Le magazine d aquitanis numéro

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1 Édito p.2 Exemples de productions récentes p.6-53 Entretien croisé p Le magazine d aquitanis numéro Qualité architecturale, qualité d usage sont portées par la figure fictive d un habitant théorique, imaginée par le binôme maître d ouvrage/maître d œuvre, l habitant réel étant évidemment le grand absent du projet en gestation. Ce «fantôme» qui hante les imaginations et les discours, ce n est pas un fantôme du passé, mais un «fantôme du futur». Office public de l habitat de la Communauté urbaine de Bordeaux

2 Édito Bernard Blanc Directeur Général d aquitanis «Le fantôme du futur» Ce nouveau numéro d urbanité est presque entièrement consacré à la question des usages qui unit un maître d ouvrage et des maîtres d œuvre dans la réalisation de projets d habitat. Avant que ne s impose ce terme d usage, Daniel Pinson 1 nous dit que c est Henry Lefebvre qui introduisit en 1964, au cœur de la préface de «L habitat pavillonnaire», le terme d appropriation, terme qui connut un succès jamais démenti depuis. L appropriation était l étalon de l existence ou non d une relation quasi-intime de l habitant avec le lieu qui lui était alloué. Daniel Pinson ajoute à propos de cette notion : «Elle testait, si le maître d ouvrage l instituait en critère de qualité d une production architecturale, la réussite d une œuvre». Ainsi, autour de ce critère d appropriation, se liait le sort des deux protagonistes à l initiative du maître d ouvrage! Laissons notre auteur préciser que : «Le concepteur dispose généralement d un programme portant des usages potentiels et c est dans la mesure où il en fait une bonne interprétation que le projet sera approprié». Cette conception se retrouve dans le cadre du cycle de formation, mis en place en 2013 par AMO aquitaine, s agissant du module que j ai eu le plaisir d animer au mois de juin : «La production du logement, en particulier social, est pour le maître d ouvrage un champ d action contraint qu il peut être tentant d aborder par la standardisation de la conception : assujettissant l architecte à une stricte définition programmatique. La rencontre de l architecture peut prendre une autre voie : celle d une exploration et d un dialogue entre le commanditaire et l architecte. Au premier de permettre d explorer de nouvelles façons de faire et de laisser place à l innovation en s assurant de son articulation aux usages : autant pour y répondre que pour les révéler». On pose qu il y aurait un entre-deux entre maître d ouvrage et maître d œuvre : l usage. Mais Jean-Christophe Bailly 2 vient un peu troubler le jeu en affirmant que : «Si le projet répondait de façon mécanique à la commande, comme s il y avait une case à cocher ou un trou à remplir, il n y aurait pas, à proprement parler d architecture. L architecture commence en propre avec la marge, avec le jeu qui habite entre la commande et la réponse. Par rapport à la commande, l architecture, même en le remplissant, doit donner lieu à un écart, une évasion». Alors, on est en droit de se demander : pourquoi faut-il créer un espace d évasion alors que la commande n a jamais, nous semble-t-il, comme visée de régler dans ses moindres détails le projet! L expression de la commande que le programme n épuise pas exige plus qu un jeu : une traduction. Les relations entre maître d ouvrage et maître d œuvre s établissent par une opération de «traduction» ou des chaînes de traductions (transformations successives) par lesquelles chacun se pose en porte-parole et traduit la volonté du collectif constitué, dans un premier temps, par ces deux acteurs que sont le maître d ouvrage et le maître d œuvre. La traduction établit un lien entre des activités hétérogènes et rend le processus de conception intelligible. Ce que nous nous proposons de développer un peu plus loin. Si ce n était pas le cas, on pourrait se poser la question effectivement : est-ce la dimension artistique du maître d œuvre qui forcément viendrait s exprimer aux marges de la commande par son esprit frondeur ou par son immense attachement à «sa liberté» d expression? Est-ce une habitude de ne jamais complètement répondre à la commande et de s accorder cet espace de liberté? Sont-ils, à l instar des artistes contemporains, inscrits dans la modernité car porteurs de «transgressions» aux codes établis, aux usages en vigueur, aux prescriptions et à la commande? Est-ce cela que Rudy Ricciotti 3 veut exprimer lorsqu il nous assène, parlant des architectes, que «leur réflexion, pour exister, doit affronter les normes en vigueur, sécurité codifiée, urbanisme à la règlementation dantesque, droit de la construction, etc» «On est assez loin de l autonomie des artistes, qui est à la fois un paradis et une damnation». Mais entre le paradis et l enfer chacun navigue si l on en croit Tom Wolfe 4 : «Je trouve les rapports actuels entre l architecte et son client en Amérique merveilleusement excentriques, je dirais presque pervers. Autrefois l architecte obtempérait puisque le client en avait donné l ordre». «S ils veulent une maison avec une cheminée au sous-sol et bien ils l auront». Mais après 1945, nos ploutocrates, nos bureaucrates, subissent une inexplicable transformation, les voici devenus timides, réticents. Soudain, les voilà prêts à accepter ce verre d eau glacée lancé en pleine figure, cette gifle tonique, cette réprimande cinglant la graisse de leur âme bourgeoise qu on appelle architecture moderne». Et le temps laisse tout loisir à l usager de venir se mêler de ces (ses) affaires comme à la cité Frugès, réalisation iconique de cette architecture moderne, nous le donne à voir aujourd hui : le «logis exact», privé d usages et transformé en «Sam suffit». Et dans la reconquête des lieux s expriment les trois registres d usage chers à Jean-Michel Léger 5. «Fermetures pour une meilleure intimité, ouvertures pour une meilleure accessibilité, agrandissements pour une meilleure spatialité sont les trois principaux axes des modifications, dans l individuel comme dans le collectif». 1 Pinson,D. Usage. Paru dans «L espace anthropologique», Les Cahiers de la recherche architecturale et urbaine, n 20-21, mars 2007, Paris : Monum Editions du Patrimoine, p Bailly,J.C. La phrase urbaine. Fiction & Cie. Le Seuil. Paris Ricciotti,R. L architecture est un sport de combat. Textuel. Paris Wolfe,T. Il court, il court le Bauhaus. Les belles Lettres. Paris Léger,J-M. Usage. Editions de la Vilette. Paris Le magazine d aquitanis numéro

3 Passer commande Réaliser l ouvrage et créer l œuvre (artistique ou pas) s articule peut être autour d une vision partagée des usages possibles des lieux créés. On fait l hypothèse de l utilité de la connaissance des usages à une conception éclairée des projets sur la base d une conviction de la réciprocité entre la forme et l usage. Mais qu en est-il de la séquence usage/programme/projet conduisant de la traduction de l usage en programme, à la commutation de celui-ci en projet. La séquence programme-projet qui réunit maître d ouvrage et maître d œuvre est toujours prolongée par le moment usage, nécessairement. Programme Projet Usage Mais, par la convocation immédiate, par le maître d ouvrage, d une connaissance et pratique des usages, la séquence peut s inverser. Usage Ainsi se règle la pratique entre professionnels au nom des usagers éternels absents, éternelle présence fantomatique. L usager c est le fantôme dans l échange entre les deux acteurs. L usager, c est le «fantôme du futur» d un projet à venir. Dans cet échange entre professionnels, maître d ouvrage et maître d œuvre, s inscrivent dans des «genres 6» distinctifs à l origine et proches dans la pratique. Il y a nécessairement un genre professionnel des maîtres d œuvre. Il y a nécessairement un genre professionnel des maîtres d ouvrage Hlm, comme des maîtres d ouvrage de la promotion privée. Dans une pratique conjointe d activité inscrite dans la durée, ils se rapprochent, ils se crispent, ils s accordent pour partie. Les outils, dont l usage est à la fois situé et générique, jouent un rôle essentiel dans le développement de ces interactions elles-mêmes situées et génériques. La commande est réglée par un «cahier des prescriptions» (comme c est le cas chez aquitanis par exemple) et un programme spécifique à l opération. Ces deux outils médiatisent le dialogue «genre à genre». Un processus Programme Projet Mais pour essayer d aller plus loin et aborder cette question des usages au cœur de la pensée de tout maître d ouvrage et de tout maître d œuvre (préoccupation aussi des élus des territoires sur lesquels les projets s esquissent), nous proposons d emprunter les voies des sciences de gestion ou celles des organisations en mobilisant le concept de processus. Dans ce cadre, nous nous appuyons sur un travail de recherche appliqué au projet de la ZAC Quartier de la Mairie (Projet urbain des Sècheries) sur la commune de Bègles 7, où aquitanis est aménageur, mené avec Philippe Lorino et Marie-Léandre Gomez (ESSEC) depuis décembre Le terme de processus s applique à des configurations «conjointes» (Vernant 8 ) de l action collective, c est-à-dire des configurations caractérisées par l hétérogénéité des compétences mises en œuvre et par des complémentarités pratiques entre l action de plusieurs acteurs, dont l intervention combinée est nécessaire à l atteinte d une visée, du fait notamment de la division du travail. Le processus permet une transaction avec le monde : produire des logements avec un certain niveau de prix et de qualité. Le processus qui nous intéresse et qui lie essentiellement maître d ouvrage et maître d œuvre, dans la phase de conception du projet, est à la fois séquentiel et itératif. Le processus séquentiel classique en marches d escalier caractérisé par le cloisonnement entre métiers et rôles fonctionnels (chaque acteur franchit une marche d escalier en s arrangeant avec le fardeau des décisions prises à chaque étape) conduit à additionner les coûts et les contraintes. Élaboration du programme, d un Guide de conception 1 C est un jeu de rôles convenu dans une vision industrielle de la production du projet. Des chronotopes Conception 2 Réalisation 3 Livraison, installation 4 Parties prenantes du processus, les différents acteurs en dessinent un périmètre virtuel, des bornes et des balises chronologiques, spatiales et sociales, ce que, en critique littéraire, Bakhtine appelle un «chronotope» : «le chronotope détermine l unité artistique d une œuvre littéraire dans son rapport avec la réalité» (Bakhtine, ). «Nous étendrons ici la formulation de Bakhtine en observant, à propos des processus, que le chronotope détermine l unité pratique d une activité collective dans son rapport avec le monde», nous propose Philippe Lorino. Le chronotope exprime l indissolubilité de l espace, lieu de fusion des indices spatiaux et temporels en un tout intelligible et concret. Le temps se condense, devient compact, l espace s intensifie. Les indices du temps se découvrent dans l espace. Celui-ci est perçu et mesuré depuis le temps. Catégorie de la forme et du contenu, le chronotope établit aussi l image de l homme. Le chronotope est l espace-temps, forgé par l auteur d une œuvre littéraire, dans lequel un certain type d action peut se dérouler et faire sens, un certain type de personnage peut prendre forme et agir de manière signifiante, et donc, un récit peut se dérouler de manière intelligible pour un lecteur. Illustrons cela par le chronotope du genre littéraire : «roman de la communauté humaine et retour à la nature ou nostalgie de la nature». Le temps est représenté par le cycle des générations d une même famille, d une même communauté. L espace quant à lui s incarne dans le même lieu d ancrage identitaire pour toutes les générations successives : le village au milieu des plaines et des forêts. Nous étendons ici la formulation de Bakhtine en observant, à propos des processus, que le chronotope détermine l unité pratique d une activité collective dans son rapport avec le monde. C est dans un chronotope particulier que les acteurs font sens du processus. 6 Clot,Y., & Faita,D.(2000). Genres et styles en analyse du travail. Concepts et méthodes. Travailler,4, Lorino,P.Gomez,M-L.Blanc,B. Social innovation as an abductive and dialogical process. Fith International Symposium on Process Organization Studies. Juillet Vernant,D, (1997). Du discours à l action, études pragmatiques. Paris : P.U.F. 9 Bakhtine,M. (1978). Esthétique et théorie du roman. Paris : Gallimard. 3

4 La construction d un bâtiment se joue dans des récits distincts. D une part le chronotope de la phase d élaboration du programme (qui peut être sous-tendue par un cadrage de règles dans un «Guide de conception» par exemple (comme c est le cas pour aquitanis) avec ses cadres temporel (démarrage avec l expression des attendus du programme et l imposition de règles à prendre en compte), spatial (les bureaux du maître d ouvrage, le bureau d études) et socio-organisationnel (ingénieur bureau d études, directeur du développement, monteurs d opération et directeur général). Dans ce cadre par exemple, la finalisation d une nouvelle version du «Guide de conception» se réalise lors de rencontres avec plusieurs architectes ayant l habitude de travailler sur des projets d aquitanis. Au cours d une récente réunion, les débats nourris se sont focalisés sur une des rubriques du Guide, «Prolongement extérieur des logements», dans laquelle il est préconisé pour le maître d œuvre : (défendue par les architectes), la transparence depuis l extérieur du logement nuisant à l intimité de l occupant (défendue par le maître d ouvrage). Des usages ou attendus sont ainsi convoqués pour affirmer les positions de chacune des parties prenantes du processus dans sa phase de conception réglée par ce Guide. Le chronotope de la phase de conception, avec ses cadres temporel (démarrage avec l expression d un projet ou d une intention, aboutissement avec la «réunion de transfert» où les équipes de conception transmettent le dossier aux équipes de réalisation), spatial (les bureaux du maître d ouvrage, ceux du maîtres d œuvre et des BE), et socio-organisationnel (monteur d opération, architecte, ingénieur bureau d études). Il y a d autre part le chronotope de la réalisation avec ses cadres temporel (démarrage avec la réunion de transfert, aboutissement avec la remise de l ouvrage au client), spatial (le chantier), socio-organisationnel (équipes de chantier, chef de chantier, conducteurs de travaux). Dimensions : balcons d environ 8 m 2 de surface minimale, large et fonctionnel : 1,80 m minimum, hors gardes corps Confort : tous les balcons sont couverts, y compris derniers niveaux (protection solaire et intempéries) Intimité : pas de gardes corps «transparents» (barreaudage, vitrages clairs, ) qui suscitent la pose de canisses par les occupants Fonctionnalité : prévoir une zone extérieure à l abri des vues, pouvant être appropriée comme rangement ou espace de séchage du linge Et il y aurait un quatrième chronotope celui de la livraison/installation liant équipe de gestion de proximité et habitants avec, là aussi, ses cadres temporel (moment de la livraison, de la remise des clés et de l installation des nouveaux occupants), spatial (la résidence), socioorganisationnel (conducteur de travaux, gestionnaire de site, responsable d agence et habitants). Les «atmosphères» et les cultures sont contrastées : on passe du monde des bureaux au monde du chantier, puis à celui de la résidence comme lieu habité. Les compétences et les missions sont nettement séparées. Une illustration possible est donnée par l opération Innova réalisée par l agence Lacaton & Vassal architectes pour le compte de Silène à Saint-Nazaire livrée en 2011 et que j avais eu le bonheur d initier dans sa phase de conception. Dans l espace spatio-temporel de chacun des chronotopes s incarnent des systèmes de signification et des systèmes de valeurs dans lequel le processus se déploie et fait sens : l optimisation technique et économique, les préoccupations développement durable, l allocation de ressources, l ordonnancement temporel des tâches et les conceptions des usages portés par les différents acteurs. Mais dans le chronotope conception, les acteurs peuvent s accorder à sur-déterminer les éléments techniques et financiers et rester à la surface de la question des usages car ces derniers sont déjà très prescrits dans les typologies du programme et les plans des logements (qui aujourd hui remet en question la séparation jour/nuit qui est progressivement devenue un type car correspondant à l usage social de la montée du confort et de l intimité, alors que d autres distributions sont possibles). Avec le séquencement du processus en marches d escalier et cette distribution des rôles sur des acteurs différents, on est plutôt de fait dans une conception industrielle de la réalisation d un projet et on court le risque d enfermer chaque «genre professionnel» (en particulier ceux du maître d ouvrage, du maître d œuvre, des gestionnaires et des habitants) dans son registre «d expertise», ou du moins de maîtrise de la situation. Ainsi, seraient mis bout à bout quatre «chronotopes» porteurs de dimensions axiologiques différentes et donc possiblement antagonistes. Vers un processus itératif, ouvert, narratif Pour surmonter cet écueil, il faut considérer que le processus peut être aussi itératif, car au fur et à mesure que l on avance dans les différentes phases, de l élaboration du programme à la phase de conception (esquisse, APS, APD, Pro ) et ensuite la phase de livraison/installation, pourrait s établir un processus coopératif dans lequel les acteurs font des choix conjoints et pourraient ainsi, par leur dialogue ouvert, dégager des marges de manœuvre techniques et financières pour s accorder sur les usages souhaités. On le sait, cette démarche est déjà présente dans nombre de moments de conception de projets mais avec quelle intensité et sur quelle durée et fréquence? Consacre-t-on autant d énergie à cela que l économiste à chiffrer la faisabilité économique de l opération? Que l ingénieur béton à calculer de manière précise les descentes de charge? Si à la valeur «transparence», que chaque acteur défend, on ajoute celle «d intimité», cela génère un frottement entre acteurs : la transparence depuis l intérieur du logement donnant aux habitants éclairement et vues lointaines Au fur et à mesure que l on avancerait dans les phases de conception du projet les allers et retours sur les usages devraient s intensifier. On pourrait, sans trop de difficultés, coopérer plus et mieux pour identifier, pour optimiser la valeur d usage à un coût accessible. Dans cette perspective, les acteurs du processus, formant une «communauté de processus», seraient en capacité d opérer un retour réflexif, une enquête sur leur propre activité collective conjointe. 4 Le magazine d aquitanis numéro

