Étranglement du crédit, prêts bancaires et politique monétaire : un modèle d intermédiation financière à projets hétérogènes

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Étranglement du crédit, prêts bancaires et politique monétaire : un modèle d intermédiation financière à projets hétérogènes"

Transcription

1 Étranglement du crédt, prêts bancares et poltque monétare : un modèle d ntermédaton fnancère à projets hétérogènes Mngwe Yuan et Chrstan Zmmermann Introducton et objet de l étude Par étranglement du crédt (credt crunch) on entend généralement une raréfacton de l offre de crédt qu est due à la rétcence accrue des banques à prêter mas ne se tradut pas par une hausse des taux débteurs. D après Green et Oh (1991), un étranglement du crédt est une stuaton d neffcence dans laquelle des emprunteurs solvables ne peuvent obtenr de crédt ou ne peuvent en obtenr à des condtons rasonnables, et les prêteurs font montre d une prudence excessve, qu peut ou non s explquer par des contrantes réglementares; les emprunteurs potentels se trouvent alors dans l mpossblté de fnancer leurs projets d nvestssement. Un étranglement du crédt peut être attrbuable à pluseurs facteurs, par exemple les contrantes réglementares ou une réacton exagérée des banques à la détéroraton de leur actf et de leur rentablté. S les contrantes réglementares font obstacle à l expanson du crédt, l sufft de les élmner pour que les prêts recommencent à augmenter. Lorsque, par contre, la * Nous tenons à remercer John Bryant, Walter Engert, Scott Hendry, Davd Ladler, Wenl L, Kevn Moran, Stéphane Pallage, Jack Selody, Shouyong Sh, Robert Townsend, Nel Wallace, Cheng Wang et les partcpants au colloque de la Banque du Canada et à la Mdwest Macroeconomcs Conference, tenue au prntemps de 1999, pour leurs remarques et suggestons utles. 369

2 370 Yuan et Zmmermann pénure de crédt est mputable à une prudence excessve des banques qu crée de l neffcence, la queston est de savor s un assouplssement de la poltque monétare peut contrbuer à corrger la stuaton. Notre propos c est d élaborer un modèle quanttatf permettant d étuder cette queston. Selon pluseurs auteurs, un étranglement du crédt a été observé dans pluseurs pays au début des années À la lumère d enquêtes menées en Allemagne, Harholf et Kortng (1998) constatent en effet que les entreprses en dffculté fnancère sont confrontées à des taux d ntérêt relatvement élevés sur leurs lgnes de crédt et à une raréfacton de l offre de prêts. Des données relatves à la Fnlande pour les années 1990 amènent Vhrala (1996) à conclure que le durcssement de la réglementaton touchant les fonds propres, la dmnuton notable des captaux propres des banques et l évoluton des atttudes face au rsque sont autant de facteurs susceptbles d explquer la prudence des banques en matère de prêt. En se fondant sur un modèle économétrque de déséqulbre, Pazarbasoglu (1996) conclut quant à lu que les banques devennent plus rétcentes à offrr des prêts lorsque la qualté de leurs actfs se détérore et que leur rentablté se dégrade à cause de l affablssement de la protecton fourne par la réglementaton contre la concurrence et de la nécessté d accroître les fonds propres. Aux États-Uns, les prêts bancares ont également dmnué en Sharpe (1995) prétend que les banques ont rédut leurs prêts à cause de la chute de leurs captaux propres, de l mposton de normes rgoureuses par les organsmes de réglementaton et de l mportance accrue attachée par les marchés aux fonds propres des banques. Les normes de fonds propres étables en foncton du rsque par la BRI sont entrées progressvement en vgueur à partr de la fn de 1990 et s applquent entèrement depus La contracton du crédt s est produte au moment précs où les banques s efforçaent de se pler aux normes de fonds propres édctées par les organsmes de réglementaton. D après Bernanke et Lown (1991), les tensons mposées aux banques par ces normes auraent entraîné un déplacement vers la gauche de la courbe d offre de crédt, à taux d ntérêt réel constant et à qualté d emprunteurs dentque. À partr de données bancares concernant la Nouvelle-Angleterre, Peek et Rosengren (1995) obtennent des résultats emprques qu étayent l hypothèse voulant que les banques aent été vctmes d une crse de fonds propres (captal crunch) par sute d mportantes pertes en captal et de l mposton d exgences réglementares en matère de fonds propres. Dans une ntéressante étude parue récemment, Wagster (1999) se penche sur l étranglement du crédt observé de 1989 à 1992 aux États-Uns, au Canada et au Royaume-Un. Il propose quatre hypothèses pour l explquer : ) une réducton volontare des rsques décdée par les responsables des banques; ) un examen plus rgoureux de la part des

3 Étranglement du crédt, prêts bancares et poltque monétare 371 organsmes de réglementaton; ) la mse en place de normes de fonds propres basées sur le rsque, conformément à l accord de Bâle de 1988; v) l applcaton par les autortés bancares amércanes d un rato de fonds propres non pondéré. Dans le cas des États-Uns, les résultats montrent qu on ne peut écarter aucune de ces quatre hypothèses explcatves. Dans celu du Canada, les résultats cadrent avec les hypothèses relatves à l établssement de normes de fonds propres basées sur le rsque et à un examen plus rgoureux de la part des autortés. Au Royaume-Un, enfn, le resserrement du crédt s'explque par une vglance renforcée des autortés. L étranglement du crédt survenu récemment au Japon a largement retenu l attenton des chercheurs et des décdeurs. Les fonds propres des banques se sont ressents d une détéroraton de la qualté des prêts ans que des pertes subes sur les portefeulles de ttres qu elles détennent. De plus, les banques ont hésté à procéder à des augmentatons de captal en rason d une conjoncture boursère peu favorable. Pour se conformer aux normes de fonds propres, elles ont donc dû rédure leurs prêts. Les emprunteurs margnaux ont alors été acculés à la fallte, ce qu a encore affabl la captalsaton des banques. À l ade des données qu l examne, Woo (1999) parvent à décéler un étranglement du crédt en 1997, mas non durant la majeure parte de la décenne La banque centrale et le gouvernement du Japon ont prs des mesures pour s attaquer au problème du crédt, par exemple en ramenant les taux d ntérêt nomnaux à court terme au vosnage de zéro, en njectant des captaux dans pluseurs banques commercales et en assouplssant les normes de fonds propres par des modfcatons des règles comptables. Lorsqu un étranglement du crédt bancare provoque un recul de l actvté au sen de l économe, la poltque monétare peut-elle se révéler utle? La queston est lée aux canaux de transmsson de la poltque monétare. En effet, l un d eux est le crédt. L expanson et la contracton du crédt se répercutent auss ben sur la demande globale que sur l offre globale. Elles nfluent par conséquent sur l actvté globale et sur les prx. De nombreux chercheurs se sont ntéressés récemment au canal du crédt. Pour ces derners, les mperfectons du marché fnancer consttuent un mportant facteur de propagaton de la poltque monétare (elles jouent le rôle d accélérateur fnancer). À cause des frctons qu caractérsent les marchés du crédt, les dfférentes sources de fnancement ne sont pas parfatement substtuables, tout partculèrement dans le cas du crédt bancare. Étant donné une asymétre d nformaton sur les marchés fnancers, les effets de la poltque monétare sont amplfés et réparts entre les emprunteurs par deux canaux. Le premer est le canal du crédt (Bernanke et Blnder, 1988), qu ntervent du côté de l offre de crédt. Un resserrement de la poltque monétare dmnue l offre de prêts bancares, ce

4 372 Yuan et Zmmermann qu a pour effet de rédure les dépenses des emprunteurs qu dépendent des crédts bancares. Il y a ensute le canal qu met en jeu les blans (Bernanke et Gertler, 1995). Il ntervent du côté de la demande de crédt. Un resserrement de la poltque monétare entraîne un affablssement des blans des emprunteurs, rédusant par conséquent leur capacté d emprunt. Une contracton de l offre de prêts provoque une augmentaton du taux débteur, ce qu frene l actvté chez les emprunteurs dépendant des crédts bancares. Au leu de majorer leurs taux débteurs, les banques peuvent auss ratonner le crédt. Les banques recourent à cette mesure à cause de l asymétre d nformaton entre emprunteurs et prêteurs. Les problèmes de rsque moral et d antsélecton peuvent se tradure par un ratonnement du crédt (Keeton, 1979; Stgltz et Wess, 1981). Wllamson (1986) élabore auss un modèle dans lequel le ratonnement du crédt est le résultat des coûts de survellance. Pluseurs études fournssent des résultats emprques sur le rôle du crédt dans la transmsson de la poltque monétare. Après un resserrement de la poltque monétare, les banques prêtent davantage aux grandes entreprses et mons aux pettes (Gertler et Glchrst, 1994; L, 1997). Lang et Nakamura (1995) constatent en outre que les banques accordent, proportonnellement, plus de prêts aux entreprses sûres en pérode de dffcultés fnancères. Morgan (1998) a recours à une dfférence d ordre contractuel entre les types de prêt bancare aux entreprses pour évaluer les effets de la poltque monétare sur le crédt. La plupart des banques commercales accordent des crédts aux termes d un engagement de prêt, par exemple dans le cadre d une lgne de crédt renouvelable. Dans ce type de contrat, les condtons de crédt futures sont déjà fxées, ce qu a pour effet d évter une contracton brutale de l offre de prêts. Les banques peuvent par contre, s elles le souhatent, rédure les autres types de prêt. Par conséquent, en comparant l offre des deux types de crédt, on peut étuder les effets de la poltque monétare sur le crédt. Morgan fat appel à deux ndcateurs de la poltque monétare : les dates de Romer et Romer, et le taux des fonds fédéraux. Les résultats montrent qu un resserrement de la poltque monétare frene la crossance des prêts non assorts d un engagement préalable, tands que les prêts vsés par un engagement ne ralentssent pas ou même s accélèrent. En examnant de plus près les réponses de préposés au crédt bancare dans les banques et de pettes entreprses à un questonnare portant sur l accessblté du crédt, Morgan constate que la dvergence s explque par un recul de l offre de prêts mputable aux effets de la poltque monétare sur le crédt. Certans auteurs font l hypothèse que les frctons exstant sur les marchés fnancers représentent un mportant facteur de propagaton des chocs de poltque monétare. Les travaux de Fuerst (1995) et de Fsher

