Infrastructures SAP :

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Infrastructures SAP :"

Transcription

1 Infrastructures SAP : enjeux et solutions envisagées par les directions informatiques PAGE 8 L analyse prédictive rend la BI proactive PAGE 29 Les différentes facettes du Master Data Management PAGE 17 Bimestriel - mai/juin e n 73 La gestion de la qualité des données PAGE 33 Le SIG à la portée de tous PAGE 37

2 ZOOM OUTSOURCING L avis des Directions Informatiques Ministère des Finances Direction Générale des Impôts Nadine Chauvière Sous-Directrice des SI de la DGI «Les solutions d Application Intelligence CAST nous aident à obtenir une meilleure visibilité de notre parc applicatif au travers de tableaux de bord composés d indicateurs techniques objectifs afin de faciliter le dialogue avec les équipes et avec nos maîtrises d ouvrage.» Groupe SFR Cegetel Eric Eteve Directeur Informatique Centre Ingénierie Mobilité «La solution CAST de gestion de la soustraitance est un élément clé dans le système de pilotage mis en place par SFR-Cegetel sur ses TMA. Nous avons constaté une attention plus particulière apportée par les SSII à la qualité des livrables et à la fiabilité des chiffrages depuis qu ils savent que nous pouvons facilement les auditer.» Framatome - Groupe AREVA Michel Fondeviole DSI de Framatome-ANP «CAST fournit des critères objectifs d appréciation dans le dialogue parfois difficile avec le sous-traitant ainsi que des indicateurs nécessaires au suivi de l évolution des applications et constitue au sein de Framatome un outil de progrès partagé.» En savoir plus Demandez le Livre Blanc rédigé par le Gartner Group et CAST sur ce thème : «Information Series on Application Management» : Découvrez l expérience de plusieurs sociétés utilisatrices de solutions d Application Intelligence :

3 La maîtrise des applications et des prestataires dans une opération d outsourcing De la valeur ajoutée de l Application Intelligence pour piloter efficacement un parc applicatif sous-traité Les entreprises, devenues plus mûres vis-à-vis de l outsourcing, sont désormais capables d opérer des externalisations plus stratégiques. On l a récemment observé dans l automobile avec Renault ou dans la grande distribution avec Carrefour. Dans l externalisation des applications métier, c est surtout la volonté d accroître l efficacité opérationnelle de l informatique qui est motrice : pouvoir fournir plus rapidement un service à valeur ajoutée aux utilisateurs et aux clients dans un contexte en perpétuelle évolution. Comme dans n importe quelle opération d outsourcing, le contrat liant le fournisseur est capital, en particulier les SLAs. Néanmoins, les applications métier étant par nature soumises à de fréquents changements en cours de contrat, les seuls SLAs se révèlent vite insuffisants pour garantir la qualité de service et éviter les dérives de coûts. C est là que le bât blesse : l externalisation des applications métier occasionne un risque de perte rapide de savoir-faire technologique et par conséquent critique. Vigilance et suivi sont de mise pour garder le contrôle de la qualité de service et éviter les dépendances par nature dangereuses. L externalisation réussie d applications métier est donc le fruit d une vision anticipatrice partagée avec le prestataire. Sont ainsi apparues des solutions dites d Application Intelligence, basées sur une technologie avancée d analyse de code source. En fournissant des indicateurs techniques aux donneurs d ordre, ces solutions permettent de piloter un parc applicatif sous-traité en temps réel, tant en terme de qualité, que de maintenabilité et de coût. Résultat : le donneur d ordre conserve la maîtrise intellectuelle de ses applications métier et le contrôle de la relation avec son sous-traitant. La valeur ajoutée de ce type de solutions d Application Intelligence est visible à chaque étape d une opération d outsourcing, comme décrit ci-après. Recette technique Fin de contrat Cycle de vie d'une opération d'outsourcing Contrôle des coûts Appels d'offres Suivi de projet Audit de l existant et préparation des appels d offres Déterminer les caractéristiques techniques du portefeuille applicatif existant avant de le sous-traiter Disposer d informations de référence pour évaluer les propositions des soustraitants Transfert de connaissances Obtenir une image à l instant t des applications pour permettre un suivi dans le temps Transfert vers le prestataire Réduire la phase d acquisition de la connaissance pour entreprendre plus vite des tâches productives Diminuer le coût lié à la production d une documentation exploitable et maintenable par le prestataire Contrôle de la qualité et des coûts en cours de projet Suivre l évolution de la maintenabilité et de la qualité pour éviter toute dérive Etre capable de valider la quantité et la qualité du travail facturé Etre en mesure de challenger le sous-traitant lors des négociations d avenants Industrialiser les recettes techniques Renouvellement de contrat, transfert ou ré-internalisation Déterminer et qualifier les écarts entre la prestation prévue et les livrables recettés Disposer des informations techniques caractéristiques du portefeuille applicatif en fin de prestation Le leader mondial de ce type de solutions est d ailleurs un éditeur français, CAST. Reconnu par les analystes informatiques comme précurseur du marché, CAST compte plus 500 comptes utilisateurs de sa plate-forme d Application Intelligence dans le monde. Publi-Reportage

4 édito Une pépite sous les milliards Le premier semestre 2008 restera dans les mémoires comme une période de mégaconcentrations, avec la naissance de géants européens et américains. Les milliards volent dans tous les sens, et les négociations donnent parfois le tournis. Toutefois, au-delà des sommes astronomiques - pas toujours justifiées, il s agit aussi et surtout d une affaire d hommes et de spécialistes. Les hommes qui valaient des milliards Finalisée en début d année, la fusion SAP-Business Objects aura coûté 4,8 milliards d euros à l éditeur allemand, et donné naissance à un groupe de collaborateurs. Dans la foulée, le rachat de BEA par Oracle fut plus sportif. En effet, la course-poursuite avait commencé mi-octobre, et la dot sans cesse réévaluée avait bondi de 6,6 à 8.5 milliards de dollars en 3 mois. À plus de 900 millions de dollars par mois, l attente prend des allures d eldorado! Cette acquisition concernait employés chez BEA. En cherchant à absorber Yahoo, Microsoft espérait bien rattraper son retard sur Google, et renforcer sa position sur Internet. Le 3 mai, Microsoft retirait officiellement son offre de rachat, suite à un nouveau refus et malgré une offre de 47,5 milliards de dollars (33 dollars l action), soit près de 31 milliards d euros! Toutefois, l affaire ne serait peut-être pas enterrée Enfin, HP, conscient de l intérêt de couvrir le spectre «matériel, logiciel et service» souhaitait ne plus laisser son concurrent IBM faire cavalier seul et emporter tranquillement des affaires, plus particulièrement sur des opérations importantes d outsourcing. La synergie service/matériel permet alors de gagner sur plusieurs tableaux. Le constructeur s offre donc un des leaders du secteur avec EDS, pour près de 14 milliards de dollars. Dans ce cas, il s agit également de digérer les salariés d EDS, dans un groupe qui en compte déjà Disposer des compétences indispensables Tous les analystes ont relevé les prises de position et les stratégies de marché donnant naissance à ces mastodontes. Par ailleurs, ces sociétés cotées se doivent de maintenir une croissance à deux chiffres, et la course à la taille n est peut-être qu un effet secondaire. En revanche, même si cet argument ne pesait pas dans ces décisions, ces sociétés se dotent également au passage de compétences de plus en plus rares. En Europe, mais aussi aux États-Unis, le manque de spécialistes informatiques commence déjà à se faire sentir, comme l illustre le papyboom sur l Hexagone. Or, ces rachats leur permettent aussi de se doter de compétences et donc d une ressource rare et chère. Et cette matière grise devient un atout important, et plus encore sur un marché informatique où l externalisation marque sans cesse des points. Encore faudra-t-il que ces sociétés sachent retenir ces employés qui n ignorent pas combien ils sont précieux. Et pour ceux qui l auraient oublié, les opérations de séduction et de débauchage le leur rappelleront régulièrement. Editeur Press & Communication France Une filiale du groupe CAST 3, rue Marcel Allégot Meudon - FRANCE Tél. : Fax. : [email protected] Rédacteur en chef José Diz [email protected] Directeur de publication Aurélie Magniez [email protected] Abonnements/Publicité [email protected] Conception Graphique N. Herlem [email protected] Imprimeur Moutot Imprimeurs Parution IT-expert - (ISSN ) est un journal édité 6 fois par an, par P & C France, sarl de presse au capital de ,61 e. Avertissement Tous droits réservés. Toute reproduction intégrale ou partielle des pages publiées dans la présente publication sans l autorisation écrite de l éditeur est interdite, sauf dans les cas prévus par les articles 40 et 41 de la loi du 11 mars P&C France. Toutes les marques citées sont des marques déposées. Les vues et opinions présentées dans cette publication sont exprimées par les auteurs à titre personnel et sont sous leur entière et unique responsabilité. Toute opinion, conseil, autre renseignement ou contenu exprimés n engagent pas la responsabilité de Press & Communication. Abonnements Prix pour 6 numéros téléchargeables sur le site : 70 e TTC (TVA : 19,6%) Un bulletin d abonnement se trouve en pages 15/16 de ce numéro. Vous pouvez vous abonner sur Abonnements/Default.aspx ou nous écrire à : [email protected] José Diz Rédacteur en Chef 4 IT-expert n 73 - mai/juin 2008

5 5-6 JUIN 2008 PARIS Un forum conçu par des DSI pour des DSI Intervenants Pascal Lointier, Président, CLUSIF Yves Crespin, Commissaire principal, Chef de la BEFTI Jean-Michel Pernaut, DSI Groupe, Lyreco France Bernadette Lecerf-Thomas, Coach de DSI, Auteur de L informatique managériale Luc Golvers, Président, CLUSIB Marie-Noëlle Gibon, DSI Courrier, La Poste Bertrand Petit, DSI, Alstom Transport SA Paul JOLIE, DSI adjoint, Ministère des Affaires Etrangères et Européennes Avec plus de 20 thèmes proposés entre les ateliers et le programme de conférences, CIO Strategies France est Les thématiques Deux journées de présentations consacrées au pilotage de la performance Conférences, allocutions, tables rondes et études de cas sur des thématiques d actualité : DSI et sécurité, comment faire face aux nouvelles menaces? Gouvernance du SI, comment impliquer dirigeants et managers? Mise en œuvre d un projet ERP, les facteurs-clés du succès Gouvernance des SI par les Operating MODEL Conduite d un projet de Business Intelligence Partenaires Média Associations Partenaires Sponsors Cocktail Sponsor Contact: Stéphanie Brottes, Chargée de Projet Tel: Fax: [email protected]

6 La VoIP est le futur : offrez ses multiples fonctionnalités à vos collaborateurs. Non pas en remplaçant toute votre infrastructure, mais en vous appuyant sur l existant, ici et maintenant. C est possible, parce qu il ne s agit plus de matériels mais de logiciels. Vous pouvez implémenter la VoIP en conservant votre infrastructure en l état (votre PABX, vos passerelles téléphoniques, et même vos téléphones). Vous n avez qu à ajouter le bon logiciel. Un logiciel intégré à Active Directory, Microsoft Of ce, Microsoft Exchange Server, et à votre PABX. Ainsi, vous optimiserez l investissement réalisé dans votre PABX en l intégrant à votre nouvelle solution logicielle VoIP Microsoft. Vos équipes seront prêtes, votre entreprise aussi. Pour en savoir plus, rendez-vous sur

7 IT-expert n 73 - mai/juin 2008 Sommaire 08 Dossier Infrastructures SAP : enjeux et solutions envisagées par les directions informatiques Quelles priorités et stratégies mettent en avant les entreprises pour migrer - ou non - vers une nouvelle version de leur ERP? Consolidation, externalisation, compétences Spécialiste des ERP chez PAC, Éric Ménard nous fait profiter de sa connaissance des entreprises et commente des résultats d études riches en enseignements. 17 Technique Les différentes facettes du Master Data Management Le MDM? Que cache réellement ce paradigme utilisé à tout-va? Au cœur du système d information, cette approche assure la cohérence des données et favorise l alignement de l informatique à la stratégie de l entreprise. Rien de moins! L auteur détaille les différents aspects du MDM, et explique clairement les enjeux de cette incontournable évolution. 26 Actualités Internationales Les informations marquantes d éditeurs, de marchés, d organisme de standardisation, de débats en cours et de tendances. 29 Quoi de Neuf Docteur? L analyse prédictive rend la BI proactive Après le décisionnel qui analysait le réalisé afin de mieux décider au présent, l analyse prédictive complète ce rétroviseur en éclairant la route. Des technologies utiles à tous les métiers qui facilitent encore les prises de décision «éclairées». 33 Comment ça Marche? La gestion de la qualité des données Pour que les données informatiques jouent pleinement leur rôle d information, encore faut-il s assurer de leur pertinence. Le lecteur reconnaîtra certainement diverses situations éprouvées dans la description des risques réalisée par l auteur, spécialiste de ces aspects chez Cap Gemini. Et pourtant, tout est encore possible. 37 Rubrique à brac Le SIG à la portée de tous Vulgarisé avec internet et des logiciels comme Google Earth, le système d information géographique apporte aujourd hui son potentiel aux applications d entreprise. Intégration aux SGBD, Web Services, etc. L auteur explique les principes et technologies du SIG et indique des exemples d utilisation très concrets. 41 Livres Manager avec les ERP - Architecture Orientée Services (SOA) par Jean-Louis Lequeux et Project La gestion de projet par Alexandre Faulx-Briole IT-expert n 73 - mai/juin

8 Infrastructures SAP : enjeux et solutions envisagées par les directions informatiques Centralisateurs de la gestion des entreprises, les systèmes ERP occupent une place critique. Ils gèrent aujourd hui la majeure partie des fonctions de l entreprise, comme la production, la comptabilité, la finance, le décisionnel, les ventes, les achats, la logistique, etc. Stratégiques pour l entreprise, les systèmes ERP participent à la souplesse et à la réactivité de l activité. Postes de dépenses importants, ces systèmes sont amenés à être revisités dans leur conception et dans leur gestion pour alléger les budgets de fonctionnement. De ce fait, les directions informatiques d aujourd hui sont confrontées à de nombreuses préoccupations. Produit emblématique des ERP, SAP est devenu le progiciel de gestion privilégié de la majorité des grandes entreprises en France comme à l international. Pour nombre d entre elles, évoquer les infrastructures SAP revient à évoquer la colonne vertébrale de leurs systèmes d information. Mais qu en est-il réellement? Comment les entreprises gèrent-elles aujourd hui leurs infrastructures SAP? En sont-elles satisfaites? Comment les décideurs anticipent-ils les évolutions de périmètre, les sauts technologiques, quelles sont les solutions privilégiées, les orientations choisies? 8 IT-expert n 73 - mai/juin 2008

9 Dossier & Interviews Les infrastructures SAP au cœur du système d information Les services SAP, un écosystème de plus de 2 milliards d euros en 2007 en France Pourquoi et comment décider d évoluer vers une nouvelle version Pour la grande majorité des entreprises interrogées, SAP est au cœur du système d information et couvre la plupart des domaines fonctionnels de l entreprise. Les entreprises équipées du logiciel de l éditeur allemand affectent une large partie de leurs dépenses informatiques à l intégration, à la maintenance et à l évolution de leur système SAP autant pour les applications elles-mêmes que pour l infrastructure qui les supporte. Mais faute de ne pouvoir ou de ne vouloir) gérer en interne l ensemble des activités de services liées au système SAP, ces entreprises ont massivement recours à la sous-traitance. Si l on considère au sein de la dépense informatique de ces entreprises la part qui est sous-traitée à des prestataires, plus de 2 milliards d euros, on mesure le poids de l écosystème SAP. L équilibre entre licences et sous-traitance SAP par des entreprises françaises 1166 M, 8% M, 9% Le système SAP est-il au cœur de votre système d'information? (Étude HP/PAC ) Quel est le poids du système SAP dans votre dépense informatique? (Étude HP/PAC ) OUI 93% Plus de 30% 62% 0 à 10% 15% NON 7% 10 à 20% 15% 20 à 30% 8% Projets et Maintenance applicative SAP 1069 M, 17% Infogérance Autres Projets et Maintenance applicative Source Pac 1450 M, 19% Infogérance En 2007, les services SAP représentaient 8 % des activités de projets et de TMA en France, c est-à-dire que les entreprises sous-traitaient en France pour 1,1 milliard d euros en prestations de conseil, de mise en œuvre, de développement spécifique, de projet d intégration et de maintenance applicative sur les progiciels SAP. Par ailleurs, l externalisation complète des systèmes SAP représente 17 % du volume total de l infogérance française. Les infrastructures de production sont aujourd hui largement centralisées. Et pour 90 % des entreprises, le système SAP est centralisé sur un site de production. Les mouvements de consolidation géographique ont conduit à cette centralisation des moyens de production, mais cela ne signifie pas pour autant que les infrastructures au sein des datacenters soient consolidées. L analyse des versions de SAP utilisées par les entreprises montre des divergences en fonction de la taille des organisations. Ainsi, de nombreuses entreprises continuent de fonctionner sur des versions 4.6C ou antérieures alors que les plus grandes (plus de employés) semblent plus enclines à adopter les versions récentes de SAP. Avant de migrer, il convient de déterminer la période la plus propice pour acheter une nouvelle version de SAP. Et cela, même si cela doit être réalisé plusieurs mois ou années avant de migrer physiquement. En effet, il serait absurde d attendre et que l offre de rachat des licences précédentes devienne moins intéressant tandis que l entreprise continuerait à acheter de nouvelles licences pour faire face à sa croissance. En parallèle, les entreprises doivent étudier la possibilité d adopter le module MDM (Master Data Management) de SAP qui permet de mettre en place un référentiel unique, donc une cohérence de l information, et réduire les développements spécifiques. Si ce n est fait, les entreprises ont à mettre en place une stratégie d achat de licences SAP. (voir tableau page suivante) IT-expert n 73 - mai/juin