5 Ce mouvement itératif pourrait s ouvrir à l ensemble du processus y compris la dernière séquence de livraison/appropriation intégrant alors l usager réel. Ainsi, par leur retour réflexif sur l activité collective, les acteurs dessineraient sa configuration spatiale, temporelle et socio-organisationnelle qui permettrait d englober les différents chronotopes disjoints du processus d origine. Dans tous les cas, les usages, au cœur des débats, sont portés par la figure fictive d un habitant théorique, imaginé par les participants, l habitant réel étant évidemment le grand absent du projet à ce stade. Ce «fantôme» qui hante les imaginations et les discours, ce n est pas un fantôme du passé, mais un «fantôme du futur». Comment passer du fantôme du futur au personnage réel? Il serait crucial de gérer ce passage, non comme une rupture, un évènement instantané, une marche d escalier, retrouvant ainsi la séquentialité que l on cherche à dépasser, mais comme une transition progressive, faisant naître l habitant réel, par ses pratiques et ses usages, par touches successives, selon un processus itératif : Comme sur la ZAC Quartier de la Mairie à Bègles où la Charte fondatrice entre les différents opérateurs prévoit la création d une trame végétale dès la livraison des bâtiments, mais laisse en jachère chacun des îlots résidentiels qui seront ainsi paysagés, jardinés, installés par les communautés de résidents. Soulignons que ce retour réflexif des acteurs sur leur processus est possible lorsqu il est déclenché par une situation de doute ou d insatisfaction : la conviction floue que l on pourrait mieux cerner les usages, et que le processus ne correspond pas de manière totalement satisfaisante (et on en est souvent loin) aux attentes du monde à son égard. Le sens global du processus est mis en question, il se fissure. Comment reconstruire le sens du processus? Pour cela on peut emprunter un concept développé par C.S. Peirce pour dire que le retour réflexif sur l élaboration du projet démarre par un raisonnement abductif : face à une situation non-conforme aux attentes, les acteurs doivent construire une nouvelle hypothèse : le cadre narratif dans le cadre duquel la situation rencontrée leur redevient intelligible et actionnable. Ce raisonnement abductif, «Il y a pour cela un nom plus familier que l abduction, ce n est ni plus ni moins que la supposition» nous dit Peirce, fait appel à la créativité, à l imagination et à des registres interprétatifs inhabituels. Cela fut le cas avec la remise à plat du projet urbain des Sécheries dans le cadre de la ZAC Quartier de la Mairie sur la commune de Bègles. L hypothèse formulée pour obtenir une offre de logements de l ensemble des promoteurs privés/publics «plus grands et moins chers» étant de prendre un temps long (une année) pour, ensemble, tous acteurs confondus (aménageur, promoteurs, paysagiste, urbaniste conseil, élus, techniciens de la collectivité concessionnaire), s accorder sur les enjeux et les usages du projet. Ainsi le processus est devenu narratif. Avant de manier des chiffres et des plans, on commence par manier des mots, des textes, des récits écrits ou en images (photos, films). Pourquoi? Parce que les participants au projet tentent de construire ensemble le récit de l expérience future d habiter là, telle que la vivront demain les acteurs de chair et d os, mais telle que la vivent pour l instant des personnages fictifs dans leur imagination et leurs discours. C est une narration à plusieurs voix. Il faut donc trouver les voies et les moyens de construire un récit commun à partir de rôles et de langages distincts. Problème qui ne se posait pas dans un processus séquentiel, dans lequel chacun pouvait s enfermer dans la réalisation de sa part du travail dans une technicité et un langage qui lui étaient propres. arc en rêve centre d architecture Bordeaux, en charge d animer les ateliers, a de fait concentré ses efforts sur le développement d un langage et d une démarche narrative partagés, à travers les films, les images, les jeux, le tout aboutissant au Cahier Fondateur, cristallisation de ce langage commun. Cette démarche doit être comprise comme inachevée à ce stade parce qu un nouvel acteur, le futur résident, va joindre sa voix à cette narration polyphonique, et qu il va falloir l intégrer dans la construction du récit ; c est même par lui que ce récit imaginaire va boucler sur le réel. Comme sur le projet à venir du Grand Parc où le bâtiment en location laissera la possibilité pour les futurs locataires de terminer leur logement et de s accorder sur les usages des parties communes (distributions, coursives ) entre usages partagés et usages privatifs. Ce devrait être ainsi un processus ouvert. La réalisation effective des travaux puis l occupation des lieux doivent être vues comme un prolongement de la conception du projet. En d autres termes, l usage est une conception prolongée, ce que devrait faciliter le fait de laisser inachevés certains attributs de l immeuble et de son proche environnement. Dans ce nouveau type de processus visé qui manifeste en cela une philosophie de service plutôt que la philosophie industrielle du logement classique le résident ne doit pas être un consommateur passif, mais un co-concepteur actif. A l évidence c est le cas dans les projets d habitat participatif mais cela peut l être aussi dans une approche plus conventionnelle du locatif comme nous l envisageons prochainement sur le site du Grand Parc tel qu évoqué. Mais ce peut être aussi assez simplement en favorisant, par les gestionnaires de site, une enquête après installation auprès des résidents sur les usages avérés et en mettant en place une boucle de retour d expérience venant alimenter la phase de conception opération après opération. Cette conception du processus ouvert tord le cou à cette vision qui se répand de plus en plus, et somme toute assez taylorienne, de tri-partition des responsabilités et activités entre maître d ouvrage, maître d œuvre et maître d usage. Il nous apparaît plus fructueux, au lieu de découper un peu plus le processus et de distribuer encore plus les rôles, de chercher à imbriquer les contributions des acteurs en gardant dans tout projet une part de non réalisé pour que la phase de conception étendue au-delà de la livraison ouvre une possibilité de participation des habitants, alors à ce moment acteurs du processus étendu. Le principe d abduction comme déclencheur du processus L enquête réflexive collective Comment partager cette notion d usage et faire entrer le «fantôme du futur» dans le processus de conception/réalisation/gestion de l ouvrage? Comment opérer cette transformation du processus séquentiel en un processus itératif, ouvert et narratif liant de multiples acteurs aux compétences distinctes si ceux-ci ne se mobilisent pas de manière coopérative pour enquêter ensemble sur le processus et le transformer? La situation s apparente à un projet d apprentissage collectif, étayé par la constitution d une communauté pédagogique au sein de laquelle se joue la construction d une expérience commune nouvelle comme cela a été le cas sur la ZAC Quartier de la Mairie. C est ce type de communauté que le philosophe pragmatiste Dewey 10 baptisait «communauté d enquête», réunie, non autour d une pratique commune, mais dans une enquête collective mobilisant des pratiques hétérogènes. Elle nécessite une reconstruction de l expérience pour rétablir une nouvelle continuité, c est «l enquête» qui répond à la transformation contrôlée (ou dirigée) d un processus séquencé pour en convertir les éléments en un tout unifié. La théorie de l enquête, s inscrit dans une logique de la reconstruction de l expérience. En fait, ce qui se joue dans le processus, ce n est pas la conception de systèmes techniques (produire du logement), mais celle de l activité collective, processus vivant et partiellement imprévisible. Si la performance technique et économique est au bout du mouvement productif, l usage est dans l engagement continu, dans l action de l acteur (collectif) compétent et réflexif. Maintenant, place à quelques exemples d une production récente d aquitanis où, à deux voix, maître d œuvre et maître d ouvrage, nous tentons de vous faire partager notre «stylisation» commune de nos genres professionnels respectifs. Nous ouvrons la possibilité d une enquête réflexive collective sur notre production conjointe de lieux de vie où seul le «fantôme du futur» pourra en dessiner l urbanité. Vue d artiste du futur quartier des Sècheries à Bègles ( Diane Berg) 10 Dewey John, Logique. La théorie de l enquête, Paris, PUF,

6 réécriture // qualité des logements // création d un front urbain Bordeaux générosité // surface en plus coproduction de la performance bioclimatique et de l usage des lieux individualisation intégration dans l environnement Un programme singulier né d une approche sensible de l esprit des lieux, une réécriture architecturale de l habitat typique du quartier guidée par la générosité de l usage. Maître d œuvre : Atelier Provisoire Maître d ouvrage : aquitanis Gestion : aquitanis agence Bordeaux Nord Construction de 18 maisons mitoyennes (PLUS et PLAI) à ossature bois 1 T3, 15 T4 et 2 T5 BBC (Bâtiment Basse Consommation) SHON (surface hors œuvre nette) : m 2 Livraison : novembre 2013 L Atelier Provisoire Bordeaux Créé en 1994 à Bordeaux, l Atelier Provisoire est devenu dix ans plus tard une coopérative ouvrière de production qui regroupe 6 architectes. La simplicité de l évidence mise au carré. La maison en bande dans un jeu subtil de partition des espaces entre la plus grande intériorité et la plus conviviale extériorité. Comme dans une échoppe bordelaise typique : entrer par la rue, franchir la courette protectrice, déposer ses courses dans la cuisine, s installer dans le séjour en double hauteur, prendre ses aises dans le jardin d hiver, puis sortir sur le jardin-patio et le plus de celles-là : ressortir sur une venelle. On avance ainsi dans le dispositif spatial comme on entre dans un théâtre : derrière la scène et derrière le rideau il y a encore un espace à découvrir. Rue du Petit Cardinal Echop est situé dans le quartier de La Bastide, sur la rive droite bordelaise, à l angle de la rue du Petit Cardinal et de la rue Raymond Poincaré. Le programme occupe une parcelle rectangulaire de 100 mètres de long par 30 mètres de large. À proximité immédiate des grands équipements de quartier comme le Groupe scolaire de La Benauge, la crèche et la piscine Galin, le secteur est caractérisé par la présence de maisons «en bandes» à un étage sur rez-de-chaussée. TRAM CITY STADE CRÈCHE Bordeaux - Bastide 2014 Google 6 Le magazine d aquitanis numéro

7 Boulevard Jules Simon, en limite Ouest de la Cité de la Benauge, on trouve un ensemble construit au début du XX e siècle, bien antérieur à la cité des années Il s agit d un alignement de maisons ouvrières, à rez-de-chaussée sur entresol, construites en pierres et briques, implantées à quelques mètres en retrait de la rue, et bloquées aux extrémités par deux corps à un étage. La particularité de cet ensemble vient de la régularité d origine, (une grille, un portail, une porte, une fenêtre, un perron et une marquise pour toutes les maisons) à laquelle s ajoute un élément de variation présent dès l origine : une couleur différente pour chaque grille. Après quoi, la distinction et l individualisation des habitations se sont faites au fil du temps par transformations successives : certaines marquises sont devenues auvents ou vérandas, des volets sont apparus, des plantations ont poussé. La richesse provient du simple fait que malgré la répétitivité, on peut désigner chaque maison individuellement, par un attribut qui lui est spécifique. LE + Premier programme aquitanis dont l ossature, le bardage des pignons, des volets battants et des huisseries sont 100% pin des Landes 7

8 La forme architecturale du programme des maisons d Echop tient dans la relation qu elle entretient avec le lieu. Ce dernier, apparemment sans qualités particulières, révèle à l observation la présence de plusieurs caractères qui lui sont propres. Ceux-ci ont donné sa physionomie au projet et génèrent sa singularité. >> Les maisons sont situées à la limite de deux systèmes urbains D un côté, le quartier d échoppes en pierre avec ses alignements de faible hauteur sur rue. De l autre, la Cité de la Benauge avec ses barres de logements collectifs et son parc. Les maisons adoptent une typologie très simple en bande qui fait écho aux deux formes qui l entourent. L alignement construit en étage côté rue présente une hauteur similaire à celle des maisons existantes qui lui font face. Le côté jardin en rez-de-chaussée prolonge les qualités paysagères de la Cité. >> À l origine, le terrain est une vaste esplanade en grave ordinaire plantée de platanes. L un d entre eux, plus grand que les autres, se distingue. Conservé, il provoque une interruption de l alignement qui ménage un passage entre les maisons. L entrée, c est le grand platane! Jean-Christophe Garcia Les maisons sont à R+1 côté rue et côté allée de platane, le volume redescend en RDC pour retrouver l échelle du piéton. Jean-Christophe Garcia Jean-Christophe Garcia À noter : le stationnement se gère hors parcelle, via des emplacements existants le long de la rue du Petit cardinal. Les deux blocs de logements s organisent de part et d autre du platane. L espace créé devient partagé, lieu de rencontres et de discussions ; les boîtes à lettres sont regroupées là, un banc et des luminaires sont installés. 8 Le magazine d aquitanis numéro

9 >> L implantation en bande et son interruption produisent trois modalités de déplacement autour et dans le projet. Ces modalités sont aussi trois perceptions du lieu successives et différentes. Le premier mode de déplacement est celui de la rue, sur les trottoirs le long des façades ou dans un véhicule. Le deuxième mode est celui des passages ; passage public dans l intervalle au niveau du platane ; mais aussi passages privés au niveau de chaque maison dont les portes vitrées offrent autant de vues et de traversées. Le troisième mode est enfin celui du chemin qui longe le fond des jardins, chemin d usage identifié et préservé avec son alignement de jeunes platanes. Il est le prolongement de tous les autres cheminements paysagés qui sillonnent la Cité et lui confèrent sa qualité d usage. Le projet ménage sur la parcelle une superficie de terrain à usage public. L entrée naturelle depuis la rue, par le passage entre les blocs matérialisé par l arbre, offre un accès vers la contre-allée cheminant derrière les maisons à usage piéton pour les habitants des maisons mais aussi pour le voisinage. Jean-Christophe Garcia Le pin maritime des Landes est utilisé pour l ossature bois mais aussi le bardage des pignons, des volets battants et des huisseries. A l intérieur, le projet revendique des surfaces cohérentes avec la structure bois ; les revêtements divers ne sont ainsi utilisés qu en cas de besoin impératif (acoustique par exemple), les parois en bois demeurant la plupart du temps visibles. >> Les matériaux du projet sont faits d emprunts aux constructions qui l entourent. Les grands panneaux de fibre ciment gris blanc renvoient à la minéralité des maisons de pierre et aux différents revêtements en plaques des barres de logements. Le bois des bardages et des volets, le métal laqué des clôtures et des marquises, rappellent le caractère domestique des maisons avoisinantes. 9

10 Les différentes qualités d usage des maisons d Echop se répartissent dans les trois corps qui constituent chaque logement. Cette répartition confère au projet sa forme singulière en coupe, lisible dans les longs profils en bois qui forment le passage du grand platane. plan du T4 Jean-Christophe Garcia Les pièces de services sont orientées au nord tandis que les pièces de vie sont tournées vers le Sud. Le côté de la rue est celui tourné vers le nord. Le long alignement de la façade est tenu en retrait par une étroite succession de volumes en bois et de courettes qui séparent les maisons les unes des autres. Chacune de ces dernières est séparée du trottoir par une grille et un portail d accès et distribue d un côté le volume en bois, abri des bacs à déchets, de l autre des marches et un perron d entrée dans la cuisine abrité par une marquise en verre. Ce dispositif compact produit une mise à distance entre la rue et les pièces du rez-de-chaussée tournées de ce côté. Il forme aussi, à l échelle de la rue, une séquence d échelle intermédiaire qui adoucit l alignement strict des façades planes. Jean-Christophe Garcia Surface habitable : 88,3m 2 Surface annexes : > jardin d hiver 15,3m 2 > perron : 1,4m 2 Surface extérieure : jardin : 36,7m 2 Les maisons mitoyennes sont toutes prolongées par un jardin privatif individuel. 10 Le magazine d aquitanis numéro

11 La cuisine est ouverte sur la courette, le séjour tourné vers le jardin. L escalier glissé entre les deux pièces mène à l étage qui s élève côté rue. Il débouche sur une surface «en plus», une mezzanine à l usage laissé libre (salle de jeux, bureau, coin-télé, chambre d appoint ). Elle profite de la lumière de la fenêtre de toit ouverte vers le ciel et dispose d une large ouverture en bandeau sur la double hauteur du séjour, la grande pièce où l on se rassemble. Les maisons sont traversantes à la fois à la vue, à la lumière mais aussi au passage avec une entrée principale côté jardin et une deuxième de service située à l opposé côté rue du Petit Cardinal (à l exception du T3). Jean-Christophe Garcia La pièce de vie est en double hauteur et se prolonge à l étage par un espace évolutif qui participe à l individualisation des intérieurs des maisons les uns par rapport aux autres. Jean-Christophe Garcia Jean-Christophe Garcia Le côté du chemin est celui du jardin, au Sud. Une grande pièce extérieure toute vitrée, s intercale entre lui et le séjour. Cet espace de transition entre le dedans et le dehors, d une superficie de 16 m 2 environ, peut s ouvrir ou se fermer à la demande et participe à la régulation thermique de l habitat. C est une «pièce à tout faire» ; entrer, poser ses chaussures, son manteau, manger à l abri de la pluie, protéger les plantes en hiver, jouer, bricoler Dans le jardin, des emmarchements et une rampe en bois relient la maison au sol et forment des plateaux où l on peut s asseoir ou poser des objets. Le jardin est séparé du chemin par une haie interrompue par des panneaux de bois. Ils abritent les compteurs d énergie et un portail que les enfants peuvent pousser pour aller jouer dans le chemin à l ombre des platanes. 11

12 continuité urbaine // paysage urbain partagé // évolution des typologies renouvellement // formes architecturales // procédés industriels Les Cyprès Cenon ouverture // intégration végétal et minéral vide et plein conversion // variation lumière // volumes Tout en respectant les données de base d un plan d aménagement existant et en favorisant un renouvellement des formes architecturales, le projet s est donné l ambition de qualifier simultanément les usages habitants à l échelle du site et à l échelle du logement. Le mode constructif a été étudié dans le but d offrir une véritable capacité d évolution au projet, en utilisant de façon assumée des procédés et mises en œuvre industriels. Maître d œuvre : Schurdi-Levraud & Poole Architectes Maître d ouvrage : aquitanis Gestion : aquitanis agence Hauts de Garonne Construction de 74 logements 37 PLS, 35 PLUS CD, 2 PLAI, 6 T1, 18 T2, 32 T3 et 18 T4 Schurdi-Levraud & Poole Architectes Bordeaux Schurdi-Levraud & Poole Architectes Le site Tours du Grand Pavois avant démolition Certification H&E Niveau HQE SHON (surface hors œuvre nette) : 2 311m 2 Livraison : Octobre 2012 Chacun des projets du cabinet fait partie d une ligne de travail guidée par des situations et des contextes différents. C est l ensemble de ce travail qui est significatif et rend compte de la variété des projets abordés (logements collectifs, immeubles de bureaux, aménagement ). Rue Mendès France Le quartier du 8 mai 1945 est situé sur la partie haute de la ville, à proximité de la rocade, et dans la Zone Franche Urbaine des «Hauts de Garonne». Ce quartier était à l origine une ZUP avec une forme urbaine datée faite de barres et de tours. Des problématiques sociales lourdes nuisaient fortement à l attractivité du quartier qui comptait une mobilité résidentielle élevée. Le projet de renouvellement urbain engagé en 2004 est aujourd hui achevé. Il s est orienté, outre les interventions sur les patrimoines bâtis, vers la diversification de l habitat par l offre d une palette de produits la plus large possible, la redynamisation du quartier en bénéficiant de l effet de l arrivée du tramway, la requalification des espaces pour le rendre attractif et le faire évoluer vers un urbanisme à l échelle humaine. L îlot des Cyprès se trouve sur l emplacement d anciennes tours du Grand Pavois qui ont été démolies en 2008, dans un environnement où ont vu le jour quelques 140 logements, dont 80 logements locatifs sociaux intermédiaires ou en accession à la propriété, construits par aquitanis Google DigitalGlobe Imagery May 10, 2012 Cenon 12 Le magazine d aquitanis numéro

13 Le projet affirme ainsi clairement l idée de la construction d un paysage urbain en tant que tel, vivant et convivial, offrant une «qualité d usage partagée» à tous les logements. Enjeux d aquitanis Schurdi-Levraud & Poole Architectes Dans le cadre de l opération de renouvellement urbain du quartier du Grand Pavois à Cenon, un plan d aménagement, en correspondance avec le PLU, a été défini en même temps que les dessertes automobiles et piétonnes. L organisation de l ensemble des espaces a été élaborée sous la forme d un lotissement et les pratiques résidentielles ont été scénarisées à l échelle du quartier. Le programme des Cyprès a porté sur la construction de 74 logements collectifs sur l un des îlots du site. Le plan de masse correspondant proposait des emprises constructibles clairement définies sous la forme de deux corps de bâtiments rectilignes et homogènes R+3 implantés en «peigne». La structure bâtie devait être conçue pour sa capacité d évolution permettant la recomposition des typologies de logements. Qualités d usage à l échelle du site Le vide central situé entre les deux corps de bâtiments a été considéré comme un enjeu majeur du projet, pensé comme devant être un espace public de qualité (des vues, un parcours, un aménagement urbain et paysagé, de l espacement, le respect des intimités). Ce jardin «grandeur nature» devait bénéficier à l ensemble des logements et permettre d assurer les liaisons de cet ensemble résidentiel avec le quartier et la ville. La totalité des places de stationnement est donc intégrée aux constructions de façon à assurer pleinement la vocation piétonne et paysagère de ce grand vide traversant. Les stationnements sont localisés en sous-sol (demi-enterrés côté rue du 8 mai 1945 et enterrés côté voie nouvelle). En utilisant la déclivité existante, la mise à niveau du terre-plein central avec les halls d entrée du RDC a permis de répartir l ensemble des déblais/remblais sur site, tout en répondant clairement à l accessibilité de plain-pied des logements (personnes à mobilité réduite, piétons, vélos). La répartition des rampes d accès automobiles aux extrémités arrière de la parcelle garantit la prédominance végétale et paysagère de ce grand vide central. L aménagement extérieur est traité dans l idée d un paysage intérieur en relation directe avec les façades des logements. Les espaces plantés, les différents traitements de sols, le tracé des cheminements et mobiliers urbains, dialoguent avec les trames constructives des bâtiments (5m80). Le parcours central est conçu comme un grand «pas japonais» à l échelle de la parcelle. Les espaces plantés alternent avec des aires de repos plus minérales conçues comme des respirations, des traversées permettant l accès direct aux halls d entrée. Cette approche affirme l idée d un projet traitant simultanément habitations et espace public, toujours dans le but d assurer la continuité urbaine avec le quartier et d intensifier les usages. Dans cet esprit, les espaces entourant les bâtiments ne sont pas clôturés puisqu à usage public. Il s agit ici de rejeter définitivement l idée de «barres de logements dans un espace public indifférencié ou à l inverse résidentialisé», au profit de celle de la formation d un «îlot ouvert paysagé et traversant, connecté avec son environnement urbain». 13