5 Étranglement du crédt, prêts bancares et poltque monétare 373 (1996) sur le canal du crédt donnaent à penser que celu-c état peu mportant sur le plan quanttatf. Cependant, Bernanke, Gertler et Glchrst (1998) présentent un modèle qu tent compte des prmes accompagnant un recours aux captaux extéreurs et de l actf net des emprunteurs. Or, ce modèle révèle que les frctons sur le marché du crédt peuvent accentuer sensblement les chocs nomnaux et les chocs réels subs par l économe. Par alleurs, Cooley et Quadrn (1998) se penchent sur un modèle dans lequel les décsons fnancères des entreprses dffèrent de manère systématque en foncton de leurs fonds propres. La structure du captal des entreprses évolue de manère endogène au fl des pérodes par sute de leurs décsons fnancères. Le modèle donne un aperçu du rôle mportant que peut jouer l hétérogénété des entreprses dans la transmsson de la poltque monétare. Cooley et Quadrn concluent cependant que l ncdence réelle globale des chocs monétares est très fable, constataton qu s apparente aux résultats emprques obtenus par Sms (1992) et par Leeper, Sms et Zha (1996). Pluseurs études ont été consacrées à la modélsaton des étranglements du crédt. Peek et Rosengren (1995) présentent un modèle smple, à une pérode, du comportement des banques, dans lequel ces dernères se voent mposer des règles contragnantes en matère de fonds propres à la sute d mportantes pertes sur prêts et d une rentablté fable ou nulle, ce qu les oblge à se comporter dfféremment. Chan-Lau et Chen (1998) envsagent un modèle dans lequel les entreprses fnancent leurs actvtés par emprunt sur les marchés prvés quand l ntermédaton fnancère est «neffcente» en ce sens que la survellance des prêts est coûteuse. Ils se servent de leur modèle pour étuder les mportantes sortes de captaux et les étranglements du crédt qu ont été observés ces dernères années dans les pays d Ase. Dans la présente étude, nous élaborons un modèle dynamque à agents hétérogènes pour analyser les étranglements du crédt et l effcacté de la poltque monétare. Dans notre modèle, un étranglement du crédt est provoqué par la prudence des banques en matère de prêt en pérode de fable rentablté et de dffcultés fnancères. Les banques recuellent les dépôts des ménages, qu elles prêtent ensute aux entreprses en foncton de leur talle. Les revenus des banques dovent être égaux à leurs dépenses. Les taux crédteurs sont établs par la banque centrale, tands que les taux débteurs sont fxés par les banques. En stuaton d étranglement du crédt, les banques peuvent répartr leur actf entre les prêts et des ttres sûrs à revenu fxe. Nous fasons l hypothèse que les banques suvent une méthode de geston du rsque qu est fondée sur le respect d une valeur prédétermnée du rapport des pertes sur prêts aux dépôts. Dans ce modèle, les banques n ont pas de fonds propres, de sorte qu elles échappent à l oblgaton de

6 374 Yuan et Zmmermann mantenr ceux-c à un nveau mnmal. La valeur du rapport des pertes aux dépôts qu elles s efforcent de respecter est trée du scénaro de référence (qu correspond à l état normal de l économe). Ce rapport devent contragnant lorsque la rentablté flécht dans l économe. Le modèle peut générer un étranglement du crédt en amenant les banques à rééqulbrer leur actf en faveur des ttres d État et au détrment des prêts, ce qu se tradut par une dmnuton du crédt. Nous nous servons ensute du modèle pour analyser la poltque monétare. Dans le cadre d une premère smulaton, nous examnons l effcacté de cette dernère pendant un étranglement du crédt. Lorsque les autortés monétares abassent les taux crédteurs d un dem-pont de pourcentage, les banques rédusent les taux débteurs de 40 ponts de base. Les banques accordent des prêts à quelques entreprses relatvement pettes, mas une forte proporton de leur actf est placée en ttres d État. Dans une deuxème smulaton, nous permettons aux banques de lever la contrante relatve au rapport des pertes aux dépôts de manère à obtenr le même rapport des oblgatons aux dépôts que dans le scénaro de référence. Nous constatons que le rapport des pertes aux dépôts dot être doublé. Ces résultats donnent à penser que, s l étranglement du crédt est attrbuable à la réglementaton ou à une geston trop prudente du rsque, la poltque monétare a des effets très lmtés comparatvement à un assouplssement des exgences réglementares ou des pratques de geston du rsque des banques. La premère secton décrt le modèle. Dans la deuxème secton, nous procédons à l étalonnage de celu-c en foncton de l économe canadenne. Dans la trosème secton, nous nous servons du modèle pour produre un étranglement du crédt et en analyser les conséquences sur le plan de la poltque monétare. La dernère secton tent leu de concluson. 1 Le modèle Dans les paragraphes qu suvent, nous décrvons notre modèle d équlbre général de l ntermédaton fnancère 1. Nous dstnguons tros types d agent dans l économe : les ménages, les banques et la banque centrale. Les ménages ont un certan nombre de projets d nvestssement au cours de chaque pérode. S ls ne dsposent pas de fonds suffsants, ls dovent sollcter un prêt bancare. Les demandes de prêt sont étudées par les banques à la lumère du patrmone net des demandeurs. Ceux qu 1. Il n y a pas de chocs globaux dans le modèle actuel. Dans des travaux futurs, nous comptons soumettre le modèle à ce type de choc dans le but d examner les étranglements du crédt sur l ensemble du cycle économque.

7 Étranglement du crédt, prêts bancares et poltque monétare 375 obtennent un prêt devennent entrepreneurs, et les autres, travalleurs. Chaque travalleur est également confronté à un rsque de chômage qu lu est propre. Les travalleurs ayant un emplo reçovent un revenu du traval, et les travalleurs sans emplo, des prestatons d assurance-chômage. Les banques recuellent des dépôts et accordent des prêts aux entrepreneurs ou achètent des oblgatons d État sans rsque. Elles ont une poltque de geston du rsque de crédt qu peut les amener à fare preuve de plus de prudence dans l octro de prêts en pérode de fable rentablté et de dffcultés fnancères. La banque centrale fxe les taux d ntérêt crédteurs, dont le nveau nflue sur le comportement des banques en matère de crédt. 1.1 Les ménages Les ménages ont une espérance de ve fne. Désgnons par l actf net du ménage à la pérode t. Au cours de chaque pérode, chaque ménage est doté j de n projets d nvestssement, x t, j = 12,,, n. L nvestssement total est j x t ( =Σ j x t ), et l nvestssement consacré à chaque projet, x t n. Le montant de l nvestssement total est un multple fxe φ du patrmone net courant du ménage m t. S φ est supéreur à un, le ménage a beson de captaux externes. Pour smplfer le problème, nous fasons l hypothèse que les projets nécesstent toujours un apport de fonds externes : m t x t = avec φ > 1. φm t Nous postulons que les rendements réalsés sur les projets j d nvestssement, r t, sont dstrbués selon une lo normale de moyenne r et j d écart-type σ r. r t est tré ndépendamment pour tous les projets et tous les ménages. Les taux de rendement présentent auss une probablté postve d être suffsamment négatfs pour que la banque subsse des pertes sur les prêts consents pour certans projets. Les ménages sollctent auprès des banques les fonds nécessares pour leurs projets d nvestssement. S la banque accepte la demande de crédt, le ménage devent un entrepreneur. Il exécute le projet et obtent le taux de rendement correspondant. S sa demande de crédt est rejetée, le ménage se met en quête d un emplo. Notons 1 ula probablté de trouver un emplo et u celle d être au chômage. Le travalleur ayant un emplo reçot un revenu y en contreparte de son traval. Le travalleur en chômage reçot des prestatons d assurance-chômage θy, θ désgnant le taux de remplacement du revenu. Le patrmone net restant est reporté à la pérode suvante. De plus, chaque ménage, qu l sot entrepreneur ou travalleur, fat face à la probablté de retrate forcée τ. À sa retrate, l peut unquement

8 376 Yuan et Zmmermann trer un revenu de ses dépôts et toucher une penson. Enfn, les retratés font face à une probablté de décès δ. À leur décès, ls sont remplacés par de nouveaux agents dont le patrmone de départ est nul. Les actfs restants sont perdus (l n y a pas de legs dans le modèle). La foncton d utlté nstantanée des travalleurs, des entrepreneurs et des retratés est ( ξ ra c 1 ρ ) 1 ρ , 1 ρ où ra désgne les régmes d actvté possbles, sot l ensemble {W, U, E, R}, où les lettres W, U, E et R désgnent respectvement les travalleurs ayant un emplo, les travalleurs en chômage, les entrepreneurs et les retratés. c désgne la consommaton tands que σ et ρ sont des paramètres postfs. ξ W, ξ U, ξ E et ξ R sont supéreurs à zéro. Décrvons mantenant les fonctons de valeur de chaque agent. Notons V W, V U, V E et V R les fonctons de valeur des travalleurs, des chômeurs, des entrepreneurs et des retratés. m* est le patrmone net mnmum qu permet d avor drot à un fnancement extéreur. Un travalleur ayant un patrmone net m ( < m ) pendant la pérode courante a la probablté ( 1 u) d obtenr un emplo 2. Une fos employé, l obtent un revenu du traval y, dépose son actf net à la banque et reçot un revenu en ntérêts R d m. Il répartt ensute son revenu total entre la consommaton c et l épargne m'. S l n a pas d emplo, le travalleur reçot des prestatons d assurance-chômage θy et dépose là encore son actf net à la banque. Il répartt ses ressources totales entre la consommaton c et l épargne m'. Au cours de la pérode suvante, le travalleur a une probablté τ de prendre sa retrate. Autrement, l peut devenr entrepreneur ou rester un travalleur, selon son patrmone net m'. Pour un travalleur : avec U ra ( c) V W ( m) c W = = max + uv U ( m' ) + E r, V E ( m', r' )] + τv R ( m' )]}, (1) + m' = ( 1 + R d )m+ y, V W ( m) = 0 s m m. { c W, m' } {UW ( c W ) + β[1 ( τ)[1 ( u)v W ( m' ) 2. Comme nous utlsons un modèle annuel et que la durée moyenne du chômage est nféreure à un an, u ne dépend pas de l état.

9 Étranglement du crédt, prêts bancares et poltque monétare 377 Pour un travalleur en chômage : avec V U ( m) c U = max { c U, m' } {UU ( c U ) + β[1 ( τ)[1 ( u)v W ( m' ) + uv U ( m' ) + E r, V E ( m', r' )] + τv R ( m' )]}, (2) + m' = ( 1 + R d )m + θy, V U ( m) = 0 s m m. Un entrepreneur nvestt dans n projets et tre le rendement r j du projet x j pour j = 12,,, n. Il reçot auss un revenu du traval y et pae R l ( x m) d ntérêts; l peut consacrer le reste sot à la consommaton, sot à l épargne. Le patrmone net ne peut être négatf (l s agt là d une contrante de lqudté). Les pertes subes sur des projets d nvestssement peuvent toutefos rendre le patrmone net négatf, auquel cas le ménage se contente d une consommaton mnmale c mn (qu est fnancée par la banque), déclare fallte et ne rembourse pas son emprunt 3. Dans ce cas-là, le ménage se retrouve au début de la pérode suvante sans actf n passf. Au cours de la pérode suvante, l entrepreneur a une probablté τ de prendre sa retrate. V E ( mr, ) = max { cm', } {U E ( c) + β[1 ( τ)[1 ( u)v W ( m' ) + uv U ( m' ) + E r, V E ( m', r' )] + τv R ( m' )]}, (3) avec n c = max c mn m y ( 1 + r j )x j R l, + + ( m) m', j = 1 n j = 1 x j = φm, V E ( mr, ) = 0 s m< m. De plus, V E, V W et V U dovent satsfare à une contrante de partcpaton E r V E ( m, r) ( 1 u)v W ( m ) + uv U ( m ), (4) 3. Sgnalons qu l n y a pas c de problème de rsque moral, pusque les banques survellent constamment les rendements.