10 SAP ERP 6.0 Ramp-Up Mainstream Maintenance Ext. Maint. (+ 2%)* Ext. Maintenance (+ 4%)* Customer-Specific Maintenance mysap ERP 2004 Mainstream Maintenance Ext. Maint. (+ 2%)* Ext. Maintenance (+ 4%)* Customer-Specific Maintenance SAP R/3 Enterprise 47x200 Mainstream Maintenance Ext. Maint. (+ 2%)* Ext. Maintenance (+ 4%)* Customer-Specific Maintenance SAP R/3 Enterprise 47x110 Mainstream Maintenance Ext. Maint. (+ 2%)* Ext. Maintenance (+ 4%)* Customer-Specific Maintenance SAP R/3 4.6C Mainstr. Maint. Ext. Maint. (+ 2%)* Ext. Maintenance (+ 4%)* Customer-Specific Maintenance SAP R/3 3.1I - 4.6B Ext. Maint. (+ 4%)* Customer-Specific Maintenance This strategy is also valid for all industry-specific add-on applications and SAP enhancement packages for ERP based on the releases above. *Overall payment is SAP Standard Support / SAP Premium Support fee plus additional fee of 2% or 4% of the maintenance base per year. Oct Jun Dec Dec Mar Dec Mar Mar Mar Mar Mar Mar Calendrier des mises à jour et de maintenance des versions SAP (Source SAP) A quelles préoccupations les décideurs doivent-ils faire face? La gestion de la production, la maîtrise des coûts, l évolutivité des systèmes ou le service aux utilisateurs, sont autant de sources d inquiétudes mais forment également des sources potentielles d amélioration des systèmes. D autre part, les entreprises sont régulièrement confrontées à des évolutions de périmètres et sont soumises à des pressions concurrentielles fortes. Dans ce contexte, les systèmes d information permettent aux organisations de gagner en souplesse et en compétitivité. C est pourquoi nombre d entre elles voient en leur outil informatique un moyen de créer un levier de croissance. Et les directions informatiques deviennent des acteurs de poids pour augmenter la compétitivité de leur entreprise, et elles doivent être capable d innover en permanence. Rester attentifs à l évolutivité et à la sécurité Malgré un niveau de satisfaction élevé, les responsables informatiques doivent continuellement innover et repenser leurs infrastructures pour s adapter et anticiper les évolutions de l entreprise. S ajoutent à ces besoins d adaptabilité, les inquiétudes inhérentes aux métiers de l exploitation informatique, à savoir la fiabilité, l efficacité, la sécurité, le support utilisateurs, etc. Qu ils soient liés aux problématiques communes à toutes infrastructures ou spécifiquement liés aux systèmes SAP, différents critères ont été analysés au cours de l étude pour découvrir les préoccupations des décideurs et saisir les grandes tendances. Le premier résultat concerne la sécurité. Qu elles soient grandes ou moyennes, la sécurité est la principale préoccupation des entreprises. Ensuite, des divergences liées à la taille et aux capacités d investissement de l entreprise apparaissent. Ainsi, les moyennes entreprises se montrent très préoccupées par la flexibilité et l évolutivité de leurs systèmes SAP ou par le niveau de services et moins concernées par la maîtrise des coûts. Les grandes entreprises, quant à elles, se montrent plus soucieuses de maîtriser les coûts de possession et craignent de perdre des compétences sur leurs applications spécifiques. Concernant la production de votre système SAP, quel est votre degré de préoccupation pour les sujets suivants? * Les montées de version, migration, mises à jour La flexibilité et la prédictibilité des coûts La gestion des montées en charge La mise en conformité (contraintes légales SOX, BALE 2) La sécurité Pour l'industrialisation de la production 52% 80% 30% 48% 41% 59% 26% 39% 85% 89% 48% 45% 1000 à 5000 Plus de 5000 *Pourcentage des préoccupations «élevées» ou «très élevées» (Étude HP/PAC ) 10 IT-expert n 73 - mai/juin 2008

11 Dossier & Interviews Les principales difficultés rencontrées par les entreprises concernent la sécurité et l évolutivité des systèmes. La sécurité des infrastructures SAP est jugée réellement critique par les entreprises et 88 % d entre elles ont affirmé être préoccupées ou très préoccupées par cette problématique. Cela concerne la gestion des accès sécurisés des utilisateurs du système, y compris les accès distants, et la gestion sécurisée des données gérées par le système SAP. L évolutivité des systèmes (c est-à-dire la capacité à procéder à des migrations, des mises à jour ou des montées de version) préoccupe principalement les moyennes entreprises. Ce constat peut être mis en corrélation avec le retard d adoption des versions récentes de SAP par ces mêmes entreprises. La flexibilité, c està-dire ici la gestion des montées en charge, préoccupe aussi les moyennes entreprises. En effet, elles ont souvent moins de capacité d investissement et peuvent plus difficilement se doter d infrastructures ayant la capacité d absorber les pics d utilisation. Maîtriser les coûts de fonctionnement Concernant le coût de votre système SAP, quel est votre degré de préoccupation pour les sujets suivants? * Préserver les niveaux de services Quant il s agit du service aux utilisateurs du système SAP, les deux principales sources de préoccupations des entreprises sont d une part la qualité de service auprès de l utilisateur final et d autre la gestion du support utilisateur. Nous pouvons également noter que les divergences liées à la taille des entreprises sont atténuées lorsqu il s agit de services aux utilisateurs. Les solutions envisagées Externaliser ou infogérer? L infogérance, solution privilégiée par les entreprises : 30% des moyennes entreprises et 23% des grandes entreprises ont déjà recours à des prestations d infogérance autour de leur système SAP. Il s agit de la prestation la plus largement adoptée par les sociétés interrogées. Quelles solutions avez-vous déjà mis en œuvre? La maîtrise du coût de possession 72% 51% L'infogérance ou I'externalisation 23% 30% Une perte de compétences sur les applications développées en spécifique sur SAP 54% 35% La consolidation du paysage applicatif 18% 7% Des matériels en fin de vie (AS400 par exemple) 34% 28% Un plan de continuité de services 18% 7% Maintenance chère ou arrêtée 57% 52% La consolidation des infrastructures 15% 9% Le recrutement du personnel SAP (nbre, expertise ) 23% 25% 1000 à 5000 Plus de 5000 *Pourcentage des préoccupations «élevées» ou «très élevées» (Étude HP/PAC ) La virtualisation des infrastructures L'implémentation des Best Practices ITIL 15% 2% 15% 9% Si les grandes entreprises se montrent moins préoccupées par l évolutivité de leurs systèmes, elles sont en revanche plus sujettes aux problématiques de gestion des coûts. Ainsi, parmi ces entreprises, 72% des décideurs sont préoccupés par la maîtrise des coûts de possession contre 51% chez les moyennes entreprises. Mais ces dernières ont-elles mis en place les outils nécessaires à la mesure des coûts? Bien souvent, ce n est pas le cas. Autre point soulevé, la perte de compétences sur les applications spécifiques est considérée comme préoccupante par 54% des grandes entreprises, contre 35% par les moyennes entreprises. Il faut dire que ces dernières ont moins recours aux applications dédiées. Mise en place de SLA Adoption d'un mode de paiement à l'usage Recours à l'offshore ou au nearshore, en interne ou externe 11% 5% 7% 2% 5% 1000 à 5000 Plus de 5000 (Étude HP/PAC ) IT-expert n 73 - mai/juin

12 Pour les moyennes entreprises, l infogérance arrive loin devant les autres solutions puisque la consolidation d infrastructures, deuxième des solutions déjà mises en place sur ce segment, n atteint que 9 % de taux d adoption. Le marché de l infogérance SAP d environ 1 milliard d euros en 2007 est mature, et de nombreux contrats arrivent aujourd hui en troisième génération. Or, les entreprises souhaitent de plus en plus remettre en cause leur contrat avec le prestataire actuel. Globalement, PAC attend une croissance de 10 % d ici 2010 sur ces prestations d infogérance SAP. D ailleurs, cette dynamique sera assurée par les quelques nouveaux contrats qui vont arriver sur le marché, qu ils soient d origine internationale et touchant la France ou régionaux. Sans oublier le foisonnement des fonctions des contrats existants et les extensions de périmètre. L infogérance est une solution bien adaptée aux entreprises moyennes, c est pourquoi le taux d adoption y est élevé aujourd hui. Ces sociétés sont soucieuses de mieux gérer la complexité et l évolution technologique des systèmes, mais n ont souvent pas ni les équipes formées ni les moyens nécessaires à leur besoin. Comme les grandes entreprises, elles sont confrontées à des environnements économiques internationaux, parfois à des conjonctures économiques difficiles. Elles attendent de l infogérance : Une aide à la flexibilisation de leurs infrastructures dans le cadre de sociétés en forte croissance, Une aide à la migration de leur système SAP, puis leur gestion, Une aide à l exploitation de leurs infrastructures, Et de plus en plus la gestion de leurs nouvelles architectures (stockage, sécurité et accès des systèmes, messageries, hébergement, gestion de réseaux locaux ). Hormis l infogérance, d autres solutions ont été adoptées et mises en œuvre par les entreprises, comme la consolidation et la virtualisation des infrastructures. À l instar des préoccupations des décideurs, les solutions adoptées présentent des divergences importantes selon la taille des entreprises. Au regard de ces données, il est même possible de parler de «retard à l adoption» des technologies nouvelles et des bonnes pratiques par les moyennes entreprises. Elles sont poussées à innover de manière continuelle. Elles doivent faire des choix de solutions aujourd hui pour décider de leurs infrastructures de demain. À court terme, les choix de décisions devraient porter sur l implémentation d ITIL, la consolidation des infrastructures et la mise en place de plans de continuité de services. À moyen terme les choix devraient porter sur l adoption d infrastructures SOA, la virtualisation des infrastructures et la consolidation du paysage applicatif. Quelles solutions pensez-vous mettre en œuvre et à quelle échéance? L'implémentation des Best Practices ITIL : 10% 4% 1% L'adoption d'une infrastructure SOA : 4% 9% 1% La consolidation des infrastructures : 8% 5% 1% La virtualisation des infrastructures, Services centers : 4% 5% Mise en place de SLA : 4% 4% La consolidation du paysage applicatif : 2% 5% 1% Un plan de continuité de services : 6% 1% L'infogérance ou l'externalisation : 3% 1% Quelles orientations pour quelles infrastructures? Afin d améliorer leur système SAP et répondre aux besoins de pérennité et d évolution et leurs entreprises, les décideurs ont adopté des solutions telles que les plans continuité de services, l infogérance, la consolidation, etc. Mais les entreprises doivent aller plus loin, elles ont continuellement besoin de gagner en souplesse, en réactivité et d améliorer les niveaux de services. Recours à l'off/nearshore, interne/externe : 2% Adoption d'un mode de paiement à l'usage : 1% Moins de 1 an 2 à 3 ans 2 à 3 ans (Étude HP/PAC ) 12 IT-expert n 73 - mai/juin 2008

13 Dossier & Interviews Il est possible d anticiper Il est possible deux phases d'anticiper majeures deux phases avec majeures un alignement des services d infrastructures avec suivi un alignement d une vague des d alignement services d'infrastructures des services applicatifs suivi d'une vague d'alignement des services applicatifs Alignement des infrastructures Alignement des applications ITIL SOA Consolidation des infrastructures PCA / PRA Visualisation des infrastructures Consolidation du paysage applicatif Une voie technologique : la consolidation Si la consolidation est mise en avant parmi les solutions envisagées par les entreprises, il est nécessaire de préciser qu il s agit ici de consolidation physique et non pas de consolidation géographique. En effet, 90 % des entreprises interrogées possèdent un système SAP dont la production est déjà centralisée sur un site unique et pour les 10 % possédant une infrastructure décentralisée, la consolidation n est pas envisagée. Consolider les serveurs pour améliorer la qualité et la fiabilité du service et réduire les coûts d exploitation. Devant le caractère critique des systèmes SAP et les contraintes légales, les entreprises mettent en place des plans de continuité de services. Ainsi 14% des sociétés interrogées ont déjà mis en place ce type de structures et 6% souhaitent le faire dans moins d un an. Des solutions organisationnelles Accompagnant ces évolutions technologiques, il est intéressant de constater que les entreprises adopteront des changements organisationnels. Les pratiques développées et popularisées par les SSII et entre autres par l infogérance semblent aujourd hui intéresser les entreprises dans leur propre gestion interne. De nouvelles formes de gouvernance des DSI apparaissent et se développeront avec la restructuration des services internes, la mise en place de SLA (Services Level Agreement) et de systèmes de refacturations internes, le recours à l offshore en direct. Autre solution organisationnelle, l implémentation des bonnes pratiques ITIL sera la solution privilégiée par les entreprises. 15% souhaitent modifier leurs processus internes pour se plier aux recommandations ITIL. n IT-expert n 73 - mai/juin

14 Synthèse des résultats Moyennes entreprises (1 000 à employés) : Top 5 des préoccupations Principales Solutions envisagées 1. Sécurité (89%) 1. Implémentation ITIL > 2. Montées de version (80%) 2. Adoption SOA 3. Qualité de service Utilisateur (70%) 3. Consolidation d infrastructures 4. Gestion du support utilisateur (68%) 4. Plan de continuité de services 5. Gestion des montées en charge (59%) 5. Mise en place de SLA Grandes entreprises (plus de employés) : Top 5 des préoccupations Principales Solutions envisagées 1. Sécurité (85%) 1. Consolidation d infrastructures > 2. Maîtrise du coût de possession (72%) 2. Adoption SOA 3. Qualité de service Utilisateur (66%) 3. Virtualisation 4. Maintenance chère ou arrêtée (57%) 4. Consolidation du paysage applicatif 5. Gestion du support utilisateur (56%) 5. Mise en place de SLA Les données présentées sont issues d une enquête réalisée auprès de 110 entreprises disposant d un système SAP et représentatives du tissu économique de plus de employés en France. Eric Ménard, Director, Business Applications A propos de Pierre Audoin Consultants (PAC) : PAC est la première société européenne de conseil et d études stratégiques et marketing spécialisée dans les secteurs des technologies de l information. La mission de la société est d assister et de conseiller les fournisseurs et les utilisateurs des technologies de l information pour développer des stratégies gagnantes, par une compréhension pragmatique et à long terme des besoins, des technologies, des marchés, de la concurrence. Basée à Paris et forte d une expérience de plus de 30 ans, la société Pierre Audoin Consultants compte plus de 300 grands clients à travers le monde grâce au travail d un réseau de filiales à Munich, New York, Londres, Bucarest et aussi de partenaires en Italie, Tunisie, Amérique Latine (Mexique, Argentine, Brésil) et en Asie (Singapour, Chine, Inde, Australie, Japon). Pierre Audoin Consultants étudie le marché des ERP depuis une quinzaine d année en interrogeant éditeurs, sociétés de services et utilisateurs en France comme à l international. En 2008, PAC a décidé de formaliser un programme d étude internationale couvrant les 3 grandes régions (Asie-Pacifique, Europe et Amérique) sur le plus large marché des services autour d un ERP : le marché des services SAP. Les thèmes analysés vont du positionnement des acteurs aux besoins en compétences des consultants. 14 IT-expert n 73 - mai/juin 2008

15 Abonnez-vous à IT-expert r Je m abonne 1 an à IT-expert pour 70 TTC par an (TVA 19,6%) C est-à-dire pour l accès aux 6 N de l année téléchargeables sur le site ainsi que pour l accès aux anciens numéros Dès parution du nouveau numéro sur le site un vous sera envoyé. Si vous ne souhaitez pas recevoir cet , cocher la case r r Mme r Mlle r M. Nom Prénom Société Fonction Adresse CP Ville Tél Bon d abonnement à faxer au +33 (0) ou renvoyer au Service Abonnements 3, rue Marcel Allégot Meudon France Fax r Chèque joint à l ordre de Press & Communication France r Règlement à réception de facture Date : Signature obligatoire : Abonnez-vous sur

16 IT-expert, le «e-magazine» pour les IT pros IT-expert, la référence technique des professionnels de l informatique Bimestriel de conseil et d expertise technique, IT-expert vous offre l information essentielle pour vous former et décider. Venez télécharger IT-expert sur le site : Pour tous renseignements : IT-expert - 3, rue Marcel Allégot MEUDON - FRANCE Tél. : +33 (0) [email protected]

17 Technique Les différentes facettes du Master Data Management Les Master Data (informations clés sur les clients, les produits ou les personnels) circulent et sont utilisés par tous dans l entreprise, voire par les partenaires. Leur maîtrise est un facteur clé de la performance du système d information. Le Master Data Management (ou MDM), sujet au cœur de l urbanisation du SI, devient incontournable pour les éditeurs de progiciels. Cependant au-delà des solutions techniques, les projets de MDM comportent de multiples dimensions : architecture d entreprise, conduite du changement, gouvernance, processus, qualité des données Pour apprécier la pertinence d utiliser une solution packagée de MDM, un check-up préalable des Master Data (souvent dans un triste état) amène l entreprise à préciser la nature et à mesurer l ampleur du projet à mener. IT-expert n 73 - mai/juin