14 Qualité d usage à l échelle du logement La structure bâtie est avant tout conçue pour sa capacité d évolution possible en termes de typologie et de programme. Hormis les noyaux verticaux positionnés en partie centrale, les points porteurs ont été minimisés selon une trame constructive régulière et les gaines centralisées de façon à offrir cette évolutivité. Au même titre qu il est possible de convertir des grands logements en petits logements et inversement, la possibilité à moyen terme d envisager une reconversion en bureaux a été initiée dès la phase concours. Le recours à des procédés de façade industrialisés va dans le sens de cette logique tertiaire appliquée au logement. Concernant l approche du projet par la définition du «vide» de l espace public, le travail sur des formes bâties (le «plein» de la forme urbaine) aborde la création d un espace habitable à grande échelle induit par l implantation des deux barres parallèles (prédéfinie par l étude urbaine préliminaire). S éloigner de cet effet «grand ensemble», déjà vu et tant redouté, a été un des objectifs majeurs dans la définition morphologique de ces deux corps de bâtiments. L implantation est conforme aux emprises prédéfinies par le plan d aménagement parce que rationnelles et qualitatives. Mais elle est revisitée par un travail sur la combinatoire des logements de façon à ce que ces derniers bénéficient de la diversité habitante qu offrent les différentes hauteurs de bâti, loggias, circulations verticales ainsi que la dynamique spatiale induite par les diverses découpes, avancées et pentes de toiture. Parallèlement, les qualités d usage de chaque logement ont été recherchées. Les appartements sont traversants afin de profiter pleinement de la double orientation Est-Ouest des bâtiments. L organisation et la distribution des parties nuit sont organisées au profit des pièces de vie commune. Les cuisines sont systématiquement ouvertes sur les séjours. Ceux-ci se prolongent sur des loggias de 12m 2 avec une profondeur de 2m de manière à optimiser l habitabilité des terrasses et l ensoleillement des séjours. Ces espaces extérieurs donnent sur le jardin central. Tous les appartements possèdent des rangements intégrés aux chambres, des celliers techniques connectés aux cuisines et des garages/boxs privatifs de 15m 2 en sous-sol qui contribuent à la qualité d usage de chaque logement. Par la mise en avant des critères qualitatifs (ensoleillement, surfaces, économie d énergie) ainsi que l esthétique contemporaine, le logement social se voit valorisé. Schurdi-Levraud & Poole Architectes T3 Surface habitable : 73,5m 2 Surface extérieure : balcon : 10,8m 2 N 14 Le magazine d aquitanis numéro

15 Schurdi-Levraud & Poole Architectes 15

16 insertion urbaine // écriture architecturale individualisation des logements Floirac fragmentation // appropriation // quadruple orientation // sobriété des matériaux Un programme d habitat collectif conçu comme «un mille-feuille d habitats individuels groupés» qui, au travers de volumes simples imbriqués les uns aux autres, reprend les figures de l immeuble et de la maison comme des icônes, simplifiées et modernisées. Maître d œuvre : Marjan Hessamfar & Joe Vérons architectes associés Maître d ouvrage : aquitanis Une écriture fragmentée a-priori coûteuse (mais au final tenue dans son prix) qui autorise une libre circulation, une forme de promenade intérieure entre espaces collectifs, semi-privatifs et privatifs. Des rues intérieures pour le jeu protégé des enfants, des coursives pour flâner, se rencontrer mais un dispositif suffisamment complexe pour s éviter aussi. Etre présent et être à distance, le dispositif architectural génère cette urbanité contemporaine. Gestion : aquitanis agence Hauts de Garonne Construction de 36 logements collectifs familiaux et locaux d activités 9 T2, 18 T3 et 9 T4 THPE - certification H&E BBC (Bâtiment Basse Consommation) SHON (Surface hors œuvre nette) : m 2 Livraison : septembre 2013 Marjan Hessamfar & Joe Vérons architectes associés Bordeaux Marjan Hessamfar et Joe Vérons créent leur agence en Ils sont lauréats du prix de la première œuvre de l Equerre d Argent en 2008 pour l école maternelle Jean- Jaurès de Cenon en Gironde. Les questions écologiques sont, depuis la genèse, au cœur de leur pratique. MHJV Avenue de la Libération Le projet est situé au pied des coteaux, le long d une avenue dans le Bas-Floirac, secteur en cours de restructuration par aquitanis dans le cadre du Grand projet des villes des Hauts de Garonne. + = Floirac N 16 Le magazine d aquitanis numéro

17 Les volumes maçonnés bénéficient soit d un enduit taloché fin avec toitures terrasses, soit d un bardage vertical bois ajouré avec toiture à deux pans bardée dans la continuité de la façade. Le rez-de-chaussée comporte également un bardage vertical bois ajouré. Arthur Péquin Le contexte du projet conduit à prendre en considération plusieurs échelles : l échelle de la ville, l échelle de l appartement et l échelle intermédiaire de l espace collectif. Dès lors, nous avons orienté notre travail sur la notion de transition urbaine. Notre proposition se veut l expression de cette transition entre de l habitat individuel groupé, des ensembles plus denses en R+5 et des coteaux verts et boisés. Par la segmentation des volumes et l alternance de vides et de pleins, l éventuel effet de masse des barres est évité. Les Rives de Gravette recompose une échelle familière en autant d entités lisibles et identifiables qui s agencent les unes aux autres pour former un ensemble hétéroclite et varié. Ce jeu est une conversation avec le passant, avec l habitant, il utilise les figures usuelles d une culture urbaine partagée par tous. L immeuble est ici l icône d un immeuble ; la maison est ici l archétype de l imaginaire collectif, telle qu un jeu de Monopoly la représente. Espaces extérieurs Afin d assurer la bonne insertion de l îlot à l échelle du territoire, le projet d aménagement paysager est conçu en écho avec les espaces voisins réalisés dans le Bas-Floirac : > au Sud, le projet d espace public de l avenue de la Libération dessinant un cordon boisé descendant des coteaux, > au Nord, la création d un quartier résidentiel développé sous la forme d une imbrication de lanières végétales et de bandes de programmes. Fractionnés en plusieurs sous-espaces, les aménagements extérieurs déclinent une palette végétale diversifiée qui rend lisible les différentes fonctionnalités du site. 17

18 + = Démarche environnementale Il importait que la fragmentation et la diversité ne soient pas factices, qu elles ne relèvent pas seulement d un effet de façade, qu elles ne soient pas qu une promesse. Les 36 logements du projet sont répartis de manière régulière sur trois niveaux et en 12 plots ayant pour base 12 modules de 4 appartements (2 T3, 1 T2 et 1 T4) autour d un noyau de circulation. L architecture produite par l agence Marjan Hessamfar et Joe Vérons architectes associés est marquée également dès les premières esquisses par une démarche de qualité environnementale de nature à respecter et enrichir le cadre dans lequel les projets s insèrent, mais aussi à assurer aux futurs occupants, un confort et une maîtrise des dépenses énergétiques. Pour la construction de cette opération, cela s est traduit par la conception d habitations à orientations multiples, l agencement intelligent de volumes, la proposition de solutions techniques performantes Notre attention s est tout particulièrement portée sur le dessein des espaces de distribution et de circulation. Le cheminement depuis la rue jusqu à sa porte palière constitue autant d étapes au quotidien qui participent de l appropriation. Nous avons voulu que les entrées d immeubles se fassent, non par une porte en rez-de-chaussée, mais par un glissement dans les interstices entre les fragments. Cela confère ainsi aux espaces de distributions extérieurs et aux coursives, un statut particulier, semi-privatif, intimiste. Les connexions verticales centrales autorisent une distribution en impasse des logements. Entre les différents volumes habités, des espaces extérieurs non clôturés se dessinent, révélant leurs potentiels créatifs et leurs multiples capacités d usage. Chacun est libre, sans «vis-à-vis» et sans passage, d aménager «son espace» comme bon lui semble. En fragmentant les volumes, nous avons opté pour des logements indépendants pouvant souvent bénéficier d une quadruple orientation et d un éclairement maximal car mieux réparti. Cela assure les habitants de disposer d une lumière directe à plusieurs moments de la journée, qui varie selon les espaces. Les séjours, principaux lieux de vie, sont tous à double voire triple orientation. Au bout de chaque coursive, un rideau de camouflage blanc sépare les vastes terrasses des maisons (entre 9 et 20m 2 ). Celles-ci se sont nichées entre les volumes et se décalent par un jeu de quinconce, afin de bénéficier d une double hauteur et de lumière naturelle. Ces espaces extérieurs permettent d accroître de manière significative la surface du logement. Afin d intimiser les logements par rapport à la rue, le rez-de-chaussée est réservé aux locaux d activités, comprenant : - 2 commerces - 1 agence de proximité aquitanis - 1 poste de police - 1 salle de réunion de la Ville de Floirac - 19 box de stationnement privatifs. Arthur Péquin N 18 Le magazine d aquitanis numéro

19 Arthur Péquin Coupe sur l entrée des logements 19

20 cadre de vie privilégié // insertion urbaine et paysagère image forte // ensemble locatif et en accession Bordeaux Bastide minéral // bois // vue lumière // volume harmonie Botanica constitue une réponse urbaine intéressante en termes d insertion et de fonctionnement, en harmonie avec le Jardin botanique dont il est mitoyen. Ensemble et pourtant bien distincts, le programme réunit des logements locatifs et en accession, destinés à des typologies de foyers très différentes. Maître d œuvre : Atelier d architecture Franck Hammoutène Maître d ouvrage : aquitanis Gestion : aquitanis agence Bordeaux Nord Commercialisation (logements en accession sociale) : axanis (filiale accession d aquitanis) 95 logements collectifs dont 55 locatifs (PLUS) et 40 en accession sociale (dont 9 en locationaccession). Logements locatifs : 5 T1, 10 T2, 25 T3 et 15 T4 En accession : 10 T1, 8 T2, 18 T3 (locationaccession) et 4 T4 Certification Habitat & Environnement (H&E) option THPE. SHON (Surface hors œuvre nette) : 7 413,95 m 2 Livraison : novembre 2013 Atelier d architecture Franck Hammoutène Paris Franck Hammoutène s impose comme une figure majeure de l architecture contemporaine. Dès son premier projet dans les années 1980, il imprime sa marque à l ensemble de ses chantiers (logements à Bercy, musée de la Cité de la musique à Paris ). En 2006, l Hôtel de ville de Marseille enfoui et recouvert d une place publique lui vaut une nouvelle fois les honneurs du Prix de l Equerre d Argent. Franck Hammoutène Sur une emprise foncière propriété d aquitanis, il s agissait de concevoir un ensemble cohérent combinant des logements sociaux et des logements en accession. Au-delà de la diversification de l offre en matière d habitat sur Bordeaux et plus particulièrement sur ce secteur en transformation, la situation particulièrement attractive du programme appelait un projet fort en termes d image architecturale en harmonie avec l environnement végétal et bâti. Rue Raymond Lavigne Sur la rive droite de Bordeaux dans un quartier en pleine mutation, un terrain d une surface d environ 4800 m 2, situé le long du Jardin botanique, apparaissait comme une dent creuse au milieu d une zone résidentielle déjà constituée. Il constituait le cadre idéal pour un projet ambitieux. La configuration de la parcelle toute en longueur plaçait le projet entre le jardin d une part et la rue d autre part. Ces deux franges imposaient des conditions d installation sur site radicalement différentes : au Sud, vue dégagée et calme de l environnement végétal et au Nord, confrontation des vis-à-vis et continuité des accompagnements bâtis. Il s agissait de faire profiter chaque logement d une vue généreuse sur un environnement privilégié, avec en point de mire, les berges de Garonne et à portée de vue le Jardin Botanique, site unique en France et lauréat du Prix européen du paysage Rosa Barba. Botanica permet de bénéficier des atouts de 11 hectares d espaces verts qui entourent la résidence, mais également d un quartier, Cœur de Bastide, à la situation stratégique où se côtoient commerces, services, résidences et équipements emblématiques (Pôle universitaire de gestion, le siège du journal Sud-Ouest, le complexe cinématographique du Mégarama aménagé dans l ancienne gare d Orléans ). Bordeaux Bastide 2014 Google DigitalGlobe Jardin botanique 20 Le magazine d aquitanis numéro

21 Berges de Garonne Le projet Botanica s articule autour de deux bâtiments rectilignes de faible épaisseur. Un premier bâtiment de logements locatifs sociaux est implanté dans le prolongement de la résidence Raymond Lavigne (aquitanis gestionnaire). Le second bâtiment à l Est de la parcelle (accession et location-accession) est autonome. N L ensemble des linéaires côté rue est occupé par un socle semi-enterré de stationnements, locaux techniques et halls d accès. En retrait se développent cinq niveaux de logements (6 pour l accession) desservis par une façade de coursives au Nord. Les volumes habités forment des redans sur la rue, interrompant ainsi les grandes horizontales des coursives par de nombreuses échancrures. La façade côté jardin est beaucoup plus linéaire, répondant à l espace vert qui lui fait face, au Jardin Botanique et à l horizon urbain. Un ensemble de persiennes bois en accordéon vient s accrocher au nez des loggias filant le long des deux bâtiments, rythmant ainsi la façade Sud au gré des saisons, de l heure de la journée et de l humeur des habitants. La façade côté jardin est beaucoup plus linéaire, répondant à l espace vert qui lui fait face, au Jardin Botanique et à l horizon urbain. Un ensemble de persiennes bois en accordéon vient s accrocher au nez des loggias filant le long des deux bâtiments, rythmant ainsi la façade Sud au gré des saisons, de l heure de la journée et de l humeur des habitants. 21

22 Les grands appartements sont systématiquement traversants, tandis que les petits ont au moins deux orientations. Chaque logement dispose d un espace extérieur, terrasse ou balcon avec une vue généreuse sur les jardins et dégagée sur l horizon urbain. Les plans des appartements ont été conçus pour faire rentrer le maximum de lumière grâce aux larges baies vitrées bien orientées, tout en permettant à chacun de fermer plus ou moins les persiennes en bois pour se protéger du soleil ou installer une ambiance plus intime. Botanica dispose d espaces verts privatifs qui font le lien entre le Jardin botanique et la façade Sud des bâtiments. Jardins d ornements, ils alternent le minéral et le végétal avec la part belle donnée aux arbres fruitiers et aux graminées. Sur rue, la terrasse en couverture ainsi qu une treille et des patios plantés renforcent encore le caractère végétal de l ensemble. 22 Le magazine d aquitanis numéro

23 T3 Surface habitable : 78,35 m 2 Balcon : 13,19 m 2 Entrée 3,54 m² Séjour 28,11 m² Cuisine 5,77 m² Cellier 1,52 m² WC 3,04 m² Salle de bain 4,78 m² Dégagement 6,29 m² Chambre 1 14,35 m² Chambre 2 10,95 m² 23

24 diversité programmatique // geste architectural mutualisation // mixité sociale et générationnelle Bordeaux Grand Parc complexité // matériaux modernité //peau transparence // vues // cabanes Simple de par son volume, NovaParc offre cependant une complexité architecturale autant liée à la diversité programmatique qu au travail architectural sur l épaisseur à la modernité revendiquée. NovaParc permet avant tout une cohabitation harmonieuse des différentes fonctions en explorant les possibilités de mutualisation des espaces et des équipements. Maîtres d œuvre : Lanoire & Courrian (architectes mandataires)/ Flint (architectes co-traitant) Maître d ouvrage : aquitanis Gestion : aquitanis agence Grand Parc (logements) // CCAS de la Ville de Bordeaux (Pôle Gérontologie) EHPAD : 50 chambres de type 1 dont 8 jumelables EHPA : 21 T1bis et 4 T2 Logements locatifs : 5 T2, 10 T3, 5 T4 Certification Habitat & Environnement (H&E) option THPE (Très Haute Performance Energétique) SHON (Surface hors œuvre nette) : m 2 Livraison : Logements : janvier 2014 EHPAD : 2 e trimestre 2014 Lanoire & Courrian Agence d architecture Bordeaux Jean-Philippe Lanoire et Sophie Courrian travaillent ensemble depuis Ils se sont fait connaître en remportant en 1997 le concours de la rénovation du Hangar 14 puis en étant lauréats de la conception du design du tramway de La Cub en Ces deux projets fondateurs de l agence Lanoire & Courrian traduisent une volonté de diversité qui les caractérise et qu ils revendiquent. Lanoire & Courrian ont prouvé que leur méthode de travail apporte des réponses architecturales pertinentes à des projets très différents allant de l aménagement intérieur d une galerie d art de 150 m 2 à des aménagements urbains d importance. Lanoire & Courrian Enjeux d aquitanis Très visible depuis les boulevards empruntés chaque jour par des milliers de véhicules, ce bâtiment devait proposer une forme architecturale remarquable porteuse d une image contemporaine marquant le renouveau du quartier. Le projet immobilier diversifié et ouvert sur la ville devait comporter des complémentarités externes de services et conforter la mixité sociale et générationnelle sur le quartier. Il fallait de plus un traitement favorisant l identification et le repérage des nouveaux locaux de l agence aquitanis Grand Parc, dans la droite ligne des agences «nouvelle génération» dont la première a été inaugurée en 2012 à Lormont. Le site Rue Jean Artus Dans le quartier du Grand Parc à Bordeaux, en bordure des boulevards, ce programme diversifié a vu le jour sur une parcelle d environ m 2 située à proximité d ensembles de logements sociaux dont la Résidence Le Nerval (R+11) et la Tour Mozart (R+20) et d une chaufferie, bâtiment de type industriel, d environ 6 m de haut, coiffé de tuyaux de diamètres importants. Le terrain était occupé avant démolition par un ensemble bâti de type R+1. Il donne directement sur un vaste espace vert, classé en espace boisé à conserver. Aisément accessible depuis la périphérie ou le centre ville, le secteur offre de nombreux services de proximité. Les constructions qui délimitent le site réduisent les possibilités d implantation car elles conditionnent les orientations des locaux. Il était ainsi nécessaire de privilégier les vues donnant sur l espace boisé ou sur la rue Jean Artus. Flint. Agence d architecture Bordeaux 2014 Google DigitalGlobe Bordeaux Grand Parc Créée en 1995, Flint étend son activité bien au-delà de l Aquitaine, de Paris jusqu en Espagne par exemple. Christophe Gautié et Véronique Tastet, architectes associés de Flint prônent «la justesse des réponses sur le plan technique permettant à l agence de sans cesse s ajuster aux besoins évolutifs de nos temps complexes». Ils ont déjà collaboré avec Lanoire & Courrian sur le projet du Hangar 14 à Bordeaux. Didier Bonrepaux - Atelier Positif 24 Le magazine d aquitanis numéro

25 Didier Bonrepaux - Atelier Positif Boulevards LES DIFFÉRENTES COMPOSANTES DE NOVAPARC > PÔLE GERONTOLOGIE Il s agit d une véritable plateforme multiservices dédiée aux personnes âgées qui comprend un Pôle seniors et un Pôle hébergement. Le Pôle seniors en RDC est destiné aux personnes âgées résidant dans le quartier. Il dispose d un pôle animation (avec salles d activités, salle de musique, snack ), d un Centre local d information et de coordination (CLIC) et d un plateau de 30 m 2 qui sera aménagé à l attention de l association APALPA dont le domaine d intervention est liée aux personnes âgées. Le Pôle hébergement comprend un EHPAD et un EHPA. - L EHPAD propose un hébergement collectif aux personnes âgées dépendantes qui ne peuvent ou ne souhaitent plus vivre chez elles. - L EHPA est destiné à l accueil de personnes de plus de 60 ans, retraitées et valides. Il comporte des services collectifs à usage facultatif (restauration, salon de coiffure ) ainsi que 25 logements situés en R+3 et R+4 du bâtiment. La majorité d entre eux bénéficie d un balcon. > LOGEMENTS LOCATIFS AQUITANIS Les 20 logements locatifs intermédiaires (PLS) bénéficient de 10 places de stationnement en sous-sol. > LOCAUX ASSOCIATIFS Un espace de 70 m 2 en rez-de-chaussée est mis à disposition en rez-de-chaussée. > AGENCE DE GESTION AQUITANIS Située au rez-de-chaussée au niveau de l angle rue Jean Artus/boulevard Godard, elle comporte un espace accueil ouvert au public et une zone de bureaux. 25