10 378 Yuan et Zmmermann ce qu mplque que, à la marge, le ménage préfère être entrepreneur (présenter une demande de prêt) que travalleur. Une fos qu un ménage a prs sa retrate, l reçot une penson y R. Son patrmone net et son revenu de retrate sont réparts entre la consommaton et l épargne. Au cours de la pérode suvante, le ménage a une probablté δ de décéder. avec V R ( m) = max { cm', }{ UR ( c) + β[ ( 1 δ)v R ( m' )]}, (5) c+ m' = ( 1 + R d )m+ y R. Un facteur qu a rarement été étudé dans la lttérature consacrée aux étranglements du crédt est l hétérogénété des projets d nvestssement présentés aux banques et des méthodes que celles-c mettent en œuvre pour les évaluer. Dans notre modèle, l y a pluseurs sources d hétérogénété : le rsque de chômage pour chaque ménage, le rsque de rendement des projets et le rsque lé au cycle de ve (retrate, décès et nassance). Les ménages sont donc hétérogènes sur pluseurs plans : actfs ou retratés, entrepreneurs, travalleurs ou chômeurs et, ce qu compte le plus pour notre propos, valeur du patrmone. Dans notre modèle, les ménages ont pluseurs rasons de se consttuer un patrmone : épargner en vue de leur retrate, maxmser le rendement obtenu au moyen de projets d nvestssement plutôt que de dépôts [contrante de partcpaton, négalté (4)] et se prémunr à l égard des chocs de chômage, contre lesquels ls ne sont pas parfatement assurés. Comme les banques tennent compte du rsque de fallte de leurs clents lorsqu elles prennent leurs décsons de crédt, nous avons beson de représenter la fallte dans le modèle. Cependant, la fallte est lourde de conséquences pour les ménages : l leur sufft d une seule mauvase pérode pour perdre tout le patrmone accumulé, ce qu rsque par exemple de compromettre leurs avors de retrate. C est pourquo nous offrons aux ménages la possblté d nvestr dans pluseurs projets à la fos et donc de dversfer les rsques courus. 1.2 Les banques Les banques recuellent les dépôts des travalleurs et des retratés et accordent des prêts aux entrepreneurs pour fnancer leurs projets d nvestssement. Le taux d ntérêt pratqué sur les dépôts, R d, est fxé par les autortés monétares. En cas de projet défctare, les banques engagent des fras de vérfcaton µ pour réalser la valeur de récupératon du projet.

11 Étranglement du crédt, prêts bancares et poltque monétare 379 Les banques chosssent m et un taux d ntérêt débteur tels que ) les ntérêts crédteurs versés aux déposants soent égaux aux ntérêts produts par les prêts : d l R t mt = E r R t ( x t m t ) L t m t < m m t m m t m d + R t max 0, m t ( x t m t ), (6) m t < m m t m équaton dans laquelle les pertes sont défnes par l = max { 0, ( 1 + µ )[1 ( + R t )( x t m t ) x t ( 1 + r t )] + g t }, g t L t représentant les pertes supplémentares subes s l faut assurer aux ménages une consommaton mnmale; ) les pertes attendues sur les prêts ne dépassent pas une certane proporton, notée α, des dépôts : E r L t m t m α m t m t < m ; (7) ) les banques ne pussent accorder des prêts supéreurs au montant des dépôts qu elles reçovent : m t m ( x t m t ) m t. (8) m t < m Le chox de m par les ménages et le chox de m par les banques font que le montant total des prêts est détermné de manère endogène. Le côté gauche de l négalté désgne le montant des prêts, et le côté drot, le montant des dépôts qu peut servr à accorder des prêts ou à acheter des oblgatons. Ces dernères sont les avors sûrs que les banques utlsent pour rédure le rapport de leurs pertes à leurs dépôts. Le rapport des pertes aux dépôts α peut être nterprété de deux façons. On peut d abord le rattacher à la poltque nterne de geston du rsque (au moyen d une règle emprque) et à la valeur exposée au rsque. On peut auss le consdérer comme une contrante réglementare mposée de l extéreur. Cette contrante est souvent lée à l oblgaton de mantenr un nveau mnmum de fonds propres. Dans notre modèle, cependant, les banques n ont pas de captaux propres. Il reste que le rapport des pertes aux dépôts peut être convert en rapport des pertes aux fonds propres. R l

12 380 Yuan et Zmmermann Les banques évaluent les projets en foncton du patrmone net des emprunteurs. Comme ls s attendent à trer des rendements nettement plus élevés de leurs projets d nvestssement que de leurs dépôts, les ménages souhatent que leur demande de prêt sot approuvée, ce qu est une condton nécessare à l exécuton d un projet. Étant donné que les projets, et donc les prêts, sont proportonnels aux garantes fournes par les ménages (leur patrmone), le patrmone des ménages sert de crtère d évaluaton des demandes de prêt : les banques approuvent unquement les projets assorts d une garante qu dépasse un certan montant. D autres observatons vennent étayer cette hypothèse : nombre de ménages ont un fable patrmone et n ont pas d autre placement que des dépôts. Il se peut que ces ménages veullent nvestr dans des projets rentables, tout en sachant que leur demande de crédt ne sera pas approuvée. Par alleurs, quand les banques durcssent les condtons d octro des prêts, les pettes entreprses sont fort susceptbles d en fare les fras. 1.3 La banque centrale Le seul nstrument dont la banque centrale dspose est le taux d ntérêt crédteur R d, qu on peut consdérer comme un ndcateur de l orentaton de la poltque monétare ou de la conjoncture économque. Comment la banque centrale nflue-t-elle sur le comportement des prêteurs? La poltque de prêt d une banque prvée s artcule autour de deux éléments : le seul d octro des prêts m et le taux débteur R l. S la banque centrale abasse le taux d ntérêt crédteur, comment la poltque de prêt des banques s en trouve-t-elle modfée? S les banques ont fxé l un des deux éléments précédents, la réponse à cette queston est smple. S le seul d octro des prêts m est mantenu constant, un abassement du coût des dépôts pour les banques aura pour effet de rédure le taux débteur de manère à mantenr l égalté entre les recettes et les dépenses. De même, s les banques gardent constant le taux mposé aux emprunteurs, leurs bénéfces augmenteront et elles pourront rédure m. S les banques peuvent modfer les deux varables, l est dffcle de détermner leur comportement pusque R l et m* peuvent tous deux être réduts ou augmentés. Nous proposerons dans les deux prochanes sectons une analyse quanttatve fondée sur un modèle étalonné afn de répondre à cette queston. 1.4 Calcul de l équlbre de régme permanent Pour exposer la méthode de calcul servant à résoudre le système d équatons, nous défnrons d abord ce qu est l équlbre avant de présenter

13 Étranglement du crédt, prêts bancares et poltque monétare 381 la méthode permettant de le détermner. Désgnons par z l ensemble de paramètres qu décrt l économe un ensemble que nous pouvons modfer par rapport au scénaro de référence pour nous lvrer à des smulatons. L équlbre se caractérse par un taux d ntérêt débteur R l ( z), un seul d octro des prêts m ( z), une lo de mouvement des agents économques λ' = g( λ; z) et des règles de décson des ménages m W ( mz ; ), m U ( mz ; ), m E ( mrz, ; ) et m R ( mz ; ) telles que : ) les ménages pussent résoudre leurs problèmes d optmsaton [équaton (1), (2) et (3)]; ) les banques couvrent leurs coûts, conformément à l équaton (6), le rapport pertes/dépôts ne dépasse pas la valeur α, conformément à la contrante (7), et elles ne pussent prêter plus que le montant des dépôts reçus, ce qu exprme la contrante (8), tout en satsfasant à la contrante de partcpaton, exprmée par l négalté (4). Afn de résoudre le modèle en stuaton d équlbre, nous défnssons une grlle englobant tous les types de ménage (travalleurs, chômeurs, entrepreneurs et retratés), tous les nveaux de patrmone et tous les rendements réalsés sur les projets. Pour des valeurs ntales de R l et m, nous calculons les utltés correspondant à toutes les décsons possbles, avant de calculer par tératon les fonctons de valeur. Une fos que les règles de décson optmales sont détermnées, elles sont mses en applcaton, de même que les los de mouvement, pour trouver les dstrbutons nvarantes des ménages selon leur type, leur patrmone et les rendements relatfs aux projets. Cette dstrbuton étant donnée, nous évaluons les contrantes des banques à l équlbre. S elles ne se stuent pas dans une fourchette rasonnable, nous modfons R l et m, avant de recommencer toute l opératon. Une fos que toutes les données convergent, nous calculons des statstques globales. 2 Étalonnage : l état de référence Le modèle est étalonné en foncton de l économe canadenne au moyen de données annuelles allant de 1988 à 1992, pérode durant laquelle nous dsposons de statstques sur la dstrbuton des taux de rendement des fonds propres (Statstque Canada, 1994). Conformément à la lttérature, nous fxons ρ et β à 2,5 et 0,96 respectvement, tands que σ est établ à 0,67. Nous fxons ξ E, ξ W, ξ U et ξ R conformément aux modèles standards dans lesquels les losrs sont explctement représentés, c est-à-dre que ξ E = ξ W = ξ U = et ξ R = 1 ; cela mplque que les heures de traval des travalleurs qu ont un emplo et des entrepreneurs ans que les efforts de recherche déployés par les chômeurs sont établs à 0,45. Le revenu du traval des personnes ayant un emplo et des entrepreneurs, y,etlerevenu

14 382 Yuan et Zmmermann de retrate, y R, sont fxés à1età0,3respectvement. Les probabltés de départ à la retrate τ et de décès des retratés δ sont étables à 5 % et 10 % respectvement. Le taux crédteur, R d, est fxé à 1,00 % à partr des taux réels obtenus sur les certfcats de placement garants et des taux réels offerts sur les comptes d épargne. La prestaton d assurance-chômage est égale à 29,29 % du taux de rémunératon des travalleurs 4. Nous fasons l hypothèse que la consommaton mnmale est égale à cette prestaton. Le rapport des nvestssements au patrmone net, φ, est calculé à partr du rato d endettement. Le rato d endettement moyen durant la pérode de référence est de 1,2, ce qu donne une valeur de 2,2 pour φ. Les fras de vérfcaton µ sont fxés à 6 %. Statstque Canada (1994) fournt la dstrbuton des rendements des fonds propres des entreprses non fnancères du quatrème trmestre de 1988 au quatrème trmestre de Nous dsposons ans, pour chaque trmestre, des rendements moyens réalsés sur les captaux propres par tertle (supéreur, ntermédare et nféreur). Dans notre modèle, nous retenons auss une dstrbuton dscrète des taux de rendement afn de smplfer les calculs. Les taux de rendement des projets sont calculés à partr des statstques relatves au rendement des fonds propres des entreprses, étant donné une dstrbuton supposée normale. Pendant la pérode consdérée, cette dstrbuton correspond à des rendements dscrets r de 50%, de 4,52 % et de 60 % assorts de probabltés de 0,0098, de 0,9817 et de 0,0085 respectvement. Le taux le plus bas est fxé à un nveau susceptble d entraîner à l occason des falltes, et le taux ntermédare est donné par le taux de rendement moyen. Le taux débteur R l et le patrmone mnmum permettant d obtenr un prêt, m, sont choss de manère à permettre aux banques d équlbrer leurs dépenses et leurs revenus, tands que le rapport des oblgatons aux dépôts est vosn de la proporton moyenne représentée par les portefeulles oblgatares pendant toute la pérode de référence. D après les calculs, le taux débteur R l est égal à 1,18 % et m à 6,76. Dans le régme permanent de référence, le nombre de travalleurs est de 0,58, le nombre d entrepreneurs de 0,09 et celu des retratés de 0,33. En ce qu concerne la 4. Cette mesure est basée sur le taux de remplacement élaboré par Hornsten et Yuan (1999). Les éléments suvants du régme d assurance-chômage sont prs en compte : le taux de remplacement prévu dans la lo, la proporton de la populaton actve partcpant au régme, le nombre maxmal de semanes de prestaton que peut obtenr un demandeur possédant des drots mnmaux et le nombre mnmal de semanes de traval exgé pour avor drot aux prestatons.