18 Un pilier de l urbanisation des systèmes Que recouvre le MDM? Les 7 points clés Le Master data management (ou Gestion des données de référence) couvre l ensemble des composants nécessaires pour gérer les données de référence de l entreprise. Ces données de référence sont les informations essentielles aux différents acteurs de l entreprise pour travailler en cohérence, être capable d échanger et de consolider les informations provenant de différents processus. Par exemple : Sur les plans marketing et commercial : les informations clés sur les clients, les produits et services Concernant les ressources humaines ou les structures de l entreprise : l identification et la qualification des personnels, les structures juridiques ou organisationnelles Sur les domaines comptable et financier : le plan comptable, les clés de répartition analytique Et toute information faisant référence de façon transverse à plusieurs activités et à différentes parties prenantes de l entreprise : entités des directions métiers, fournisseurs ou partenaires, dans le cadre de processus intra ou interentreprise. Pour coordonner les Master Data, les référentiels portent les ensembles organisés d informations partagées faisant référence dans l entreprise. Utilisés par différentes entités métiers, ils assurent la cohérence du partage ou du référencement des actes de gestions. Le Management des Master Data comporte plusieurs composantes : 1. Tout d abord une définition commune et unique de l information de référence, partagée dans toute l entreprise (entre les métiers, entre maîtrises d ouvrage et maîtrises d œuvre ). Il s avère souvent complexe de s accorder sur une définition commune d une même appellation. Par exemple : la notion de client (particulier, entreprise) est elle la même pour tous dans l entreprise? Cette définition partagée est complétée par une modélisation de la structure de l information et de ses contraintes d intégrité. 2. Des processus de mises à jour et de validation des données explicitement formalisés et répondant aux exigences de qualité de tous les acteurs de l entreprise concernés. 3. Des «réceptacles» robustes et pérennes pour les systèmes référentiels de l entreprise. En général, les systèmes informatiques avec leurs bases de données offrent des services d accès ou de mise à disposition de l information. 4. Les données de références constituent le contenu ; un contenu qualifié par ses «métadonnées» permettant de l utiliser au mieux : date de mise à jour, de péremption, auteur de la mise à jour 5. Les applications clientes à adapter pour se connecter au référentiel et utiliser absolument les Master Data. 6. La définition d une tactique et d une roadmap de mise en œuvre du référentiel reste indispensable : Quel est l état des données existantes (voir la partie «Checkup des données référentielles»)? Comment faire migrer ces données existantes? Comment faire évoluer les applications clientes existantes? Comment maîtriser pour les nouvelles applications leur connexion au référentiel? Comment gérer le changement? Autant de questions majeures pour la réussite du projet de MDM. 7. Enfin une dimension clé : la mise en place d une Gouvernance des données de référence. À commencer par l identification d une «réelle» Maîtrise d Ouvrage, responsable du référentiel et des politiques de gestion de son évolution. 7.Gouvernance des Master Data 6.Road-map et conduite du changement 5.Applications clientes MDM 4.Contenu: les Master Data Figure 1 : composantes du MDM 1.Définition partagée des informations 2.Processus de mise à jour et de validation 3.Réceptacles: Systèmes référentiels et services Plus de visibilité, de cohérence et d excellence pour les métiers Les enjeux pour l entreprise sont liés aux besoins de cohérence, aux contraintes de traçabilité et aux impératifs de partage d informations dans l entreprise : Performance des processus entre les différents acteurs, dès qu il s agit de décrire l acte de gestion, de qualifier l objet métier (commande, facture, livraison ) ou de gérer des échanges d informations entre les différents acteurs, Qualité du service aux clients, quand plusieurs entités sont impliquées dans la délivrance du service attendu. Par exemple : la gestion de la relation client en mode multicanal ou par plusieurs agences, ou encore les processus transversaux de réalisation et de délivrance du service qui nécessitent d identifier le client et sa commande de façon unique et certaine tout en s appuyant sur les mêmes références de produits et 18 IT-expert n 73 - mai/juin 2008

19 Technique tarifs. Exemple classique, le processus de commande/ fabrication/livraison/facturation nécessite d échanger entre les différentes entités front et back-office. Conformité aux exigences réglementaires (SOX pour la Finance, Solvency II dans l Assurance, Bâle II dans la Banque, CFR Part 11 dans la Pharmacie, ), conformité qui nécessite la maîtrise des processus de mise à jour de l information et de sa qualification, mais aussi la traçabilité de l historique et des usages de la donnée dans l entreprise en référence des «bons» acteurs et entités de l entreprise. Capacité de pilotage via la mise à disposition de reporting consolidés dans une approche décisionnelle : la capacité à croiser des informations en provenance de plusieurs entités de l entreprise sur la base des mêmes références y est clé. Comment calculer les résultats par vendeur ou par agence si l on ne partage pas les mêmes informations de référence sur les personnels, les produits, les structures de l entreprise, etc.? Au cœur des travaux d urbanisation du système d information Un SI urbanisé favorise l adéquation, dans la durée, entre l informatique et les processus métiers. Ceci pose la question de l alignement du Système d Information avec la/les stratégie(s) métier(s). Cet alignement nécessite notamment de baser la structure du système d information sur des fondamentaux durables : les Master Data de l entreprise. Selon le Club URBA-EA, les principales composantes du processus d urbanisation se structurent de la façon suivante : Le «cœur» des processus d urbanisme, - «Définir et maintenir le cadre d urbanisme» : plans d urbanisme (cibles et scenarii de migration), règles, - «Réaliser et maintenir l infrastructure fonctionnelle» du SI : référentiels d entreprise, dispositifs mutualisés d échanges inter applicatifs, - «Développer les relations avec les projets» : cadrage, études amont, accompagnement des projets Les processus de support : notamment «Maintenir et diffuser les cartographies». Et bien sûr, les processus de pilotage de l urbanisation et de participation à l arbitrage des projets La question des Master Data, question transverse, est au cœur de plusieurs composantes du processus d urbanisation (voir figure 2). Dans le cadre du plan d urbanisme, il s agit d identifier et de positionner les référentiels majeurs de l entreprise dans l architecture fonctionnelle et logique du SI. Les Master Data constituent la plus grande part de l infrastructure fonctionnelle. Dans les relations avec les projets, le cadrage du projet vis-à-vis des référentiels est essentiel. Enfin la cartographie du SI offre l opportunité de décrire les Master Data et leur utilisation dans le SI : via la cartographie des processus ou via la cartographie des applications clientes des Master Data. Pilotage Support & Com. Le processus d urbanisation du SI Urbaniser le Système d'information de l'entreprise Faire le lien avec la stratégie business & la gouvernance du SI Élaborer & réviser les plans d'urbanisme et d'architecture (cibles, road-maps) Piloter l'urbanisation du SI Maintenir & diffuser les référentiels de cartographie du SI existant & cible (applications, processus, POS fonctionnel) Plans d'urbanisme Participer aux comités d'arbitrage projets Mettre les référentiels de données sous contrôle Normaliser & simplifier les échanges inter-applicatifs Faire le lien avec les infrastructures techniques Communiquer et former sur l'urbanisme Projets d'infrastructure Participer aux études amont des projets Suivre & accompagner les projets informatiques Relations projets les Master Data au cœur du processus d'urbanisation Figure 2 : Processus d urbanisation du club URBA-EA et les Master Data Les projets de Master Data Management sont des projets transverses qui ont un fort effet de levier sur l ensemble du SI : par le nombre de processus utilisant les informations de référence et par le nombre d applications clientes impactées. Les solutions de MDM offrent aujourd hui des opportunités intéressantes pour l outillage de ces référentiels et proposent une palette fonctionnelle intéressante. IT-expert n 73 - mai/juin

20 Commencez par un check-up complet de vos données référentielles! Le projet Master Data prendra en charge des données préexistantes dans plusieurs référentiels dont les périmètres et cycles de vie ne se recoupent que partiellement. Le plus souvent au moins un de ces référentiels a déjà éprouvé l usure du temps et des migrations successives, et parfois à marche forcée. Des utilisateurs et administrateurs fonctionnels connaissent l existence de données en doublon et de zones de non-qualité. Les responsables du support applicatif et les services de réclamation collectionnent les exemples concrets dans lesquels les modèles de données sont mis à mal et ne savent prendre en compte la réalité et sa complexité qu au prix d entorses aux règles de structuration initiales des données. Parfois les exigences du paramétrage de l ERP ont nécessité l adoption d un concept plaqué qui n a pas résisté à la pratique ou n a pas été assimilé avec toutes ses exigences. Rares sont alors ceux qui savent présenter un bilan d ensemble précis, traçable et objectivé de l état des données qu ils souhaitent traiter avec le projet Master Data. Voilà l enjeu du check-up complet des données référentielles que l on conseille comme un médecin le conseille à ceux qui, ayant déjà un peu d âge, cherchent à se maintenir au top de leur forme physique : dans les deux cas, le check-up est l occasion d examens qui croisent les spécialités, le résultat est précis, documenté et établit une référence pour les futurs contrôles. Diverses spécialités sont mises en œuvre pour le check-up des données, parmi lesquelles on trouve : le Data Profiling (analyse de structure et de fréquences des valeurs), les techniques de dédoublonnage, les outils de restructuration normative (siretisation des établissements pour les entreprises françaises, RNVP pour les adresses postales, mise aux normes UITT des numéros de téléphone ), la logique floue et le datamining pour pousser le plus loin possible l alignement automatique des sources, la comparaison avec les référentiels externes, nationaux et internationaux (INSEE, EAN, GeoBase, prénoms et patronymes internationaux ). Après les récentes acquisitions et consolidation du marché du décisionnel, les principaux acteurs disposent d une offre outillée comportant les briques techniques de base utiles pour réaliser ce check-up : l ETL pour extraire et intégrer les jeux de données, un module qualité des données pour le profiling et la logique floue, des outils de restitution pour documenter le bilan du check-up avec la possibilité de zoomer sur l ensemble des contrôles effectués et leurs résultats. Détail des contrôles de qualité des données téléphoniques Thème des 5 points de contrôle Nombre Conf. Non C. Note/20 Criticité Qualité des données téléphoniques (5 points de contrôle) ,0 Conformité de la donnée (3 points de contrôle) ,2 CONF-01 Contrôle du taux de remplissage du champ ,6 Critique Important Modéré Faible Critique Important Modéré Faible CONF-02 Contrôle de la conformité du numéro avec les données de l ARCEP ,3 Critique Important Modéré Faible CONF-03 Contrôle du caractère géographique du numéro ,8 Fraîcheur de la donnée (1 point de contrôle) ,6 Critique Important Modéré Faible Critique Important Modéré Faible FRAI-01 Contrôle de l unicité de la personne physique en charge d un numèro ,6 Critique Important Modéré Faible Degré de confiance en la donnée (1 point de contrôle) ,2 Critique Important Modéré Faible DEG-01 Contrôle du recoupement des informations sur plusieurs sources ,2 Critique Important Modéré Faible Figure 3 : Exemple de résultat d un check-up des données comme première étape d une démarche projet Master Data 20 IT-expert n 73 - mai/juin 2008

21 Technique La démarche est nécessairement itérative. En effet, la richesse des analyses et la pertinence des résultats du check-up dépendent fortement du niveau de précision apporté pour décrire les contraintes et les normes applicables pour chaque champ. Pour faciliter cette description dans un mode directement réexploitable pour la suite de l analyse, la démarche comprend une phase de rétrodocumentation automatique, puis une validation et un enrichissement par des responsables des données. Parmi les éléments à valider ou compléter, on trouve la définition des identifiants (données obligatoire et unique) pour les objets métier, et les règles de transcodage avec les différents identifiants utilisés dans les systèmes pour ces objets métier. Autre élément essentiel pour fournir des informations globales et précises sur la qualité des données existantes : la présence de métadonnées correctement renseignées. Il s agit notamment de qualifier le degré de confiance que l on peut avoir dans une donnée, et sa fraîcheur de «mise à jour» : Cette donnée est-elle volatile? A-t-on des indices d obsolescence (NPAI )? L origine de la donnée et les conditions d acquisition sontelles conservées? S agit-il d une donnée attestée par une pièce justificative? Ou d une simple déclaration en ligne? La donnée a-t-elle pu être recoupée? vérifiée/ prouvée justifiée/ recoupée CONFIANCE (origine,condition d acquisition, rapprochement) CONFORMITÉ DE LA DONNÉE Aperçu des solutions de Master Data Management Le marché des solutions pré-packagées de MDM ne manque pas de propositions à l adresse des architectes, des urbanistes, des informaticiens, des responsables de système d information soucieux de mettre sous contrôle les Master Data de leur entreprise. Un nombre croissant d éditeurs de différents horizons (particulièrement du monde ERP ou Décisionnel) propose des progiciels de gestion des Master Data. Ces dernières années ont aussi vu l émergence d éditeurs spécialisés (dits «pure players») dédiés à l édition de solution de MDM. Si la couverture fonctionnelle des solutions peut varier d un éditeur à l autre, les progiciels de MDM ont des points communs : ils permettent la mise en place d un référentiel maître gérant en central les informations clés de l entreprise (clients, produits, fournisseurs ) avec les données les caractérisant (par exemple : identifiant, nom, prix, numéro de référence ), et ils proposent des fonctions de diffusion en mode transactionnel, par distribution des données ou par l exposition de services d accès (Fig. 5). Flux des Master Data prouvée fausse déclarée en vis-à-vis non conforme rectifiable conforme douteuse déclarée à distance non testée non connue tests non applicables COMPLÉTUDE refus de réponse non demandée Donnée client «à jour» à priori risque de péremption CARACTÈRE «À JOUR» DE LA DONNÉE renseignée «le client n a pas» Indice(s) donnée obsolète Avant Après le projet MDM Niveau de qualité stable obsolète Action qualité à mener Risque de donnée fausse ou inexploitable Donnée inexploitable Hors champ Figure 4 : Exemple d axe d analyse qualité des données dans un contexte CRM Figure 5 : Flux des Master Data Ces progiciels MDM sont parfois vus comme «les entrepôts de données du monde transactionnel». Ils contribuent à l homogénéisation des descriptions des données dans tout le SI, quel que soit l applicatif par lequel elles transitent. IT-expert n 73 - mai/juin

22 On distingue : Le MDM dans les ERP Proposé par des éditeurs d ERP qui ont enrichi leur plateforme d un module de gestion des Master Data. Le MDM «spécifique» Développé historiquement à partir de solutions dédiées à la gestion des principales données de l entreprise : solutions de Product Information Management (PIM), de Customer Data Integration (CDI) Le MDM «généraliste» Visent le traitement de la problématique MDM dans son intégralité sans être dédié à un type de données. Fusions, acquisitions jalonnent le parcours de ces entreprises lancées dans une course à l offre la plus attractive sur le marché en vogue des solutions de MDM. Parmi celles-ci on notera la plus récente celle de Stratature par Microsoft réalisant par la même une percée sur le marché du MDM, ou encore celle d Hyperion par Oracle. Voici une liste non exhaustive d éditeurs de MDM et de solutions qu ils proposent : EDITEUR LE MDM DANS LES ERP ORACLE - PEOPLESOFT SAP Le MDM «spécifique» OFFRE PeopleSoft AppConnect Enterprise Portal Integration Broker Enterprise Warehouse NetWeaver MDM IBM Intégrés dans l offre WebSphere les produits : WPC (gestion des produits) WCC (gestion des clients) ORACLE Le MDM «généraliste» AMALTO I2 KALIDO MICROSOFT ORCHESTRA NETWORKS Oracle Master Data Management Suite Oracle Product Hub Oracle Customer Hub Offre Xtentis Xtentis Data Manager Xtentis Subscription Engine Xtentis Workbench Xtentis BPM I2 MDM Suite KALIDO 8M KALIDO 8M, solution de référentiel de données KALIDO 8E, solution de data warehousing d entreprise KALIDO 8E+, solution d entrepôts de données fédérés. Microsoft MDM Suite au rachat de Stratature par Microsoft (juin 2007), l ancienne offre de Stratature (+EDM) a été adaptée selon les critères de Microsoft. Offre EBX.Platform Les éditeurs de progiciel de MDM ne proposent pas tous la même approche. Les uns mettent l accent sur l architecture technique, ou les aspects de sécurité de leur solution, d autres insistent sur la gestion des versions de données, leur module de workflow, ou encore sur la facilité d utilisation de la solution. Autant d éléments de choix d une solution de MDM. 22 IT-expert n 73 - mai/juin 2008

23 Technique Synthétiquement on peut regrouper les fonctions attendues pour une solution de MDM comme suit : TYPE Fonctions de base Autres fonctions FONCTIONS Collecter les données provenant de systèmes sources hétérogènes Homogénéiser les données sous un format pivot Stocker les données Gérer les processus de mise à jour et de validation des données (Workflow) Transférer les données vers les systèmes «clients», proposer des services d accès : synchronisation bidirectionnelle, réplication de données Gérer les habilitations (accès aux données, droits en lecture/écriture ) Gérer les règles métier Valoriser les données par contexte Gérer la qualité des données : nettoyage, comparaison d enregistrements, dédoublonnage Assurer la traçabilité des actes Gérer la fraîcheur et les versions de données Historiser les données La présence et le mode d outillage de ces fonctions seront des critères déterminants pour la sélection d une solution MDM, auxquels viennent s ajouter des critères tels que la maturité de la solution, la facilité d utilisation (IHM orientée utilisateur), les exigences de performance selon le nombre d applications clientes ou la volatilité des données à gérer, ou encore l existence de fonctions spécifiques représentant un vrai plus face à la problématique rencontrée. Toutefois, un projet de Master Data Management ne se résume pas à un choix informatique. Pour réussir un tel projet, il est primordial de répondre à un certains préalables avant de se lancer dans le choix d une solution. Mais préalablement au choix de la solution, les facteurs clés du projet de MDM sont le positionnement dans l architecture d entreprise, l évaluation de la qualité des données, le cadrage des processus de mise à jour, la définition de la roadmap de mise en œuvre du référentiel (initialisation et déploiement) et la mise en place d une gouvernance du référentiel. n Michel DARDET Directeur Associé Assia EL OUAZZANI Directrice d études Benoit NOËL Responsable du pôle d expertise technique ORESYS Société de conseil indépendante de 230 consultants basée à Paris, Lyon, Bruxelles, ORESYS aide ses clients à : Piloter leurs activités Améliorer leur performance Mettre en œuvre leurs projets de transformation Oresys intervient sur toutes les dimensions : métiers, organisation, processus, système d information, accompagnement du changement. Dans le domaine de l Enterprise Architecture, ORESYS a développé des approches pragmatiques et originales pour l urbanisation des SI. ORESYS est aussi membre fondateur et animateur du club URBA-EA ( ). Michel DARDET, Directeur Associé du Groupe ORESYS, il est en charge de l activité «Urbanisation des SI-Enterprise Architecture». Il intervient en direction ou en support-expertise sur ces types de missions, et dans la capitalisation des Brest practices. Assia EL OUAZZANI, Directrice d études, elle intervient dans la direction de missions de pilotage ou de support à l urbanisation des SI et dans l accompagnement du changement. Benoit NOËL, Responsable du pôle d expertise technique, il intervient plus particulièrement en expertise et coaching technique sur les sujets de Data Integration, Business Intelligence et modélisation dimensionnelle, services internet (B2B et A2C). IT-expert n 73 - mai/juin