26 Qualité architecturale La forme du bâti s inscrit dans un parallélépipède implanté le long de la rue Jean Artus, dans la logique de la trame urbaine du site du Grand Parc. Le bâtiment est compact et adopte un volume simple. Posé sur un socle en retrait, haut et vitré, que ponctuent les halls d accès traités en creux, il offre, à l alignement de ses longues façades, l habillage uniforme et vibrant d un bardage en aluminium nervuré. Le travail sur l épaisseur consiste à creuser le parallélépipède ou à faire ressortir certains éléments mais aussi, à mettre en place des systèmes de filtres qui jouent sur l utilisation de différents matériaux plus ou moins transparents. L élancement du rez-de-chaussée et sa transparence allège et décolle le long volume revêtu de métal. La peau générique, ce bardage plissé verticalement, d une teinte aluminium, homogénéise l ensemble d un édifice aux programmes juxtaposés, et forme la toile de fond d un jeu de transparences, de percements, de creux et de débords de couleur qui animent et complexifient la lecture du volume. Elle peut être soit opaque, soit micro-perforée lorsqu elle recouvre des parties en creux (patio central végétalisé entre les logements aquitanis et l EHPA, coursives d accès aux logements côté rue). Le Pôle gérontologie occupe le reste du bâtiment sur quatre niveaux. L ensemble des rez-de-chaussée règne en hauteur à quatre mètres et chacun des halls d entrée est en retrait dans ce soubassement vitré. Le Pôle seniors est entièrement de plain-pied, les espaces d accueil et les bureaux s implantant dans le volume sur rue. Des salles d activités occupent deux bâtiments perpendiculaires au bâtiment principal, profitant du jardin et de patios intérieurs. L EHPAD et la résidence service (EHPA) sont superposés. Qualité d usage La recherche de la qualité d usage oriente Lanoire & Courrian dans le travail des projets, en les incitant à penser des espaces qui génèrent d abord du plaisir d habiter. En dépit d un environnement constitué de tours et de barres, le site du projet NovaParc a une qualité de l espace visuel qui offre dès le premier niveau bâti des perspectives et des points de vue sur le paysage. Les nombreuses zones végétalisées et les quartiers alentours concilient densité et présence de la nature. Le Pôle gérontologie, véritable plateforme multiservices, traite avec une attention particulière les ambiances, le confort des occupants, la prise en compte des problèmes de dépendances pour notamment maintenir et favoriser le lien social et préserver l autonomie des personnes âgées. Didier Bonrepaux - Atelier Positif Les logements proposés répondent bien sûr aux données programmatiques et fonctionnelles, techniques et ergonomiques, ainsi qu aux exigences d une certification H&E. Toutes ces données sont assimilées et transcendées pour proposer des variations sur divers thèmes : espace, intimité, évolution familiale Dès l esquisse, l ensemble du projet NovaParc est traité selon une volonté d unité : le bâtiment comprend des bureaux, une résidence pour personnes âgées, une maison de retraite, un Pôle seniors et des logements. Ces entités constituent les divers âges et fonctions d un lieu de vie, et sont intégrées dans un volume unique mais complexe. Les architectes ont fait le choix d une répartition très compacte afin d optimiser tant la construction que les déplacements du personnel et des autres usagers. Côté boulevard, se trouve en rez-de-chaussée l agence aquitanis avec au-dessus, cinq niveaux de logements. Le choix d une desserte des logements par coursive a été fait sur la rue Artus afin de proposer des logements traversants. Cette coursive est décollée des façades des logements par des vides toutes hauteurs qui permettent de préserver l intimité des logements qui n ont d ailleurs aucune fenêtre donnant directement sur cette circulation. Aux réflexes habituels que sont des logements qualitatifs aux espaces ouverts, des prolongations vers l extérieur pour tous les logements, et à minima une double exposition, des évidences contextuelles se dégagent immédiatement : des logements traversants pour profiter de l orientation favorable Est / Ouest, une distribution par coursives intimisées par l ombrière de la peau perforée du bardage, le jeu des cabanes suspendues «lancées» en pignon du bâtiment, des baies ouvertes jusqu au sol pour des vues évoluant selon les positions de la journée, et l implantation des balcons sur la façade Ouest d autant plus privilégiée qu elle s ouvre sur un parc. Ces règles du jeu posées établissent un pacte interne, invariable et inviolable, autour duquel sont conçues les diverses typologies de logements constituant l opération NovaParc. 26 Le magazine d aquitanis numéro

27 T4 Surface habitable : 77,42m 2 Loggia - Balcon : 17,95m 2 T4 triple orientation espace jour et espace nuit bien séparés séjour prolongé par une vaste terrasse accessible par coursive. Un jeu de petites boîtes «cabanes» sans toiture transforme la façade pignon du bâtiment en proue architecturée. Il s agit des balcons «pièces extérieures» des logements locatifs T4 reliés au logement par une coursive vitrée. Entrée 2,22 m² Séjour 22,83m² Cuisine 8,15 m² Cellier 2,27 m² Chambre 1 9,01 m² Chambre 2 13,20 m² Chambre 3 9,06 m² SDB 4,14 m² DEGT 4,42 m² WC 2,12 m² Didier Bonrepaux - Atelier Positif 27

28 semi-urbain // environnement hétérogène // individuel et collectif Kanopé PESSAC équilibre // orientation espaces extérieurs cheminements // simplicité Un programme dont l insertion dans le site devait se faire de la manière la plus harmonieuse possible, en utilisant au maximum le potentiel écologique environnant (orientations, végétation, etc.), et en optimisant le confort du voisinage et des nouveaux habitants. Maître d œuvre : MCVD architectes Enjeux d aquitanis Maître d ouvrage : aquitanis Gestion : aquitanis agence de Talence Construction de 21 logements locatifs collectifs (9 T2 et 12 T3) et 10 logements individuels (10 T4) BBC (Bâtiment Basse Consommation) certification H&E SHON (Surface hors œuvre nette) : m 2 MCVD architectes Bordeaux Maurizio Cuturi et Vital Duclos ont fondé leur agence en Elle réunit aujourd hui 10 personnes et intervient en particulier sur des projets de logements collectifs. MCVD Sur un site complexe, qui s insère en profondeur dans un tissu semi-urbain et comporte une zone d espace boisé classé à préserver, comment donner à tous les logements (les 21 collectifs et les 10 individuels) une orientation Sud et une ouverture des plus généreuses sur la canopée existante? Si les individuels en fond de parcelle pouvaient dialoguer directement avec le site boisé et concourir ainsi de l image de «la petite maison dans les bois», les logements collectifs devaient tous sans exception, bénéficier de pièces extérieures les plus généreuses possibles. C est le système constructif qui apporte la réponse : des mètres carrés supplémentaires de balcons en structure auto-portée en façade ne viennent en rien remettre en question l équilibre financier de l opération. On peut être généreux au juste prix. Le site Rue du Luc Le site présentait des caractéristiques semi-urbaines complexes avec lesquelles il fallait composer avec intelligence et sensibilité. En voisinage direct : des pavillons, une école et des espaces boisés classés, et plus loin, plusieurs programmes immobiliers neufs à dominante bois. Livraison : juillet 2013 CENTRE VILLE Pessac ÉCOLE 2013 Google DigitalGlobe Imagery May 10, 2012 TRAM 28 Le magazine d aquitanis numéro

29 Qualité architecturale La priorité a d abord été de trouver un équilibre dans l implantation d une telle opération au sein de ce paysage déjà très hétérogène, en faisant correspondre les volumes selon leur degré de pénétration dans l îlot : le bâtiment collectif dialogue avec l école, les logements individuels s insèrent dans l espace boisé sans heurts. L implantation des bâtiments se veut cohérente par rapport à cet environnement et aux objectifs énergétiques (BBC) : les logements sont tous orientés vers le Sud et regroupés en collectifs R+2 côté rue et école, et en individuels mitoyens en cœur d îlot. Ensuite, il s agissait de trouver un lien cohérent entre ces éléments, au travers d un parcours lisible offrant aux usagers une circulation piétonne confortable ponctuée d espaces porteurs de lien social : une entrée généreuse invite à pénétrer dans le site ou à accéder aux espaces communs, une placette vient se loger entre le bâtiment collectif et les maisons et débouche sur l espace boisé, une cour à la forme plus complexe regroupe les habitations individuelles. L architecture, cohérente avec les espaces extérieurs sur lesquels elle s ouvre, se base sur des formes simples et efficaces, avec des matériaux pérennes et adaptés : façades en ossature et parements bois qui s intègrent facilement dans une végétation très présente ; toitures en zinc N 29

30 Qualité d usage Le bâtiment collectif regroupe 21 logements dont le plan courant est identique à chaque niveau. Tous les logements sont traversants et exploitent ainsi l orientation favorable choisie pour les bâtiments. Ils donnent tous sur un espace extérieur privé généreusement dimensionné : une terrasse pour les logements collectifs et un jardin avec un abri pour les maisons. Ces excroissances permettent aux habitants de bénéficier d un espace complémentaire à la fois utile et agréable dans la continuité du logement. Toutes les baies vitrées sont elles aussi largement dimensionnées pour permettre un apport de lumière maximal et ménager de belles vues sur le paysage environnant. Les escaliers et les terrasses du bâtiment collectif sont habillés d une claustra de bois qui les protègent et leur confèrent une intimité adaptée. Ces ensembles rythment le bloc en ponctuant sa forme simple. Les places de stationnement des collectifs sont couvertes par une toiture plate végétalisée. 30 Le magazine d aquitanis numéro

31 Photos : Arthur Péquin L implantation des maisons, réunies en mitoyenneté sur trois groupes, joue sur un décalage régulier qui a servi à s adapter à la forme du terrain en fond de parcelle. Le mouvement qu il suggère est doublé d un effet de porte-à-faux discret qui abrite les entrées. Les 10 maisons sont toutes identiques. Elles sont accolées en trois groupes, deux de 3 et un groupe de 4. 31

32 grand collectif // différentiation valorisation // espaces extérieurs appropriation Plaza de Goya FLOIRAC image // matière // lumière // générosité géométrie // simplicité // paysage Dans un secteur dédensifié et enclavé à recomposer et à renouveler, un programme d habitat collectif, avec des parti-pris forts en matière architecturale pour une image valorisante du logement social, associe la retenue, la force expressive et une traduction juste de la valeur d usage selon aquitanis. Maître d œuvre : Agence Leibar & Seigneurin Maître d ouvrage : aquitanis Gestion : aquitanis agence Hauts de Garonne Construction de 121 logements collectifs répartis en 88 logements PLUS et 33 logements PLS 43 T2, 64 T3 et 14 T4 Certification H&E niveau THPE, profil D SHON (Surface hors œuvre nette) : ,50 m 2 Livraison : mars 2011 Agence Leibar & Seigneurin Bordeaux / Bayonne Leur parcours s est construit de manière progressive, sans rupture. Quelle que soit l échelle des projets réalisés, l engagement et la volonté d apporter les justes réponses ont toujours guidé leur démarche. C est d ailleurs ce souci de justesse, de simplicité dans l écriture des projets, mais aussi d ambition dans leur capacité à émouvoir qui caractérisent leur travail. Précision de la géométrie, contrôle de la lumière, vibration de la matière se combinent pour constituer des espaces à la fois familiers et étonnamment habités. Les projets sont unis par le lien invisible de la recherche de l essentiel. Leibar & Seigneurin Enjeux d'aquitanis Le Bas-Floirac bénéficie d une opération de restructuration urbaine à travers deux grands projets : la ZAC des Quais et la rénovation urbaine Libération-Jean Jaurès. Situé sur le secteur Libération-Black Clawson, la résidence Plaza de Goya en constitue la première réalisation et se devait d être un élément déterminant d un site en devenir. Il s agissait en effet de reconstituer dans ce secteur, un maillage urbain hiérarchisé comportant aussi bien des équipements publics et commerciaux ainsi qu un habitat diversifié favorisant une réelle mixité sociale. Par ailleurs que cette nouvelle résidence qui vient compléter l offre en matière de logements sociaux sur la Ville de Floirac a également permis le relogement de familles concernées par la rénovation urbaine du quartier Libération. Le site Rue Federico García Lorca Le domaine de Richelieu mobilise le foncier de l ancienne usine Black Clawson et des Arènes. C est sur le bord du mail structurant le site que s élève la résidence Plaza de Goya. Le quartier est fragmenté en «poches» d habitat social des années 1960/1970, d habitat ouvrier de la fin du 19 e siècle et d activités économiques. Déjà se dessine l avenir du secteur avec la création d un cœur de quartier et des liaisons vers les quartiers voisins des coteaux jusqu au fleuve Google DigitalGlobe Patrick Miara Floirac 32 Le magazine d aquitanis numéro

33 Patrick Miara Floirac La résidence Plaza de Goya a pour ambition de donner une image valorisante du logement social. Outre les notions de pérennité et de qualité du bâti qu il induit, le parti-pris architectural rompt avec la monotonie et la répétition habituelle propres aux «grands ensembles» pour aller vers une meilleure appropriation collective. La composition des élévations souligne une répartition tripartite : socle, étage courant, attique. En ce qui concerne le fonctionnement, quelques principes directeurs sont également proposés. Il s agit de distinguer clairement les logements PLS et PLUS, y compris au niveau de l accès au sous-sol, de fractionner le linéaire bâti par la mise en place des différents halls parfaitement lisibles et identifiables, mais aussi d assurer un accès aisé aux halls de distribution à la fois depuis la rue, le sous-sol, et le cœur d îlot aussi bien pour les personnes valides que pour les personnes à mobilité réduite. PLS Patrick Miara PLUS T4 en duplex Logmenents individuel Surface habitable : 73,5m 2 Surface extérieure : balcon : 10,8m 2 Qualité architecturale L implantation des bâtiments a été élaborée à partir du plan général d aménagement défini par les urbanistes : respect des alignements souhaités, des profondeurs des bâtiments, de leur hauteur Le projet est posé sur un socle en béton préfabriqué restant brut (logements PLUS) ou sur un socle avec un parement en pierre (logements PLS). N La conception du bâti est particulièrement attentive à la problématique des déperditions énergétiques. Les façades et toitures possèdent de fortes inerties, les baies ont été choisies quant à leurs dimensions, à leurs performances intrinsèques et à la mise en place de protections fonctionnelles et efficaces, les isolants ont été dimensionnés en fonction des besoins évalués. Mito Les matériaux, béton et parements pierre, mis en œuvre sur les parois, nécessitent peu d entretien. L utilisation du bois, pour l ensemble des ouvrages de protections solaires, outre l aspect qualitatif que ce matériau apporte au projet, a semblé judicieux du point de vue de l entretien induit. Les équipements techniques obéissent à la même volonté de facilité de maintenance. 33

34 Qualité d'usage À partir de ces contraintes réglementaires, la résidence Plaza de Goya décline le bien-être en 10 critères en lien avec la valeur d usage souhaitée par aquitanis dans ses programmes. Concevoir des cuisines permettant la prise des repas et bénéficiant d un cellier attenant. Concevoir des séjours capables de recevoir du mobilier traditionnel en assurant un linéaire de parois pleines important. Assurer l ensoleillement des séjours et des cuisines par une bonne orientation. Mito Mito Mito Le traitement paysagé est particulièrement travaillé dans un esprit de nature urbaine. La qualité paysagère et fonctionnelle des espaces extérieurs est une des composantes essentielles de la qualité de vie des résidences, de la bonne intégration au quartier et de la conservation d une biodiversité en milieu urbain. Proposer des accès «non discriminants» pour les personnes à mobilité réduite, et utiliser les contraintes réglementaires pour proposer un aménagement ludique pour tous, favorisant la notion de «vivre ensemble». 34 Le magazine d aquitanis numéro

35 Agrémenter les logements de loggias généreuses et occultables. Ceci afin de bénéficier d une pièce à vivre complémentaire et de diminuer considérablement les déperditions thermiques. Réaliser des logements traversants ou à double orientation. Distribuer les logements en veillant à une séparation pièces de jour / pièces de nuit pour un meilleur confort de vie. Proposer des ouvertures assurant un confort d éclairement dans chaque chambre. T3 Surface habitable : 76,4m 2 Loggia : 13,3m 2 Entrée 6,50 m² Cuisine 7,60 m² Cellier 3,60 m² Séjour 25,40 m² Chambre 1 12,50 m² Chambre 2 9,70 m² SDB 6,10 m² DEGT 2,95 m² WC 2,05 m² Assurer un éclairage naturel et une ventilation des paliers de distribution. Veiller à un juste équilibre entre un rapport performant SHAB / SHON et un fractionnement des cages d escalier permettant de développer une logique de petits immeubles, plutôt que de grand ensemble. Patrick Miara Mito Patrick Miara 35

36 protection contre le bruit // individuel et collectif économie globale du projet // qualité paysagère Les Asturies Eysines compacité // simplicité efficacité //espaces intérieurs et extérieurs en plus // couleurs Un programme dont le parti-pris architectural très travaillé privilégie à la fois la protection du bruit, l économie globale du projet et un environnement paysagé soigné. Des choix affirmés au service de la qualité d usage pour l ensemble des habitants de la résidence. Maître d œuvre : Agence Baggio-Piechaud Maître d ouvrage : aquitanis Gestion : aquitanis agence Bordeaux Nord Construction de 39 logements collectifs et 11 logements individuels 10 T2 (2 PLAI + 8 PLUS), 23 T3 (8 PLAI + 15 PLUS), 5 T4 (PLUS), 1 T5 (PLUS) en collectif, 11 T4 en individuel Certification H&E niveau THPE SHON (surface hors œuvre nette) : m 2 Livraison : mars 2012 Agence Baggio-Piechaud Bordeaux Agence d architecture et d urbanisme qui compte aujourd hui 11 collaborateurs, elle intervient sur des projets aussi différents que des logements, de l immobilier d entreprise ou des stratégies urbaines comportant souvent des problématiques environnementales complexes. En 2012, elle a fondé la société A.26 qui regroupe cinq agences d architecture, avec un siège à Paris et des agences régionales. Ce rapprochement permet de répondre à toutes les demandes sur les grands marchés nationaux et internationaux. Agence Baggio-Piechaud Enjeux d aquitanis Comment concevoir un habitat de qualité sur une parcelle très exposée aux bruits de la rocade sans grande urbanité a-priori? Un seul programme mais trois formes urbaines très différenciées jouant decrescendo d un effet de filtre sonore, d une exigence de densité puis d individualisation. Les logements collectifs rivalisent en qualité d usage avec les individuels avec leur double orientation, leur balcon généreux, leur cellier attenant à la cuisine et leur deuxième cellier extérieur. L identité commune est assurée par le traitement végétal des différentes transitions entre les bâtiments. Le site Rue Germaine Tillon Sur la commune d Eysines, en limite Sud-Est de la Rocade, le terrain de ce programme est situé à l extrémité d une voie nouvelle (créée dans le cadre d un projet d aménagement de Gironde Habitat), et desservi par un accès en limite Nord. Il s agit d un espace vert sans arbres de qualité. Une opération de logements est réalisée par Gironde Habitat en limite Est, tandis que la parcelle au Sud est bordée par une zone pavillonnaire. Eysines 2013 Google DigitalGlobe Imagery May 10, Le magazine d aquitanis numéro

37 N Qualité architecturale et qualité d usage Le projet cherche à organiser sur le site trois formes d habitats très différents. Pour traiter la question des nuisances sonores, un retrait de 75 mètres est prévu, un talus planté vient faire obstacle aux sons mais dans la conception du projet, c est l orientation des bâtiments qui a été particulièrement étudiée ainsi que l isolation phonique des logements. En créant des espaces végétalisés conviviaux, il s agissait de donner à ce programme l esprit de bâtiments dans un jardin et une ambiance de quartier. La présence de la voiture sur le site a été réduite en rejetant la circulation et les parkings sur deux limites séparatives. La piste cyclable à l Ouest contribue également à lier l opération à un environnement urbain et à permettre l utilisation de transports doux pour rejoindre les pôles d activité environnants. Le projet est organisé en 3 bandes parallèles construites du Nord au Sud (deux bâtiments collectifs et une bande de 11 maisons individuelles mitoyennes) distribuées par un accès unique depuis la voie nouvelle. Photos : Arthur Péquin Le premier bâtiment collectif long et étroit en bardage bois comprend en rez-de-chaussée des boxes de stationnement, trois halls d entrée et 12 logements répartis sur deux niveaux de logements de type 2 et 3. La façade Nord, peu percée, bénéficie d une protection acoustique renforcée. Depuis ces halls d entrée marqués par des portes très colorées, on accède à la deuxième bande de logements (27 logements sur trois niveaux). Les escaliers communs aux deux bâtiments sont situés dans trois volumes centraux indépendants couverts et protégés, à partir desquels des coursives permettent l accès aux différents logements des niveaux 1 et 2. 37

38 Cette configuration permet d obtenir des logements traversants à double orientation sur des espaces intermédiaires et paysagers. Des balcons et des loggias en façade Sud-Est prolongent les espaces de vie et constituent les éléments architecturaux marquants des façades. Au centre de la résidence, un parc commun fait la liaison entre les logements collectifs et les logements individuels. Photos : Arthur Péquin Les 11 maisons individuelles (T4) sont implantées dans la partie Sud du terrain en limite d une zone pavillonnaire. L accès et le stationnement au Sud-Est garantissent la tranquillité de vie de l ensemble des logements. Les maisons disposent toutes d un jardin, d une terrasse ombragée et d un local vélo. Une toiture végétalisée au-dessus des séjours améliore la qualité environnementale de l ensemble tout en assurant une isolation intéressante des espaces intérieurs. Et détail qui compte : un conduit de cheminée est prévu pour l ensemble des logements individuels. 38 Le magazine d aquitanis numéro

39 plan d un logement collectif T3 Plan d un logement individuel T4 Les logements bénéficient d espaces extérieurs ou intérieurs complémentaires : > une coursive extérieure élargie qui sert de balcon, des celliers dans les appartements, > un dégagement dans les maisons permettant d installer un espace bureau, un cellier intérieur, des loggias avec un cellier extérieur Ces espaces en plus amènent un confort de vie supplémentaire et contribuent à la sensation d espaces. 39