15 Étranglement du crédt, prêts bancares et poltque monétare 383 répartton du patrmone, le coeffcent de Gn est de 0,65 dans l économe de référence. Dans ce modèle de référence, les banques subssent des pertes sur prêts de temps à autre en rason de la possblté de rendements négatfs. Le rapport pertes/dépôts est de 0,166 % selon les calculs. Nous nous servons de ce rapport comme valeur de référence pour la poltque de prêt des banques. Durant les pérodes de dmnuton des rendements, ce rapport devent contragnant et amène les banques à fare preuve de plus de prudence dans leurs prêts, d où une forte contracton du crédt. 3 Étranglement du crédt, comportement des banques en matère de prêt et poltque monétare Mantenant, servons-nous du modèle pour smuler un étranglement du crédt. D après les statstques relatves au rendement des fonds propres, au quatrème trmestre de 1992, les entreprses ont obtenu des rendements nféreurs à la moyenne de la pérode de référence. Nous calculons la dstrbuton des rendements annualsés des projets en nous basant sur ce trmestre. Nos calculs donnent des taux de rendement r de 50 %, de 2,57 % et de 60 % assorts de probabltés de 0,0179, de 0,9742 et de 0,0079 respectvement. Le taux de chômage est de 11,57 % pendant la pérode de référence et φ est égal à 2,3. Nous posons que le taux crédteur est égal au taux en vgueur dans le scénaro de référence, 1,00 %, afn que nous pussons examner le comportement des banques en matère de crédt en pérode de fable rentablté, en l absence de toute modfcaton de l orentaton de la poltque monétare. Afn de créer éventuellement un étranglement du crédt, nous chosssons des valeurs de m et de R l telles que le rapport des pertes des banques à leurs dépôts sot égal à la valeur fxée dans le scénaro de référence, 0,166 %, les banques devant toujours équlbrer revenus et dépenses. En stuaton d équlbre, nous constatons que, pour être admssble à un prêt, l entreprse dot posséder un actf m de 6,84, valeur supéreure à celle du scénaro de référence (6,76) (vor Tableau 1). Les banques rédusent donc les prêts accordés aux pettes entreprses. Le montant total des prêts dmnue consdérablement de plus de 60 % en stuaton d étranglement du crédt par rapport au scénaro de référence. Le taux débteur obtenu est de 1,30 %, valeur supéreure au taux de 1,18 % retenu dans le scénaro de référence. En examnant la répartton des avors bancares, nous constatons une forte augmentaton de la proporton des dépôts bancares placés en oblgatons. Cette proporton attent 58 % contre

16 384 Yuan et Zmmermann Tableau 1 Analyse en régme permanent Scénaro de référence Étranglement du crédt Poltque monétare Poltque de prêt Taux crédteur R d 0,0100 0,0100 0,0050 0,0100 Dstrbuton des rendements 0,5000 0,0098 0,0452 0,9817 0,5000 0,0179 0,0257 0,9742 0,5000 0,0179 0,0257 0,9742 0,5000 0,0179 0,0257 0,9742 0,6000 0,0079 0,6000 0,0085 0,6000 0,0079 0,6000 0,0079 Seul d octro des prêts m* 6,76 6,84 6,55 6,72 Taux débteur R l 0,0118 0,0130 0,0090 0,0140 Oblgatons/dépôts (%) Pertes/dépôts α (%) 0,166 0,166 0,166 0,345 Total des prêts 0,76 0,27 0,26 0,80 Total des dépôts 0,87 0,65 0,60 0,92 N bre de travalleurs 0,58 0,64 0,64 0,58 N bre d entrepreneurs 0,09 0,03 0,03 0,09 N bre de retratés 0,33 0,33 0,33 0,33 Coeffcent de Gn 0,65 0,62 0,62 0,64 Utlté moyenne 0,23 0,26 0,27 0,23 13 % dans le scénaro de référence. La contrante mposée par le rapport des pertes aux dépôts bancares permet de reprodure concrètement le comportement des banques en matère de prêt. On évte ans d avor à représenter explctement les modfcatons de l averson des banques pour le rsque dans dfférents états de l économe. Nous constatons auss que plus de gens devennent travalleurs (0,64 au leu de 0,58) et qu ls sont mons nombreux à devenr entrepreneurs (0,03 au leu de 0,09). Le coeffcent de Gn passe de 0,65 dans le scénaro de référence à 0,62, et l utlté moyenne, de 0,23 à 0,26. Dans cet état de l économe, l y a plus de falltes à cause de la dmnuton des rendements obtenus et de la hausse des taux débteurs. Les banques sont prsonnères de leur poltque de crédt en ce sens que, à mesure que les pertes augmentent en proporton des prêts, elles dovent rédure ces derners. Avec le relèvement du seul m, certans entrepreneurs redevennent travalleurs, ce qu fat basser le montant des prêts. Le recul du nombre de prêts est partellement compensé par la hausse de la valeur moyenne des crédts qu sont mantenus. Le processus se poursut jusqu à ce que les banques trouvent la valeur de m qu rétablt le rapport pertes/dépôts ntal. Ce fasant, les banques dovent auss relever le taux débteur en rason de la hausse des coûts (par prêt) mputable à l accrossement des pertes.

17 Étranglement du crédt, prêts bancares et poltque monétare Smulatons de poltque monétare en régme permanent Nous nous lvrons mantenant à une smulaton dans laquelle la banque centrale abasse d un dem-pont de pourcentage le taux crédteur, R d, en stuaton d étranglement du crédt. Nous examnons comment les banques modfent leur poltque de prêt en fasant varer R l et m. Les banques chosssent R l et m de façon que leurs revenus couvrent leurs dépenses et que le rapport pertes/dépôts reste égal à celu observé dans le scénaro de référence (0,166 %). Lorsque le taux crédteur recule d un dem-pont, les banques rédusent leur taux débteur de 40 ponts de base, le fasant passer à 0,90 %. Elles augmentent leurs prêts aux pettes entreprses en ramenant à 6,55 par rapport à 6,84 en stuaton d étranglement du crédt le seul d octro des prêts m. La part des dépôts placés sous la forme d oblgatons reste la même que dans le scénaro d étranglement du crédt. Le total des dépôts et celu des prêts dmnuent légèrement. Dans l ensemble, l abassement du taux crédteur a des répercussons assez lmtées. La dmnuton des taux d ntérêt s avère peu effcace de façon générale parce que la prncpale contrante qu s exerce sur les banques est le rapport pertes/dépôts α. Cependant, la modfcaton des taux d ntérêt a dvers effets. La basse des taux crédteurs a rédut l nctaton des travalleurs à épargner. Par contre, comme les banques voent décroître leurs paements d ntérêts, elles peuvent abasser le taux débteur pour équlbrer leurs comptes, ce qu ncte un certan nombre de travalleurs à se fare entrepreneurs. Cependant, ces dfférents effets sont de fable ampltude. Afn d évaluer l effcacté relatve de ce changement de poltque monétare, nous nous lvrons à une autre smulaton. Les banques assouplssent leur règle de lmtaton des pertes, c est-à-dre qu elles relèvent le rapport pertes/dépôts α qu elles cherchent à respecter. Les banques chosssent m et R l de manère que leurs revenus couvrent leurs dépenses et que le rapport des oblgatons aux dépôts sot le plus vosn possble de la valeur observée dans le scénaro de référence (13 %). La dernère colonne du Tableau 1 montre que, s l on porte le rapport des pertes aux dépôts α à 0,345 %, sot à peu près le double de la valeur retenue dans le scénaro de référence, le rapport oblgatons/dépôts descend à 14 %, valeur vosne de celle du scénaro de référence. On constate que, par rapport au scénaro d étranglement du crédt, un plus grand nombre de gens devennent entrepreneurs plutôt que travalleurs. L utlté moyenne revent au nveau qu elle avat dans le scénaro de référence. Cette poltque est beaucoup plus effcace parce qu elle assouplt la règle qu est la plus contragnante pour les banques. Même s le rapport pertes/dépôts α augmente, celles-c parvennent à couvrr leurs fras

18 386 Yuan et Zmmermann d explotaton moyennant une très légère hausse des taux débteurs. L abassement de m ncte certans travalleurs à devenr entrepreneurs, et l effet de la basse des rendements dsparaît presque entèrement : les projets génèrent un taux de rendement moyen plus fable que dans le scénaro de référence sans étranglement du crédt, mas ce taux reste supéreur au taux pratqué sur les dépôts. L accrossement du nombre de projets se tradut par une augmentaton des rendements réalsés dans l économe. Conclusons Nous avons élaboré dans cette étude un modèle dynamque d équlbre général de l ntermédaton fnancère qu a cec de nouveau qu l tent compte de l hétérogénété des projets d nvestssement. De plus, la décson de devenr entrepreneur et de contracter un prêt est endogène, et les travalleurs décdent du montant des dépôts que les banques peuvent ensute affecter à l octro de prêts et à l achat d oblgatons. Étant donné que les projets et même les ménages peuvent fare fallte dans ce modèle, les banques tennent compte explctement des pertes possbles sur leurs prêts. Cette autoréglementaton, qu a été mposée récemment aux banques par l accord de Bâle, semble être le facteur détermnant lors d un étranglement du crédt. D après les résultats de notre modèle, qu est étalonné en foncton de l économe canadenne, la poltque monétare ne peut guère contrbuer à atténuer un resserrement brutal du crédt quand celu-c est dû à une augmentaton du rsque de crédt. Par contre, une réglementaton plus souple en matère de prêt notamment des règles qu permettent aux banques de subr davantage de pertes, qu elles peuvent compenser par une hausse des taux débteurs se révèle très effcace. Bblographe Bernanke, B. S. et A. Blnder (1988). «Credt, Money, and Aggregate Demand», Amercan Economc Revew, vol. 78, n o 2, p (1992). «The Federal Funds Rate and the Channels of Monetary Transmsson», Amercan Economc Revew, vol. 82, n o 4, p Bernanke, B. S. et M. Gertler (1995). «Insde the Black Box: The Credt Channel of Monetary Polcy Transmsson», Journal of Economc Perspectves, vol. 9, n o 4, p Bernanke, B. S., M. Gertler et S. Glchrst (1998). «The Fnancal Accelerator n a Quanttatve Busness Cycle Framework», document de traval n o 6455, Natonal Bureau of Economc Research. Bernanke, B. S. et C. S. Lown (1991). «The Credt Crunch», Brookngs Papers on Economc Actvty, n o 2, p Chan-Lau, J. A. et Z. Chen (1998). «Fnancal Crss and Credt Crunch as a Result of Ineffcent Fnancal Intermedaton wth Reference to the Asan Fnancal Crss», document de traval n o 98/127, Fonds monétare nternatonal.

