enseignants de Pneumologie (CEP). Il s appuie sur l enseignement du Référentiel National

Plus en détail

Place de l IRM dans le diagnostic du cancer du sein

Place de l IRM dans le diagnostic du cancer du sein Place de l IRM dans le diagnostic du cancer du sein Docteur Maryannick Bryselbout, Hôpital d Aix en Provence Docteur Olivier Marpeau, Clinique de l Étoile Cancer le plus fréquent de la femme En France,

Plus en détail

PLACE DE L IRM DANS LE BILAN D EXTENSION DU CANCER DU RECTUM. Professeur Paul LEGMANN Radiologie A - Cochin Paris

PLACE DE L IRM DANS LE BILAN D EXTENSION DU CANCER DU RECTUM. Professeur Paul LEGMANN Radiologie A - Cochin Paris PLACE DE L IRM DANS LE BILAN D EXTENSION DU CANCER DU RECTUM Professeur Paul LEGMANN Radiologie A - Cochin Paris Cancer du rectum France : 15000 décès/an : 1ère cause. Pronostic souvent réservé Métastases

Plus en détail

Recommandations 2005. Prise en charge des patients adultes atteints d un mélanome cutané MO

Recommandations 2005. Prise en charge des patients adultes atteints d un mélanome cutané MO Recommandations 2005 Prise en charge des patients adultes atteints d un mélanome cutané MO Recommandations pour la Pratique Clinique : Standards, Options et Recommandations 2005 pour la prise en charge

Plus en détail

Indications de la radiothérapie

Indications de la radiothérapie traitements, soins et innovation MAI 2009 Indications de la radiothérapie CANCER Des vads COLLECTION recommandations & référentiels OUTIL D AIDE À LA DÉCISION CONSENSUS D EXPERTS À PARTIR DE RECOMMANDATIONS

Plus en détail

Cancer broncho-pulmonaire du sujet âgé

Cancer broncho-pulmonaire du sujet âgé Cancer broncho-pulmonaire du sujet âgé Mathilde Gisselbrecht Capacité de gériatrie- Février 2010 Généralités Cancer bronchique primitif = cancer le plus fréquent en incidence dans le monde Incidence en

Plus en détail

Le rôle du généraliste dans le suivi du cancer du sein. Pr. Yves Aubard

Le rôle du généraliste dans le suivi du cancer du sein. Pr. Yves Aubard Le rôle du généraliste dans le suivi du cancer du sein Pr. Yves Aubard Les objectifs généraux de la surveillance Dépistage D un rechute locale ou régionale D un cancer du sein controlatéral D une métastase

Plus en détail

Cancer de l endomètre

Cancer de l endomètre Traitement chirurgical des cancers de l endomètre, du col et de l ovaire Cancer de l endomètre Emile Daraï Service de Gynécologie-Obstétrique, Hôpital Tenon, CancerEst, Université Pierre et Marie Curie

Plus en détail

Gynécologue et médecin de famille

Gynécologue et médecin de famille Gynécologue et médecin de famille Tous les deux ans dès 50 ans, les femmes sont invitées à faire une mammographie de dépistage dans le cadre d un programme lorsque leur canton ou région en dispose. Le

Plus en détail

Les cancers de l endomètre

Les cancers de l endomètre Chapitre 2 Les cancers de l endomètre Généralités Prise en charge Il convient d évaluer les facteurs de comorbidité et l espérance de vie. La stratégie thérapeutique repose principalement sur l opérabilité

Plus en détail

Cancer des os. Ce que vous devez savoir. Le cancer : une lutte à finir 1 888 939-3333 www.cancer.ca

Cancer des os. Ce que vous devez savoir. Le cancer : une lutte à finir 1 888 939-3333 www.cancer.ca Cancer des os Ce que vous devez savoir Le cancer : une lutte à finir 1 888 939-3333 www.cancer.ca CANCER DES OS Ce que vous devez savoir Même si vous entendez parler du cancer presque tous les jours, vous

Plus en détail

DU SYMPTÔME AU DIAGNOSTIC DE CANCER. Dr Stéphanie Lozano DU Oncogériatrie 14 novembre 2014

DU SYMPTÔME AU DIAGNOSTIC DE CANCER. Dr Stéphanie Lozano DU Oncogériatrie 14 novembre 2014 DU SYMPTÔME AU DIAGNOSTIC DE CANCER Dr Stéphanie Lozano DU Oncogériatrie 14 novembre 2014 Objectifs du diagnostic Que faire devant des signes cliniques évocateurs? Faire le diagnostic le rapidement possible

Plus en détail

Cancer du sein et Radiothérapie

Cancer du sein et Radiothérapie Cancer du sein et Radiothérapie Indications et Effets secondaires Valérie Théberge MD FRCPC Radio-Oncologue CHU de Québec L Hôtel-Dieu de Québec Indications de la radiothérapie Mastectomie partielle Après

Plus en détail

Dossier n 4 : questions

Dossier n 4 : questions Dossier n 4 : questions Dossier n 4 Énoncé Un homme de 65 ans, plombier à la retraite, est adressé aux urgences d un hôpital général, pour hémoptysie. Ses antécédents sont marques par un tabagisme estimé

Plus en détail

Tumeurs osseuses de l enfantl

Tumeurs osseuses de l enfantl Tumeurs osseuses de l enfantl Enseignement interrégional DES de PédiatrieP Auvergne Rhône Alpes Etienne Merlin Clermont-Ferrand 14 mars 2008 14-15 15 mars 2008 E Merlin DES pediatrie Clermont Ferrand 1

Plus en détail

Le PET Scan modifie t il le traitement des métastases des CCR?