40 SYSTème CONSTRUCTIF MODULAIRE à ossature Bois modules // qualité R&D acteurs locaux délais // sobriété 380 logements livrés, programmés ou en cours d études Un maître d ouvrage : aquitanis Un maître d œuvre chargé de développer le concept : Atelier Provisoire (Bordeaux) Un industriel : Egeris (Cenon - Gironde) Des équipes d architectes locales Un objectif : développer l utilisation du Pin des Landes Des logements en bois H&E (Habitat et Environnement), profil A, labellisés BBC Effinergie avec un coût de production de 1100 à 1300 euros/m 2 Le cahier des charges construit par l Atelier Provisoire avec le bureau d études d aquitanis a servi d outil de dialogue avec la société Egeris, industriel girondin spécialiste de la construction à ossature bois, avec laquelle aquitanis a signé un marché de quatre ans. Puis la «boîte à outils» a été remise à des équipes d architectes afin qu ils l adaptent à des contextes de sites variés pour produire leurs propres formes architecturales. Enjeux d aquitanis Aquitanis accompagne le projet de développement de l agglomération bordelaise et plus largement d autres bassins de vie en lien avec la dynamique de métropolisation du territoire, en visant le doublement de sa production de logements familiaux de Ce challenge quantitatif s entend avec la recherche et la mise en œuvre de concepts destinés à augmenter le nombre de chantiers sans rien céder, bien au contraire, à l exigence qualitative. Ainsi, est né sylvania qui s inscrit dans la droite ligne d une démarche amorcée par aquitanis, il y a quelques années déjà, d industrialisation d une partie de sa production neuve avec les maisons à bon de commande en production traditionnelle ou en bois. Avec ce système, il s agit de tirer profit des atouts de l industrialisation (coûts, performance, délais) en mode durable tout en évitant les écueils, d une part, de la standardisation qui créée l uniformité et, d autre part, de l expérimentation qui reste isolée. Et difficulté supplémentaire, appliquer le système au semi-collectif ou au collectif qu implique la nécessaire densification du tissu urbain. Aujourd hui, les chantiers se multiplient et les premiers projets de construction sont désormais livrés. La Recherche & Développement continue de porter ses fruits avec une déclinaison de sylvania pour des immeubles pouvant aller jusqu à R+5. L objectif posé de construire au moins 20% des logements réalisés chaque année en appliquant le système sylvania est en voie d être atteint. Le concept À l origine en 2009, sylvania est un projet de recherche «né de la rencontre fortuite d un maître d ouvrage et d une équipe de maîtrise d œuvre sur la question du logement industrialisé». Il s agissait alors de travailler sur le logement modulaire, préfabriqué, à ossature bois, adapté à des programmes d individuels groupés et de petits collectifs. L issue de l étude devait conduire à l élaboration de modules suffisamment simples pour être assemblés dans la plus grande diversité de combinaisons, suffisamment définis pour être chiffrés et préfabriqués par des entreprises et suffisamment plastiques pour évoluer avec les changements d usages, de normes, de réglementations. La modularité permet d apporter la souplesse nécessaire à la conception des logements, l évolutivité pour accompagner la vie familiale, la variabilité favorable à la diversité architecturale, l adaptabilité des constructions à des environnements urbains et géotechniques différents. Des assemblages ont été étudiés pour constituer les typologies du T2 au T5 en présentant différents agencements envisageables notamment au regard de l orientation donnée par les espaces publics. Les projets concernés par le système sylvania vont de la maison jumelée au groupe d habitations d une vingtaine de logements, sans jamais dépasser la hauteur de 2 niveaux sur rez-de-chaussée. 40 Le magazine d aquitanis numéro

41 Photos : Alban Gilbert photographe industrialisation // construction bois // évolutivité // adaptabilité coûts maîtrisés // performances environnementales Blanquefort Le Tiscot 2 - architectes : Atelier Bulle - 16 logements Ambarès-et-Lagrave Démarrage chantier : mai Livraison prévisionnelle : septembre 2014 Quartet - architectes : Aldebert & Verdier - 24 logements Démarrage chantier : mai 2013 Livraison prévisionnelle : novembre 2014 Le Taillan-Médoc SA IN TE -EU LA LIE Maou Ha - architectes : MCVD - 33 logements Programme mixte comportant des logements sociaux et 17 logements à l attention de familles issues de la communauté des gens du voyage. Actuellement en projet. Livraison prévisionnelle : 2016 Saint-Médard-en-Jalles Chemin de Bos - architectes : Poly Rythmic - 20 logements Programme mixte comportant 10 logements sociaux et 10 logements adaptés à des familles issues de la communauté des gens du voyage. Actuellement en projet. Livraison prévisionnelle : 2015 Garderat 2 - architectes : Guiraud & Gault - 10 logements Démarrage chantier : mars 2013 Livraison prévisionnelle : mai 2014 Sabalette - architectes : Gayet-Roger architectes, collectif PepitoMiCorazon - 14 logements cf. pages suivantes Villas d Issac 2 - architectes : Aldebert & Verdier - 22 logements Démarrage travaux : février Livraison prévisionnelle : juin 2015 Eysines Sainte-Eulalie Bouliac Bordeaux Caudéran Belle Etoile - architectes : Guiraud & Gault - 20 logements Démarrage chantier : septembre 2014 Livraison prévisionnelle : novembre 2015 Léon Blum - architectes : ADH (Doazan & Hirschberger) - 37 logements Démarrage chantier : septembre Livraison prévisionnelle : juillet 2015 Saint Amand-2-20 logements Actuellement en projet - Livraison prévisionnelle : 2016 Villenave-d Ornon Sylvaneo - architectes : Atelier Provisoire - 25 logements cf. pages suivantes Bassin d Arcachon Andernos-les-Bains Matoukat - 43 logements - Actuellement en projet. Livraison : 2016 Audenge Bezian - 40 logements - Architectes : Artotec SESARL Actuellement en projet - Livraison : 2016 La Teste-de-Buch Gaston de Foix 2-20 logements Architectes : Atelier d Architecture Baobab Actuellement en projet - Livraison :

42 sabalette Sainte-Eulalie Cette opération labellisée BBC (Bâtiment basse consommation) constitue la première application du système constructif modulaire à ossature bois sylvania développé par aquitanis. Avec ses 14 logements, Sabalette représente la première d une infinité de combinaisons. Sabalette est destiné à reloger une partie des habitants de la Cité des Ruaults, copropriété privée dont la dégradation et les dysfonctionnements sociaux ont nécessité un renouvellement urbain atypique avec une démolition totale des 5 bâtiments et un relogement de tous les habitants. Gayet-Roger Gayet-Roger architectes (Collectif PepitoMiCorazon) Bordeaux Clémentine Roger et Aldric Gayet travaillent dans diverses agences parisiennes avant de créer en 2008 leur propre structure. Ils s appliquent à développer une architecture raisonnée, contextuelle, guidée par l économie de moyens et la recherche d une grande générosité spatiale. Ils créent en 2010 le collectif PEPITOMICORAZON avec trois autres architectes avec qui ils développent une réflexion plus large à toutes les échelles du territoire et de l architecture. Maître d œuvre : Gayet-Roger architectes (Collectif PepitoMiCorazon) Maître d ouvrage : aquitanis Gestion : aquitanis agence Hauts de Garonne 8 logements individuels (3 T3 et 5 T4) et 6 logements semicollectifs (5 T2 et 1 T3) (PLUS-CD & PLAI SHON (Surface hors d œuvre nette) : m² Livraison : octobre 2013 Le site Rue Laufach et rue Georges Brassens La parcelle se situe au Sud-Ouest du centre bourg de Sainte Eulalie, bordée au Nord par un pôle de la petite enfance et à proximité de l ancienne Cité des Ruaults qui sera remplacée par des espaces de promenade et de jeu et un cinéma. Le contexte environnant est un tissu pavillonnaire bas et proche d une zone très arborée. Qualité architecturale Le projet s inscrit pleinement dans son contexte urbain avec une volumétrie compacte R+1 et une organisation en trois lanières orientées Nord/Sud, deux bandes de maisons individuelles et une bande semi collective au centre. Le stationnement paysager est positionné en périphérie de la parcelle sur une emprise publique afin de rendre le site entièrement piéton. Trois sentes piétonnes et paysagées, inaccessibles aux voitures, sont installées entre les bandes de logements qu elles distribuent par le Nord. Les volumes des bâtiments sont relativement simples et animés par des éléments rapportés tels que les auvents, les pergolas et les abris de jardins. Les variations de typologies permettent de jouer avec la ligne des toits organisée en sheds (toiture en dents de scie typique des ateliers industriels du 19ème siècle) et sous laquelle s identifie chaque logement. Cette conception bioclimatique est destinée à privilégier les performances passives du bâti à des équipements techniques dont les coûts d entretien ne sont pas toujours compatibles avec les revenus faibles des habitants. Etant située en périmètre ANRU, cette opération a été la première de la programmation d aquitanis à expérimenter les nouvelles exigences de la RT Qualité d usage Les plans des logements déclinent les invariants de valeur d usage établis par le système modulaire sylvania : des espaces dédiés à des fonctionnalités précises, des prolongements extérieurs, des percements de façades sources de confort visuel (qualité des vues), mais préservant l intimité des occupants Les logements individuels sont de petites «maisons» mitoyennes et traversantes dont les séjours sont largement ouverts au Sud sur des jardins privatifs. Une terrasse couverte par une pergola crée un espace intermédiaire entre la maison et le jardin. La pergola permettra d ombrager la terrasse et le séjour en été tout conservant l apport solaire d hiver. Les abris de jardin servent d espaces tampons entre chaque terrasse. Les pièces humides et les cuisines sont regroupées au Nord et les chambres à l étage. Le petit collectif se distingue par sa distribution. Deux escaliers ouverts sont accessibles depuis la sente commune. Le premier distribue deux appartements en R+1 et abrite sous son palier un local à vélo. Le second escalier est individualisé et accessible depuis un petit jardin. Les T2 en RDC profitent d une terrasse, d une pergola et d un abri de jardin. 42 Le magazine d aquitanis numéro

43 Villenave-d Ornon sylvaneo Le site Rue François Douat Le projet Sylvaneo s insère dans le lotissement de Terrefort, lui-même entouré de lotissements antérieurs, et bordé par une autoroute. C est un lieu marqué par cette contrainte forte qu est cette voie rapide, marqué également par la présence plus douce d une multitude d habitats entourés de leurs jardins. Les plus anciens sont des maisons aux toits de tuiles, datant des années 1970, les plus récents sont des maisons mitoyennes, ou des immeubles plus hauts, plus massifs qui introduisent une échelle différente, celle de la résidence. Qualité architecturale T4 en duplex - Logements individuels Surface habitable : 73,5m2 Surface extérieure : balcon : 10,8m2 Le projet se saisit de certaines des caractéristiques du lieu pour s y accorder. Il est composé de 4 plots de formes différentes comprenant de 4 à 7 logements. Chaque plot adopte une position propre qui le préserve de la vue des maisons à proximité, de l immeuble voisin, de la voie de desserte, ou de l autoroute. Chaque plot s inscrit dans la parcelle de manière à libérer un espace central planté de chênes. Cet espace est offert à tous les habitants, l ensemble des chemins d accès le croisent et le rencontrent. Il remet le jardin au cœur de la vie collective. Maître d œuvre : Atelier Provisoire Maître d ouvrage : aquitanis Gestion : aquitanis agence de Talence 25 logements collectifs T4 SHON (Surface hors d œuvre nette) : m² Livraison : février 2014 NIVEAU INFÉRIEUR Qualité d usage L enveloppe en bardage bois «pin des Landes, brut de sciage» assume un engagement en faveur de l environnement, par un recours significatif aux matériaux renouvelables. N NIVEAU SUPÉRIEUR La qualité d usage d un logement commence par la façon d y arriver, de parcourir les mètres qui séparent le véhicule de la porte d entrée et c est l espace des chênes qui accompagne ce trajet. Chaque plot est en effet desservi par 4 cages d escalier distinctes rassemblées autour de l espace des chênes. Chaque palier est un espace ouvert et abrité qui distribue 2 logements ; le palier pouvant devenir un espace extérieur partageable (rangement ). Les espaces à vivre, séjour ou chambres, des logements issus du processus de conception sylvania, sont amples. Chaque séjour ouvre sur une terrasse couverte, une «pièce extérieure» qui prolonge l espace de vie. Cette pièce de transition entre dehors et dedans amplifie la taille du logement, elle démultiplie les usages domestiques, donne aux habitants d autres espaces, plus d espaces à investir. 43

44 évolutivité // modularité // variation // singularité 2 ème génération R+5 Baobab Andrian Blanquefort Concours «îlots » de la Fab LE PATRIMOINE VEGETAL CONNEXION AU TRANSPORT partage // mutualisation convivialité // économie mode de vie > à l ouest 27 logements collectifs R+4+attique double Aq prim 10 logements semi-collectifs sylvania R+2 aquitanis LE PATRIMOINE VEGETAL CONNEXION AU TRANSPORT PROXIMITE COMMERCES future ligne de tram CONNECTION AU TRANSPORT ANALYSE : POTENTIELS Le site L îlot Andrian est situé entre l axe de la voie ferrée (futur train-tram du Médoc) et un des axes majeurs Nord/Sud de la commune. Il sera desservi par deux stations du futur tramway (Gare et Frankton). Il s inscrit dans un tissu à dominante pavillonnaire avec un cœur d îlot préservé et un patrimoine végétal bien présent. CONNEXION AU TRANSPORT L option défendue par le projet a été de proposer une séquence de 3 lieux dans la pente avec une dominante urbaine à l ouest, intime au centre et communautaire à l est, reposant sur une diversité d opérateurs (aquitanis, axanis coopérative immobilière filiale aquitanis, Aq prim Aquitaine promoteur immobilier), une mixité programmatique (logement locatif social, accession libre, accession abordable, accession sociale), une variété architecturale (Atelier Provisoire, CoBe Architectes Urbanistes, Paysagistes). > au centre 4 plots de 9 logements R+2 Aq prim Enjeux d aquitanis Le concept sylvania est décliné dans l ensemble du projet avec la pièce comme unité. Les logements sont conçus selon une variation d assemblages de pièces du dedans avec une pièce du dehors, guidés par la typologie souhaitée, le confort d usage et la forme architecturale. Ce projet a permis de pousser encore plus loin les potentialités du procédé constructif sylvania en proposant une grande évolutivité des logements dès la conception des modules à un coût de construction maîtrisé. Cela se traduit en jouant sur la création de cloisons et la transformation de la fonction de certaines pièces pour passer par exemple, de deux T4 à deux T1 et deux T2 sans attendre le départ simultané des locataires des deux appartements voisins. La modularité s entend quant à elle au sein même d un logement par la possibilité de comblement du vide sur séjour dans les appartements duplex pour gagner de une à deux chambres mais surtout par la possibilité de créer au sein d un T4, un T3 avec un studio indépendant pour parent âgé ou jeune adulte, ou nouvelle activité professionnelle. CONNEXION COEUR D'ILOT AU PRESERVE TRANSPORT NTIELS 8 PROXIMITE COMMERCES Nota : ce projet n a pas été retenu dans le cadre de l appel à projets des logements de la Fabrique métropolitaine de La Cub. 44 Le magazine d aquitanis numéro PROXIMITE COMMERCES Cette flexibilité qui se double d une réversibilité permet une meilleure prise en compte des habitants dans le temps en s adaptant aux nouveaux besoins et envies d habiter l espace aujourd hui et demain. Avec ce projet, aquitanis s est lancé dans la transposition du concept, jusqu alors applicable au R+2, au R+5+attique, voire plus et cela dans le cadre de l appel à projet national «Baobab» sur les immeubles de grande hauteur en filière bois. Cette mise en œuvre de la R&D menée par aquitanis et ses partenaires participe du développement de l industrie et de l ingénierie aquitaines pour l usage du matériau bois et des bio-sourcés.

45 Floirac Villenave-d Ornon > à l est 8 maisons duplex R+1 axanis 13 logements semi-collectifs R+2 axanis 27 logements collectifs R+5+attique aquitanis Le premier «assemblage» de la résidence Rosa Parks à voir le jour : une combinaison de plusieurs modules qui propose un T3 en rez-de-chaussée et un T4 en duplex «posé» au-dessus. Les modules pré-fabriqués sont livrés entièrement équipés. Réseaux d électricité et d eau, cloisons, sanitaires, fenêtres et revêtements de sols sont ainsi posés lors de leur assemblage en usine. Évolutivité 2 T4 > 2 T2 + 2T1 T4 en duplex Modularité T4 > 1 T3 + 1T1 Surface habitable : 73,5m 2 Surface extérieure : balcon : 10,8m 2 Développé dans le cadre d un marché de conception-réalisation, le projet-pilote Rosa Parks est une expérimentation qui s inscrit dans la droite ligne d une démarche d industrialisation mise en place par aquitanis pour une partie de sa production neuve. Rosa Parks tente de répondre à la quadrature du cercle, à savoir, développer un système constructif capable de concilier maîtrise des coûts en BBC, production en volume, qualité urbaine et architecturale non-répétitive, modularité et adaptabilité à différents sites. Les premiers modules à ossature bois préfabriqués du projetpilote Rosa Parks ont été assemblés en novembre 2013 dans le secteur de Floirac-Libération. Ils ont été posés sur le site au moyen d une grue à raison de trois modules pour chaque appartement : un module «technique» (entrée et pièces humides), un module «séjour» et un module «chambre». Les modules suivants sont arrivés sur le site tous les deux ou trois jours. Maître d œuvre : Tetrarc agence d architecture (Nantes) Maître d ouvrage : aquitanis Entreprise de construction : Boalia Livraison prévisionnelle : 3 e trimestre logements sociaux et 7 logements en accession sociale (commercialisés par axanis, filiale d aquitanis) 45

46 densité // combinaison d écritures architecturales // mixité générationnelle et sociale Bordeaux Grand Parc vues // espaces extérieurs hauteur // lumière // végétalisation // couleurs Un projet mixte ambitieux adapté aux usages très différents de personnes âgées dépendantes voire en perte de repères et de familles avec ou sans enfant avec la superposition de deux programmes aux écritures architecturales bien différenciées. Le choix d un «hameau surélevé» amène une réponse originale à la question de la densité. Maîtres d œuvre : Agence Teisseire & Touton (Cielo) // François Gauthier (EHPAD les Doyennés) Maître d ouvrage : aquitanis Gestion : aquitanis - agence Grand Parc (logements sociaux) // Association Les Doyennés (EHPAD) Construction de 20 logements locatifs collectifs et 9 logements locatifs individuels 4 T2, 17 T3 et 8 T4 et d un établissement d hébergement pour personnes âgées dépendantes (98 places et accueil de jour). Certification H&E niveau THPE pour les 29 logements SHON (Surface hors œuvre nette) : m 2 Livraison : février 2013 Bordeaux Grand Parc Agence Teisseire & Touton Bordeaux Après des études d architecture achevées à l école de Paris-La Villette et une collaboration de quatre années au sein des agences parisiennes d Andrée Putman et de Fernando Montès, ils ont choisi en 1989 de créer à Bordeaux leur société d architecture. Depuis cette date, de nombreuses études et réalisations leur ont permis de développer un savoir-faire qui trouve son application dans des projets relevant de domaines d activités très divers : activité, habitat, sanitaire-social, culture, sport, équipement, chais, enseignement. FGAD François Gauthier Bordeaux / Paris François Gauthier et FGAD, son agence, portent une expérience reconnue en architecture, urbanisme, ingénierie de projets et stratégie opérationnelle, de la conception à la réalisation. Ils ont réalisé notamment près de lits en milieu hospitalier et mis au point une conception de résidence pour personnes désorientées (Alzheimer) dont il prend en charge le montage administratif et l architecture avec un grand groupe depuis Teisseire & Touton 2014 Google DigitalGlobe Rue des Généraux Duché Situé sur le quartier du Grand Parc à l intérieur des boulevards de première ceinture de l agglomération bordelaise, le projet occupe un terrain appartenant déjà à aquitanis au cœur d un vaste ensemble immobilier à caractère social dans lequel l Oph est très présent. Le Grand Parc vieillissant est en phase de régénération avec des projets de réhabilitation d envergure mais aussi des constructions nouvelles pour densifier un quartier particulièrement bien desservi, proche du centre centre-ville et bénéficiant de la présence sur place de commerces et de services. Le voisinage direct de la résidence Condorcet en bordure de parcelle nécessitait une vigilance accrue quant à l intégration au tissu urbain environnant. Le choix d écritures architecturales fragmentées et du traitement paysager devant la façade Nord-Est résultent de cette volonté de diminuer l impact visuel des riverains. Image de synthèse du programme : à droite, la résidence Condorcet Le projet traduit la volonté de densifier une parcelle en développant sur le quartier du Grand Parc, secteur déficitaire en la matière, une offre de logements destinée à des personnes âgées dépendantes - dont certaines atteintes de la maladie d Alzheimer - tout en proposant des logements locatifs intermédiaires à des familles. Cette mixité générationnelle et sociale devait cependant s entendre dans la proximité et le respect de qualité de vie de chacun. L option de la combinaison de deux programmes : un EHPAD, les Doyennés, qui occupe deux niveaux sur rezde-chaussée et des logements collectifs ou individuels, Cielo, qui s élèvent sur les deux niveaux suivants, permet d atteindre de manière inédite ces objectifs. 46 Le magazine d aquitanis numéro