19 Étranglement du crédt, prêts bancares et poltque monétare 387 Cooley, T. F. et V. Quadrn (1998). «Monetary Polcy and the Fnancal Decsons of Frms», photocope. Fsher, J. D. M. (1996). «Credt Market Imperfectons and the Heterogeneous Responses of Frms to Monetary Shocks», document de traval n o 96-23, Federal Reserve Bank of Chcago. Fuerst, T. S. (1995). «Monetary and Fnancal Interactons n the Busness Cycle», Journal of Money, Credt and Bankng, vol. 27, n o 4, parte 2, p Gertler, M. et S. Glchrst (1994). «Monetary Polcy, Busness Cycles, and the Behavor of Small Manufacturng Frms», Quarterly Journal of Economcs, vol. 109, n o 2, p Green, E. et S. N. Oh (1991). «Can a Credt Crunch Be Effcent?», Federal Reserve Bank of Mnneapols Quarterly Revew, vol. 15, n o 4, p Harholf, D. et T. Kortng (1998). «Lendng Relatonshps n Germany: Emprcal Results from Survey Data», Dscusson Paper n o 1917, Centre for Economc Polcy Research. Hornsten, A. et M. Yuan (1999). «Can a Matchng Model Explan the Long-Run Increase n Canada s Unemployment Rate?», Revue canadenne d Économque, vol. 32, n o 4, p Keeton, W. R. (1979). Equlbrum Credt Ratonng, New York, Garland Publshng. Lang, W. W. et L. Nakamura (1995). «Flght to Qualty n Bank Lendng and Economc Actvty», Journal of Monetary Economcs, vol. 36, n o 1, p Leeper, E. M., C. A. Sms et T. Zha (1996). «What Does Monetary Polcy Do?», Brookngs Papers on Economc Actvty, n o 2, p L, W. (1997). «Captal Constrants and Frm Heterogenety over Busness Cycles», photocope. Morgan, D. P. (1998). «The Credt Effects of Monetary Polcy: Evdence Usng Loan Commtments», Journal of Money, Credt and Bankng, vol. 30, n o 1, p Pazarbasoglu, C. (1996). «A Credt Crunch? A Case Study of Fnland n the Aftermath of the Bankng Crss», document de traval n o 96/135, Fonds monétare nternatonal. Peek, J. et E. Rosengren (1995). «The Captal Crunch: Nether a Borrower Nor a Lender Be», Journal of Money, Credt and Bankng, vol. 27, n o 3, p Sharpe, S. A. (1995). «Bank Captalzaton, Regulatons, and the Credt Crunch: A Crtcal Revew of the Research Fndngs», Fnance and Economcs Dscusson Seres, n o 95-20, Washngton, Federal Reserve Board. Sms, C. A. (1992). «Interpretng the Macroeconomcs Tme Seres Facts: The Effects of Monetary Polcy», European Economc Revew, vol. 36, n o 5, p Statstque Canada (1994). Statstques fnancères trmestrelles des enterprses, trosème trmestre de 1994, n o au catalogue. Stgltz, J. et A. Wess (1981). «Credt Ratonng n Markets wth Imperfect Informaton», Amercan Economc Revew, vol. 71, n o 3, p Vhrala, V. (1996). «Credt Crunch and Collateral Squeeze? An Emprcal Study of the Credt Supply of the Fnnsh Local Banks n », document de traval n o 11/96, Banque de Fnlande. Wagster, J. D. (1999). «The Basle Accord of 1988 and the Internatonal Credt Crunch of », Journal of Fnancal Servces Research, vol. 15, n o 2, p Wllamson, S. D. (1986). «Costly Montorng, Fnancal Intermedaton, and Equlbrum Credt Ratonng», Journal of Monetary Economcs, vol. 18, n o 1, p Woo, D. (1999). «In Search of Captal Crunch : Supply Factors Behnd the Credt Slowdown n Japan», document de traval n o 99/3, Fonds monétare nternatonal.

20 Commentares Emanuela Carda Yuan et Zmmermann élaborent un modèle permettant d engendrer un étranglement du crédt, c est-à-dre une poltque de prêt prudente au pont d être neffcente, et cherchent à vor s la poltque monétare ou la réglementaton du crédt peuvent atténuer les effets d un tel resserrement. Les auteurs constatent que, alors que la réglementaton des prêts peut élmner l ncdence d un étranglement du crédt, la poltque monétare est à peu près mpussante à cet égard. Le document de Yuan et Zmmermann consttue un apport ntéressant à la lttérature tratant de ce phénomène. Selon pluseurs études emprques, l Allemagne, la Fnlande, les États-Uns et le Japon ont pât au début des années 1990 d un excès de prudence des banques en matère de prêt, mas rares sont les auteurs qu ont essayé de mettre au pont un cadre théorque pour examner cette queston. Yuan et Zmmermann recourent à un modèle d équlbre général comportant pluseurs types de ménage et des projets hétérogènes. Le facteur d hétérogénété le plus mportant tent à l hypothèse voulant que les ménages soent composés de travalleurs s leur actf net, m, est nféreur à un seul m*, détermné par le système bancare, ou pussent être entrepreneurs s m m*. Un ménage sollctera un prêt s le projet qu l envsage nécesste un nvestssement supéreur à son patrmone net. La demande de prêt ne sera approuvée que s m m*, auquel cas le ménage devendra entrepreneur. Cette confguraton est ndspensable pour créer la possblté d un étranglement du crédt. Les auteurs postulent auss que les ménages ont une probablté fxe τ de départ à la retrate et une probablté µ d être au chômage et que leur espérance de ve est fne. Ils n explquent toutefos pas pourquo ces facteurs d hétérogénété supplémentares sont essentels à l étude des étranglements du crédt. Je constate au Tableau 1 que 388

- Equilibre simultané IS/LM : Pour déterminer le couple d équilibre général, il convient de résoudre l équation IS = LM.

- Equilibre simultané IS/LM : Pour déterminer le couple d équilibre général, il convient de résoudre l équation IS = LM. Exercce n 1 Cet exercce propose de détermner l équlbre IS/LM sur la base d une économe dépourvue de présence étatque. Pour ce fare l convent, dans un premer temps de détermner la relaton (IS) marquant

Plus en détail

LE RÉGIME DE RETRAITE DU PERSONNEL CANADIEN DE LA CANADA-VIE (le «régime») INFORMATION IMPORTANTE CONCERNANT LE RECOURS COLLECTIF

LE RÉGIME DE RETRAITE DU PERSONNEL CANADIEN DE LA CANADA-VIE (le «régime») INFORMATION IMPORTANTE CONCERNANT LE RECOURS COLLECTIF 1 LE RÉGIME DE RETRAITE DU PERSONNEL CANADIEN DE LA CANADA-VIE (le «régme») INFORMATION IMPORTANTE CONCERNANT LE RECOURS COLLECTIF AVIS AUX RETRAITÉS ET AUX PARTICIPANTS AVEC DROITS ACQUIS DIFFÉRÉS Expédteurs

Plus en détail

Contrats prévoyance des TNS : Clarifier les règles pour sécuriser les prestations

Contrats prévoyance des TNS : Clarifier les règles pour sécuriser les prestations Contrats prévoyance des TNS : Clarfer les règles pour sécurser les prestatons Résumé de notre proposton : A - Amélorer l nformaton des souscrpteurs B Prévor plus de souplesse dans l apprécaton des revenus

Plus en détail

Chapitre 6. Economie ouverte :

Chapitre 6. Economie ouverte : 06/2/202 Chaptre 6. Econome ouverte : le modèle Mundell Flemng Elsabeth Cudevlle Le développement des échanges nternatonaux (bens et servces et flux fnancers) a rendu fortement nterdépendantes les conjonctures

Plus en détail

Cours Corporate finance

Cours Corporate finance Cours Corporate fnance Eléments de théore du portefeulle Le edaf Franços Longn www.longn.fr lan Notons de rentablté Défnton odélsaton Eléments de théore du portefeulle ortefeulle Dversfcaton Le edaf Le

Plus en détail

Remboursement d un emprunt par annuités constantes

Remboursement d un emprunt par annuités constantes Sére STG Journées de formaton Janver 2006 Remboursement d un emprunt par annutés constantes Le prncpe Utlsaton du tableur Un emprunteur s adresse à un prêteur pour obtenr une somme d argent (la dette)

Plus en détail

Assurance maladie et aléa de moralité ex-ante : L incidence de l hétérogénéité de la perte sanitaire

Assurance maladie et aléa de moralité ex-ante : L incidence de l hétérogénéité de la perte sanitaire Assurance malade et aléa de moralté ex-ante : L ncdence de l hétérogénété de la perte santare Davd Alary 1 et Franck Ben 2 Cet artcle examne l ncdence de l hétérogénété de la perte santare sur les contrats

Plus en détail

COMPRENDRE LA BOURSE

COMPRENDRE LA BOURSE COMPRENDRE LA BOURSE L analyse fondamentale Ce document pédagogque n est pas un document de consels pour nvestr en bourse. Les nformatons données dans ce document sont à ttre nformatf. Vous êtes seul responsable

Plus en détail

Les jeunes économistes

Les jeunes économistes Chaptre1 : les ntérêts smples 1. défnton et calcul pratque : Défnton : Dans le cas de l ntérêt smple, le captal reste nvarable pendant toute la durée du prêt. L emprunteur dot verser, à la fn de chaque

Plus en détail

Calculer le coût amorti d une obligation sur chaque exercice et présenter les écritures dans les comptes individuels de la société Plumeria.

Calculer le coût amorti d une obligation sur chaque exercice et présenter les écritures dans les comptes individuels de la société Plumeria. 1 CAS nédt d applcaton sur les normes IAS/IFRS Coût amort sur oblgatons à taux varable ou révsable La socété Plumera présente ses comptes annuels dans le référentel IFRS. Elle détent dans son portefeulle

Plus en détail

Economie Ouverte. Economie ouverte. Taux de change et balance courante. Le modèle Mundell-Fleming. Définition du taux de change

Economie Ouverte. Economie ouverte. Taux de change et balance courante. Le modèle Mundell-Fleming. Définition du taux de change Econome Ouverte Econome ouverte Taux de change et balance courante Taux de change et balance courante Modèle Mundell-Flemng Campus Moyen Orent Médterranée Défnton du taux de change Le taux de change est

Plus en détail

La fourniture de biens et facteurs publics en présence de ménages et d entreprises mobiles

La fourniture de biens et facteurs publics en présence de ménages et d entreprises mobiles La fournture de bens et facteurs publcs en présence de ménages et d entreprses mobles Pascale Duran-Vgneron évrer 007 Le modèle On suppose un pays drgé par un gouvernement central ayant compétence sur

Plus en détail

Dirigeant de SAS : Laisser le choix du statut social

Dirigeant de SAS : Laisser le choix du statut social Drgeant de SAS : Lasser le chox du statut socal Résumé de notre proposton : Ouvrr le chox du statut socal du drgeant de SAS avec 2 solutons possbles : apprécer la stuaton socale des drgeants de SAS comme

Plus en détail

UNIVERSITE MONTESQUIEU BORDEAUX IV. Année universitaire 2006-2007. Semestre 2. Prévisions Financières. Travaux Dirigés - Séances n 3

UNIVERSITE MONTESQUIEU BORDEAUX IV. Année universitaire 2006-2007. Semestre 2. Prévisions Financières. Travaux Dirigés - Séances n 3 UNIVERSITE MONTESQUIEU BORDEAUX IV Lcence 3 ère année Econome - Geston Année unverstare 2006-2007 Semestre 2 Prévsons Fnancères Travaux Drgés - Séances n 3 «Les Crtères Fondamentaux des Chox d Investssement»

Plus en détail

EH SmartView. Identifiez vos risques et vos opportunités. www.eulerhermes.be. Pilotez votre assurance-crédit. Services en ligne Euler Hermes