24 Pour compléter votre bibliothèque de référence technique, commandez vite les anciens numéros * d IT-expert à tarif préférentiel! IT-expert n 62 Juillet/Août 2006 IT-expert n 63 Septembre/Octobre 2006 IT-expert n 64 Novembre/Décembre 2006 IT-expert n 65 Janvier/Février 2007 Dossier : Panorama sur les techniques Agiles PHP5, une alternative à.net et J2EE? Eclipse : le Big Bang Callisto Test Driven Development Qui arrêtera Google? Dossier : La géolocalisation Géolocalisation, les techniques alternatives au GPS Le positionnement par GPS Géolocalisation, tout n est pas permis Recyclage des e-déchets Dossier : Capital Immateriel Windows Vista : le nouveau système d exploitation de Microsoft Les curseurs sous SQL Server Wimax Dossier : Web 2.0 entreprise, quelles réalités? ITIL et ISO20000 Logiciel libre Les wikis : définitions fonctionnelles et techniques Une approche structurée de la certification du réseau : l audit automatique du réseau et la validation des changements des configurations * Dans la limite des stocks disponibles IT-expert n 67 Mai/juin 2007 Dossier : SOA, l état de l art SOA : Architectures & outils Imprimez moins, maîtrisez vos coûts! Qualité interne de ses logiciels : mythes et réalités L univers étrange des unités d œuvre IT-expert n 68 Juillet/Août 2007 Dossier : Le décisionnel Du décisionnel à la gestion de la performance La visualisation de l information à des fins d aide à la décision Les grandes étapes d une chaîne d ETL ITIL : entre meilleures pratiques et référentiel holistique IT-expert n 69 Septembre/Octobre 2007 Dossier : Que peut-on offshorer dans une DSI? La qualité intrinsèque des applications dans les contrats de service Le «backsourcing» : lorsque l externalisation n est pas utilisée avec précaution Assurer le succès des projets avec la Tierce Recette Applicative Etat de l art de la convergence : lien entre informatique et téléphonie IT-expert n 70 Novembre/Décembre 2007 Dossier : Management de la sécurité Comment lutter efficacement contre les intrusions informatiques Microsoft Office SharePoint Serveur 2007 : les raisons-clés d un succès Les multiples facettes du contrôle d accès au réseau d entreprise Interview d Alain Bouillé, RSSI au sein du Groupe Caisse des Dépôts Sécurité de la téléphonie sur IP

25 Offre Spéciale Je souhaite acheter les numéros suivants Tarifs TTC (TVA : 5,5 %) 1 exemplaire : 8 e 10 exemplaires : 60 e 5 exemplaires : 35 e Autre quantité : IT-expert n 61 Mai/Juin 2006 Dossier : Optimiser innovations et transformations en gérant le portefeuille de projets et d applications Subversion : le grand départ? L accessibilité numérique Wi-Fi Année 2006 Année 2007 Année 2008 N 61 N 65 N 71 N 62 N 66 N 63 N 67 N 64 N 68 N 69 N 70 Pour commander les anciens numéros d IT-expert, il vous suffit de nous renvoyer ce document à l adresse suivante : IT-Expert 3, rue Marcel Allégot Meudon - France Tél. : +33 (0) Fax : +33 (0) Adresse d expédition & de facturation IT-expert n 66 Mars/Avril 2007 Dossier : Sécurité : Les applications, le talon d Achille des entreprises RIA (Rich Internet Application) : définitions et panorama des solutions Gestion des droits numériques en entreprise avec RMS Un observatoire pour mesurer l urba Les DRM : une introduction Mme Mlle M. Nom : Prénom : Société : Fonction : Adresse : CP : Ville : Tél. : Fax : IT-expert n 71 Janvier/Février 2008 Dossier : La gestion prévisionnelle des ressources humaines informatiques Logiciel libre : état de l art Les mashups débarquent en entreprise Comment le text-mining donne du sens Liberté surveillée pour l utilisation à des fins privées de l informatique de l entreprise Chèque joint à l ordre de Press & Communication France Règlement à réception de facture Date : Signature obligatoire :

26 Actualités internationales Yahoo-Microsoft : suite et fin? Rappel : Le 10 février dernier Yahoo rejetait l offre publique d achat de Microsoft de 44,6 milliards de dollars (30 milliards d euros), jugée insuffisante. Suite des épisodes évoqués dans notre dernier numéro. Samedi 3 mai, Microsoft retirait officiellement son offre de rachat. Après un nouveau refus malgré une offre de 47,5 milliards de dollars (33 dollars l action), soit près de 31 milliards d euros! L éditeur de Windows a jugé que les attentes financières de Yahoo n étaient «pas raisonnables» (le portail demandait 37 dollars l action). Mi-mai, le milliardaire Carl ICahn, détenteur de 4,3 % du capital de Yahoo (59 millions d actions) veut entrer au conseil d administration et y faire nommer des alliés. Objectif? Affirmer le mécontentement de nombre d actionnaires, et relancer les négociations avec Microsoft. Quelques jours après, Microsoft revient à la charge et évoque l éventualité d une transaction sur une partie de Yahoo sans plus de détail. Par ailleurs, l entreprise «se réserve la possibilité de reconsidérer» une offre d achat de Yahoo, malgré d autres déclarations ultérieures en sens inverse. Le trublion milliardaire s avère tenace Le 20, Carl Icahn revient à la charge et demande aux autorités financières l autorisation d acquérir 2,5 milliards de dollars d actions. Mais surtout, il a conquis le ralliement d actionnaires de poids : le fonds Third Point et ses quatre millions de titres, le magnat texan T. Boone Pickens et ses dix millions d actions, et le fonds d investissement Paulson & Co et ses 3,7 % du capital de Yahoo. Bref un ensemble de près de 12 % de Yahoo! Et surtout, une assise permettant de nommer plusieurs administrateurs et de forcer Yahoo à accepter l offre de Microsoft (qu il l a retiré). Les dirigeants de Yahoo se montrent de plus en plus ouverts Et ne s attendaient apparemment pas à un tel assaut. Pourtant, ils devraient savoir qu une valorisation reste une croyance très volatile Sous la pression, la firme conduite par Jerry Yang a reporté son assemblée générale à fin juillet, contre le 3 juillet. Des propositions de candidats au conseil d administration par d autres actionnaires seraient à l étude. Pour contrer celles de Carl Icahn. Le bras de fer se prépare pour un été très très chaud n HP rachète EDS, et rattrape son rival IBM Près de 14 milliards de dollars! Une somme qui prouve manifestement l intérêt d HP pour Electronic Data Systems (EDS). Le constructeur/éditeur a proposé une offre supérieure de 32 % au titre le lundi 12 mai. L acquisition du spécialiste de l outsourcing ferait de HP un leader des services informatique juste derrière (et de peu) son concurrent IBM. Les négociations ont été officialisées par les deux sociétés après la clôture de la bourse de New York. La digestion ne sera pas aisée. En effet, créée par Ross Perrot (ex-candidat à la présidence des États- Unis), EDS compte près de salariés, tandis qu HP en regroupe déjà Un vrai défi pour les DRH des divers pays. Anticiper les évolutions de marché HP, suivant IBM, poursuivent leur stratégie de diversification. En effet, les constructeurs de serveurs anticipent les effets secondaires de la consolidation/concentration, de la virtualisation et de la multiplication des datacenters limitant l explosion de serveurs, et ralentissant immanquablement la hausse des ventes, au moins à moyen terme. Une offre très généreuse Suite à son rachat de Price Waterhouse Coopers Consulting pour 3,5 milliards de dollars en 2002, IBM a créé son département Global Business Services (GBS). Réponse du berger à la bergère en 2008, HP annonce le rachat d EDS, leader mondial de l outsourcing et du service. Certes, l investissement se révèle bien plus conséquent. Toutefois, EDS dispose d une infrastructure (à lui ou contractuelle), et donc d un actif, qui peut justifier en partie la surcote. Mais à ce point? Lors de l annonce, EDS était capitalisée à hauteur de près de 10 milliards de dollars, et affichait un chiffre d affaires annuel de 22 milliards de dollars. n 26 IT-expert n 73 - mai/juin 2008

27 Actualités internationales 10 millions d articles sur Wikipédia Fin mars, la fondation wikimedia - dirigée par la Française Florence Devouard - annonçait recevoir 3 millions de dollars de la fondation Alfred P. Sloan. L organisation caritative à but non lucratif a pour but d encourager la croissance, le développement et la distribution de contenus libres et multilingues, comme Wikipédia. Et dans l élan de cette annonce, l encyclopédie participative en ligne annonçait son dix millionième article publié. Ces 10 millions d articles en 250 langues sont prioritairement en anglais (2,3 millions d articles), puis dans l ordre en allemand, français, polonais, japonais, italien, portugais, espagnol et suédois. L encyclopédie source de révolutions? Wikipédia donne des idées à Larousse, dans la lignée du projet Knol de Google. En revanche, il reste évident que Wikipédia préfère les dons aux publicités, et maintiendra l accès gratuit à tous ces contenus. Quant aux autres n Le format Office normalisé! Cette fois c est fait. Juste après le 1 er avril, le format Office Open XML (OOXML) de Microsoft utilisé dans la suite Office 2007 a reçu la certification ISO/IEC. L éditeur de Windows a dépassé le quota requis : moins de 25 % de votes négatifs internationaux à 14 %, et plus des deux tiers de votes positifs parmi les membres avec 75 %. Après un vote le 4 septembre 2007, le projet fut rejeté avec la mention «non avec commentaire». Microsoft a donc répondu point par point. Alors, les votants pouvaient ou non revoir leur position suite aux explications. Le 29 mars, il faut croire que certains ont agi de la sorte. Bonne nouvelle rassurante pour les opposants (pour de réelles raisons techniques et pas par obscurantisme anti-microsoft peu constructif) que désormais l éditeur ne peut plus modifier ce format comme il le souhaite, sous peine de perdre sa certification. Et l enjeu reste de taille. En effet, les administrations et grandes entreprises semblent tenir de plus en plus à ce type de normalisation, qui s il n ouvre pas automatiquement les portes, peut les fermer par son absence. Olivier Peyrat, directeur général de l AFNOR, a tenu à souligner fermement que la normalisation «n est ni une guerre de religion, ni une guerre de tranchées». n Aie-Phone : Apple tempère ses ambitions Orange devait dépasser les iphone fin 2007, chiffre atteint seulement fin mars. Si unités ont été vendues en décembre, seuls ont trouvé acquéreur en janvier et en février-mars. L agonie se poursuit. Comment Orange pourra-t-il atteindre son objectif de à exemplaires venus fin 2008? La version 3G cet été suffira-t-elle? Une baisse de prix pourrait-elle y changer quelque chose? On a entendu parler de promotions à 100 euros en Allemagne, et Apple a déjà renoncé à son modèle d exclusivité de l opérateur en Italie. Toutefois, Orange annonce que tout va très bien. «Elle est pas belle, la marquise?» Des limites du marketing : si le rêve n a pas de prix, il ne faut pas abuser sur l addition! Le consommateur perçoit alors trop clairement son cauchemar : modèle captif, technologie captive le tout avec prélèvement automatique sur son compte bancaire. Ce n est pas lui qui va croquer la pomme. Surtout que d autres constructeurs arrivent avec des terminaux très bien finis et sans modèle captif. D ailleurs, RIM, auquel on prédisait le pire suite à la sortie de l iphone (le marketing touche aussi analystes et journalistes), annonce que le Blackberry se vend très bien avec ses 14 millions d utilisateurs. Mieux encore, destiné aux professionnels à l origine, le Blackberry rencontre aujourd hui un public supplémentaire dans le grand public. n Fin du développement by Borland En 2006, Borland séparait ses outils de gestion du cycle de vie des applications de ses solutions de développement. En regroupant ces dernières dans sa division CodeGear, l éditeur souhaitait favoriser une revente qui n eut jamais lieu. Aujourd hui, Embarcadero Technologies se montre intéressé pour une offre d environ 23 millions de dollars. La transaction devrait être finalisée fin juin, et Borland conservera cependant ses clients CodeGear. La fin d une époque! Pourtant, les outils concernés ont fait les belles heures du client/serveur, d Internet, et du développement rapide d application. Aux côtés de l environnement de développement Java JBuilder 2008 très apprécié, on trouve le SGBD Interbase et Blackfish SQL. Un peu égaré parmi ces solutions, 3drRail propose un environnement de programmation Ruby on Rails. Autre pilier de cette galerie, la solution de développement rapide d application (RAD) Delphi 2007 for Win32 est encore très utilisé, avec ses variantes Delphi for.net, Delphi for PHP et Delphi/400 ou Delphi/400 for PHP. Spécialiste du C++, Borland avait également enrichi sa division CodeGear de C++Builder De nombreuses légendes du développement, mais tout conserver semble dérisoire. n IT-expert n 73 - mai/juin

28 Bye Bye XP? Et bonjour Windows 7? Dans la parution IT-expert de janvier 2008, nous évoquions le site savexp. com le site lancé par Infoworld. Fort d une pétition en ligne, le site militant pour le maintient de Windows XP cherche à faire pression sur Microsoft. En effet, la commercialisation de l OS sera stoppée le 30 juin 2008 (sauf ultraportables), la disponibilité du produit cessera le 31 janvier 2009, et ses mises à jour en avril Quant aux patches de sécurité, ils seront maintenus jusqu en avril 2014 (5 ans de plus). Et comme si ce frein à l expansion de Vista ne suffisait pas, des indiscrétions sur des sites Web font mention du prochain Windows 7*, qui serait disponible en Une annonce publiée par Microsoft chercherait des développeurs pour améliorer la prise en charge du format Virtual Hard Disk au sein de Windows 7 Pour la discrétion, ils repasseront. À moins que n Qui va amener Alice au pays des merveilles? Fin avril, Télécom Italia étudiait les offres des prétendants à la reprise de sa filiale fournisseur d accès Internet Alice. Les trois compétiteurs ne surprirent personne : Iliad (Free), Neuf Cegetel et Numéricable. Les premières valorisations d Alice s étalaient entre 600 à 650 millions d euros. Par la suite, il était plutôt question de 800 millions d euros. Des sommes bien faibles pour l opérateur italien qui tablait sur un minimum d un milliard d euros. Toutefois, bien qu il ait annoncé clients, le fournisseur d accès n en compterait que De plus, ses finances se portent plutôt mal avec 75 millions d euros de pertes au premier trimestre C est pourquoi ces évaluations seraient plutôt justifiées. Malgré tout, autant d abonnés feraient le bonheur de tous les opérateurs nationaux. Neuf Cegetel (groupe SFR) a déjà racheté Club Internet et porterait ainsi son nombre d abonnés à plus de 4 millions, contre 7,5 millions pour Orange. De son côté, Free deviendrait un excellent second fournisseur d accès Internet, avec ses déjà plus de 3 millions de clients. Cependant, il investit déjà lourdement sur la fibre optique. * Un an de délai supplémentaire pour SAP ByDesign Fin avril, SAP annonçait qu il reportait la sortie officielle de son service en ligne Business ByDesign de 12 à 18 mois. Pourtant, cette annonce avait plutôt séduit le marché et conforté les acteurs des applications en mode ASP ou en Saas (software as a service). D autant plus que l éditeur allemand proposait le tout en ligne très simplifié pour un ERP. Une audace plutôt bien accueillie. De plus, SAP prenait ainsi les devants pour se positionner sur ce créneau à destination d un marché qu il peine à pénétrer : les petites PME/PMI. Certes, SAP pensait que cette solution allait accélérer sa croissance et conforter ses positions sur les petites entreprises, et annonçait même ses ambitions à hauteur d un milliard d euros de chiffre d affaires d ici Néanmoins, quelques dysfonctionnements ont poussé le géant européen à revoir sa copie. Effectivement, mieux vaut repousser que décevoir, car un échec initial marque pour longtemps ce type d initiative. Entièrement en ligne, Business ByDesign s adresse aux entreprises de 100 à 500 personnes, avec une suite de modules ERP complémentaires : Finances, comptabilité, Ressources humaines, CRM, Supply Chain, gestion des fournisseurs, gestion de projets, gestion de la conformité, et Executive Management Support. n Enfin, Numéricable avait annoncé sa stratégie de rapprochement d un fournisseur d accès ADSL. Fin mai, on apprenait que ce dernier se montrait le plus généreux avec 780 millions d euros, face aux 680 millions proposés par Neuf Cegetel et aux 600 millions de Free. n 28 IT-expert n 73 - mai/juin 2008

29 Quoi de neuf Docteur? L analyse prédictive rend la BI proactive Anticiper : une clé essentielle de la performance dans un univers complexe. Qu il s agisse de mesurer plus efficacement les risques, de détecter à temps des comportements frauduleux ou d anticiper les comportements clients, l analyse prédictive éclaire les décisions des entreprises. L analyse prédictive fournit un cadre méthodologique associé à des techniques analytiques permettant d étayer et de justifier le processus décisionnel de certains métiers. À partir d éléments connus, il devient ainsi possible de déterminer des modèles afin d anticiper les comportements futurs. Intégrée dans un processus métier, l analyse prédictive favorise donc une prise de décision éclairée. IT-expert n 73 - mai/juin