47 CiElo Les Doyennés Le volume de l EHPAD est découpé aux angles de loggias composées aléatoirement qui ouvrent les vues sur des murs intérieurs très colorés. Les parties principales de façades uniformes sont rythmées avec simplicité par les fenêtres très régulières des chambres. EHPAD Les Doyennés L antériorité de conception, la taille et la complexité de fonctionnement de l EHPAD lui donnent la priorité dans l implantation générale à laquelle l opération de logements a du s adapter. Le bâtiment se définit comme un parallélépipède sur lequel se greffent quatre lanières perpendiculaires implantées en peigne. Deux «failles vertes» orientées au Sud-Ouest et animées par des murs de lierre et des arbustes de haute taille découpent le volume ouvert de deux patios amplifiés par des jardins suspendus sur lesquels donnent les locaux de vie commune. Elles se poursuivent par des terrasses végétalisées sur le toit de l EHPAD qui constituent le «rez haut» de la partie logements locatifs. Un mur végétal cache à la vue de la rue les portes de service et les activités de livraison et de chargement. Le rez-de-chaussée de l aile Nord-Est est dédié aux résidents atteints de la maladie d Alzheimer. Cette unité autonome communique directement avec un jardin extérieur et un parcours thérapeutique qui leur est consacré. L organisation du bâtiment et la relation des espaces intérieurs-extérieurs sont strictement coordonnées par le vécu quotidien du personnel et des résidents. Ainsi par exemple, les chambres possèdent des fenêtres à appui bas afin de favoriser la vue vers l extérieur pour les personnes restant assises, des écailles de métal protègent de l ensoleillement direct inconfortable pour les personnes âgées, les espaces de vie sont conçus dans un esprit hôtelier éloigné d une ambiance hospitalière avec un design contemporain et chaleureux. Les résidents se répartissent en unités de vie de 14 lits, à raison de 3 par niveaux possédant chacune une salle à manger commune et des services de soins spécifiques ainsi que des locaux de services. Les unités d un même étage ont chacune un traitement spécifique pour permettre aux résidents d identifier et de mémoriser aisément leur espace de vie. De plus, la conception des lieux anticipe l évolution des besoins des prochaines décennies en matière d accueil d un plus grand nombre de résidents désorientés avec une unité qui peut être reconvertie facilement en service Alzheimer avec des espaces extérieurs sécurisés. Le rez-de-chaussée regroupe quant à lui tous les services collectifs centralisés : administration, restauration, accueil, cuisine, salons, coiffeur, soin de la personne (balnéothérapie, kinésithérapie ). 47

48 CiElo - logements Agence Teisseire & Touton Agence Teisseire & Touton Sur la vaste toiture végétalisée de l EHPAD, le projet met en place quatre «lanières» bâties, perpendiculaires à la résidence Condorcet voisine, reprenant l implantation en peigne de l EHPAD. L écriture contemporaine de Cielo emprunte à l aspect de la maison individuelle et y associe les caractéristiques de l habitat alentour : logements collectifs, immeubles de grandes hauteurs, vues dégagées sur l horizon urbain Le programme assure ainsi sa cohérence propre, accompagnant pour l essentiel la géométrie du projet antérieur afin de garantir l harmonie nécessaire et suffisante du tout. Tous les logements sont rassemblés en un hameau surélevé où chaque résident rejoint son logement en empruntant des dessertes à l air libre, alternance de dalles de béton et de bois, ponctuées de placettes jardinées et tout au long desquelles les arbustes et les massifs fleuris agrémentent les parcours et filtrent les vues. Les voisins de la résidence se voient offrir ainsi des perspectives pittoresques sur des jardins suspendus. Les habitants disposent d une entrée indépendante sur la façade Nord-Est de l EHPAD qui dessert par ascenseur et escaliers les logements des niveaux supérieurs et permet l accès direct aux places de stationnement en sous-sol. Les lanières qui accueillent les logements sont elles-mêmes articulées, fragmentées en autant d appartements : > les logements individuels des T3 et des T4 tous en duplex sont répartis dans les lanières extérieures du projet et sont directement accessibles par les promenades en R+3, > les logements collectifs se situent au-dessus du corps central de l EHPAD. Au R+3, leur accès se fait par les promenades paysagées et au R+4, par un dispositif de passerelles laissant la lumière naturelle circuler. Les constructions sont disposées de manière à profiter des meilleurs ensoleillements des espaces extérieurs. Chaque logement bénéficie d un très généreux espace extérieur privé, tantôt posé sur le jardin suspendu et enclos, tantôt lancé en porte-àfaux en prolongement du séjour, mais toujours protégé des regards extérieurs par des gardecorps en lames de bois massif de hauteurs et de resserrements variables. Ces terrasses constituent d amples loggias colorées nichées sous les avanttoits des logements individuels ou en duplex et offrent à tous des vues spectaculaires sur le quartier. Le large linéaire de façade permet à chaque logement de tirer avantage d un éclairage et d une ventilation naturelle de la plupart des pièces des logements. Agence Teisseire & Touton 48 Le magazine d aquitanis numéro

49 Les lignes brisées des toitures végétalisées réunissent tous les logements et donnent au projet son allure singulière qui rappelle les silhouettes des maisons individuelles. Cielo évoque un véritable petit village dans le ciel comme dans l univers des dessins animés d Hayao Miyazaki. T4 duplex N Surface habitable : 93,2m 2 Loggia : 15,80m 2 Les duplex et les loggias double-hauteur se succèdent en alternance pour chaque lanière accueillant les logements individuels. Agence Teisseire & Touton L organisation des logements dissocie, dans la grande majorité des cas, la partie nuit de la partie jour. Une attention particulière est portée à l organisation des espaces de vie commune avec une séquence cuisine/coin repas/salon qui se déroule dans une suite fluide d espaces continus. 49

50 réhabilitation // densité // processus industriel site habité // extension // performance énergétique Génération d Habitat Innovant Bordeaux GRAND PARC vues // espace // lumière sobriété // confort transparence Le projet de réhabilitation des résidences Gounod, Haendel et Ingres (GHI) représente le chantier le plus ambitieux jamais mené dans l agglomération bordelaise tant par le nombre de logements concernés, 530, que par le défi que représente l adjonction en site habité de 25 à 30m 2 supplémentaires par logement. Cette opération hors-norme permet de tirer parti du potentiel de transformation des immeubles pour proposer de très beaux logements avec jardin d hiver et balcon, lumineux, confortables et énergétiquement performants. Maîtres d œuvre : Lacaton & Vassal architectes associés à Frédéric Druot et à Christophe Hutin Maître d ouvrage : aquitanis Gestion : aquitanis agence Grand Parc 3 barres/15 étages 530 logements 12 mois d étude, 20 à 30 mois de travaux investis par logement. Livraison prévisionnelle : 2016 Bordeaux Grand Parc Lacaton & Vassal Architectes (Paris) associés à Frédéric Druot (Paris) et Christophe Hutin (Bordeaux) Depuis plus de 20 ans, Anne Lacaton et Jean-Philippe Vassal défendent l idée d une architecture exigeante, attentive et généreuse. Leur première réalisation, la Maison Latapie à Floirac, porte déjà en elle tout l ADN de leurs projets. Ils ont été récompensés en 2008 par le prestigieux Grand prix national de l Architecture. Ces dernières années, ils sont revenus avec différents projets dans la ville qui les a vu débuter. Ils se sont associés pour le projet G.H.I. avec Frédéric Druot et Christophe Hutin, qui défendent à travers leurs réalisations les mêmes valeurs. Le projet G.H.I. se situe dans la continuité de réalisations sur d autres sites : Bois Le Prêtre à Paris (Equerre d Argent 2011) avec l OPH Paris Habitat et Plein Ciel à Saint- Nazaire avec l OPH Silène. Rodolphe Escher Enjeux d'aquitanis Une démarche volontariste de revitalisation du quartier du Grand Parc s amorce depuis quelques années, avec la volonté d améliorer l intégration du quartier à la ville en s appuyant sur la structure verte et la base d équipements de la cité, de diversifier et densifier son peuplement, de recomposer son bâti Aquitanis, en tant que principal bailleur du quartier, s engage dans ce renouveau à plusieurs niveaux. La requalification de l ensemble du patrimoine existant représente l un des axes majeurs de cette implication avec la réhabilitation hors-norme des résidences Gounod, Haendel et Ingres (GHI) et à l horizon 2017, des 1770 autres logements d aquitanis sur le quartier. Les bâtiments GHI datant des années 1970 regroupent 530 logements et étaient promis à la démolition. Mais deux facteurs ont conforté un changement de point de vue : le Plan local d urbanisme interdit de construire à de telles hauteurs aujourd hui ; l Unesco souhaite que l on ne touche pas à l organisation structurelle de la cité du Grand Parc qui entre dans le périmètre classé Patrimoine mondial. Il s agissait alors d imaginer comment mener une transformation destinée à offrir une deuxième vie à ces logements qui bénéficient d une situation enviable et de belles vues urbaines irremplaçables. Et pour voir encore plus loin, de grands appartements vitrés seront construits sur les toits dans l esprit des Case Study Houses de Charles Eames, Eero Saarinen ou de Pierre Koenig. En ne faisant pas du passé table rase, aquitanis fait un choix qui se place dans le sillon de l urbanité à l origine de la cité du Grand Parc et réinterroge les jugements portés sur les grands ensembles. Le site Rue des Frères Portmann / Place de l Europe Les 3 bâtiments se situent à l une des entrées du quartier desservie par le tramway. La mission d étude urbaine pilotée par la Ville de Bordeaux en partenariat avec La Cub doit amener au développement de la vitalité du quartier (commerces, services, loisirs ), au traitement de la qualité paysagère, du stationnement, de la circulation. Dans ce cadre, cette entrée de quartier va être réorganisée de manière à mieux connecter le Grand Parc à son environnement. Le petit centre commercial voisin sera rénové avec des commerces en rez-de-chaussée et 70 logements à l étage Google DigitalGlobe N 50 Le magazine d aquitanis numéro

51 Détail des façades Sud après travaux le site actuel Gounod, Haendel, Ingres tels sont les noms des immeubles du programme. Les débaptiser? Difficile quand les habitudes sont là Aussi, pour marquer le changement dans la continuité le projet a été baptisé G.H.I. comme Génération d Habitat Innovant! le logement témoin 51

52 Balcon Jardin d hiver Une technique industrielle au service de la qualité d usage Le projet propose de doter chaque logement de 25 à 30 m 2 supplémentaires (en moyenne) par adjonction de jardins d hiver et de balcons, le tout équivalent à 3m80 de profondeur. Ces extensions sont réalisées sur les façades orientées Sud pour les logements traversants des barres H et I, sur les deux façades pour le bâtiment G. Et clin d œil à l histoire du Grand Parc, le chantier remet au goût du jour le chemin de grue destiné à monter en logique industrielle ces structures extérieures préfabriquées et greffées sur 15 étages! Extension en façade en module : + 30m 2 Après quelques jours d intervention à l échelle d un appartement, le logement propose d être à l extérieur tout en étant chez soi, d inventer l usage d un espace en plus. Viennent s ajouter les économies de charges générées par une performance énergétique globale, les améliorations dues aux travaux additionnels de rénovation dans les logements, aux espaces communs repensés Modification optionnelle des équipements de la salle de bains Réhabilitation en site occupé Jardin d hiver + balcon Isolation par l extérieur façade Nord Isolation : nouvelles baies vitrées + rideaux isolants + cloison polycarbonate Nouveaux ascenseurs extérieurs Nouveaux halls et cages d escaliers Christophe Hutin architecture Avant / Après 52 Le magazine d aquitanis numéro

53 Plus de + + de lumière grâce à de larges ouvertures, à l installation de baies vitrées et l utilisation de matériaux translucides + de confort avec la réfection de l électricité, la fermeture des séchoirs, le changement des portes palières (optionnel) et des fenêtres + fonctionnel avec la mise en place de 2 ascenseurs desservant tous les étages, l aménagement des celliers et des locaux dédiés aux poussettes et aux vélos et la restructuration des caves + d espace une augmentation de la surface de tous les logements de 25m 2 au minimum + de vue au travers de larges baies panoramiques et des balcons + d économies grâce à une nouvelle isolation thermique qui permettra de réduire sa facture d énergie + éco responsable avec la mise en place du tri sélectif + résidentiel avec la création de nouveaux espaces verts paysagers et la rénovation des halls d entrée L un des défis de cette métamorphose consiste à être réalisée en site occupé avec des locataires qui demeurent chez eux pendant les travaux! Information, concertation, prévention des nuisances sont plus que jamais incontournables ; le «prototype» à l échelle 1, véritable appartement du projet, participe de cette volonté d être au plus proche des habitants. Pour limiter les désagréments liés au chantier (bruit, vibrations, poussières), aquitanis et l ensemble des entreprises mettent en œuvre un ensemble de dispositifs et de règles strictes : un appartement-relais dans lequel chacun pourra venir passer quelques heures au calme est mis à disposition des habitants, les entreprises s engagent à respecter les horaires de chantier (8h/17h) afin de garantir des soirées et des week-ends calmes aux habitants, lors des étapes d élargissement des ouvertures, le chantier sera isolé de l appartement par un dispositif d écrans anti-poussières et du matériel équipé de systèmes de collecte sera utilisé. 53

54 Entretien croisé Bernard Blanc Directeur Général d aquitanis Michel Jacques Directeur artistique arc en rêve centre d architecture Bordeaux Delphine Costedoat Historienne et critique d architecture Bernard Blanc Nous vous avons proposé cet entretien croisé en lien avec le dernier numéro d Urbanité, qui porte sur les questions de l usage. Notre désir est de montrer, à travers l étude de réalisations livrées depuis peu ou en cours, la part que nous prenons, en tant que bailleur social, dans l approfondissement de cette question. On sait bien que nous sommes les héritiers d une période : celle des grands ensembles, durant laquelle l appréhension du sujet des usages, dans le rapport maîtrise d œuvre/maîtrise d ouvrage, n était pas tout à fait la même qu aujourd hui. En guise d introduction, et parce que nous sommes porteurs de toute cette histoire, je reprendrai quelques éléments pour partir d une vue d ensemble. Nous connaissons tous par cœur, en 1959, la phrase de Marcel Lods, écrivant que «le rôle des architectes est d apprendre aux gens à habiter», et concluant en disant «qu ils ne savent pas faire». Il faut bien sûr la remettre dans le contexte. Il revient sur le désir très français de disposer d une petite maison, et ajoute qu il faut apprendre aux habitants à venir habiter dans du collectif. Je reprendrai un autre élément : celui du travail mené par Paul-Henry Chombart de Lauwe qui, également en 1959, dans une série d entretiens qu il a intitulés ensuite Familles et habitation, explique qu il s agit de suivre le travail des architectes de façon à concevoir des habitations réellement adaptées aux familles, au lieu de chercher vainement à adapter des familles à des logements conçus sans elles. C est l émergence avec Chombart de ce qu on a appelé la sociologie urbaine. En 1954, toujours dans le même paysage, Pierre Sonrel, dans la contribution qu il produit pour un ouvrage collectif qui s appelle La Cellule d habitation, parle du «logis exact», qui est pour lui celui qui apporte le confort à la famille, et non pas celui qui est pensé très exactement, à priori, par l architecte (à l image de Le Corbusier). Ensuite, nous avons tous en tête ce que Lucien Kroll disait sur le fait que «l habitation est une action et non un objet» : on commence là à voir émerger la préoccupation d impliquer au mieux l habitant dans la définition de son projet et d aboutir à ce qu il y ait une co-production des usages à venir. Je terminerai cette brève introduction avec l autre posture, définitive, de Patrick Bouchain en 2007 dans Construire autrement, où il écrit qu on ne peut même pas penser réhabiliter un lieu sans que le projet soit conçu intégralement avec les personnes en place. L usage, là, est vraiment au plus près de ce qu il faut faire en terme de réhabilitation (cf le travail qu il a mené à Lille, notamment). Nous sommes donc face à un mouvement qui met au premier plan cette préoccupation d impliquer aujourd hui les personnes, les habitants. Je trouvais également intéressant, par rapport à notre échange sur la question des usages, l élargissement que fait Alexandre Chemetoff dans la première étude qu il a menée sur les logements, et où il écrit : «Nous avons compris en étudiant la manière d habiter à Eysines que les typologies particulières étaient liées aux modes de vie des cultivateurs qui allaient d un cabanon sur leur exploitation dans les jalles à un atelier dans le village, puis à leur maison à proximité de ce dernier. Ainsi se dessine une topologie de l habitat qui est une source d inspiration pour penser la manière de répartir les différents lieux d un habitat actuel dans lequel on peut avoir une petite villégiature ou une cabane dans un jardin, séparée de la maison, un atelier où on peut garer sa voiture et travailler, et la maison qui regroupe les fonctions du logement. Ainsi on peut aller passer le dimanche en famille au cabanon, faire de la peinture dans son atelier, et se reposer dans sa maison». Cela nous interpelle dans la mesure où il met l accent sur le fait que la question des usages n est pas centrée que sur le logement, qu il y a des formes d habiter qui peuvent aller au-delà de la forme traditionnelle qui est celle de notre production. Concernant aquitanis, nous l avons élargie un peu car nous sommes attentifs aux espaces extérieurs, mais on voit là un cas ultime, ou très abouti : habiter sur ma commune, c est passer d un espace à un autre espace de vie, c est habiter à la fois différents lieux. Est-ce que nous pouvons prendre cela en compte? 54 Le magazine d aquitanis numéro