EH SmartView. Identifiez vos risques et vos opportunités. www.eulerhermes.be. Pilotez votre assurance-crédit. Services en ligne Euler Hermes EH SmartVew Servces en lgne Euler Hermes Identfez vos rsques et vos opportuntés Plotez votre assurance-crédt www.eulerhermes.be Les avantages d EH SmartVew L expertse Euler Hermes présentée de manère clare

Plus en détail

L intermédiation financière en microfinance : un examen à partir des modèles de prêt de groupe et de prêt individuel

L intermédiation financière en microfinance : un examen à partir des modèles de prêt de groupe et de prêt individuel MESQUIT Dorothée Dorothee.mesquta@etu.unv-rouen.fr Drecteur M. MYOUKOU Unversté de Rouen Laboratore CRE L ntermédaton fnancère en mcrofnance : un examen à partr des modèles de prêt de groupe et de prêt

Plus en détail

Impôt sur la fortune et investissement dans les PME Professeur Didier MAILLARD

Impôt sur la fortune et investissement dans les PME Professeur Didier MAILLARD Conservatore atonal des Arts et Méters Chare de BAQUE Document de recherche n 9 Impôt sur la fortune et nvestssement dans les PME Professeur Dder MAILLARD Avertssement ovembre 2007 La chare de Banque du

Plus en détail

Sociétés d investissement immobilier cotées (SIIC), valeur et prix : deux notes

Sociétés d investissement immobilier cotées (SIIC), valeur et prix : deux notes Socétés d nvestssement mmobler cotées (SIIC), valeur et prx : deux notes I. Dette et créaton de valeur dans les socétés foncères II. La cesson à une SIIC : un cas de dstorson fscale Laurent BATSCH CEREG-DRM,

Plus en détail

SmartView d EH. Vue d ensemble des risques et des occasions. Surveillance de l assurance-crédit. www.eulerhermes.ca/fr/smartview

SmartView d EH. Vue d ensemble des risques et des occasions. Surveillance de l assurance-crédit. www.eulerhermes.ca/fr/smartview SmartVew d EH Servces en lgne Euler Hermes Vue d ensemble des rsques et des occasons Survellance de l assurance-crédt www.eulerhermes.ca/fr/smartvew Les avantages du SmartVew d EH Prenez plus de décsons

Plus en détail

Plan. Gestion des stocks. Les opérations de gestions des stocks. Les opérations de gestions des stocks

Plan. Gestion des stocks. Les opérations de gestions des stocks. Les opérations de gestions des stocks Plan Geston des stocks Abdellah El Fallah Ensa de Tétouan 2011 Les opératons de gestons des stocks Les coûts assocés à la geston des stocks Le rôle des stocks Modèle de la quantté économque Geston calendare

Plus en détail

Analyse Numérique - Projet A rendre au plus tard le jour de l examen final, en Janvier 2010.

Analyse Numérique - Projet A rendre au plus tard le jour de l examen final, en Janvier 2010. Master 1ère année de Mathématques Analyse Numérque - Projet A rendre au plus tard le jour de l examen fnal, en Janver 2010. CMI, Unversté de Provence Année 2009-2010 Ce qu vous est demandé : Rédger les

Plus en détail

- donc n explique pas très bien le commerce entre pays industrialisés en particulier le commerce intraeuropéen

- donc n explique pas très bien le commerce entre pays industrialisés en particulier le commerce intraeuropéen Le commerce nternatonale en stuaton de concurrence mparfate: ros problèmes essentels des modèles théorques Rcardo, HOS, Standard: - fondés sur la CPP: le commerce n augmente pas la concurrence - pas d

Plus en détail

CREATION DE VALEUR EN ASSURANCE NON VIE : COMMENT FRANCHIR UNE NOUVELLE ETAPE?

CREATION DE VALEUR EN ASSURANCE NON VIE : COMMENT FRANCHIR UNE NOUVELLE ETAPE? CREATION DE VALEUR EN ASSURANCE NON VIE : COMMENT FRANCHIR UNE NOUVELLE ETAPE? Boulanger Frédérc Avanssur, Groupe AXA 163-167, Avenue Georges Clémenceau 92742 Nanterre Cedex France Tel: +33 1 46 14 43

Plus en détail

TABLE DES MATIERES. Cours d économie général 2009-2010

TABLE DES MATIERES. Cours d économie général 2009-2010 TABLE DES MATIERES Durée...2 Objectf spécfque...2 Résumé...2 I. Equlbre en économe fermée...2 I.1 L équlbre sur le marché des produts : la courbe IS...2 I.2 L équlbre sur le marché de la monnae : la courbe

Plus en détail

Accord Entreprise. Le Guide du True-Up. Enterprise Agreement True - Up Guide

Accord Entreprise. Le Guide du True-Up. Enterprise Agreement True - Up Guide Enterprse Agreement True-Up Gude Accord Entreprse Le Gude du True-Up Enterprse Agreement True - Up Gude Le gude du True-Up dans l Accord Entreprse Table des matères Le True-Up des lcences on premse et

Plus en détail

Recherche universitaire et crédits d impôt pour R-D

Recherche universitaire et crédits d impôt pour R-D Fscalté Recherche unverstare et crédts d mpôt pour R-D Le 27 novembre 2001 Nancy Avone, CA Inctatfs fscaux à la R-D très généreux dsponbles Étude du Conference Board du Canada en 1998 Québec Jurdcton au

Plus en détail

Page 5 TABLE DES MATIÈRES

Page 5 TABLE DES MATIÈRES Page 5 TABLE DES MATIÈRES CHAPITRE I LES POURCENTAGES 1. LES OBJECTIFS 12 2. LES DÉFINITIONS 14 1. La varaton absolue d'une grandeur 2. La varaton moyenne d'une grandeur (par unté de temps) 3. Le coeffcent

Plus en détail

Chapitre 5. Menu de SUPPORT

Chapitre 5. Menu de SUPPORT 155 Chaptre 5. Menu de SUPPORT Ce que vous apprendrez dans ce chaptre Ce chaptre vous présentera des routnes supplémentares susceptbles de vous ader dans les analyses de données présentées dans le chaptre

Plus en détail

EXAMEN FINAL DE STATISTIQUES DESCRIPTIVES L1 AES - SESSION 1 - Correction -

EXAMEN FINAL DE STATISTIQUES DESCRIPTIVES L1 AES - SESSION 1 - Correction - EXAME FIAL DE STATISTIQUES DESCRIPTIVES L1 AES - SESSIO 1 - Correcton - Exercce 1 : 1) Consdérons une entreprse E comportant deux établssements : E1 et E2 qu emploent chacun 200 salarés. Au sen de l'établssement

Plus en détail

Hansard OnLine. Guide relatif au Unit Fund Centre

Hansard OnLine. Guide relatif au Unit Fund Centre Hansard OnLne Gude relatf au Unt Fund Centre Table des matères Page Présentaton du Unt Fund Centre (UFC) 3 Utlsaton de crtères de recherche parm les fonds 4-5 Explotaton des résultats des recherches par

Plus en détail

UNIVERSITÉ PARIS OUEST NANTERRE LA DÉFENSE U.F.R. SEGMI Année universitaire 2015 2016. Statistiques Descriptives

UNIVERSITÉ PARIS OUEST NANTERRE LA DÉFENSE U.F.R. SEGMI Année universitaire 2015 2016. Statistiques Descriptives UNIVERSITÉ PARIS OUEST NANTERRE LA DÉFENSE U.F.R. SEGMI Année unverstare 215 216 L1 Économe Cours de B. Desgraupes Statstques Descrptves Séance 7: Indces synthétques Table des matères 1 Introducton 1 1.1

Plus en détail

* Notre savoir au service de votre réussite

* Notre savoir au service de votre réussite * Notre savor au servce de votre réusste * Vsualser les ndcateurs clés de performance de votre portefeulle clents sur un tableau de bord Analyser le taux d acceptaton de vos demandes d agréments par notaton

Plus en détail

Montage émetteur commun

Montage émetteur commun tour au menu ontage émetteur commun Polarsaton d un transstor. ôle de la polarsaton La polarsaton a pour rôle de placer le pont de fonctonnement du transstor dans une zone où ses caractérstques sont lnéares.

Plus en détail

I. Fonctionnalités du tableur

I. Fonctionnalités du tableur Olver Coma Macro MRP pour Excel Decembre 1999 I. Fonctonnaltés du tableur I.1. Feulle «Nomenclature «Le tableur propose pluseurs optons à l ouverture du fcher. Cnq boutons apparassent à drote de la feulle

Plus en détail

Note méthodologique. Traitements hebdomadaires Quiestlemoinscher.com. Quelle méthode de collecte de prix? Qui a collecté les prix?

Note méthodologique. Traitements hebdomadaires Quiestlemoinscher.com. Quelle méthode de collecte de prix? Qui a collecté les prix? Note méthodologque Tratements hebdomadares Questlemonscher.com Quelle méthode de collecte de prx? Les éléments méthodologques ont été défns par le cabnet FaE onsel, socété d études et d analyses statstques

Plus en détail

SEPTEMBRE 2009 RC-POS

SEPTEMBRE 2009 RC-POS SEPTEMBRE 2009 RC-POS (09_POS_131) (mn.) RAPPORT DE MINORITE DE LA COMMISSION THEMATIQUE DE LA SANTE PUBLIQUE chargée d'examner l'objet suvant: Postulat Fabenne Despot et consorts demandant à qu profte

Plus en détail

DES EFFETS PERVERS DU MORCELLEMENT DES STOCKS

DES EFFETS PERVERS DU MORCELLEMENT DES STOCKS DES EFFETS PERVERS DU MORCELLEMENT DES STOCKS Le cabnet Enetek nous démontre les mpacts négatfs de la multplcaton des stocks qu au leu d amélorer le taux de servce en se rapprochant du clent, le dégradent

Plus en détail

Mesurer la qualité de la prévision

Mesurer la qualité de la prévision Mesurer la qualté de la prévson Luc Baetens 24/11/2011 www.mobus.eu Luc Baetens 11 ans d expérence Planfcaton Optmsaton des stocks Organsaton de la Supply Chan Performance de la Supply Chan Geston de la

Plus en détail

Chapitre II : Evaluation des emprunts à taux fixes

Chapitre II : Evaluation des emprunts à taux fixes Chaptre II : Evaluaton des emprunts à taux fxes Dr Babacar Sène Faculté des Scences Economques et de Geston Département Econome 8/3/202 Introducton Emprunt bancare Souscrt par une banque ou pluseurs banques

Plus en détail

Il fournit un complément d information au document du BSIF que voici :

Il fournit un complément d information au document du BSIF que voici : Préavs REMARQUE* Objet : ttre des garantes de fonds dstncts des socétés d assurance-ve qu utlsent les facteurs prescrts Catégore : Captal Date : Le présent préavs décrt une méthode factorelle alternatve

Plus en détail

Dans les années 1990, de nombreux pays émergents ont construit leur modèle de

Dans les années 1990, de nombreux pays émergents ont construit leur modèle de Déséqulbres macroéconomques dans les pays émergents : des rsques modérés pour les économes avancées Vncent Alhenc-Gelas Département de la conjoncture Dans les années 1990, de nombreux pays émergents ont