30 Le décisionnel : analyser ce qui s est passé Avec l informatisation de la majorité des services des entreprises, il devint possible de produire des rapports sur l activité ou la performance globale de chaque entreprise et de ses différents départements : la BI (Business Intelligence, ou encore informatique décisionnelle) était née. De nombreux acteurs du monde logiciel s engouffrèrent dans ce nouvel eldorado (Cognos, BO, Hyperion ). Avec le décisionnel, les entreprises pouvaient désormais disposer de véritables tableaux de bord permettant d affiner leur pilotage : en croisant facilement les données on pouvait ainsi déterminer précisément ce qui avaient été vendu, dans quelles régions, sur quels types cibles, et même établir des liens entre ces différents éléments Les équipes commerciales, financières ou même marketing se sont ainsi servies de ces solutions pour mesurer leurs réussites. Il était enfin possible d avoir une vue de ce qui c était passé, avec des outils de mesure. Cette approche consistant à se servir de ces informations pour prendre les décisions les plus avisées fut baptisée informatique décisionnelle. Cependant, ces chiffres limitaient la perception de l activité à une vue du réalisé, a posteriori. Et l heure où l environnement économique et concurrentiel d une entreprise évoluait toujours plus vite, cette lunette tournée vers le passé montrait les limites intrinsèques des solutions de BI. Et si les décideurs comprenaient ce qui s était passé, ils avaient plus de difficultés à déterminer pourquoi (ce qui est pourtant essentiel pour prendre des actions correctives ). Et surtout, ils ne pouvaient pas anticiper le futur. La Business Intelligence concerne donc directement l expérience, et se contente d éclaire derrière soi. Pour franchir une étape supplémentaire, il fallait alors s essayer à éclairer l avenir. nombre conséquent de consommateurs permet de déterminer que d autres consommateurs avec les mêmes caractéristiques auront certainement le même comportement. La difficulté tient alors dans le fait de trouver ces «caractéristiques» ou «variables» dans la masse des données dont regorgent les systèmes d information. Parmi les informations accumulées, dont une large partie présente peu de pertinence, il s agit de fouiller. Pour extraire l information ou l intelligence nécessaire à la prédiction, les solutions d analyse prédictive vont donc creuser dans ces entrepôts de données afin de dénicher et retenir l information utile. Le terme «creuser» n est pas choisi au hasard, puisque les premières solutions qui ont vraiment exploité ces données sont les solutions de «Data Mining» : elles allaient ainsi creuser dans les strates accumulées de données des entreprises, en espérant y trouver des pépites, à l image des mineurs du monde réel. Si la Business intelligence a permis de stocker les informations du passé, le datamining retrouve, classe, remet en forme, établit des liaisons et analyse ces données. Il devient donc désormais possible de modéliser les comportements et d offrir les fonctionnalités de prédiction qui manquaient aux solutions de BI. Dresser un pont éclairé entre le passé et le futur Comment pouvait-on prévoir le futur à partir des données du passé? La réponse est venue de l émergence, au début des années 2000, de solutions intégrant de puissantes fonctions statistiques qui permettent de modéliser un comportement à partir de données mesurées. Ce comportement peut être le comportement d achat d un consommateur ou bien le déroulé d un processus industriel. Ces applications montraient clairement qu il n y avait pas de limite à la modélisation tant que des données étaient mesurées et historisées. De la modélisation à la prédiction il n y a qu un pas. C est pourquoi des mathématiciens et des statisticiens ont commencé à mettre à profit la puissance des mathématiques au service de la connaissance du futur. Extraire la substantifique moelle de la masse Avec l analyse prédictive, pas de magie ou de boule de cristal. Statistiquement, il est possible d établir que toutes les personnes affichant un comportement spécifique ont certaines caractéristiques communes. Par exemple, l analyse du comportement d achat d un Apprendre à connaître ses clients Les départements en charge de la relation client ont été les premiers, en entreprise, à vouloir tirer les bénéfices de l analyse prédictive. Pour en expliquer la raison, il suffit d examiner le quotidien. Tous les citoyens-consommateurs sont confrontés chaque jour à des sollicitations marketing sans intérêt. Mais pourquoi une telle situation est-elle, le plus souvent, vécue comme une agression? Parce que les marques n écoutent pas assez les consommateurs, et n analysent pas ce qu ils leur ont dit lors d une précédente sollicitation, explicitement ou implicitement. Les services marketing vont envoyer une campagne marketing aux consommateurs qui achètent le plus, sans souvent analyser le type de produit que ces consommateurs ont effectivement acquis. Voilà une belle preuve des limites de l analyse purement 30 IT-expert n 73 - mai/juin 2008

31 Quoi de neuf Docteur? transactionnelle : ce que l on sait en analysant les données de transaction, c est uniquement le nombre de fois où j ai acheté un produit, c est-à-dire ma fréquence d achat. Ces données servent au service marketing à segmenter sa base clients en fonction du potentiel client. Résultat : dans le meilleur des cas, les clients qui dépensent le plus se retrouvent toujours dans la liste des consommateurs à plus fort potentiel. Dans le plus mauvais cas, la marque se contente d inonder toute sa base de «réclames» commerciales, quel que soit le produit à vendre. La facilité d accès aux consommateurs via Internet a fait penser aux annonceurs qu ils pouvaient envoyer leurs messages autant de fois qu ils le souhaitaient sur leur cible. Une pratique favorisant le rejet de la marque par le consommateur. En effet, ses souhaits ne sont pas pris en compte : il reçoit des «promotions» sur des produits qui ne l intéressent pas. L analyse prédictive va permettre d analyser les caractéristiques de comportement d achats d un consommateur et surtout d extraire des informations sur ses souhaits. Par exemple, quand il surfe sur un site marchand pour chercher un produit qu il souhaite acquérir, le site web enregistre sa navigation. S il parle avec un téléacteur d un centre d appel, celui-ci saisit la conversation (plainte, souhait, question technique ). Si ces données sont associées avec les informations sur ce consommateur, le commercial sait ce qu il a acheté dans le passé, ce qu il regarde comme produits aujourd hui, et peut-être le risque qu il parte à la concurrence (au vu de la conversation avec le centre d appel). Il est donc inutile de lui envoyer une sollicitation sur le produit X s il s intéresse au produit Y. Cette démarche améliore l image de la marque, qui le sollicite uniquement sur des produits qui l intéressent. Il est d ailleurs généralement avéré que cela augmente à moyen terme le revenu généré sur ce consommateur. Cerise sur le gâteau : en n envoyant que les bons messages aux bonnes cibles, l entreprise réduit le nombre d envois de sollicitation, donc ses coûts de campagne marketing, dont elle connait à priori le résultat grâce à ce ciblage très pertinent. En résumé, l entreprise dépense moins, gagne plus et vous augmente la satisfaction client. L analyse prédictive profite à tous les métiers processus complexe de validation ait fait son œuvre. Lors de déclaration de sinistres, des assureurs vont pouvoir beaucoup plus rapidement détecter des déclarations frauduleuses et dans le même temps vont pouvoir rembourser plus vite les assurés honnêtes et donc augmenter leur taux de satisfaction. Des services de police déploient tous les matins leurs effectifs en fonction de prévisions des lieux potentiels d incidents. Des opérateurs de télécommunication prédisent les risques de départ de clients à la concurrence (churn) pour le limiter par des actions ciblées. Ou bien ils peuvent prévoir des pannes et donc anticiper des opérations de maintenance avant que l utilisateur ne soit impacté, et limiter les temps d indisponibilité. Il n y a pas de limite à l utilisation de ces techniques. Le seul pré requis consiste à disposer d assez d informations afin de les soumettre à des formules mathématiques. On ne peut modéliser que si l on a déjà pu mesurer le passé (d où l intérêt des solutions de BI). Et cette modélisation servira de base aux prédictions facilitera les prises de décision des managers. Une bonne visibilité grâce à des indicateurs fiable favorise la planification d actions plus efficaces. n Nicolas Lehuen, CTO, CRM Company Group Ingénieur en Mathématiques Appliquées (INSA de Rouen 98), Nicolas Lehuen a développé son expertise chez Fi System puis chez Ubicco avant de devenir le CTO de CRM Company Group depuis sa fondation, en CRM Company Group rassemble des agences dédiées au marketing à la performance. Grâce à une plateforme de communication unique, CRM Company Group conçoit et orchestre des campagnes de marketing multicanal, mesurables, avec engagement de résultats. Des organisations financières utilisent en temps réel ces techniques d analyse prédictives pour vous accorder votre crédit sans que vous ayez à attendre plusieurs jours qu un IT-expert n 73 - mai/juin

32 NE MANQUEZ PAS LES PROCHAINES CONFERENCES IDC, EVENEMENTS INCONTOURNABLES POUR VOTRE SECTEUR D ACTIVITE! Telecoms et Entreprise Mobilité, Communications unifiées vers l entreprise intelligente juin 2008 Centre Etoile St Honoré, Paris 8ème Ce forum vous permettra d identifier : les évolutions technologiques les orientations métier les fruits de la communication unifiée et de la mobilité Journée 1 : l entreprise mobile La mobilité, levier d innovation de l entreprise, L infrastructure de mobilité au service de la compétitivité de l entreprise, Gérer et optimiser les terminaux et les applications en situation de mobilité Journée 2 : communications unifiées, vers l entreprise intelligente La ToIP, socle de l entreprise intelligente, Bilan d un projet de ToIP - les promesses ont-elles été tenues? Impacts sur l organisation d un projet de communication unifiée, Repenser la gestion des télécoms et les relations avec le SI, Réseaux et sécurité Business Intelligence et Consolidation du marché Quels impacts immédiats pour l entreprise et projets en matière de pilotage? 19 juin 2008 Hotel Le Parc, Paris Au programme : Tour d horizon des innovations qui permettent de satisfaire la constante évolution de la nature et la quantité des besoins, Standardisation des systèmes décisionnels et extension des couvertures fonctionnelles, Au cœur de tous les défis, la qualité des données décisionnelles : cohérence, gouvernance et privacy, Quelle place pour les données non structurées? Le SaaS peut-il adresser les applications décisionnelles? VERITABLES FORUMS D INFORMATION ET D ECHANGE ENTRE ANALYSTES, DIRECTEURS ET RESPONSABLES INFORMATIQUES, EXPERTS DU MARCHE, ET JOURNALISTES AU TRAVERS DE : La recherche IDC Retours d expérience et études de cas concrets Paroles d experts 3 ateliers thématiques et pratiques pour répondre aux besoins plus ciblés Un cocktail déjeunatoire pour maximiser les opportunités d échange et de rencontre Une exposition spécialisée : espace de rencontre/briefing avec analystes IDC et experts du marché INSCRIVEZ-VOUS GRATUITEMENT Sur notre site : en précisant le code invitation «BQIN» Valérie Rolland Tel : [email protected]

33 Comment ça marche? La gestion de la qualité des données La gestion de la qualité des données (ou Data Quality Management, DQM) devient une préoccupation croissante des directions des systèmes d information. Initialement issue d un besoin de mise en conformité des résultats des banques et des organismes financiers, la gestion de la qualité des données s étend peu à peu à toutes les fonctions opérationnelles des entreprises des différents secteurs économiques. En effet, ces dernières ont pris conscience que leur efficacité et leur compétitivité dépendent largement de la valeur et de la qualité des informations qu elles gèrent. Toutefois, un investissement massif dans des solutions logicielles ne suffit plus. Désormais, il leur faut s intéresser également au contenu. Selon la société d études spécialisée The Data Warehousing Institute, la mauvaise qualité des données coûterait aux entreprises américaines plus de 600 milliards de dollars chaque année. IT-expert n 73 - mai/juin

34 Qu est-ce que la qualité des données? Le chaos ruineux de la non-qualité des données Dans l industrie, la qualité d un produit est correctement appréciée en comparant ses effets aux attentes des clients. Un produit ou service répondant parfaitement aux besoins des clients est donc réputé de grande qualité. Il en est de même pour les données : une donnée est de qualité si elle répond parfaitement aux besoins des utilisateurs de cette donnée. Si la justesse est une des conditions évidemment nécessaires à la définition d une donnée de qualité, d autres caractéristiques doivent également être prises en compte. Comme l indique le tableau suivant, les données peuvent être appréciées en fonction de leur contenu, leur accessibilité, leur flexibilité, et leur sécurité. Insatisfaction des clients Fonctionnement Opérationnel chaotique Faible qualité des données Chiffres publiés incorrects Image négative de l'entreprise Alourdissement des coûts PRINCIPALES CARACTERISTQUES DE QUALITE DES DONNEES Qualité du contenu Accessibilité Flexibilité Sécurité Justesse Adéquation aux besoins Compréhension Disponibilité Facilité d accès Évolutivité cohérence avec d autres sources Traduction respect de la confidentialité Fiabilité Traçabilité Intégrité Principales caractéristiques de qualité des données En termes de couverture fonctionnelle, les applications métier du système opérationnel, tout comme celles d aide à la décision du système de pilotage sont concernées. Il est à ce propos intéressant de souligner que si les données du système opérationnel sont de mauvaise qualité, celles du système de pilotage ont toutes les chances de l être aussi, puisque les données de celui-ci sont généralement issues du système opérationnel. Résultat : opérationnel hasardeux et pilotage de l entreprise erroné. Notons aussi que l urbanisation du système d information et les architectures de type SOA nécessitent plus que jamais de s intéresser aux données et à leur qualité, avec la mise en place ou l alignement de référentiels de données. Ainsi, l adresse postale demeure une des données les plus utilisées par les entreprises, notamment pour leur gestion de leurs partenaires clients et fournisseurs. C est aussi l une des plus touchées par les défauts de qualité. Des efforts particuliers méritent donc d être apportés pour améliorer la gestion de cette donnée complexe. Choix stratégiques inadaptés Principales conséquences de la non-qualité des données Les conséquences de la faible qualité des données sont nombreuses et reviennent cher aux entreprises. Pire encore, l impact se propage jusqu à l extérieur, notamment en raison de la place grandissante des échanges électroniques. Au final, la détérioration de l image et la perte de crédibilité s avèrent parfois fatales aux organisations dont les données sont de mauvaise qualité. Les conséquences rencontrées le plus fréquemment sont les suivantes : Insatisfaction des clients : les clients victimes de données incorrectes pardonnent difficilement. Une livraison tardive suite à une erreur sur la date de livraison reste une erreur courante. Avec Internet, la sentence est encore plus rapide. D ailleurs, un internaute s apercevant que les données d un site sont peu fiables ou incorrectes -comme des prix non actualisés- n y reviendra jamais. Non-conformité des chiffres publiés : des erreurs dans les données comptables entraînent généralement de lourdes sanctions (amendes et peines). Et ce, même si cette situation ne résulte pas d une manipulation volontaire. Suite aux récentes affaires de falsification des comptes, toute erreur dans la publication des chiffres paraît désormais suspecte. Dévalorisation de l image de l entreprise : en conséquence du point précédent, des erreurs portant sur des données diffusées à l extérieur de l entreprise détériorent rapidement l image de celle-ci, et handicapent son expansion commerciale. De plus, l impact boursier des sociétés cotées est immédiat, entraînant la chute rapide du cours de l action. Perturbation du fonctionnement opérationnel : les données incorrectes au sein de l entreprise ralentissent le fonctionnement opérationnel, et rendent les décisions difficiles ou incertaines. Cela génère aussi du stress et de la démotivation chez les collaborateurs. De plus, le surcroît de travail engendré par des erreurs de données n est jamais le bienvenu. Enfin, la perte de confiance dans les informations manipulées n est propice ni à l initiative, ni à un climat sain. Erreurs de stratégie : définir une stratégie nécessite plus de temps si les informations utilisées sont de mauvaise qualité ou tout simplement erronées. Comment réfléchir à l avenir 34 IT-expert n 73 - mai/juin 2008

35 Comment ça marche? si la situation présente n est pas maîtrisée? Les dirigeants peuvent évidemment se fier à leur intuition, mais ce type de démarche montre rapidement ses limites. Augmentation des coûts : les impacts énoncés précédemment engendrent évidemment des surcoûts. Les situations variant d une entreprise à une autre, il est très difficile d estimer le coût de la non-qualité. Certains experts estiment cependant que ce coût caché peut représenter plus de 10 % du chiffre d affaires, ce qui ampute de façon conséquente la rentabilité. Les origines du mal : enjeu sous-évalué et mauvais traitements Les causes d anomalies portant sur les données sont multiples et variées, mais elles s expliquent le plus souvent par une sousestimation générale de ces enjeux. Les décideurs négligent souvent les tâches d initialisation des données pourtant capitales, tant au démarrage d une nouvelle application (reprise des données en masse), qu en régime permanent (saisie manuelle au fil de l eau). Enfin, certains défauts de qualité trouvent aussi leur origine dans la conception des applications informatiques, et dans les défaillances logicielles (bugs). La sous-estimation de l enjeu des données tient au fait que l objectif d une entreprise ne semble pas lié à la production des données. Bien que l exercice des différents métiers nécessite des informations, le but premier consiste plutôt à obtenir, selon le cas, un client satisfait, un niveau de vente supérieur, un meilleur produit, une meilleure marge, etc. Les données ne se placent donc pas au premier plan de l activité, et ne sont généralement pas perçues comme un élément essentiel de compétitivité. D ailleurs, un grand nombre de managers considère que l investissement dans une politique qualité des données se traduit uniquement en perte de temps et d argent. La reprise des données d une ancienne application vers une nouvelle génère souvent l absence de qualité, car les décideurs ne lui accordent pas toujours l importance qu elle mérite. Pourtant, la reprise des données en masse peut véritablement être assimilée à un transfert de patrimoine. En effet, les données que l on initialise dans le nouveau système proviennent généralement d un ancien système. Or si les données de l application d origine affichent une qualité médiocre, un transfert effectué sans opération de nettoyage aboutira à une application cible avec les mêmes défauts de qualité. Cela est particulièrement vrai pour les données stables, comme la base Clients, Fournisseurs ou encore Articles. Ainsi, il est hélas fréquent de transférer des doublons ou des données obsolètes d une application vers une autre. En conséquence, la nouvelle application ne produit évidemment pas tout le bénéfice que l on pourrait en attendre. Au quotidien, la saisie des données au fil de l eau présente aussi des lacunes. Malgré des contrôles automatisés mis en place dans les applications, la méconnaissance des règles de gestion et le manque de formation engendrent souvent des saisies incorrectes. De nombreux utilisateurs créent et gèrent des données utiles à leur travail, mais peu se préoccupent de l utilisation qui en est faite en aval. Ce cloisonnement nuit considérablement à la qualité et à la fluidité de l information. Les défauts de conception et les anomalies des logiciels (bugs) portent aussi leur part de responsabilité. Bien que le coût correspondant soit loin d être négligeable, surtout s il s agit d un problème de conception, la gravité vis-à-vis des données est à relativiser. Car une fois corrigée, l application concernée n est plus directement à l origine des problèmes de qualité de données. Un problème directement lié aux métiers de l entreprise La prise de conscience des dirigeants de la relation entre qualité des données et performance de l entreprise, est très certainement la première source de progrès à développer. Il est intéressant de constater que la responsabilité de la qualité des données est actuellement, dans le meilleur des cas, entre les mains de la direction des systèmes d information. Or celle-ci ne peut évidemment pas être tenue responsable de tous les problèmes de données, tout simplement parce qu elle ne contrôle pas tout, et n est généralement pas à la source de la création des données. La qualité des données n est pas une problématique technique, elle touche avant tout au métier de l entreprise. Partant de là, la mise en place de programmes d amélioration de la qualité de l information et des données est l un des vecteurs clés de progrès. Un programme doit être géré comme un projet et impliquer largement la ou les directions fonctionnelles concernées (vente, achats, production ). Bien entendu, un tel projet ne doit être lancé que s il y a un réel besoin et un enjeu significatif pour l entreprise. Il est donc recommandé de bien s assurer que les processus concernés jouent un rôle significatif dans la compétitivité de l entreprise. Il convient également de définir un objectif clair et réaliste et d évaluer les chances d aboutir à un résultat positif. La solution mise en œuvre dans le cadre d un programme peut comporter des aspects techniques et/ou organisationnels. Autre point important, l entreprise doit se doter de moyens de mesure pour évaluer la qualité des données avant et après mise en œuvre du programme. Par exemple, la mesure du taux d erreurs au sein d un processus métier peut être l un de ces indicateurs. Taux d'erreurs Temps Taux d'erreurs Moyenne Objectif Mesure du taux d erreurs avant et après mise en œuvre de la solution IT-expert n 73 - mai/juin