55 Michel Jacques Si je peux me permettre, je me réfèrerai ici à L Avènement du Monde de Michel Lussault qui, comme vous le savez, est géographe, et aussi président d arc en rêve centre d architecture Bordeaux. Je l ai écouté récemment au cours d un entretien qu il donnait sur France Culture, et dans lequel il abordait justement cette notion d habiter. Aujourd hui, selon lui, nous devons considérer qu habiter dépasse le cadre strict du logement. Habiter est aussi une manière de se déplacer, des relations à une ville, à un quartier, à la proximité Plus largement, c est aussi une façon d habiter le monde, car Michel Lussault considère qu on ne peut pas aujourd hui dissocier tous ces éléments, et qu effectivement nous n habitons pas une ville, mais nous habitons un monde, un monde qui tend à s urbaniser globalement. Cela nous conduit à repenser, à reconsidérer chacun, ensemble, notre manière d habiter et les espaces dans lesquels nous vivons. Cette invitation à réfléchir sur cette question s adresse à tous, et particulièrement à tous les professionnels de l habiter avec en premier lieu les architectes dont je suis, parce que je crois que nous sommes aujourd hui à un tournant. Évidemment, il existe des architectes précurseurs, comme Lucien Kroll, comme Patrick Bouchain, Anne Lacaton & Jean-Philippe Vassal Nous pourrions en citer bien d autres, peut-être moins connus Mais il s agit quand même d une minorité. Nous sommes à un moment important dans l histoire de la production du logement, qui implique une remise en question complète Non pas que les architectes doivent renoncer à avoir un rôle, au contraire, mais celui-ci n est peutêtre plus tout à fait le même. Il s agit aussi peut-être de rompre avec une sorte d idéologie liée à une forme d esthétique qui est dépassée, même si elle a eu une valeur un temps donné Delphine Costedoat C est faire passer l aspect formel après, peut-être, ou légèrement après les préoccupations dont tu parles? Ou en tout cas le mettre sur un plan d égalité avec le reste? C est-à-dire qu à ce moment-là, on ne travaille plus sur l objet, on travaille sur un tout beaucoup plus vaste, et on embrasse tout systématiquement. Et on ne dit pas c est un bel objet, je fais un bel objet, on dit : je travaille avec la ville. a l habitude de se dire : un WC ou un lieu d aisance, pour l usage que j en ai, autant que je sois tranquille et au chaud, et il peut être aveugle et éclairé artificiellement, mais Tanizaki dit non, il écrit sept ou huit pages où il exprime les sensations qu il éprouve à aller dans un lieu d aisance qui possède les attributs qu il mentionne. MJ Je souris parce que, durant mes études, j ai habité à Bordeaux dans différents appartements, et curieusement, à chaque fois, les toilettes étaient à l extérieur, sur des paliers d escalier, avec des points de vue incroyables sur Bordeaux. C était il n y a pas si longtemps, et grâce à cela les loyers n étaient pas très chers. En réalité cela ne m a jamais posé de problème, et au contraire, ça m a procuré parfois du plaisir, même en plein hiver. Un autre exemple assez récent : je viens de faire un petit séjour à Mumbai en Inde. Certes le climat le permet, mais la salle de bain du pavillon dessiné par l architecte indien Bijoy Jain était, non pas tout à fait ouverte sur l extérieur, mais un peu dans ce rapport que Bernard évoquait, à la nature ou à la ville. Ce n était pas un lieu clos, noir, fermé, au contraire! et c est là encore aussi une contribution à la qualité de vie. BB Ce que j ai trouvé très impressionnant, c est que des architectes extrêmement contemporains, avec une écriture pour le coup extrêmement moderne, soient allés chercher cela. Leur travail est très japonisant d ailleurs. De fait, on a connu le petit cabanon au fond du jardin, mais là, ça a été réalisé il y a quelques années : sciemment. MJ Ce rapport à la nature est une des thématiques développées dans l exposition consacrée à l architecte japonais Junya Ishigami que nous présentons actuellement à arc en rêve. Si tu lis attentivement les textes, ce que propose Ishigami, c est l absence de frontière formelle entre l intérieur et l extérieur. Au Japon, où le climat est un peu comme le nôtre, parfois même plus rude, l espace du logement est à géométrie variable, et cette idée rejoint le point de vue de Anne Lacaton & Jean-Philippe Vassal. Par géométrie variable, je veux parler d une flexibilité offerte aux habitants dans le rapport de l intérieur à l extérieur. Cela signifie qu un même logement n est pas tout à fait le même pour tout le monde. La question de la diversité spatiale est vraiment cruciale. Le jardin peut parfois être à La forme résulte de la fonction. On part toujours de l intérieur du logement et de la façon dont il s occupe, et puis la façade en découle. Bernard Blanc MJ Oui. Je serai prudent là-dessus : je me réfère aussi à des discussions, encore avec Anne Lacaton & Jean-Philippe Vassal, qui sont quand même très représentatifs d un certain positionnement sur la forme on ne trouve pas plus purs et durs là-dessus! et qui estiment qu il est très important de relativiser cet aspect-là, alors que de mon point de vue ils sont eux-mêmes des designers incroyables. Nous en avions déjà parlé avec Bernard Blanc quand nous étions à Saint-Nazaire, leur processus conceptuel est extrêmement maîtrisé. DC Il ne faut pas le nier mais le mettre sur un plan d égalité, c est-à-dire s interdire de ne penser qu à la forme. BB Pour eux, la forme résulte de la fonction. On part toujours de l intérieur du logement et de la façon dont il s occupe, et puis la façade en découle. Il n y a pas une intention de dessin de façade à priori. DC Viollet-le-Duc au XIX e siècle mettait déjà en avant le fait qu il fallait partir de l intérieur. BB Oui. Un dernier élément que je voulais vous soumettre, pour pousser le bouchon un peu loin, c est que dans le fond, dans les usages, on peut tout réinventer, tout re-questionner. Ce dimanche, je relisais ce livre que vous devez connaître, Éloge de l ombre de Tanizaki. Il comporte un passage sur les lieux d aisance : je vous montre cette photographie des lieux d aisance de l agence RCR à Olot en Catalogne, où l on voit qu ils sont ouverts sur le jardin intérieur de l agence, il n y a pas de vitre, il y a juste un filet, donc on est dehors, et puis à droite c est la partie lavabos qui donne également sur l extérieur, sans non plus de vitre qui tamise la vue. Tanizaki parle de la façon dont on construisait les lieux d aisance jadis au Japon. Dans ces lieux d aisance-là, on allait jusqu à rechercher la relation avec la nature, on pouvait même prendre la pluie quand on s y rendait, et il finit son petit chapitre ainsi : «Le fait qu il règne dans ces lieux un froid égal à celui de l air libre serait un agrément supplémentaire.» Je peux donc accepter ça parce que je vais au-delà des sensations habituelles. On l intérieur, et depuis l intérieur se prolonger à l extérieur dans des fonctions qui ne sont pas absolument non plus définies une fois pour toutes. Junya Ishigami développe cette idée pour l unité logement, mais aussi à d autres échelles. Et je trouve que c est une façon tout à fait intéressante d envisager les choses. Les architectes font trop souvent du logement quelque chose de parfaitement défini, appliquant à la lettre, il faut bien le dire, un système ultra normé, c est une réalité dont nous avons conscience. Cependant, il y en a quand même quelques-uns qui jouent aux marges et c est là justement un travail à conduire en relation étroite avec un maître d ouvrage éclairé ou intéressé par ces questions-là. BB Chaque fois que nous nous interrogeons sur la manière d améliorer la qualité des usages dans notre production, nous sommes interpellés. Dans le cadre du projet par exemple, on mettait en avant la modularité, la pièce extérieure, etc. Et je n ai pas lu, je n ai pas vu, je n ai pas entendu, alors que nous sommes sur une métropole des 5 sens, cette question d un élément construit devant nous permettre d avoir des sensations différentes de celles que nous avons d habitude. Peter Zumthor avec son architecture notamment dans ses thermes à Vals, exprime d entrée de jeu ce qu il cherche : c est retrouver des sensations, un rapport à la nature Ce qui peut aller jusqu à s interroger sur le plus petit élément sur lequel on ne retravaillera jamais, sauf à le rendre accessible aux handicapés, qui est le WC comme l imagine Tanizaki. Au motif que je peux avoir là un complément de sensations, un renouvellement de sensations, est-ce que ce n est pas ça aussi la fonction de l habiter? Nous l évoquions avec Anne Lacaton et Jean-Philippe Vassal, il est vrai que quand on arrive au dernier niveau de la tour Bois-le-Prêtre à Paris, non seulement on a une première sensation d un rapport à l extérieur qui est assez infini, mais on a aussi le vertige, et la vue sur des horizons très lointains. Et d un seul coup on a vu les habitants là-haut qui n avaient plus de mot pour s exprimer. Enfin l habiter devenait aussi chargé de sensations nouvelles, parce qu effectivement ces ouvertures, cette perspective, cette hauteur, débouchaient sur une forme de griserie. Ce qui apportait autre chose que ce que nous avons simplement l habitude de traiter en termes d usages dans le logement. Il y a quelque chose qui se trame là-derrière. 55

56 BB Oui. Et la projection qu on a des possibles appropriations par les locataires derrière. C est vrai que quand nous sommes au stade du passage de la commande de la maîtrise d ouvrage à la maîtrise d œuvre, nous définissons un certain nombre d orientations, et puis après au fur et à mesure que les études avancent, APS, APD etc., nous allons préciser les usages petit à petit. Mais en même temps nous faisons toujours un pari, ce n est qu une projection d usages possibles, et derrière il faut que nous mettions en place un système qui nous permette de vérifier que l hypothèse d usages possibles ou les modalités d appropriation privées ou collectives se réalisent ou pas, pour en tirer des leçons et puis corriger le tir pour la fois suivante. Ce qui nous manque toujours dans le rapport architecte/maître d ouvrage, c est la boucle. C est-à-dire qu on revient rarement en arrière il y a peu d organismes qui font ce travail, des gestionnaires vont vérifier comment se fait la première année l appropriation des lieux par les usagers, et, retour d expérience, ils nous l expliquent, et nous en tirons des conclusions, qui servent à réalimenter la phase suivante de conception d un nouveau programme. Mais rares sont les organismes, les maîtres d ouvrage, qui mettent en place cette boucle, de vérification à postériori. J avais mis ce processus en œuvre à Saint-Nazaire*, et ça marchait superbement bien, nous allons commencer à le faire ici. MJ Ce qu on attend des architectes aujourd hui, c est peut-être de créer des sortes de matrices qui puissent accueillir des usages, de multiples usages, ou, comme disent Anne Lacaton et Jean-Philippe Vassal, autant d usages que d habitants. Et cette matrice, elle peut être plus ou moins forte, avoir plus ou moins de présence, ou plus ou moins de qualité, c est une question très subtile, selon le talent des architectes. Ce talent, il est crucial, et les architectes ont le savoir-faire pour à la fois générer les conditions d un habitat ouvert à une multiplicité d usages et réaliser de beaux bâtiments. C est important aussi pour les gens, que les bâtiments soient beaux, qu ils donnent à voir des variations d écriture architecturale, c est ce qu on aime dans les villes les plus belles, la diversité témoignant des époques. Nous avons besoin de repères, d identité, d outils pour nous approprier un lieu où habiter, c est souvent une attente des gens. Je pense encore à d autres exemples japonais, des ensembles de logements collectifs, débordant de verdure et d auto-constructions, accompagnées par le travail savant des architectes, avec leurs qualités, leurs proportions, leurs rythmes, l assemblage des matériaux etc., tout ça cohabitant très bien avec les débordements des habitants. Certains architectes ont ce talent-là. Michel Jacques Ce qu on attend des architectes aujourd hui, c est peut-être de créer des sortes de matrices qui puissent accueillir des usages, de multiples usages, ou, comme disent Anne Lacaton et Jean-Philippe Vassal, autant d usages que d habitants. Michel Jacques Delphine Costedoat MJ Cette préoccupation, je pense qu elle devrait être au cœur du travail de l architecte. C est un sujet dont on devrait vraiment s emparer, évidemment avec les questions d économie et les questions techniques qui lui sont inhérentes, etc., mais je pense que c est un vrai sujet et qui n est pas encore suffisamment travaillé. Nous avons évoqué ces questions quand nous avons fait les visites ensemble à Floirac. Par exemple, c est encore très timide, mais on voit bien les perspectives qu offrent les ensembles de Marjan Hessamfar et Joe Vérons pour aquitanis, avec leurs généreux paliers, par exemple (cf pages 16 à 19) BB Oui. C est vrai que le travail que nous avons fait avec Hessamfar et Vérons portait notamment sur les distributions, les rues intérieures, et puis ces grands espaces semi-privés, semi-partagés, où on se dit que peuvent naître des usages différents. Quand on arrive au rez-de-chaussée, on entre dans un bâtiment qui est une rue, avec des escaliers, des coursives, et on sait que les enfants qui descendent au niveau de la rue sont dans un espace protégé. C est fermé, mais en même temps c est une rue, c est du bitume, et ils peuvent jouer là. Je vais passer sur mes coursives, je vais accéder à un espace qui est privatisé au bout, là où il y a le filet. Mais devant c est un espace partagé, n importe qui va pouvoir venir s installer là, discuter avec celui qui possède la partie privée s ils le souhaitent. Nous avons vu que certains s enfermaient un peu plus, se protégeaient un peu plus. MJ La question aussi est de savoir comment gérer tout cela, parce que si on ne laisse pas suffisamment de liberté, de tolérance etc., si on met ces espaces sous contrôle, ça peut inéluctablement conduire à stériliser tous les potentiels. À la fois, nous comprenons tout à fait qu il faut bien accompagner sinon fixer parfois des limites aux capacités d occupation, d appropriation, qui sont par nature, on le sait, illimitées chez les habitants! DC Et donc en amont on en revient au rapport entre le maître d ouvrage et l architecte, le moment où le maître d ouvrage va lui dire : attention. BB Ce que nous savons, et je voudrais le mettre aussi en débat avec vous, c est : le Français on l écrit tout le temps, on le ressasse tout le temps, aspire à avoir sa maison. L idéal type du Français c est l habitat individuel. Or, tous nos locataires sont en collectif quasiment, et un certain nombre d entre eux nous demandent à muter vers de l individuel, même s ils sont satisfaits de la qualité du logement qu ils habitent. Si on les interroge sur leur souhait de parcours résidentiel, ils disent : dès que vous avez une petite maison, moi je suis preneur. Donc nous tentons, dans le travail que nous faisons sur le collectif, de retrouver les attributs de la maison individuelle. Je voudrais évoquer deux scénarios avec vous. Premier exemple de ce type d opération, il s agit des Asturies, par Baggio-Piechaud, à Eysines (cf pages * Bernard Blanc a été auparavant directeur général de Silène, OPH de la Ville de Saint-Nazaire 56 Le magazine d aquitanis numéro

57 36 à 39). Le plan correspond effectivement à mon sens au travail que j ai pu avoir depuis 15 ans dans différents échanges entre la maîtrise d ouvrage et les habitants. Un élément-clé du collectif qui ressemblerait à la maison, c est un étage. Et donc ça signifie avoir dans son logement un escalier. À Saint-Nazaire par exemple, nous avions poussé la réflexion assez loin pour définir ce que devaient être aussi la qualité et la forme de l escalier pour qu il soit considéré immédiatement comme l élément d une maison. Des sondages que nous avions fait avec les habitants, il ressortait qu il devait être en bois. Alors que Anne Lacaton et Jean-Philippe Vassal par exemple font des escaliers métalliques en colimaçon, ce qui n est pas dans la représentation générale de la maison on a besoin d être éduqué pour s approprier un escalier métallique. Quoiqu il en soit, je sais que ce qui correspond à la sensation d habiter une maison individuelle, dans un bâtiment collectif, c est la présence d un étage avec un escalier et si de plus il est en bois, les premiers ingrédients sont réunis. Deuxième attribut de la maison, c est le rangement. Dans le cas des Asturies, nous avons donc fait attention à disposer un cellier accroché à la cuisine, et de plus, sur la terrasse qui est généreuse, un cellier extérieur. Troisième attribut de la maison, ce sont quand même des ouvertures à différents niveaux : c est ce que nous appelons le logement traversant, et là j ai effectivement un logement avec une double orientation. Et puis dernier attribut, c est le rapport à l extérieur, et là il se trouve que les habitants disposent d une terrasse plutôt généreuse, de 13 m 2 environ, et puis d un petit bout de jardin ; l élément que l on associe toujours à la maison. Nous avons également fait attention dans la chambre à mettre un placard, toujours en lien avec cette notion de rangement. Si on regroupe ces éléments-là, l étage, l escalier, les rangements, la terrasse, pour ceux qui sont en rez-de-chaussée le petit bout de jardin, et pour ceux qui sont à l étage, au lieu d avoir une toiture végétalisée qui n est pas accessible, une terrasse accessible, nous avons des attributs qui, il me semble, correspondent à la représentation que la famille française a de la maison. compte, il est important de proposer des expériences et d en tirer des conclusions non définitives mais applicables peut-être ensuite à d autres programmes C est le cas par exemple de Cielo, au Grand Parc à Bordeaux, par Teisseire & Touton pour aquitanis (cf pages 46 à 49). BB Oui. Et ça c est une surprise urbaine. MJ Et c est une expérience formidable, parce que c est de la maison individuelle, ici perchée sur un programme de résidence collective. BB De plus nous nous disons que c est une réponse à la question de la densification du patrimoine déjà existant Bernard Blanc Si je prends le deuxième exemple, Echop avec l Atelier provisoire, à la Benauge à Bordeaux (cf pages 6 à 11), nous avons joué sur le même registre, il s agit de maisons en bande, et il s agit donc quand même d un habitat collectif dense. Mais là, de la même manière, nous avons souhaité une double entrée, dont une entrée privative avec perron, ce qui est quand même un signe distinctif extrêmement fort de l individualisation du logement, même s il est dans une forme générique en bande. Si les habitants ne repèrent pas leur logement dans l image que le C est vraiment une des responsabilités de la maitrise d ouvrage, partagée avec celle des architectes, de faire ce type de propositions, finalement d offrir aux gens des surprises, des choses totalement inattendues qu ils n imaginaient pas. Michel Jacques bâtiment leur en donne, par contre, dès qu ils accèdent à leur partie à eux, dès qu ils poussent leur petit portillon à eux, ils sont vraiment chez eux et protégés de la rue. Après avoir fermé le premier portillon, ils se trouvent dans un espace-tampon protecteur, qui leur permet de rentrer avec un sentiment de sécurité chez eux. On pénètre d abord dans la cuisine, le logement est traversant, le séjour est en double hauteur, puisque là aussi il y a un étage, et donc un escalier. Puis vient une pièce extérieure qui est un jardin d hiver généreux de 15 m 2 non chauffé, prolongé par un petit jardin aménagé de 37 m 2. Et le séjour en double hauteur permet de créer une mezzanine, qui est la pièce en plus, cela revient donc à pousser le bouchon plus loin en terme d usage. Nous ne définissons pas tout, en assénant : ça c est une chambre, ça c est un séjour, nous disons : ça, c est ce que vous voulez. Donc nous laissons un espace à définir. Et nous nous disons que, quand on pousse la réflexion aussi loin que ça, par rapport à cette idée que le Français a en tête de vouloir habiter une maison tandis qu on l oblige, on le contraint d une certaine manière, à habiter du collectif, mais que nous faisons l effort dans ce collectif d avoir des attributs qui ressemblent à ceux qui caractérisent la maison, c est peut-être un bon chemin? MJ Faire l effort d individualiser le collectif, c est un sujet essentiel pour les nouveaux logements à produire. Je pense qu il est indispensable de partir des aspirations des gens. En général, les habitants prennent ce qu on leur offre, sans qu on leur donne véritablement le choix. Incontestablement, les choses commencent un peu à évoluer, mais le schéma reste celui-là : l aspiration à la petite maison individuelle. Si nous faisons du collectif en offrant réellement les qualités de l individuel, je pense que les gens seront capables de s y retrouver très bien. De découvrir même de nouvelles façons d habiter qu ils n auraient pas imaginées. S il est évidemment pertinent d identifier les qualités recherchées dans l individuel, il ne faut pas toutefois s enfermer dans des schémas tout faits La question de la diversité, également un grand sujet d actualité, est vraiment quelque chose d important, mais elle ne doit pas nous conduire à produire de nouveau stéréotypes. Il y a incontestablement une nouvelle génération d habitants qui abordent aussi le logement un peu différemment Enfin, c est le sentiment que j ai. C est pourquoi en fin de DC Qui n est pas anodin, c est un EHPAD, et notre avenir c est d avoir des EHPAD partout! BB En plus, oui, mais je peux très bien imaginer venir poser ça sur ce bâtimentlà [une barre]. DC-MJ Oui, aussi. BB L idée c est que nous pouvons faire de la maison individuelle, qui en a les attributs, ce qui est intéressant, mais surtout, ce que nous avons eu là en tête avec la maîtrise d œuvre c était vraiment de créer la surprise : il est complètement inattendu à Bordeaux de sortir d un ascenseur et de déboucher sur une rue. DC-MJ Oui, oui. BB Est-ce que ce n est pas ça aussi le travail que nous avons à faire pour tenter, par rapport à ta question de la diversité Il ne faut pas que nous ne partions non plus seulement des attendus exprimés. Là, nous générons des usages complètement inattendus. Personne n a l idée de se balader dans une rue au troisième étage d un immeuble. Que va-t-il se passer là? Qu est-ce qui va se jouer? MJ C est vraiment une des responsabilités de la maîtrise d ouvrage, partagée avec celle des architectes, de faire ce type de propositions, finalement d offrir aux gens des surprises, des choses totalement inattendues qu ils n imaginaient pas. Au premier abord, les habitants ont en général des idées toutes faites sur ce qu ils aiment ou pas ou sur là où ils aimeraient vivre, mais parfois on peut leur offrir, pourquoi pas, de nouvelles manières d habiter pour ceux qui le souhaitent évidemment. Ne pas imposer, ni généraliser Et quand on peut le faire, eh bien il faut le faire. DC Est-ce que ce n est pas généralisable? 57