Plus en détail

RAPPORT DE RECHERCHE

RAPPORT DE RECHERCHE RAPPORT DE RECHERCHE N 2014-03 Le non-recours au RSA «socle seul» : l hypothèse du patrmone SYLVAIN CHAREYRON www.tepp.eu TEPP - Traval, Emplo et Poltques Publques - FR CNRS 3435 Le non-recours au RSA

Plus en détail

Méthodologie quiestlemoinscher de comparaison de prix entre magasins

Méthodologie quiestlemoinscher de comparaison de prix entre magasins Méthodologe questlemonscher de comparason de prx entre magasns Les éléments méthodologques ont été défns par le cabnet FaCE Consel, socété d études et d analyses statstques ndépendante. Le cabnet FaCE

Plus en détail

4.2.1. Le fondement analytique : le tarif douanier

4.2.1. Le fondement analytique : le tarif douanier 4.2.1. Le fondement analytque : le tarf douaner Le lbre-échange procure des bénéfces à tous les pays. Pourtant, durant des décennes, la plupart des natons ont cherché à contrôler leurs échanges en nstaurant

Plus en détail

Exercices d algorithmique

Exercices d algorithmique Exercces d algorthmque Les algorthmes proposés ne sont pas classés par ordre de dffculté Nombres Ecrre un algorthme qu renvoe la somme des nombre entre 0 et n passé en paramètre Ecrre un algorthme qu renvoe

Plus en détail

Evaluation des actions

Evaluation des actions Akrem ISCAE archés nancers : Evaluaton des actons Evaluaton des actons Secton I : Dénton hypothèses et notatons I-- La noton d un act nancer -a- Dénton Un act nancer est tout ben qu un nvestsseur désre

Plus en détail

Le théorème du viriel

Le théorème du viriel Le théorème du vrel On se propose de démontrer le théorème du vrel de deux manères dfférentes. La premère fat appel à deux "trcks" qu l faut vor. Cette preuve met en avant une quantté, notée S c, qu permet

Plus en détail

Prêt de groupe et sanction sociale Group lending and social fine

Prêt de groupe et sanction sociale Group lending and social fine Prêt de roupe et sancton socale Group lendn and socal fne Davd Alary Résumé Dans cet artcle, nous présentons un modèle d antsélecton sur un marché concurrentel du crédt. Nous consdérons l ntroducton de

Plus en détail

L incidence de l éducation et de la formation des adultes sur la situation sur le marché du travail au Canada

L incidence de l éducation et de la formation des adultes sur la situation sur le marché du travail au Canada N o 81-595-MIF au catalogue N o 008 ISSN: 1704-8893 ISBN: 0-662-89631-9 Document de recherche Éducaton, compétences et apprentssage Documents de recherche L ncdence de l éducaton et de la formaton des

Plus en détail

Prévision des ventes des articles textiles confectionnés. B. Zitouni*, S. Msahli* * Unité de Recherches Textiles, Ksar-Hellal, Tunisie.

Prévision des ventes des articles textiles confectionnés. B. Zitouni*, S. Msahli* * Unité de Recherches Textiles, Ksar-Hellal, Tunisie. Prévson des ventes des artcles textles confectonnés B Ztoun*, S Msahl* * Unté de Recherches Textles, Ksar-Hellal, Tunse Résumé Dans cette étude, on se propose de détermner s le recours à des réseaux de

Plus en détail

Enseignement secondaire. PHYSI Physique Programme

Enseignement secondaire. PHYSI Physique Programme Ensegnement secondare Dvson supéreure PHYSI Physque Programme 3CB_3CC_3CF_3MB_3MC_3MF Langue véhculare : franças Nombre mnmal de devors par trmestre : 1 PHYSI_3CB_3CC_3CF_3MB_3MC_3MF_PROG_10-11 Page 1

Plus en détail

direction de l animation de la recherche, des études et des statistiques Numéro 176 Juillet 2013

direction de l animation de la recherche, des études et des statistiques Numéro 176 Juillet 2013 Document d études drecton de l anmaton de la recherche, des études et des statstques Numéro 176 Jullet 2013 La régonalsaton des dépenses de formaton des entreprses au ttre du plan de formaton Jérôme Lê

Plus en détail

Bouclier fiscal : intérêt et limites (EF - GP) Professeur Didier MAILLARD Juin 2007 Mis à jour Décembre 2007 1

Bouclier fiscal : intérêt et limites (EF - GP) Professeur Didier MAILLARD Juin 2007 Mis à jour Décembre 2007 1 Conservatore Natonal des Arts et Méters Chare de BANQUE Document de recherche n 18 Boucler fscal : ntérêt et lmtes (EF - GP) Professeur Dder MALLAD Jun 2007 Ms à jour Décembre 2007 1 Avertssement La chare

Plus en détail

La surcote modifie-t-elle les comportements de départ en retraite? Samiah Benallah

La surcote modifie-t-elle les comportements de départ en retraite? Samiah Benallah CONSEIL D ORIENTATION DES RETRAITES Groupe de Traval - Séance du 30 jun 2010-15 h «Effets des réformes récentes sur les comportements de départ à la retrate» Document N 14 Document de traval, n engage

Plus en détail

publicitaires Section 4. Oligopole et stratégie publicitaire 1) Dépenses publicitaires et stratégie concurrentielle 3) Oligopole et dépenses d

publicitaires Section 4. Oligopole et stratégie publicitaire 1) Dépenses publicitaires et stratégie concurrentielle 3) Oligopole et dépenses d Secton 4. Olgopole et stratége publctare 1) Dépenses publctares et stratége concurrentelle 2) Monopole et dépenses d publctares 3) Olgopole et dépenses d publctares 1) Dépenses publctares et stratége concurrentelle

Plus en détail

TD 1. Statistiques à une variable.

TD 1. Statistiques à une variable. Danel Abécasss. Année unverstare 2010/2011 Prépa-L1 TD de bostatstques. Exercce 1. On consdère la sére suvante : TD 1. Statstques à une varable. 1. Calculer la moyenne et l écart type. 2. Calculer la médane

Plus en détail

LICENCE 1 MACROECONOMIE. DUREE : 2h

LICENCE 1 MACROECONOMIE. DUREE : 2h Unversté de Caen Année unverstare 2004/2005 Faculté de Scences Economques Sesson de septembre 2005 et de Geston LICENCE 1 MACROECONOMIE DUREE : 2h Exercce 1 : Crcut économque (8 ponts) On consdère une

Plus en détail

BTS GPN 2EME ANNEE-MATHEMATIQUES-MATHS FINANCIERES MATHEMATIQUES FINANCIERES

BTS GPN 2EME ANNEE-MATHEMATIQUES-MATHS FINANCIERES MATHEMATIQUES FINANCIERES MATHEMATIQUES FINANCIERES I. Concepts généraux. Le référentel précse : Cette parte du module M4 «Acquérr des outls mathématques de base nécessares à l'analyse de données économques» est en relaton avec

Plus en détail

Arbitrage inflation chômage et organisation monétaire optimale : une illustration en économie ouverte

Arbitrage inflation chômage et organisation monétaire optimale : une illustration en économie ouverte rbtrage nflaton chômage et organsaton monétare optmale : une llustraton en économe ouverte Célne RRE RESUME : Dans le contexte d un modèle à deux pays symétrques, nous cherchons à reler la queston de la

Plus en détail

THESE DE DOCTORAT D ETAT EN SCIENCES ECONOMIQUES

THESE DE DOCTORAT D ETAT EN SCIENCES ECONOMIQUES MINISTERE DE L ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE UNIVERSITE D ALGER FACULTE DES SCIENCES ECONOMIQUES ET DES SCIENCES DE GESTION THESE DE DOCTORAT D ETAT EN SCIENCES ECONOMIQUES VALEUR

Plus en détail

La théorie moderne du portefeuille : théorie et applications

La théorie moderne du portefeuille : théorie et applications 4986_.book Page 795 Vendred, 11. décembre 2009 3:46 15 28 La théore moderne du portefeulle : théore et applcatons PATRICE PONCET ET ROLAND PORTAIT Patrce Poncet est professeur à l ESSEC Busness School.

Plus en détail

Modélisations du risque en assurance automobile. Michel Grun-Rehomme Université Paris 2 et Ensae Email: grun@ensae.fr

Modélisations du risque en assurance automobile. Michel Grun-Rehomme Université Paris 2 et Ensae Email: grun@ensae.fr Modélsatons du rsque en assurance automoble Mchel Grun-Rehomme Unversté Pars 2 et Ensae Emal: grun@ensae.fr 1 Modélsatons du rsque en assurance automoble La snstralté est mesurée en terme de fréquence

Plus en détail

Ch 4 Séries statistiques à une dimension Définitions et représentation graphique

Ch 4 Séries statistiques à une dimension Définitions et représentation graphique Ch 4 Séres statstques à une dmenson Défntons et représentaton graphque Termnologe Ensemble étudé = populaton Eléments de cet ensemble = ndvdus ou untés Attrbut consdéré = caractère qu peut être qualtatf

Plus en détail

La mobilité résidentielle depuis 20 ans : des facteurs structurels aux effets de la conjoncture

La mobilité résidentielle depuis 20 ans : des facteurs structurels aux effets de la conjoncture La moblté résdentelle depus 20 ans : des facteurs structurels aux effets de la conjoncture T. Debrand C. Taffn Verson Prélmnare - Ne pas cter 10 mars 2004 Résumé : Les analyses économques sur la moblté

Plus en détail

Représentation de l'information

Représentation de l'information 1. L nformaton 1-1 Dualté état et temps Représentaton de l'nformaton La noton d'nformaton correspond à la connassance d'un état donné parm pluseurs possbles à un nstant donné. La Fgure 1 llustre cette

Plus en détail

La théorie de la rente foncière, la spéculation et le cash flow spéculatif immobilier (*)

La théorie de la rente foncière, la spéculation et le cash flow spéculatif immobilier (*) COMPAGNIE NATIONALE DES EXPERTS IMMOBILIERS * * Assocaton rége par la lo du 1 er Jullet 1901, enregstrée à la préfecture de polce sous le n 91/1743 Alan MANZON Expert Immobler-Consultant N d agrément -

Plus en détail

Solution : 1. Soit y = α + βt, l équation de la droite considérée. Le problème de régression linéaire s écrit. i=1 2(α + βt i b i )t i

Solution : 1. Soit y = α + βt, l équation de la droite considérée. Le problème de régression linéaire s écrit. i=1 2(α + βt i b i )t i Exercces avec corrgé succnct du chaptre 3 (Remarque : les références ne sont pas gérées dans ce document, par contre les quelques?? qu apparassent dans ce texte sont ben défns dans la verson écran complète

Plus en détail

CHAPITRE 2. La prévision des ventes

CHAPITRE 2. La prévision des ventes CHAPITRE La prévson des ventes C est en foncton des prévsons de ventes que l entreprse détermne la producton, les achats et les nvestssements nécessares. La prévson des ventes condtonne l ensemble de la

Plus en détail

DIRIGER ADMINISTRER DÉVELOPPER

DIRIGER ADMINISTRER DÉVELOPPER 24 Adjont de drecton F/H Votre formaton BTS Hôtellere-restauraton BTS Management des untés commercales BTS Assstant de geston PME-PMI Lcence Management d untés de restauraton Vos mssons Vous anmez, formez

Plus en détail

7. Marché monétaire Partie 1

7. Marché monétaire Partie 1 7.1. Pourquo la monnae? 7.1.1. éfnton de l argent ou de la monnae 7. Marché monétare Parte 1! Mankw, chaptre 27 et chaptre 28 (sauf du bas de la page 76 au bas de la page 764) Réalsaton : Natacha Glson