Le PET Scan modifie t il le traitement des métastases des CCR? Le PET Scan modifie t il le traitement des métastases des CCR? 7 ième Journée scientifique Annuelle 31/ 05/ 2014 Clinique Atlas Dr ALJ AMINA Médecin Nucléaire IMAGERIE EN CANCEROLOGIE - La place de l imagerie

Plus en détail

Tumeurs osseuses secondaires (154e) Professeur Jean-Philippe Vuillez Octobre 2003

Tumeurs osseuses secondaires (154e) Professeur Jean-Philippe Vuillez Octobre 2003 Pré-Requis : Corpus Médical Faculté de Médecine de Grenoble Tumeurs osseuses secondaires (154e) Professeur Jean-Philippe Vuillez Octobre 2003 Physiologie et histologie osseuses Cancérologie fondamentale

Plus en détail

Votre guide des définitions des maladies graves de l Assurance maladies graves express

Votre guide des définitions des maladies graves de l Assurance maladies graves express Votre guide des définitions des maladies graves de l Assurance maladies graves express Votre guide des définitions des maladies graves de l Assurance maladies graves express Ce guide des définitions des

Plus en détail

Radio-pharmaceutiques TEP

Radio-pharmaceutiques TEP Médecine Nucléaire diagnostique: imagerie fonctionnelle par scintigraphie de positons et rayonnements γ Service de Médecine Nucléaire, juin 2005 Franz Buchegger, PD Le radio-pharmaceutique Le radio-pharmaceutique

Plus en détail

Cancers du cavum. Le diagnostic est fait par la nasofibroscopie et l'examen du cavum où l'on retrouve un bourgeon au niveau du cavum.

Cancers du cavum. Le diagnostic est fait par la nasofibroscopie et l'examen du cavum où l'on retrouve un bourgeon au niveau du cavum. Cancers du cavum Entité clinique, biologique et histologique différente des autres cancers cervicofaciaux par sa relation avec le virus Epstein bar, sa répartition géographique et sa radiosensibilité.

Plus en détail

CANCER DU POUMON ALGORITHMES D INVESTIGATION, DE TRAITEMENT ET DE SUIVI. Juillet 2014 UN PARTENARIAT DE

CANCER DU POUMON ALGORITHMES D INVESTIGATION, DE TRAITEMENT ET DE SUIVI. Juillet 2014 UN PARTENARIAT DE UN PARTENARIAT DE Institut national d excellence en santé et en services sociaux ALGORITHMES D INVESTIGATION, DE TRAITEMENT ET DE SUIVI CANCER DU POUMON Juillet 2014 INTRODUCTION 2 INTRODUCTION ALGORITHMES

Plus en détail

Leucémie. Causes, Facteurs de risques

Leucémie. Causes, Facteurs de risques Leucémie La leucémie ou cancer du sang ou leucose aiguë des organes hématopoïétiques(sang, rate, ganglions, moelle osseuse) est un type de cancer qui entraîne la fabrication par l organisme d un trop grand

Plus en détail

Indications de la radiothérapie

Indications de la radiothérapie traitements, soins et innovation MAI 2009 Indications de la radiothérapie CANCER De la prostate COLLECTION recommandations & référentiels OUTIL D AIDE À LA DÉCISION CONSENSUS D EXPERTS À PARTIR DE RECOMMANDATIONS

Plus en détail

Qu est-ce qu une tumeur stromale gastro-intestinale?

Qu est-ce qu une tumeur stromale gastro-intestinale? Qu est-ce qu une tumeur stromale gastro-intestinale? La tumeur stromale gastro-intestinale est une forme rare de cancer qui se développe dans le tube digestif (ou tractus gastro-intestinal). On l appelle

Plus en détail

CONDUITE A TENIR DEVANT UN NODULE DE LA THYROIDE

CONDUITE A TENIR DEVANT UN NODULE DE LA THYROIDE CONDUITE A TENIR DEVANT UN NODULE DE LA THYROIDE * Groupe médico-chirurgical 25 avenue Jean MEDECIN 0600 NICE FREDERIC BRACCINI L attitude à adopter devant la découverte d un nodule thyroïdien revient

Plus en détail

Nodule thyroïdien sans hyperthyroïdie. Quel est mon parcours de soins?