36 Outre le lancement de programmes d amélioration ponctuels, il s avère très profitable d instaurer de façon durable de bonnes pratiques de data management (gestion des données). Basé sur des principes clairs privilégiant les mesures préventives et le pragmatisme, le data management permet incontestablement d améliorer la qualité des données et de rendre l entreprise plus performante et compétitive. Les bonnes pratiques recouvrent l organisation, la gestion, la codification, la documentation, la surveillance, et l auditabilité des données. DQM et MDM : les outils ès qualités Pour supporter la gestion de la qualité des données, des outils de DQM (Data Quality Management) sont désormais disponibles. Selon le Gartner Group, ce marché représente aujourd hui dans le monde 300 millions de dollars, et devrait croître de 18 % chaque année pour atteindre 677 millions de dollars en Le marché actuellement tiré par les pays anglosaxons commence seulement à toucher la France. D ailleurs, la plupart des fournisseurs sont américains, à l instar de DataFlux, Trillium Software, IBM ou Informatica. Business Objects, racheté récemment par l Allemand SAP, fait figure d exception. de base de l entreprise. Parmi les fournisseurs de MDM, on retrouve les grands éditeurs d ERP tels que SAP (avec la solution NetWeaver MDM) qui est un pionnier. IBM est aussi très bien positionné sur le marché avec les produits WPC (gestion des produits) et WCC (gestion des clients) intégrés à son offre WebSphere. Par ailleurs, les acteurs de la Business Intelligence développent des offres MDM, comme Hyperion ou Teradata. Enfin, une multitude de «pure players» tels que Sunopsis ou FullTilt Solutions apportent des solutions intéressantes. Sans oublier les éditeurs de bases de données comme Oracle (Enterprise Master Data Management et Hyperion MDM) ou Microsoft (rachat de Stratature en juin 2007). Au-delà des outils, et c est vraisemblablement l un des points essentiels, la prise de conscience des enjeux, et l adhésion des collaborateurs à un programme d amélioration de la qualité est indispensable. La communication dans l entreprise autour du thème de la qualité des données et la prise en compte de l aspect humain constituent incontestablement les clés de la réussite de ce type d approches. n L objectif de ces outils consiste à améliorer la qualité des données. Une majorité de solutions permet de détecter des anomalies, pour les corriger ensuite. Il s agit donc dans l ensemble d un mode curatif, même si certains produits fonctionnent de manière préventive en détectant les anomalies à la source en temps réel. En pratique, ces outils s avèrent très efficaces. Ils permettent en particulier d améliorer la standardisation de certaines données comme les adresses, de détecter et d éliminer les doublons, de produire des statistiques et des rapports facilitant la détection d anomalies. Outre ces outils très spécialisés, on assiste depuis quelques années à un engouement pour les solutions de MDM (Master Data Management). Le MDM permet de gérer au sein d un référentiel un certain nombre d objets métiers appelés données de base (principalement articles / produits, clients, fournisseurs, employés) pour les diffuser aux différentes applications de l entreprise. Grâce au référentiel commun, les utilisateurs peuvent manipuler la même version de la réalité, ce qui facilite évidemment les échanges entre applications, et améliore la qualité des flux métiers sous-jacents. Christophe Brasseur, Consultant Manager chez Capgemini Christophe Brasseur est ingénieur ESTP et titulaire d un DESS de gestion de l IAE de Montpellier. Il a participé à de nombreux projets en France et à l étranger en tant que directeur de projet ou consultant, principalement dans le secteur des services publics, du pétrole, de l énergie, des utilités, et de la chimie. Il est actuellement Consultant Manager chez Capgemini. Christophe Brasseur : «Data Management, qualité des données et compétitivité», éditions Hermes-Lavoisier, Paris, Les solutions de MDM améliorent évidemment la qualité des données, grâce à la gestion mieux maîtrisée des informations 36 IT-expert n 73 - mai/juin 2008

37 Rubrique à brac Le SIG à la portée de tous Les systèmes d informations actuels, quels que soient les publics concernés, grand public ou professionnels, intègrent de plus en plus souvent une représentation cartographique des informations. Pour le simple particulier, la représentation cartographique est utilisée bien sûr pour des plans d accès aux sites des entreprises, mais de plus en plus pour faciliter la consultation d informations diffusées sur le web. La représentation cartographique se généralise, car elle permet une navigation plus aisée dans l information. Ainsi, les banques et grands magasins ou des théâtres permettent à un internaute de rechercher une agence précise en navigant sur une carte de France présente sur leur site Web. Cet usage qui tend à se généraliser a pour premier objet de représenter de manière graphique une information dite «géolocalisée» ou «géolocalisable». Cette convergence entre le système d information classique et système d information géographique (SIG) est de plus en plus suivie par les professionnels pour leur système d information. IT-expert n 73 - mai/juin

38 Vous aussi, vous faites du SIG sans le savoir! Une information «géolocalisée» ou «géolocalisable» : qu est-ce que c est? Sous ces termes réside une réalité : toute information peut très souvent être localisée de manière géographique. Qu il s agisse de l adresse d une puce RFID ou d une balise GPS ou que cela concerne des objets aussi différents qu une école, un théâtre, un arbre, un logement, un espace vert, une borne d incendie, une citerne de pompier, etc. Finalement, quoi de plus évident qu une information géolocalisée. Dans les années 80, la mise en œuvre des systèmes d informations permettant d acquérir, d analyser, et de représenter des données géographiques était affaire de spécialistes ou d experts cartographes des services géomatiques qui ont à leur actif la mise en œuvre des premiers systèmes d informations géographiques. Depuis les années 2000, le SIG se démocratise et une convergence naturelle s opère entre les services experts (géomatiques) et les services Études des DSI. Cette évolution se traduit par une évolution des intervenants : le SIG est de plus en plus l affaire des SSII généralistes au détriment des sociétés d experts. Cette tendance au rapprochement se retrouve également dans la formation des ingénieurs. En effet, les cursus d ingénieurs en informatique généraliste intègrent de manière progressive les compétences liées à la mise en œuvre des systèmes d informations géographiques tandis que les formations des cartographes (écoles de géomatique) évoluent en intégrant un volume croissant d informatique «classique». Ainsi, ces cursus spécialisés ne se limitent plus à une formation aux produits desktop (client lourd) et au développement de boîtes à outils. Il est courant de trouver une initiation aux bases de données et aux langages de programmation orientés publication WEB. Le plus bel exemple de cette démocratisation est la création d applications composites (mashup) avec Google Maps : des types de données et primitives géométriques. En outre, il faut ajouter une capacité d importer, manipuler, interroger, analyser, afficher et extraire ces données. Le stockage de ces données peut se faire a minima au moyen d un ensemble de fichiers (fichiers de forme structurée) et de manière plus classique en ajoutant à un SGBD du marché une cartouche spatiale. Ainsi, Oracle, PosgreSQL, MySQL, SQL Server disposent à présent et bientôt de manière native de ces types de données. Les fonctions de gestion de ces données sont ensuite assurées par des outils «desktop» ou par des serveurs d applications cartographiques qui permettent de diffuser entre autres des Web Services cartographiques (Web Map Service ou Web Feature Service) à destination de client léger ou riche (Rich Internet Application). Les données homogènes en termes de type géométrique et de symbologie sont appelées des couches. Et ces couches assemblées les unes avec les autres permettent de construire une carte : «La réalité est découpée en couches». Un SIG est donc un système informatique permettant, à partir de diverses sources, de rassembler et d organiser, de gérer, d analyser et de combiner, d élaborer et de présenter des informations localisées géographiquement, contribuant notamment à la gestion de l espace. Un marché de logiciels structuré en couches Nouveaux mariages : SIG, SGBD, Web Services, etc. Un système d information géographique se définit comme un système d information auquel est ajoutée une capacité de stocker Certaines couches constituent les couches de base dites «de fond de plan» du SIG sur lequel viennent se greffer les données métiers des sociétés utilisatrices. Les couches de données les plus courantes sont : la «voirie» qui est nécessaire à la localisation des adresses, voire au calcul d itinéraire et à la navigation dont les principaux fournisseurs sont l IGN, TéléAtlas et Navteq. Ces offres ne sont par encore de même niveau en terme de richesse ou de complétude : en effet, certaines sont plus complètes en milieu urbain et d autres en milieu rural. Néanmoins, cet écart tend à se réduire très rapidement. l «orthophoto» (images aériennes ou satellitaires corrigées) qui vient soit en complément de la première soit peut s avérer suffisante suivant l usage du SIG. 38 IT-expert n 73 - mai/juin 2008

39 Rubrique à brac Les logiciels de base des SIG peuvent être : des outils desktop fournissant une gamme très riche d outils de gestion et d analyse des données, mais également des briques préparamétrées proche d une approche progicielle, des serveurs d application cartographiques (du marché ou de l open source) fournissant des possibilités de publication de web services de type images voire de géotraitemement (recherche des coordonnées spatiales pour une adresse par exemple). Les grands éditeurs du marché français et mondial s articulent autour des sociétés Esri, Autodesk, Geoconcept. Fondée en Californie en 1969 par Jack Dangermond, ESRI était à l origine un Institut de Recherche sur les Systèmes d Environnement. Cet organisme à but non lucratif visait à organiser et analyser l information géographique. Devenue une société privée, ESRI fournit une gamme très complète de logiciels depuis une suite bureautique jusqu au serveur SIG. Autodesk, connu des dessinateurs pour son produit Autocad, est passé d une offre très spécialisée à une offre logicielle complète. En particulier, elle s est ouverte au SIG avec son produit desktop Map pour la gestion des données tandis que sur la publication, elle a une approche très originale qui mixte une offre payante Mapguide Enterprise et sa version open source Mapguide. En effet, le phénomène open source existe aussi sur le SIG, et d importantes communautés Map Server et Geo Server tirent partie de la réalisation des spécifications de l Open Gis Consortium pour évoluer rapidement. Elles arrivent aujourd hui à maturité et permettent de répondre à une palette de besoin orientée sur la consommation de services web cartographiques. Quelques exemples d utilisation professionnelle Dans le monde professionnel, plusieurs types d usage existent : un usage opérationnel (repérage d une flotte de véhicule et optimisation des parcours), un usage de «géomarketing» (zone de chalandise, couverture de zones par les services publics), un usage de communication auprès du public (carte du trafic routier et autoroutier, ou carte des nuisances sonores) ou un usage métier spécifique. Le système d information géographique permet de manipuler et d utiliser plus facilement des données géolocalisées. Pour gérer une forêt ou une zone en cours de reforestation, l utilisation combinée du SIG avec l implantation de puces RFID permet de manipuler et communiquer la carte de l état de la reforestation. Il devient alors possible de repérer chaque arbre, de corréler sa localisation lors d actions à mener, et ainsi définir des plans d intervention qui optimisent les interventions dans la forêt. IT-expert n 73 - mai/juin

40 Dans une ville, le SIG facilite la gestion de propreté, en particulier celle des façades. Un agent passe dans la ville et note l état des façades, avec photos à l appui si nécessaire. Stockés dans un SIG, ces éléments vont être complétés d une notation et permettent de gérer des incitations au ravalement, mais aussi de représenter sur des cartes les zones selon leur salubrité avec des couleurs différentes suivant le degré de problème rencontré. Enfin, dans un autre registre, les antennes relais de téléphonie et leur zone d influence comme la bio-diversité des espaces verts d une ville peuvent être géo-référencées et représentées. Une normalisation progressive au service d une maturité avérée Le SIG connaît une normalisation importante portée par l Open Geospatial Consortium (OGC), organisme à but non lucratif opérant sur la normalisation et la standardisation et dont le principal objectif est l interopérabilité des systèmes et des données dans le domaine de l information géographique. Il regroupe des organismes publics, mais également toute la gamme des sociétés privées concernées : producteurs de données, éditeurs de logiciel, constructeurs de matériel, sociétés de services informatiques, société utilisatrices, laboratoires de recherche. Les normes OpenGIS sont le fruit de ce travail. Les spécifications validées et pour beaucoup implémentées à ce jour sont au nombre de 24. Dès aujourd hui, le SIG s affiche comme une technologie riche, et ouverte sur beaucoup d autres possibilités. De plus, l indépendance entre la donnée manipulée et l outil de gestion s amplifie, que ce soit par une normalisation de leur format, l intégration de connecteurs pour des formats concurrents, ou l ouverture vers des bases de données variées (payantes ou gratuites). Les éditeurs SIG vont encore plus loin avec leur gamme. Ainsi, pour permettre une diffusion étendue de leur logiciel, ils proposent des solutions Internet avec parfois une version open source et des outils pour créer des Services Web. En effet, le SIG a parfaitement pris le virage du Web 2.0 et des évolutions technologiques associées. Il faut retenir également dans ses évolutions que le SIG peut désormais parfaitement être couplée avec les technologies de mashup (application composite) ou au style architectural SOA. Autre fait remarquable et très intéressant, il peut également tirer toute la puissance de dispositifs matériels novateurs que sont les balises RFID et GPS. Enfin, il peut être approché en complément de solutions de portails, et demain décisionnelles. En effet, quoi de plus confortable que de remplacer une représentation de tableau de bord en colonne avec des axes géographiques par des représentations graphiques dont forme et couleurs permettent de visualiser les indicateurs clés. La révolution SIG est en route, le succès d applications telles que Google Earth et Géoportail, ou encore le déploiement du système satellite européen Galiléo en sont l illustration. Néanmoins, pour les applications à venir, il va falloir tenir compte d une contrainte forte, la protection de la vie privée. n Philippe Benmoussa, Chef de projet et animateur du centre de compétences SIG Le SIG : pourquoi et dans quelles perspectives? L adopter d une approche SIG s effectue rarement dans le cadre d un projet global, et plutôt selon une approche progressive. Dans un premier temps, l utilisation de la cartographie est identifiée dans le cadre d un projet ciblé, où le SIG apporte une plus-value vérifiée et tangible. Suite à ce premier projet, le besoin émerge de corréler des éléments à un système d information classique pour tirer profit des informations de l un, et du potentiel de représentation de l autre. Puis ce rapprochement technologique apprécié va générer un besoin de généralisation de l approche. Cette démarche par étape, très pragmatique, touche un grand nombre de systèmes d informations dès lors que les informations manipulées sont géolocalisables. En effet, la navigation cartographique se fait, pour un grand nombre d utilisateurs particuliers et professionnels, de façon très intuitive. Christophe Chalas, Chef de projet - Expert SIG Philippe Benmoussa anime le centre de compétences SIG au sein de Sopra Group. Avec Christophe Chalas, ce sont deux experts SIG qui depuis plusieurs années, interviennent sur des projets SIG tant en accompagnement des clients pour exprimer un besoin, choisir une solution que pour piloter des projets. 40 IT-expert n 73 - mai/juin 2008

41 Livres Manager avec les ERP - Architecture Orientée Services (SOA) Forcément structurant, l ERP joue rapidement et pour longtemps un rôle essentiel au sein du système d information et de l organisation de l entreprise. Dans cette troisième édition, Jean-Louis Lequeux aborde tous les aspects techniques, organisationnels et humains, sans oublier le point de vue de l utilisateur. Une approche terrain qui tempère la rigidité inhérente à toute volonté méthodologique structurée. Le lecteur fera la part des choses, sans oublier que s enfermer aveuglément dans une méthodologie devient rapidement invivable. Ce livre de référence aborde de multiples aspects pour se familiariser avec les ERP et leur déploiement : technologies, utilisateurs/éditeur/intégrateurs, la démarche de projet, l architecture ERP-Centric Très pratique, le chapitre 5 (Les chantiers du projet ERP) se penche sur des aspects très concrets : la constitution d une équipe de projet, un cahier des charges en 10 points standards, les actions, l utilisation opérationnelle De multiples exemples et études de cas illustre l ouvrage, qui traite aussi les évolutions comme la conformité aux contraintes réglementaires. En revanche, le concept SOA du titre est un peu survendu par rapport au nombre de pages qui lui sont consacrées. Manager avec les ERP Jean-Louis Lequeux Éditions d Organisation 380 pages - environ 42 euros Project La gestion de projet Étude d un cas concret : Planifier la construction de maisons Après une vingtaine de pages sur le déroulement d un projet, indiquant des pistes pour le définir et le délimiter clairement, l auteur explique le fonctionnement du logiciel vedette de la gestion de projet par Microsoft, et sa configuration. Alexandre Faulx-Briole fait profiter le lecteur de ses 20 ans d expérience de formateur, de consultant en informatique et de développeur. Il l accompagne dans l utilisation de Project 2007, en s appuyant sur l exemple de la construction d un lotissement de maisons individuelles : la planification (par les délais ou par les ressources), la gestion et le calcul des coûts. Côté reporting, le livre aborde les mises en forme (type diagramme de Gantt), les tableaux et les visuels, mais aussi la communication avec les autres logiciels (import/export, liens OLE avec Excel et Word). Des actions primordiales pour partager les informations utiles selon les interlocuteurs du projet. Enfin, l auteur s est attaché à recenser toutes les informations et techniques dont le lecteur aura besoin pour gérer ses propres projets. Un ouvrage pédagogique et simple à appréhender qu apprécieront chefs de projet et planificateurs. Project La gestion de projet Alexandre Faulx-Briole Éditions ENI 256 pages - environ 20 euros IT-expert n 73 - mai/juin

42

Le marché français des logiciels et services ERP poursuit sa croissance

Le marché français des logiciels et services ERP poursuit sa croissance COMMUNIQUE DE PRESSE Le marché français des logiciels et services ERP poursuit sa croissance Paris, février 2008 Le marché des logiciels et services ERP est resté dynamique et en progression en 2006 et

Plus en détail

Gestion des données de référence (MDM)

Gestion des données de référence (MDM) Chapitre 1 - COMPRENDRE LE MARCHÉ Gestion des données de référence (MDM) Copyright 2009 CXP. 1 All rights reserved. Reproduction or distribution of this document, in any form, is expressly prohibited without

Plus en détail

Regard sur hybridation et infogérance de production

Regard sur hybridation et infogérance de production Regard sur hybridation et infogérance de production Février 2014 édito «comment transformer l hybridation des infrastructures en levier de performances?» Les solutions d infrastructure connaissent depuis

Plus en détail

Nos Solutions PME VIPDev sont les Atouts Business de votre entreprise.