58 BB Je pense que cette démarche-là a un avenir parce que effectivement je peux sans peine imaginer un bâtiment à deux fonctions très différentes et donc deux natures d écriture différentes et donc deux surprises. Un qui est bien balisé parce que c est un équipement, un EHPAD, qui a des fonctions très précises et dont le programme est très contraignant. Et, au-dessus, je m amuse un peu, et des programmes comme ça nous en avons quand même. Ça peut être généralisé. L idée, quand nous avons travaillé sur le Projet GHI au Grand Parc à Bordeaux (cf pages 50 à 53), consistait à nous dire que nous n allions pas nous priver de construire quelque chose au dix-septième niveau. Et nous y réalisons dix maisons de 180 m², dont 90 m² habitables, sous la forme de boîtes en verre auxquelles sont associés 90 m² de terrasse. Et là nous créons une surprise, alors que normalement nous réhabilitions seulement le bâtiment, qui comporte seize étages. Mais nous faisons là-haut des «study-cases». C est typiquement ça. Les images faites par l agence sont une représentation des maisons californiennes et on aura cette impression-là. MJ Il est essentiel de faire redécouvrir ce plaisir d habiter à une très grande hauteur Ce n est pas demain la veille qu on va construire de nouveaux bâtiments de 10, 15, 20 étages ou même plus, pour plein de raisons. La principale est ce que la hauteur représente pour les gens : une référence aux grands ensembles des années , dont les qualités premières ont vite été oubliées. Encore une fois, il ne s agit pas d imposer la hauteur à tous. Certains n habiteront jamais en hauteur parce qu ils n en ont pas envie, tandis que d autres, peut-être pas une majorité, peuvent en avoir le désir, mais offrir cette possibilité-là est absolument essentielle. Une grande idée, développée en particulier par les architectes de 51N4E pour le projet des logements de La Cub, est la démonstration de la compatibilité entre grande et très faible hauteur. Par ailleurs, si l on considère les points de vue d architectes comme Alexandre Chemetoff, ou comme Patrick Bouchain, la diversité s exprime au travers de la singularité des situations urbaines et architecturales, et par la diversité du territoire lui-même. En tout état de cause, nous pouvons décider de réaliser tel type de logements pour leurs qualités intrinsèques mais aussi pour la qualité particulière de leur rapport avec la nature et le territoire. La nature ne peut-elle pas nous inspirer d autres formes d habitats à offrir aux gens, sans usages imposés mais avec une capacité à en accueillir une multiplicité? DC On en revient à ce que tu disais d Eysines, justement de Chemetoff, au début. Mais le problème, un problème que tout le monde aborde, c est le fait que un débat : que voulez-vous? Cet immeuble est occupé par des ménages très modestes parce que les loyers sont très faibles. Nous nous sommes dit qu ils pourraient faire des potagers et en tirer bénéfice On le voit via l analyse et les études qui ont été faites sur les jardins partagés des Aubiers, ça correspond quand même, économiquement, à quelque chose de l ordre de 50 à 60 pour celui qui travaille son jardin en termes de valeur de production. Et quand nous avons lancé le débat, dans le cadre de la réhabilitation du bâtiment, de l usage possible du jardin, étant donné qu il y a plutôt des personnes âgées, très âgées, dans le bâtiment, elles nous ont dit : nous, ce que nous aimerions bien, c est un verger. Alors nous avons dit d accord, nous allons faire un verger. Et un verger avec des bancs pour se reposer et des endroits pour jouer destinés aux enfants. Mais globalement les habitants vont entretenir leur verger, et faire des récoltes de fruits. C est donc le désir qu ils ont exprimé. Et à Cenon, avec l association Terre d ADELES qui gère les jardins partagés pour nous, nous avons fait carton plein. MJ Cela rejoint cette question du rapport à la nature. Dans un rapport traditionnel à l urbain où l on est plutôt captif, le jardin, quelle que soit sa forme il peut s agir aussi de formes collectives, en terrasses, sur le toit d un immeuble, change considérablement la vie de chacun. Les jardins partagés des Aubiers ou même ceux de Bordeaux-Nord, ou ceux de n importe quelle autre ville, en font la démonstration Aux Aubiers, par exemple, des familles entières se réunissent l été autour d un barbecue Comme s il s agissait d une villa secondaire. Il existe une infinie variété d occupation de ces espaces et la capacité des habitants à les occuper est absolument incroyable. On a du mal à imaginer ce que ça peut représenter comme investissement à tous points de vue. DC Et aussi l encouragement à vivre collectivement, parce qu il y a aussi la notion d entraide, d apprentissage, de transmission des savoirs. BB Oui, il faut travailler ensemble, partager les semences. Il y a quelqu un pour apprendre et donc on transmet un savoir. Nous avons poussé cette idée pour l incorporer dans une structure construite. Sur la résidence Orea au Bouscat, on est en plein centre-ville, il s agit de notre première résidence solidaire (Éo toutes architectures), nous avons dit : le lieu de rencontre doit être un jardin, donc il y a trois niveaux de jardin, les logements sont distribués par des coursives et comme la collectivité souhaitait que ce ne soit pas trop minéral, nous avons fait de grandes plantations tout autour des coursives, ce qui nous permet d avoir La ville ne nous donne pas souvent beaucoup d occasions de conna tre ce rapport à la nature En dehors des espaces publics, la majorité des habitants ne connaissent plus les jardins. C est encore le travail des paysagistes, des urbanistes, et des architectes, de créer les conditions, de susciter les envies. Michel Jacques aussi une façade végétalisée. Ensuite il y a un jardin suspendu, partagé, et en rezde-chaussée, un autre en îlot ouvert, sur la commune, c est-à-dire qu il est ouvert au-delà de nos résidents pour faire de la culture partagée. Et il y a une pièce commune que nous allons dédier à une association en charge d animer des activités potagères. Nous avons demandé à un jardinier de venir et il va faire des cours, s assurer que ces jardins, ces différents dispositifs de jardinage fonctionnent et que ce soit bien des lieux de rencontres entre des personnes âgées, des jeunes ménages. Nous avons ainsi incorporé avec la maîtrise d œuvre dans le bâti un dispositif de jardins qui sont des lieux de rencontre en fait. C est un pari que nous faisons. Là, nous allons mesurer les usages et les appropriations, ce qui sera important pour la deuxième résidence solidaire que nous créons, celle de Ginko, dont le chantier a démarré. Les architectes sont Baggio-Piechaud et là c est pareil, nous avons souhaité un dispositif de jardins en terrasses, de dernier niveau avec une salle partagée, une terrasse partagée pour que les habitants puissent se rencontrer. Mais ce sont des projections d usages possibles. Il va falloir vérifier dans la réalité comment ils s approprient ça et quels détournements éventuels ils font de ces dispositifs pour que nous en tirions les leçons. Parce que c est un véritable investissement, là. C est vraiment un pari. les gens ne savent plus faire un potager par exemple. Alors à quoi bon leur proposer ça. BB Je ne suis pas sûr que ce soit tout à fait vrai, parce que, autre élément d usage aujourd hui et qui revient très fort, ce sont les jardins partagés. Nous en avons un à Cenon, et un autre que nous mettons en place dans le cadre d une réhabilitation dans le quartier de Bacalan à Bordeaux, où nous avons donné le choix aux habitants. C est un immeuble qui à l arrière possède un espace où dans le temps on étendait le linge, puis à un moment donné cet usage a disparu, et cet espace est devenu une pelouse qu on venait tondre Le jardin est assez conséquent, complètement orienté plein sud, protégé parce qu il faut rentrer par le bâtiment pour y aller, donc complètement clos et ramené à la sphère «privative», entre guillemets, de la résidence, et nous avons lancé MJ En même temps, je pense que les gens n ont pas vraiment besoin de nous pour savoir comment habiter. L analyse du parcours résidentiel actuel démontre qu on est souvent captifs d un système. Les critères sont avant tout dictés par la vie professionnelle, etc., donc nous choisissons rarement là où nous allons habiter, et comment. La ville ne nous donne pas souvent beaucoup d occasions de connaître ce rapport à la nature En dehors des espaces publics, la majorité des habitants ne connaissent plus les jardins. C est encore le travail des paysagistes, des urbanistes, et des architectes, de créer les conditions, de susciter les envies. Ces questions sont d ailleurs au coeur du projet des hectares pour la nature de La Cub. Je pense que tout le monde, en premier lieu les habitants, peut s y retrouver. Nous sommes selon moi dans des années charnières qui vont nous permettre de basculer dans autre chose, quelque chose de nouveau. Si on tire le bilan des années , il n est pas vraiment positif de ce point de vue, car malgré les meilleures intentions, on a offert aux habitants plutôt du dur, du dur 58 Le magazine d aquitanis numéro

59 stérile, qui n a pas généré beaucoup d urbanité, qui n a pas beaucoup stimulé les rapports sociaux, au contraire. Il y a eu ces dernières années un net progrès, surtout une prise de conscience, et les moyens sont pris pour engager un vrai travail avec les habitants. Toutefois, localement, il n y a pas 36 maîtres d ouvrage qui prennent à bras le corps ces questions cruciales. En tout les cas, j ai le sentiment que ces nouvelles préoccupations, telles que vous les développez ici chez aquitanis, de façon plutôt pertinente, interviennent à un moment historique et qu il ne faut pas y aller à moitié. Cela signifie aussi créer des conditions de mise en œuvre spécifiques, concevoir avec des architectes capables de se retrouver làdedans, avec lesquels il est possible d établir une connivence or tous n ont pas cet intérêt, d établir une vraie complicité finalement DC C est un engagement. Pour en revenir à cette question, ce que dit souvent 1851, lors de l exposition universelle de Londres, et c est un jardinier qui conçoit le bâtiment, Paxton, ce n est même pas un architecte au départ. Même si les plus grands ont concouru. Et de là vont sortir toutes les innovations des décennies qui vont se succéder, au XIX e, au XX e siècles, quant à cette idée de la fabrication en série. Elle a toujours été un moteur de progrès, de progrès et de trouvailles, de découvertes : pourquoi ne serait-ce pas le cas aujourd hui, je ne vois pas. BB Il me semble que nous avons un petit écueil avec cette démarche-là, dans la mesure où, quant à nous, nous sommes dans le champ de la production et de l architecture ordinaires. Aquitanis est là pour fabriquer du logement, point. D un autre côté, et, on le voit bien, Bordeaux devient maintenant exemplaire aussi en cela, les métropoles, pour donner du sens, se distinguer, aboutissent à des objets iconiques partagés par la collectivité comme l étaient auparavant l église, Il nous faut accepter l ordinaire, il nous faut accepter une diversité de qualités. La responsabilité d un ma tre d ouvrage est de savoir conjuguer cela au bon moment, en fonction des enjeux et des situations. Michel Jacques Patrick Baggio justement c est que ce qui compte, c est le trajet qu on fait depuis son lieu de travail, jusqu à sa maison mais en passant, si ça doit être le cas, par les transports collectifs, et comment aider les habitants à arriver et rentrer chez eux par d autres biais, en parallèle avec leur rapport avec la ville. C est-à-dire comment travailler leur rapport à la ville et leur rapport avec leur habitation via les cheminements qu ils font, soit qu ils empruntent les transports collectifs, soit après qu ils finissent à pied. Et ce qui par exemple le met hors de lui, ce sont des voies, des rues où il y a une juxtaposition de portes de garage au rez-de-chaussée, c est-à-dire que le piéton n existe pas, la rue est muette, mutique. On est là dans une situation très urbaine pour le coup. On ne parle pas de jardins partagés, à moins qu ils ne soient derrière, ce qui est possible. C était le cas pour les échoppes. MJ Mais ce que tu soulèves, c est encore une obsession de celui qui aspire au logement, tu parlais de la maison individuelle avec garage! DC Oui, parce que les échoppes ont été transformées et début vingtième on a commencé à en intégrer. Alors qu on n en voit pas avec le projet Echop avec l Atelier provisoire. BB Non, il n y a pas de garages. On a évacué les voitures à l extérieur. Est-ce que nous pouvons avoir un échange sur ce que l industrialisation du logement apporte à la réflexion locale sur la question de la qualité architecturale, la qualité d usage? Nous avons deux types de réalisations qui sont à l œuvre, concrètes, produites aujourd hui. Rosa Parks, notre premier îlot, est fini. Il s agit là de modulaire en 3D en bois (cf page 45). Quant à sylvania (cf page 40), nous avons maintenant des logements utilisant ce système-là qui sont occupés. Est-ce que c est une réponse à la question qui se pose sur le territoire de produire plus, de produire dans la qualité, d avoir une écriture architecturale mais en même temps de penser à l usage? Est-ce que c est un élément de réponse à cette combinatoire de la quantité et de la qualité? DC J en suis persuadée. De toute façon tout cela remonte aux prémices de la modernité, au XIX e siècle et à la construction du Crystal Palace, lorsqu on met en œuvre la préfabrication et la modularité à grande échelle. Pour mémoire, cela se passe en le clocher, l hôtel de ville. Naissent ainsi tel musée, tel objet extrêmement designé par de grands noms de l architecture. Je pense que les élus aussi ont cette référence en tête. Nous partons donc en nous disant que nos propositions sont pauvres par rapport à une architecture très institutionnalisée, qui veut porter un sens extrêmement fort et faire partager collectivement quelque chose, une aventure, de la modernité, de la culture, etc. MJ Je pense que l industrialisation peut se faire en association avec de grands noms, tout comme avec des architectes moins connus Par ailleurs, on peut faire de la très belle industrialisation, de l industrialisation économique et chic! DC Oui, bien sûr. MJ D abord, la principale qualité, c est sûrement la qualité économique. DC Qui dit économie là, dit apport ailleurs. MJ Les habitants rêvent parfois d une maison qu on leur apporterait toute prête. Une sorte de maison «prêt-à-porter». Engager un processus d industrialisation, avec ou sans grands noms de l architecture, peut répondre à cette demande. Mais croyez-vous que ce soit vraiment important pour les habitants que cette architecture soit «signée»? Elle l est davantage pour le marketing. DC Mais on peut demander à des stars de se mettre justement à chercher via la fabrication industrielle. Est-ce qu elles y sont prêtes? C est une autre question. BB À Barcelone, à la Fondation Caixa, il y avait une exposition il y a quelques années sur Norman Foster, et j ai découvert qu il avait créé un modèle industrialisé de logements, modulaire. C était du Rosa Parks. Et puis pas cher. C était vraiment du logement ordinaire. Il ne l a pas développé ensuite. Donc il n a pas rentabilisé son travail. Mais j étais très surpris. Au sein de cette magnifique exposition où on voyait toutes les réalisations incroyables de Foster, se trouvait une pièce tout entière sur le travail qu il avait fait de production du logement modulaire, industriel. 59

60 Entretien croisé MJ Pourquoi le résultat de l industrialisation serait-il obligatoirement moche? Ou beau? Il s agit d expérimenter tout cela. BB Avec sylvania à Sainte-Eulalie (cf pages 42-43), on est dans le désir de petites maisons et c est un îlot assez dense. Les architectes sont Gayet-Roger. qualité d usage. Quand nous parlions de créer des situations un peu extraordinaires, finalement vous ne vous débrouillez pas trop mal, parce qu entre le GHI au Grand Parc, les logements au-dessus de l EHPAD, ceux réalisés avec l Atelier provisoire, ce sont des choses qui n ont rien à voir, des écritures qui n ont rien à voir, mais à chaque fois, ce qu elles ont de commun, ce sont sans doute aussi des qualités d usage très différentes. On ne peut pas de toute façon tout avoir, je crois que ce serait un sujet de réflexion à mener avec les architectes : est-ce qu on doit tout leur imposer? Bien sûr, il faut avoir un maximum je pense mais parfois, à vouloir tout Il y a des limites. De plus dans un cadre très contraint. Il faudrait pouvoir se payer des surprises, comment dire? Sortir des programmes tout faits, lissés BB Là où je rejoins cette réflexion, c est qu à aquitanis, au stade où nous en sommes, la qualité architecturale, la qualité d usage, par rapport à l évolution des attentes, voire des exigences, de part et d autre côté habitants, côté élus, financeurs maintenant c est quelque chose que nous arrivons à tenir et ce n était pas gagné, ça a correspondu à une évolution de ces dernières années, à un débat de fond, à une remise en question. Ce que nous nous disons, c est que comme nous tenons les éléments intangibles d un programme de logements, chaque nouvelle opération doit avoir un attribut distinctif et un seul. C est-à-dire que nous allons creuser un élément, et un seul. Bernard Blanc MJ Je songe à des architectes comme l équipe Salier-Courtois-Lajus qui, dans les années 1970, savaient très bien faire ça, à partir d éléments industrialisés on se souvient de la Girolle, et ce qui faisait la différence, c est qu ils avaient le talent pour conjuguer l industrialisation et une architecture d une exceptionnelle qualité. Et pourtant rien n est plus basique qu une Girolle : un toit à deux pentes en tuiles supporté par deux murs pignons C est la différence avec les maisons sur catalogues des lotisseurs. Cette qualité ne tient pas du tout au toit à deux pentes, ni au bois, ni à rien du tout, mais plutôt à une qualité d espace, de lumière, des rapports de proportions, des détails Cette question de la signature est une fausse question. On veut nous faire croire qu il suffit de «passer» par un architecte pour produire des choses très intéressantes. Non, cela dépend encore du talent. Par ailleurs, on ne reprochera jamais à un maître d ouvrage de ne pas faire que de l exceptionnel. Il nous faut accepter l ordinaire, il nous faut accepter une diversité de qualités. La responsabilité d un maître d ouvrage est de savoir conjuguer cela au bon moment, en fonction des enjeux et des situations. Il est des équipes de concepteurs qui déçoivent rarement! Leur réputation est connue. Je pense par exemple à des équipes de pratique et de générations différentes avec lesquelles travaille aquitanis : l Atelier provisoire (Echop à Bordeaux), Fabre et de Marien (rue Achard à Bordeaux), Éo toutes architectures (Orea au Bouscat) Leibar & Seigneurin (Résidence Plaza de Goya à Floirac), Christophe Hutin (Projet GHI au Grand Parc), La Nouvelle Agence etc. Même si les habitants n en ont pas conscience à première vue ou ne sauront pas toujours juger, la qualité d écriture est aussi une qualité d usage et une fierté pour eux : on peut aboutir à un logement auquel ils vont s identifier, et où ils vont retrouver les qualités informelles dont nous avons parlé précédemment, et qui sont essentielles les jardins, les terrasses et ce type d espaces-là. Et en plus, cela peut être beau. BB Oui, c est ça. Le programme Kanopé par exemple avec MCVD à Pessac (cf pages 28 à 31) est très étonnant. Et effectivement, je te rejoins assez bien sur la perception visuelle qu on a du bâtiment. On a tout de suite un sentiment de qualité. Et on se dit : là on doit bien vivre. Et effectivement il y a de grandes terrasses sur la façade sud mais nous nous sommes payés aussi ce dispositif d accompagnement des stationnements, des boîtes aux lettres à l entrée. Il s agit purement d un geste architectural, qui nous coûte de l argent, nous aurions très bien pu ne pas faire ce développé-là mais c est vrai qu en faisant cela, nous avons permis à ce petit programme très simple d accéder à autre chose. MJ Exactement, l usage c est aussi : j habite là, ce bâtiment que vous connaissez tous, ce bâtiment extraordinaire qui ressemble à ça, pour les gens c est très important. Plus il y en aura, plus ils seront différents, plus effectivement on pourra parler de Et l orientation que nous avons à présent rejoint tout à fait ce que tu viens de dire. Ce que nous nous disons, c est que comme nous tenons les éléments intangibles d un programme de logements, chaque nouvelle opération doit avoir un attribut distinctif et un seul. C est-à-dire que nous allons creuser un élément, et un seul. MJ Il faut assumer ça. BB Ça peut être le rapport dedans-dehors, ça peut être autre chose, mais sur telle opération, il y a un élément que je prends et que je pousse au maximum. Financièrement nous sommes incapables de courir après tout. Nous partons du site parce que nous avons l avantage d être les maîtres des lieux, de détenir le foncier à tel endroit, nous connaissons le site, et donc en fonction de l analyse que nous nous en faisons, nous nous disons que là, c est tel élément qu il faut que nous poussions. Et la commande va en découler à la maîtrise d œuvre dans le cahier des charges, qui va préciser qu à cet endroit-là, c est le rapport dedans-dehors qui prime, parce que la situation fait qu on est très bien orientés, avec des points de vue possibles, etc., c est donc ce qui prime. MJ En même temps, il faudrait donner une réponse tellement singulière qu elle conduirait à une exacerbation salutaire des qualités de la situation. DC Il y a donc là aussi une alchimie à trouver entre le lieu et le maître d œuvre qui sera choisi. BB Le croisement que nous opérons assez rapidement, quant à nous, à partir de l analyse du site et des potentiels à exploiter dans la réalisation d une opération, et donc la définition que nous tirons de ce que nous voulons exacerber, la singularité que nous voulons pousser au maximum dans l opération, va induire un choix de maîtrise d œuvre. Nous voyons se dessiner assez aisément ce chemin-là. Le magazine d aquitanis numéro // Urbanité est une publication d aquitanis, OPH de la Communauté urbaine de Bordeaux - 1 avenue André Reinson CS Bordeaux cedex // Directeur de publication : Bernard Blanc - ont collaboré à ce numéro : Pierre Bambou, Bernard Blanc, Delphine Costedoat, Jean-Marie Dithurbide, Sophie Humbert, Michel Jacques - Photos sauf mention contraire : aquitanis - Photo de couverture : Arthur Péquin - Design graphique : O tempora - Imprimeur : Imprim 33 (Imprim vert) - rue de la Source, ZA du Haut-Vigneau Gradignan Cedex - Urbanité est imprimé sur papier Uno Prime Silk 70 gr - Numéro ISSN dépôt légal à parution février 2014 // Contact : aquitanis - Direction de la Communication & Pilotage Performance RSE - Pierre Bambou PEFC/

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