Nodule thyroïdien sans hyperthyroïdie. Quel est mon parcours de soins? Nodule thyroïdien sans hyperthyroïdie Quel est mon parcours de soins? Nodule thyroïdien sans hyperthyroïdie Votre médecin peut adapter et compléter ces informations en fonction de votre situation personnelle.

Plus en détail

LE CÔLON ET LE RECTUM

LE CÔLON ET LE RECTUM LE CÔLON ET LE RECTUM LE CÔLON ET LE RECTUM Le côlon et le rectum forment ensemble le gros intestin et assurent des fonctions essentielles dans les dernières étapes de la digestion. La digestion commence

Plus en détail

CHIRURGIE DU LARYNX ET DE L HYPOPHARYNX. Béatrix Barry, Service ORL, Hôpital Bichat-Claude Bernard APHP

CHIRURGIE DU LARYNX ET DE L HYPOPHARYNX. Béatrix Barry, Service ORL, Hôpital Bichat-Claude Bernard APHP CHIRURGIE DU LARYNX ET DE L HYPOPHARYNX Béatrix Barry, Service ORL, Hôpital Bichat-Claude Bernard APHP Généralités Ess t pathologie cancéreuse - carcinomes épidermoïdes Préservation de la fonction - sphincter=

Plus en détail

CANCER BRONCHIQUE Place de la médecine nucléaire. E.Ouhayoun - J. Giron Médecine nucléaire - Radiologie Centrale CHU Purpan

CANCER BRONCHIQUE Place de la médecine nucléaire. E.Ouhayoun - J. Giron Médecine nucléaire - Radiologie Centrale CHU Purpan CANCER BRONCHIQUE Place de la médecine nucléaire E.Ouhayoun - J. Giron Médecine nucléaire - Radiologie Centrale CHU Purpan Le Cancer Bronchique 25 000 cas /an (14%), 23 000 morts/an (24%) 1 ere cause de

Plus en détail

Définitions : tumeur. Une tumeur : prolifération anormale de cellules (bénigne ou maligne). Peut toucher tous les tissus vivants.

Définitions : tumeur. Une tumeur : prolifération anormale de cellules (bénigne ou maligne). Peut toucher tous les tissus vivants. Les tumeurs Définitions : tumeur Une tumeur : prolifération anormale de cellules (bénigne ou maligne). Peut toucher tous les tissus vivants. Définitions : tumeur bénigne Tumeur bénigne : -néoformation

Plus en détail

Métastases vertébrales Stratégie thérapeutique multidisciplinaire

Métastases vertébrales Stratégie thérapeutique multidisciplinaire Métastases vertébrales Stratégie thérapeutique multidisciplinaire GENERALISTE Oncologue Radiologue Radiothérapeute Chirurgien Vincent Pointillart Unité de Pathologie Rachidienne CHU Bordeaux Clairement

Plus en détail

Maladie de Hodgkin ou lymphome de Hodgkin

Maladie de Hodgkin ou lymphome de Hodgkin Maladie de Hodgkin ou lymphome de Hodgkin Ce que vous devez savoir Le cancer : une lutte à finir 1 888 939-3333 www.cancer.ca MALADIE DE HODGKIN Ce que vous devez savoir Même si vous entendez parler du

Plus en détail

Traitement locorégional du cancer du sein métastatique d'emblée: cas cliniques

Traitement locorégional du cancer du sein métastatique d'emblée: cas cliniques Traitement locorégional du cancer du sein métastatique d'emblée: cas cliniques Hélène Charitansky 1, Alain Fourquet 2 1 Service de chirurgie sénologique, Institut Universitaire du Cancer Toulouse Oncopole

Plus en détail

Cancer du poumon non à petites cellules Formes localisées non opérables, localement avancées et métastatiques

Cancer du poumon non à petites cellules Formes localisées non opérables, localement avancées et métastatiques Mesure 19 SoINS ET VIE DES MALADES SEPTEMBRE 2010 recommandations professionnelles Cancer du poumon non à petites cellules Formes localisées non opérables, localement avancées et métastatiques COLLECTION

Plus en détail

Adénocarcinome du bas œsophage (et du cardia) Nutrition en attendant le traitement

Adénocarcinome du bas œsophage (et du cardia) Nutrition en attendant le traitement Adénocarcinome du bas œsophage (et du cardia) Nutrition en attendant le traitement Corinne Bouteloup Service de Médecine Digestive et Hépatobiliaire CHU Clermont-Ferrand Conflits d intérêts Nutricia Nutrition

Plus en détail

L évaluation du creux axillaire

L évaluation du creux axillaire L évaluation du creux axillaire Journées DESC-SCVO Poitiers, Juin 2007 Marc-Henri JEAN, Nantes Cancer du sein : Introduction (1) 30 000 nouveaux cas / an 11 000 décès / an Problème de santé publique Pronostic

Plus en détail