Nos Solutions PME VIPDev sont les Atouts Business de votre entreprise. Solutions PME VIPDev Nos Solutions PME VIPDev sont les Atouts Business de votre entreprise. Cette offre est basée sur la mise à disposition de l ensemble de nos compétences techniques et créatives au service

Plus en détail

Comment réussir son projet de Master Data Management?

Comment réussir son projet de Master Data Management? Comment réussir son projet MDM? Table des matières Comment réussir son projet de Master Data Management?...... 2 Un marché en croissance..... 2 Les démarches qui réussissent... 2 A quels projets métiers

Plus en détail

AXIAD Conseil pour décider en toute intelligence

AXIAD Conseil pour décider en toute intelligence AXIAD Conseil pour décider en toute intelligence Gestion de la Performance, Business Intelligence, Big Data Domaine d expertise «Business Intelligence» Un accompagnement adapté à votre métier dans toutes

Plus en détail

Management de la sécurité PAGE 7

Management de la sécurité PAGE 7 LA RÉFÉRENCE TECHNIQUE DES PROFESSIONNELS DE L'INFORMATIQUE Management de la sécurité PAGE 7 Microsoft Office SharePoint Serveur 2007 : les raisons-clés d un succès PAGE 31 Bimestriel - novembre/décembre

Plus en détail

Stratégies gagnantes pour les prestataires de services : le cloud computing vu par les dirigeants Dossier à l attention des dirigeants

Stratégies gagnantes pour les prestataires de services : le cloud computing vu par les dirigeants Dossier à l attention des dirigeants Dossier à l attention des dirigeants Centres d évaluation de la technologie inc. Le cloud computing : vue d ensemble Les sociétés de services du monde entier travaillent dans un environnement en pleine

Plus en détail

Faire de l infrastructure informatique une source de valeur ajoutée pour l entreprise.

Faire de l infrastructure informatique une source de valeur ajoutée pour l entreprise. IBM Global Services Faire de l infrastructure informatique une source de valeur ajoutée pour l entreprise. Les services d infrastructure et d intégration IBM Pour une infrastructure informatique qui participe

Plus en détail

Les ressources numériques

Les ressources numériques Les ressources numériques Les ressources numériques sont diverses et regroupent entre autres, les applications, les bases de données et les infrastructures informatiques. C est un ensemble de ressources

Plus en détail

Stratégies gagnantes pour la fabrication industrielle : le cloud computing vu par les dirigeants Dossier à l attention des dirigeants

Stratégies gagnantes pour la fabrication industrielle : le cloud computing vu par les dirigeants Dossier à l attention des dirigeants Stratégies gagnantes pour la fabrication industrielle : Dossier à l attention des dirigeants Centres d évaluation de la technologie inc. Stratégies gagnantes pour l industrie : Synthèse Jusqu ici, les

Plus en détail

de la DSI aujourd hui

de la DSI aujourd hui de la DSI aujourd hui Partout, l industrialisation de l IT est en cours. ITS Group accompagne ce mouvement avec une palette de compétences exhaustives permettant de répondre aux principaux challenges que

Plus en détail

STRATEGIE, GOUVERNANCE ET TRANSFORMATION DE LA DSI

STRATEGIE, GOUVERNANCE ET TRANSFORMATION DE LA DSI STRATEGIE, GOUVERNANCE ET TRANSFORMATION DE LA DSI NOTRE EXPERTISE Dans un environnement complexe et exigeant, Beijaflore accompagne les DSI dans le pilotage et la transformation de la fonction SI afin

Plus en détail

Maîtriser les mutations

Maîtriser les mutations Maîtriser les mutations Avec UNE Supply chain AGILE La réflexion porte ses fruits www.cereza.fr TALAN Group Notre savoir-faire : maîtriser les mutations et en faire une force pour l entreprise Cereza,

Plus en détail

Garantir une meilleure prestation de services et une expérience utilisateur optimale

Garantir une meilleure prestation de services et une expérience utilisateur optimale LIVRE BLANC Garantir une meilleure prestation de services et une expérience utilisateur optimale Mai 2010 Garantir une meilleure prestation de services et une expérience utilisateur optimale CA Service

Plus en détail

Position du CIGREF sur le Cloud computing

Position du CIGREF sur le Cloud computing Position du CIGREF sur le Cloud computing Septembre 2010 Cette position est le fruit d un groupe de réflexion ayant rassemblé les Directeurs des Systèmes d Information de grandes entreprises, au premier

Plus en détail

Atteindre la flexibilité métier grâce au data center agile

Atteindre la flexibilité métier grâce au data center agile Atteindre la flexibilité métier grâce au data center agile Aperçu : Permettre l agilité du data-center La flexibilité métier est votre objectif primordial Dans le monde d aujourd hui, les clients attendent

Plus en détail

Développez. votre entreprise. avec Sage SalesLogix

Développez. votre entreprise. avec Sage SalesLogix Développez votre entreprise avec Sage SalesLogix Prospectez, fidélisez, développez Sage SalesLogix est la solution de gestion de la relation client puissante et sécurisée qui vous offre une vision complète

Plus en détail

La gestion globale des contenus d entreprise

La gestion globale des contenus d entreprise Gonzague Chastenet de Géry La gestion globale des contenus d entreprise Le projet ECM, une nouvelle approche de la gestion de l information é d i t i o n s Les Editions de l ADBS publient des ouvrages

Plus en détail

En synthèse. HVR pour garantir les échanges sensibles de l'entreprise

En synthèse. HVR pour garantir les échanges sensibles de l'entreprise En synthèse HVR pour garantir les échanges sensibles de l'entreprise Le logiciel HVR fournit des solutions pour résoudre les problèmes clés de l'entreprise dans les domaines suivants : Haute Disponibilité

Plus en détail

Pôle Référentiels Métier (Master Data Management)

Pôle Référentiels Métier (Master Data Management) Pôle Référentiels Métier (Master Data Management) KHIPLUS et le MDM Khiplus et le MDM : une longue histoire Émergence de solutions de MDM génériques Ralliement de Khiplus au MAG (MDM Alliance Group) Intervention

Plus en détail

La gestion des données de référence ou comment exploiter toutes vos informations

La gestion des données de référence ou comment exploiter toutes vos informations La gestion des données de référence ou comment exploiter toutes vos informations La tour de Babel numérique La gestion des données de référence (appelée MDM pour Master Data Management) se veut la réponse

Plus en détail

Le grand livre du DSI

Le grand livre du DSI Jean-François Challande Jean-Louis Lequeux Le grand livre du DSI Mettre en œuvre la direction des sytèmes d information 2.0, 2009 ISBN : 978-2-212-54313-1 SOMMAIRE Liste des figures... 13 Liste des tableaux...

Plus en détail

Urbanisme du Système d Information et EAI

Urbanisme du Système d Information et EAI Urbanisme du Système d Information et EAI 1 Sommaire Les besoins des entreprises Élément de solution : l urbanisme EAI : des outils au service de l urbanisme 2 Les besoins des entreprises 3 Le constat

Plus en détail

Le tableau de bord de la DSI : un outil pour mieux piloter son informatique.

Le tableau de bord de la DSI : un outil pour mieux piloter son informatique. Le tableau de bord de la DSI : un outil pour mieux piloter son informatique. Introduction Face à l évolution constante des besoins fonctionnels et des outils informatiques, il est devenu essentiel pour

Plus en détail

Solution. collaborative. de vos relations clients.

Solution. collaborative. de vos relations clients. Solution collaborative de vos relations clients. Le Collaborative Relationship Management : une autre vision du CRM L un des enjeux majeurs dans les relations qu une entreprise entretient avec ses clients

Plus en détail

WHITEPAPER. Quatre indices pour identifier une intégration ERP inefficace

WHITEPAPER. Quatre indices pour identifier une intégration ERP inefficace Quatre indices pour identifier une intégration ERP inefficace 1 Table of Contents 3 Manque de centralisation 4 Manque de données en temps réel 6 Implémentations fastidieuses et manquant de souplesse 7

Plus en détail

Les activités numériques

Les activités numériques Les activités numériques Activités de l entreprise et activités numériques de l entreprise convergent de plus en plus au sein de la chaîne de valeur, c est-à-dire la manière avec laquelle une entreprise

Plus en détail

MICROSOFT DYNAMICS CRM & O Val

MICROSOFT DYNAMICS CRM & O Val MICROSOFT DYNAMICS CRM & O Val O Val Operational Value JSI Groupe 2, rue Troyon 92310 Sèvres 1 AGENDA 1. QUI SOMMES-NOUS? 2. NOS OFFRES 3. UNE ORGANISATION COMMERCIALE DÉDIÉE À NOS CLIENTS 4. O VAL : OPERATIONAL

Plus en détail

Application Portfolio Management

Application Portfolio Management LA RÉFÉRENCE TECHNIQUE DES PROFESSIONNELS DE L'INFORMATIQUE Application Portfolio Management PAGE 6 Les développements d'applications embarquées PAGE 40 The GRID une révolution? PAGE 21 Gestion des journaux

Plus en détail

Chapitre 9 : Informatique décisionnelle

Chapitre 9 : Informatique décisionnelle Chapitre 9 : Informatique décisionnelle Sommaire Introduction... 3 Définition... 3 Les domaines d application de l informatique décisionnelle... 4 Architecture d un système décisionnel... 5 L outil Oracle

Plus en détail

Prestations d audit et de conseil 2015

Prestations d audit et de conseil 2015 M. Denis VIROLE Directeur des Services +33 (0) 6 11 37 47 56 [email protected] Mme Sandrine BEURTHE Responsable Administrative +33 (0) 3 87 62 06 00 [email protected] Prestations

Plus en détail

Alignement stratégique du SI et gestion de portefeuille de projets

Alignement stratégique du SI et gestion de portefeuille de projets Alignement stratégique du SI et gestion de portefeuille de projets Le CIGREF, dans son livre blanc de 2002, précise que «l alignement stratégique de l organisation sur le métier est le fait de mettre en

Plus en détail

Distribuez une information fiable. IBM InfoSphere Master Data Management Server 9.0. Des données fiables pour de meilleurs résultats

Distribuez une information fiable. IBM InfoSphere Master Data Management Server 9.0. Des données fiables pour de meilleurs résultats IBM InfoSphere Master Data Management Server 9.0 Des données fiables pour de meilleurs résultats Les entreprises génèrent et collectent chaque jour une multitude de données : informations sur les comptes,

Plus en détail

Guide d Intégration PPM et ERP:

Guide d Intégration PPM et ERP: LIVRE BLANC Guide d Intégration PPM et ERP: Stratégies d intégration de logiciels dans les entreprises organisées par projet De: Neil Stolovitsky E-mail: [email protected] Website: www.geniusinside.com

Plus en détail

Auteur : Françoise NICOLAS, Responsable Qualité. Approuvé par : Michel ROUVELLAT, Président. Dernière date de mise à jour : 01 avril 2015

Auteur : Françoise NICOLAS, Responsable Qualité. Approuvé par : Michel ROUVELLAT, Président. Dernière date de mise à jour : 01 avril 2015 Manuel Qualité Auteur : Françoise NICOLAS, Responsable Qualité Approuvé par : Michel ROUVELLAT, Président Dernière date de mise à jour : 01 avril 2015 CIS Valley Manuel Qualité- MAQ_V08 page 1/16 Engagement

Plus en détail

Migration SAP HANA de PASàPAS : SAP BI, la suite logique

Migration SAP HANA de PASàPAS : SAP BI, la suite logique SAP Customer Success Story Services & IT PASàPAS 2014 SAP AG or an SAP affiliate company. All rights reserved. Migration SAP HANA de PASàPAS : SAP BI, la suite logique Crédit photos : Rédaction OnChannel

Plus en détail

Transformation IT de l entreprise BPM ET APPROCHE MÉTIER

Transformation IT de l entreprise BPM ET APPROCHE MÉTIER Transformation IT de l entreprise BPM ET APPROCHE MÉTIER L amélioration des processus métiers se traduit par des gains tangibles. Le BPM est devenu une pièce angulaire du système d information des organisations.

Plus en détail

LES ENTREPRISES PROSPÈRES SE TRANSFORMENT GRÂCE À DES SOLUTIONS SAP FLEXIBLES

LES ENTREPRISES PROSPÈRES SE TRANSFORMENT GRÂCE À DES SOLUTIONS SAP FLEXIBLES Briefing direction LES ENTREPRISES PROSPÈRES SE TRANSFORMENT GRÂCE À DES SOLUTIONS SAP FLEXIBLES Le Big Data, les réseaux sociaux, les applications mobiles et les réseaux mondiaux modifient de façon radicale

Plus en détail

Industrialisation du déploiement d'applications et de socles techniques

Industrialisation du déploiement d'applications et de socles techniques Industrialisation du déploiement d'applications et de socles techniques 3 février 2011 Thierry Delacroix Cédric Andry José Poscente Sommaire! Notre approche de l'industrialisation! Retours d expériences

Plus en détail

CRM et GRC, la gestion de la relation client R A LLER PL US L OI

CRM et GRC, la gestion de la relation client R A LLER PL US L OI 3 R A LLER PL US L OI CRM et GRC, la gestion de la relation client Comment exploiter et déployer une solution de relation client dans votre entreprise? Les usages d une CRM Les fonctionnalités d une CRM

Plus en détail

Atelier " Gestion des Configurations et CMDB "

Atelier  Gestion des Configurations et CMDB Atelier " Gestion des Configurations et CMDB " Président de séance : François MALISSART Mercredi 7 mars 2007 (Nantes) Bienvenue... Le thème : La Gestion des Configurations et la CMDB Le principe : Échanger

Plus en détail

Cloud Computing, discours marketing ou solution à vos problèmes?

Cloud Computing, discours marketing ou solution à vos problèmes? Cloud Computing, discours marketing ou solution à vos problèmes? Henri PORNON 3 avril 2012 IETI Consultants 17 boulevard des Etats-Unis - F-71000 Mâcon Tel : (0)3 85 21 91 91 - fax : (0)3 85 21 91 92-

Plus en détail

Réussir le choix de son SIRH

Réussir le choix de son SIRH Réussir le choix de son SIRH Pascale Perez - 17/09/2013 1 L évolution du SI RH 1960 à 1970 : le progiciel de paie. Le système d information RH apparaît dans les années soixante avec la construction des

Plus en détail

Cisco Unified Computing Migration and Transition Service (Migration et transition)

Cisco Unified Computing Migration and Transition Service (Migration et transition) Cisco Unified Computing Migration and Transition Service (Migration et transition) Le service Cisco Unified Computing Migration and Transition Service (Migration et transition) vous aide à migrer vos applications

Plus en détail

Aligner le SI sur la stratégie de l entreprise

Aligner le SI sur la stratégie de l entreprise En convention avec la chaire Ecole Polytechnique Thales «Ingénierie des systèmes complexes» Aligner le SI sur la stratégie de l entreprise Etude de cas: Transformation d un Système d Information Philippe

Plus en détail

Module Projet Personnel Professionnel

Module Projet Personnel Professionnel Module Projet Personnel Professionnel Elaborer un projet personnel professionnel. Connaissance d un métier, d une entreprise ou d un secteur d activités. Travail individuel de recherche SUIO-IP Internet

Plus en détail

Conseil opérationnel en organisation, processus & système d Information. «Valorisation, Protection et Innovation de votre Patrimoine Numérique»

Conseil opérationnel en organisation, processus & système d Information. «Valorisation, Protection et Innovation de votre Patrimoine Numérique» "Innovation, Valorisation et Protection du Patrimoine Numérique!" Conseil opérationnel en organisation, processus & système d Information «Valorisation, Protection et Innovation de votre Patrimoine Numérique»

Plus en détail

Business & High Technology

Business & High Technology UNIVERSITE DE TUNIS INSTITUT SUPERIEUR D ADMINISTRATION DES ENTREPRISES DE GAFSA Département : Informatique Business & High Technology Chapitre 6 : PGI : Progiciels de Gestion Intégrés ERP : Enterprise

Plus en détail

ERP SURVEY 2014 1 ÈRE ENQUÊTE EN FRANCE AUTOUR DE LA SATISFACTION DES UTILISATEURS D ERP ET DE PROGICIELS DE GESTION

ERP SURVEY 2014 1 ÈRE ENQUÊTE EN FRANCE AUTOUR DE LA SATISFACTION DES UTILISATEURS D ERP ET DE PROGICIELS DE GESTION ERP SURVEY 2014 1 ÈRE ENQUÊTE EN FRANCE AUTOUR DE LA SATISFACTION DES UTILISATEURS D ERP ET DE PROGICIELS DE GESTION SURVEY ERP : LES OBJECTIFS Mesurer la satisfaction des utilisateurs d ERP / de progiciels

Plus en détail

Ingénierie des méthodes Agiles : Que cache l opposition entre déploiement et livraison en continu? Faut-il adopter DevOps 1?

Ingénierie des méthodes Agiles : Que cache l opposition entre déploiement et livraison en continu? Faut-il adopter DevOps 1? DEVOPS et le déploiement d application Les Livres Blancs de MARTE Ingénierie des méthodes Agiles : Que cache l opposition entre déploiement et livraison en continu? Faut-il adopter DevOps 1? L alignement

Plus en détail

Livre Blanc. L hébergement à l heure du Cloud. Comment faire son choix?

Livre Blanc. L hébergement à l heure du Cloud. Comment faire son choix? Comment faire son choix? Document conçu et rédigé par le cabinet de conseil et d études Pierre Audoin Consultants Mars 2014 www.pac-online.com blog.pac-online.com Sommaire Un nouveau paradigme... 3 L'hébergement

Plus en détail

EXL GROUP FILIÈRE ERP - QUI SOMMES NOUS?

EXL GROUP FILIÈRE ERP - QUI SOMMES NOUS? EXL GROUP FILIÈRE ERP - QUI SOMMES NOUS? 94 Rue de Provence - 75009 Paris - Tél : +33 (0)1 53 32 21 40 - Fax : +33 (0)1 53 16 35 85 - www.exl Group.com EXL GROUP - Tous droits réservés SOMMAIRE 1. Présentation

Plus en détail

IBM Business Process Manager

IBM Business Process Manager IBM Software WebSphere Livre blanc sur le leadership en matière d innovation IBM Business Process Manager Une plateforme de BPM complète, unifiée et facilement adaptable aux projets et aux programmes d

Plus en détail

Les nouveaux tableaux de bord des managers

Les nouveaux tableaux de bord des managers Alain Fernandez Les nouveaux tableaux de bord des managers Le projet Business Intelligence clés en main Sixième édition Tableaux bord NE.indd 3 26/03/13 15:22 Le site www.piloter.org, dédié au pilotage

Plus en détail

Pré-requis Diplôme Foundation Certificate in IT Service Management.

Pré-requis Diplôme Foundation Certificate in IT Service Management. Ce cours apporte les connaissances nécessaires et les principes de gestion permettant la formulation d une Stratégie de Services IT ainsi que les Capacités organisationnelles à prévoir dans le cadre d

Plus en détail

L innovation au cœur des processus et des systèmes

L innovation au cœur des processus et des systèmes L innovation au cœur des processus et des systèmes www.novigo-consulting.com NOS OFFRES Notre vocation est d appuyer les entreprises pour évaluer la multitude de besoins et assurer le succès des projets

Plus en détail

ACCOMPAGNEMENT VERS LE CLOUD COMPUTING BIENVENUE

ACCOMPAGNEMENT VERS LE CLOUD COMPUTING BIENVENUE ACCOMPAGNEMENT VERS LE CLOUD COMPUTING BIENVENUE 16 mai 2014 ANIMATEURS OPTIM Ressources/OPTANCE management Yves COUGOUILLE Olivier BARBELET BABOLAT Jean-Marc ZIMMERMANN COMAXESS groupe QUADIX Patrick

Plus en détail

GÉNÉRATEUR DE PERFORMANCE CONSEIL EN SYSTÈMES D INFORMATION

GÉNÉRATEUR DE PERFORMANCE CONSEIL EN SYSTÈMES D INFORMATION GÉNÉRATEUR DE PERFORMANCE CONSEIL EN SYSTÈMES D INFORMATION 15 30 50 80 100 IDENTITÉ LES CHIFFRES CLÉS 2006 2008 2010 CHIFFRE D AFFAIRES EN M 2011 2012 42 % 22 % Banque Finance Assurance Retraite Spécialiste

Plus en détail

PROCEDURES DE CONTROLE INTERNE RAPPORT CONTROLE INTERNE. Enjeux du Contrôle interne au sein du Groupe Cegedim

PROCEDURES DE CONTROLE INTERNE RAPPORT CONTROLE INTERNE. Enjeux du Contrôle interne au sein du Groupe Cegedim RAPPORT DU PRÉSIDENT DU CONSEIL D ADMINISTRATION SUR LES CONDITIONS DE PRÉPARATION ET D ORGANISATION DES TRAVAUX DU CONSEIL AINSI QUE SUR LES PROCÉDURES DE CONTRÔLE INTERNE MISES EN PLACE PAR LA SOCIÉTÉ

Plus en détail

Panorama. des Solutions CRM de Sage. Placez vos clients au cœur de votre entreprise

Panorama. des Solutions CRM de Sage. Placez vos clients au cœur de votre entreprise Panorama des Solutions CRM de Sage Placez vos clients au cœur de votre entreprise Le CRM, accélérateur de performance pour votre entreprise Placez vos clients au cœur de votre entreprise! Vos clients constituent

Plus en détail

ORACLE DATA INTEGRATOR ENTERPRISE EDITION - ODI EE

ORACLE DATA INTEGRATOR ENTERPRISE EDITION - ODI EE ORACLE DATA INTEGRATOR ENTERPRISE EDITION - ODI EE ORACLE DATA INTEGRATOR ENTERPRISE EDITION offre de nombreux avantages : performances de pointe, productivité et souplesse accrues pour un coût total de

Plus en détail

Les pratiques du sourcing IT en France

Les pratiques du sourcing IT en France 3 juin 2010 Les pratiques du sourcing IT en France Une enquête Solucom / Ae-SCM Conférence IBM CIO : «Optimisez vos stratégies de Sourcing» Laurent Bellefin Solucom en bref Cabinet indépendant de conseil

Plus en détail

ANTICIPEZ ET PRENEZ LES BONNES DÉCISIONS POUR VOTRE ENTREPRISE

ANTICIPEZ ET PRENEZ LES BONNES DÉCISIONS POUR VOTRE ENTREPRISE ANTICIPEZ ET PRENEZ LES BONNES DÉCISIONS POUR VOTRE ENTREPRISE Editeur - Intégrateur de solutions de gestion Notre stratégie d édition et d intégration : un niveau élevé de Recherche & Développement au

Plus en détail

Le terme «ERP» provient du nom de la méthode MRP (Manufacturing Ressource Planning) utilisée dans les années 70 pour la gestion et la planification

Le terme «ERP» provient du nom de la méthode MRP (Manufacturing Ressource Planning) utilisée dans les années 70 pour la gestion et la planification Séminaire national Alger 12 Mars 2008 «L Entreprise algérienne face au défi du numérique : État et perspectives» CRM et ERP Impact(s) sur l entreprise en tant qu outils de gestion Historique des ERP Le

Plus en détail

Sage 100. pour les PME. Faites de votre gestion un levier de performance

Sage 100. pour les PME. Faites de votre gestion un levier de performance Sage 100 pour les PME Faites de votre gestion un levier de performance À propos de Sage Leader des éditeurs de logiciels de gestion sur le marché des PME dans le monde* Plus de 6 millions d entreprises

Plus en détail

data center services Optimiser le data center Conformité Sécurité Efficacité Your business technologists. Powering progress

data center services Optimiser le data center Conformité Sécurité Efficacité Your business technologists. Powering progress d data center services Optimiser le data center Conformité Sécurité Efficacité Your business technologists. Powering progress La transformation digitale touche tous les acteurs du monde économique et nous

Plus en détail

Copyright Agirc-Arrco Mars 2012. 2 QUESTIONS pour comprendre le Système d Information Retraite Complémentaire (SI-RC)

Copyright Agirc-Arrco Mars 2012. 2 QUESTIONS pour comprendre le Système d Information Retraite Complémentaire (SI-RC) 2 QUESTIONS pour comprendre le Système d Information Retraite Complémentaire (SI-RC) SOMMAIRE (1/3) ENJEUX DE L INFORMATIQUE RETRAITE COMPLÉMENTAIRE 1. Depuis quand un programme de convergence informatique

Plus en détail

Reza MADANI Manager et Consultant Indépendant Stratégie, organisation, management et transformation de systèmes d information

Reza MADANI Manager et Consultant Indépendant Stratégie, organisation, management et transformation de systèmes d information Informations personnelles Formation Reza MADANI Manager et Consultant Indépendant Reza Madani Conseil Email : [email protected] Site web : www.reza-madani.com Ecole Nationale des Ponts et Chaussées,

Plus en détail

Avant-propos... Introduction... Première partie Comprendre : les concepts. Chapitre 1 La gestion des données de référence... 3

Avant-propos... Introduction... Première partie Comprendre : les concepts. Chapitre 1 La gestion des données de référence... 3 Table des matières Avant-propos..................................................... Introduction...................................................... XI XV Première partie Comprendre : les concepts Chapitre

Plus en détail

La Business Intelligence pour les Institutions Financières. Jean-Michel JURBERT Resp Marketing Produit

La Business Intelligence pour les Institutions Financières. Jean-Michel JURBERT Resp Marketing Produit La Business Intelligence pour les Institutions Financières Jean-Michel JURBERT Resp Marketing Produit Agenda Enjeux des Projets Financiers Valeur de Business Objects Références Clients Slide 2 Des Projets

Plus en détail

Solution. collaborative. de vos relations clients.

Solution. collaborative. de vos relations clients. Solution collaborative de vos relations clients. Le Collaborative Relationship Management : une autre vision du CRM L un des enjeux majeurs dans les relations qu une entreprise entretient avec ses clients

Plus en détail

L offré Cloud ét la pérformancé dés DSI : un modé lé d innovation a réproduiré pour lés dé ploiéménts logiciéls

L offré Cloud ét la pérformancé dés DSI : un modé lé d innovation a réproduiré pour lés dé ploiéménts logiciéls Dé ploiémént logiciél Les Livres Blancs de MARTE L offré Cloud ét la pérformancé dés DSI : un modé lé d innovation a réproduiré pour lés dé ploiéménts logiciéls Quelques questions désagréables, et leur

Plus en détail

Groupe Eyrolles, 2004 ISBN : 2-212-11331-5

Groupe Eyrolles, 2004 ISBN : 2-212-11331-5 Groupe Eyrolles, 2004 ISBN : 2-212-11331-5 Table des matières Préface........................................................ V Remerciements................................................ VII Introduction...................................................

Plus en détail

La Business Intelligence & le monde des assurances

La Business Intelligence & le monde des assurances Conseil National des Assurances Séminaire - Atelier L information au service de tous Le 09 Novembre 2005 La Business Intelligence & le monde des assurances Karim NAFIE Regional Presales Manager EEMEA Operations

Plus en détail

Stratégie Tier 2 : Quels avantages pour votre entreprise?

Stratégie Tier 2 : Quels avantages pour votre entreprise? Stratégie Tier 2 : Quels avantages pour votre entreprise? Les décideurs ont beaucoup à gagner de l intégration des données de gestion externes et internes, afin d assurer la disponibilité des informations

Plus en détail

Business Intelligence et Data Visualisation

Business Intelligence et Data Visualisation livre blanc Business Intelligence et Data Visualisation Perspectives pour la DSI par Mouloud Dey, SAS France Sommaire 1 Introduction 1 Les données du problème 2 La menace fantôme 4 Les nouveaux besoins

Plus en détail

VOTRE EXPERT MÉTIER. www.ordirope.fr [email protected]

VOTRE EXPERT MÉTIER. www.ordirope.fr commercial@ordirope.fr VOTRE EXPERT MÉTIER 2, quai du Commerce - C.P. 731 69256 LYON CEDEX 09 Tél : 04 72 53 33 33 Fax : 04 72 53 33 34 www.ordirope.fr [email protected] Éditeur de Ordirope, éditeur de Nous partageons le

Plus en détail

Optimiser la maintenance des applications informatiques nouvelles technologies. Les 11 facteurs clés de succès qui génèrent des économies

Optimiser la maintenance des applications informatiques nouvelles technologies. Les 11 facteurs clés de succès qui génèrent des économies Application Services France the way we do it Optimiser la maintenance des applications informatiques nouvelles technologies Les 11 facteurs clés de succès qui génèrent des économies Chaque direction informatique

Plus en détail

Parole d utilisateur. Témoignage Infrastructure Windows Server. Italcementi Calcia réduit ses coûts par la consolidation de son infrastructure

Parole d utilisateur. Témoignage Infrastructure Windows Server. Italcementi Calcia réduit ses coûts par la consolidation de son infrastructure Parole d utilisateur Témoignage Infrastructure Windows Server Italcementi Calcia réduit ses coûts par la consolidation de son infrastructure Témoignage Infrastructure Windows Server Italcementi Calcia

Plus en détail

Contrôle permanent : vers un pilotage au quotidien de la sécurité du SI PAGE 16

Contrôle permanent : vers un pilotage au quotidien de la sécurité du SI PAGE 16 Les challenges de l intégration de données dans l entreprise temps réel PAGE 6 Contrôle permanent : vers un pilotage au quotidien de la sécurité du SI PAGE 16 Les apports du «Model-Based Testing» au référentiel

Plus en détail

Contexte. Objectif. Enjeu. Les 3 questions au cœur du Pilotage de la Performance :

Contexte. Objectif. Enjeu. Les 3 questions au cœur du Pilotage de la Performance : Contexte Il est naturel de construire et d adapter son système d information à son métier pour répondre aux besoins opérationnels et quotidiens. Facturation, production, gestion de stocks, ressources humaines,

Plus en détail

Le SI collaboratif : centralisé ou décentralisé? PAGE 12

Le SI collaboratif : centralisé ou décentralisé? PAGE 12 L exploitation du patrimoine de données : un nouveau territoire à conquérir par les DSI PAGE 6 Le SI collaboratif : centralisé ou décentralisé? PAGE 12 Les véritables enjeux économiques de la qualité interne

Plus en détail

Comment réussir avec ITIL? PAGE 16

Comment réussir avec ITIL? PAGE 16 IT LA RÉFÉRENCE TECHNIQUE ON-LINE DES PROFESSIONNELS DE L'INFORMATIQUE Une entreprise peut-elle survivre sans qualité de données globale? PAGE 6 Comment réussir avec ITIL? PAGE 16 ALM et agilité au cœur

Plus en détail

Sommaire. Présentation OXIA. Le déroulement d un projet d infogérance. L organisation du centre de service. La production dans un centre de service

Sommaire. Présentation OXIA. Le déroulement d un projet d infogérance. L organisation du centre de service. La production dans un centre de service Mars 2012 Sommaire Présentation OXIA Le déroulement d un projet d infogérance L organisation du centre de service La production dans un centre de service 2 Fournisseurs Technologies Banque & Finance Telecom

Plus en détail

L Edition Pilotée XL

L Edition Pilotée XL L Edition Pilotée XL Piloter son activité, une nécessité Processus décisionnel: «Exploiter les données de l entreprise dans le but de faciliter la prise de décision» Etre informé en permanence sur l état

Plus en détail

Externalisation et managed services : où est la juste mesure pour vous?

Externalisation et managed services : où est la juste mesure pour vous? Externalisation et managed services : où est la juste mesure pour vous? FILE & PRINT DATABASE DATABASE IVE ACKEND «Finalement, nous sommes intéressés par les services, pas par les serveurs.» Voilà une

Plus en détail

SYNERGIE Associés Confidentiel Reproduction interdite sans autorisation préalable Page 1 de 44

SYNERGIE Associés Confidentiel Reproduction interdite sans autorisation préalable Page 1 de 44 Page 1 de 44 [email protected] [email protected] Page 2 de 44 SYNERGIE Associés Société de conseil et d'ingénierie La clef de votre succès : «La Synergie entre vos

Plus en détail

Regard sur cloud privé et hybridation

Regard sur cloud privé et hybridation Regard sur cloud privé et hybridation Mai 2014 édito «faire rimer performances et gouvernance!» Toutes les études le confirment, une voie est en train de se dégager en matière de conception des infrastructures

Plus en détail

White Paper ADVANTYS. Workflow et Gestion de la Performance

White Paper ADVANTYS. Workflow et Gestion de la Performance White Paper Workflow et Gestion de la Performance Présentation L automatisation des process combinée à l informatique décisionnelle (Business Intelligence) offre une nouvelle plateforme de gestion pour

Plus en détail

ALM. Gouvernance et transformation des DSI. Lifecycle. Application PAGE 6. Les bonnes raisons d envisager la convergence fixe-mobile PAGE 28

ALM. Gouvernance et transformation des DSI. Lifecycle. Application PAGE 6. Les bonnes raisons d envisager la convergence fixe-mobile PAGE 28 Gouvernance et transformation des DSI PAGE 6 ALM Application Lifecycle Management PAGE 14 Les bonnes raisons d envisager la convergence fixe-mobile PAGE 28 Bimestriel - novembre/décembre 2008-16 e n 76

Plus en détail

PARTENARIAT DE L OBSERVATOIRE TECHNOLOGIQUE

PARTENARIAT DE L OBSERVATOIRE TECHNOLOGIQUE PARTENARIAT DE L OBSERVATOIRE TECHNOLOGIQUE Gouvernance du Système d Information Comment bien démarrer? Page 1 Soirée «Gouverner son informatique et sa sécurité : le défi des entreprises» CLUSIS / ISACA

Plus en détail

Business & High Technology

Business & High Technology UNIVERSITE DE TUNIS INSTITUT SUPERIEUR DE GESTION DE TUNIS Département : Informatique Business & High Technology Chapitre 3 : Progiciels de Gestion Intégrés Sommaire Définition... 2 ERP... 2 Objectifs

Plus en détail

Le partenaire des directions financières

Le partenaire des directions financières Le partenaire des directions financières IFRS due diligences transaction services direction financière fast close reporting controlling évaluation externalisation CSP business plan consolidation Notre

Plus en détail

La Gouvernance IT en France : de nombreuses avancées, encore beaucoup à faire

La Gouvernance IT en France : de nombreuses avancées, encore beaucoup à faire La Gouvernance IT en France : de nombreuses avancées, encore beaucoup à faire IDC France, Conférence Gouvernance IT 6 Avril 2011 www.idc.fr Cyril Meunier IDC France Research & Consulting Manager Copyright

Plus en détail

Session Business Objects. Thierry Nicault Directeur Régional EEMEA Business Objects

Session Business Objects. Thierry Nicault Directeur Régional EEMEA Business Objects Session Business Objects Thierry Nicault Directeur Régional EEMEA Business Objects Agenda La Business Intelligence: Une définition Le Marché de la Business Intelligence La Société Business Objects Nos

Plus en détail

Montréal. New York. Les fournisseurs et utilisateurs des technologies de l'information et de communication

Montréal. New York. Les fournisseurs et utilisateurs des technologies de l'information et de communication BPM: état de l art Qui sommes-nous? PAC en bref Stockholm Une société européenne indépendante De notoriété internationale Reconnue par tous les acteurs du marché Offrant une grande variété de prestations

Plus en détail

Design. Search. Cloud AMOA ECM. Intégration. IT Solutions. Formation. Développement. Mobilité. Open source. Infogérance. Ergonomie

Design. Search. Cloud AMOA ECM. Intégration. IT Solutions. Formation. Développement. Mobilité. Open source. Infogérance. Ergonomie IT Solutions offrez plusieurs vies à vos contenus TM Formation Open source Search Infogérance Design Intégration Développement Mobilité Ergonomie AMOA ECM Cloud Conseiller, Accompagner, Former Proximité

Plus en détail

WHITE PAPER Une revue de solution par Talend & Infosense

WHITE PAPER Une revue de solution par Talend & Infosense WHITE PAPER Une revue de solution par Talend & Infosense Master Data Management pour les données de référence dans le domaine de la santé Table des matières CAS D ETUDE : COLLABORATION SOCIALE ET ADMINISTRATION

Plus en détail

EAI urbanisation comment réussir?

EAI urbanisation comment réussir? AFAI - comité interface 1 EAI urbanisation comment réussir? Cet article constitue une synthèse du document «Interface et urbanisation du système d'information» publié par l AFAI (Association Française

Plus en détail