Plus en détail

SIMNUM : Simulation de systèmes auto-gravitants en orbite

SIMNUM : Simulation de systèmes auto-gravitants en orbite SIMNUM : Smulaton de systèmes auto-gravtants en orbte sujet proposé par Ncolas Kelbasewcz : ncolas.kelbasewcz@ensta-parstech.fr 14 janver 2014 1 Établssement du modèle 1.1 Approxmaton de champ lontan La

Plus en détail

EXAMEN FINAL DE STATISTIQUES DESCRIPTIVES L1 ECO - SESSION 1 - Correction - Minimum Moyenne Ecart-type

EXAMEN FINAL DE STATISTIQUES DESCRIPTIVES L1 ECO - SESSION 1 - Correction - Minimum Moyenne Ecart-type EAME FIAL DE STATISTIQUES DESCRIPTIVES L1 ECO - SESSIO 1 - Correcton - Exercce 1 : 1) Questons à Chox Multples (QCM). Cochez la bonne réponse Classer ces statstques selon leur nature (ndcateur de poston

Plus en détail

Ajustement affine par les moindres carrés

Ajustement affine par les moindres carrés 1. Nveau Termnales STG et ES Ajustement affne par les mondres carrés 2. Stuaton-problème proposée Introducton à la méthode des mondres carrés. 3. Support utlsé Tableur et calculatrce. 4. Contenu mathématque

Plus en détail

Les risques des pesticides mieux les connaître pour les réduire

Les risques des pesticides mieux les connaître pour les réduire Les rsques des pestcdes meux les connaître pour les rédure Des outls à votre portée pour rédure les rsques des pestcdes Vous avez mantenant accès à des outls d ade pour meux connaître les rsques des pestcdes

Plus en détail

classification non supervisée : pas de classes prédéfinies Applications typiques

classification non supervisée : pas de classes prédéfinies Applications typiques Qu est ce que le clusterng? analyse de clusterng regroupement des obets en clusters un cluster : une collecton d obets smlares au sen d un même cluster dssmlares au obets appartenant à d autres clusters

Plus en détail

Exercice 1. Enoncé 1. Nombre de jours d absences. Nombre d étudiants. 1 ) Représenter graphiquement cette distribution.

Exercice 1. Enoncé 1. Nombre de jours d absences. Nombre d étudiants. 1 ) Représenter graphiquement cette distribution. Républque Tunsenne Présdence du Gouvernement Ecole Natonale d Admnstraton 4, Avenue du Dr Calmette Mutuelle-vlle 08 Tuns Tél. (+6) 848 00 Fa (+6) 794 88 www.ena.nat.tn STATISTIQUE ET CALCUL DE PROBABILITE

Plus en détail

Combinaison de dires d'experts en élicitation de lois a priori. pour Listeria chez la souris. Exposé AppliBugs

Combinaison de dires d'experts en élicitation de lois a priori. pour Listeria chez la souris. Exposé AppliBugs Combnason de dres d'experts en élctaton de los a pror. Applcaton à un modèle doseréponse pour Lstera chez la sours. Exposé ApplBugs ISABELLE ALBERT 8 / / 03 INTRODUCTION Cet exposé présente une parte du

Plus en détail

Banque d exercices pour le cours de "mise à niveau" de statistique de M1 AgroParisTech

Banque d exercices pour le cours de mise à niveau de statistique de M1 AgroParisTech Banque d exercces pour le cours de "mse à nveau" de statstque de M1 AgroParsTech Instructons pour les exercces 1. Lorsque ren n est précsé, on suppose que la dstrbuton étudée est gaussenne. Pour les exercces

Plus en détail

UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL L ASSURANCE AUTOMOBILE AU QUÉBEC : UNE PRIME SELON LE COÛT SOCIAL MARGINAL MÉMOIRE PRÉSENTÉ COMME EXIGENCE PARTIELLE

UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL L ASSURANCE AUTOMOBILE AU QUÉBEC : UNE PRIME SELON LE COÛT SOCIAL MARGINAL MÉMOIRE PRÉSENTÉ COMME EXIGENCE PARTIELLE UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL L ASSURANCE AUTOMOBILE AU QUÉBEC : UNE PRIME SELON LE COÛT SOCIAL MARGINAL MÉMOIRE PRÉSENTÉ COMME EXIGENCE PARTIELLE DE LA MAÎTRISE EN ÉCONOMIQUE PAR ERIC LÉVESQUE JANVIER

Plus en détail

Valeur absolue et fonction valeur absolue Cours

Valeur absolue et fonction valeur absolue Cours Valeur absolue foncton valeur absolue Cours CHAPITRE 1 : Dstance entre deu réels 1) Eemples prélmnares 2) Défnton 3) Proprétés CHAPITRE 2 : Valeur absolue d un réel 1) Défnton 2) Proprétés CHAPITRE 3 :

Plus en détail

LA RENOVATION DE L INDICE HARMONISE DES PRIX A LA CONSOMMATION DANS LA ZONE UEMOA

LA RENOVATION DE L INDICE HARMONISE DES PRIX A LA CONSOMMATION DANS LA ZONE UEMOA Observatore Economque et Statstque d Afrque Subsaharenne LA RENOVATION DE L INDICE HARMONISE DES PRIX A LA CONSOMMATION DANS LA ZONE UEMOA Une contrbuton à la réunon commune CEE/BIT sur les ndces des prx

Plus en détail

Fiche n 7 : Vérification du débit et de la vitesse par la méthode de traçage

Fiche n 7 : Vérification du débit et de la vitesse par la méthode de traçage Fche n 7 : Vérfcaton du débt et de la vtesse par la méthode de traçage 1. PRINCIPE La méthode de traçage permet de calculer le débt d un écoulement ndépendamment des mesurages de hauteur et de vtesse.

Plus en détail

Pour ce problème, une analyse est proposée à l adresse : http://www.ac-amiens.fr/pedagogie/maths/new/ue2007/synthese_atelier_annette_alain.

Pour ce problème, une analyse est proposée à l adresse : http://www.ac-amiens.fr/pedagogie/maths/new/ue2007/synthese_atelier_annette_alain. Pour ce problème, une analyse est proposée à l adresse : http://www.ac-amens.fr/pedagoge/maths/new/ue2007/synthese_ateler_annette_alan.pdf 1 La règle du jeu Un drecteur de casno se propose d nstaller le

Plus en détail

Choix de Portefeuille

Choix de Portefeuille Année 2007-2008 Chox de Portefeulle Chrstophe Boucher Chaptre 1. Théore de la décson en avenr ncertan Crtère d espérance d utlté L atttude vs-à-vs du rsque Chaptre 2. Rendements et crtères de chox entre

Plus en détail

Proposition d'une solution au problème d initialisation cas du K-means

Proposition d'une solution au problème d initialisation cas du K-means Proposton d'une soluton au problème d ntalsaton cas du K-means Z.Guelll et L.Zaou, Unversté des scences et de la technologe d Oran MB, Unversté Mohamed Boudaf USTO -BP 505 El Mnaouer -ORAN - Algére g.zouaou@gmal.com,

Plus en détail

Christine Steinbach. Décembre 2005. Christine Steinbach est animatrice communautaire aux Equipes Populaires, en charge des missions d'étude.

Christine Steinbach. Décembre 2005. Christine Steinbach est animatrice communautaire aux Equipes Populaires, en charge des missions d'étude. Queston de Queston de Décembre 2005 Chrstne Stenbach Quelques lgnes d'ntro La lbéralsaton des secteurs du gaz et de l'électrcté se profle à l'horzon 2007 en Régon wallonne. La mse en concurrence de la

Plus en détail

Gestion et stratégie Utilisateur

Gestion et stratégie Utilisateur Geston et stratége Utlsateur GESTION ET STRATEGIE UTILISATEUR...2 1.) Comment gérer des utlsateurs?...2 1.1) Geston des utlsateurs en groupe de traval...2 1.2) Geston des utlsateurs par domane...2 Rôle

Plus en détail

Le Prêt Efficience Fioul

Le Prêt Efficience Fioul Le Prêt Effcence Foul EMPRUNTEUR M. Mme CO-EMPRUNTEUR M. Mlle Mme Mlle (CONJOINT, PACSÉ, CONCUBIN ) Départ. de nass. Nature de la pèce d dentté : Natonalté : CNI Passeport Ttre de séjour N : Salaré Stuaton

Plus en détail

Revenus fonciers : Allocations : ORGANISME. Adresse de réalisation des travaux (si différente de celle indiquée ci-dessus) :

Revenus fonciers : Allocations : ORGANISME. Adresse de réalisation des travaux (si différente de celle indiquée ci-dessus) : EMPRUNTEUR M. Mme CO-EMPRUNTEUR M. Mlle Mme Mlle (CONJOINT, PACSÉ, CONCUBIN ) Départ. de nass. Nature de la pèce d dentté : Natonalté : CNI Passeport Ttre de séjour N : Salaré Stuaton professonnelle :

Plus en détail

Chapitre 3 : Incertitudes CHAPITRE 3 INCERTITUDES. Lignes directrices 2006 du GIEC pour les inventaires nationaux de gaz à effet de serre 3.

Chapitre 3 : Incertitudes CHAPITRE 3 INCERTITUDES. Lignes directrices 2006 du GIEC pour les inventaires nationaux de gaz à effet de serre 3. Chaptre 3 : Incerttudes CHAPITRE 3 INCERTITUDES Lgnes drectrces 2006 du GIEC pour les nventares natonaux de gaz à effet de serre 3.1 Volume 1 : Orentatons générales et établssement des rapports Auteurs

Plus en détail

La contagion du risque via les impayés sur effets de commerce

La contagion du risque via les impayés sur effets de commerce La contagon du rsque va les mpayés sur effets de commerce Mrelle BARDOS Drecton des entreprses Observatore des entreprses Djamel STILI Contrat CIFRE à l Observatore des entreprses Parm les nombreux canaux

Plus en détail

Corrélation et régression linéaire

Corrélation et régression linéaire Corrélaton et régresson lnéare 1. Concept de corrélaton. Analyse de régresson lnéare 3. Dfférences entre valeurs prédtes et observées d une varable 1. Concept de corrélaton L objectf est d analyser un

Plus en détail

UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL L EFFET DES ENFANTS SUR L OFFRE DU TRAVAIL DES MÈRES : CAS DU CANADA MÉMOIRE PRÉSENTÉ

UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL L EFFET DES ENFANTS SUR L OFFRE DU TRAVAIL DES MÈRES : CAS DU CANADA MÉMOIRE PRÉSENTÉ UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL L EFFET DES ENFANTS SUR L OFFRE DU TRAVAIL DES MÈRES : CAS DU CANADA MÉMOIRE PRÉSENTÉ COMME EXIGENCE PARTIELLE DE LA MAÎTRISE EN ÉCONOMIQUE PAR EZZAOUALI WALID Septembre

Plus en détail

Evaluation de l impact de la microfinance au Maroc. Rapport commandité et coordonné par la FNAM. Etude réalisée par IKM (Impact, Knowledge, Market)

Evaluation de l impact de la microfinance au Maroc. Rapport commandité et coordonné par la FNAM. Etude réalisée par IKM (Impact, Knowledge, Market) Evaluaton de l mpact de la mcrofnance au Maroc. Rapport commandté et coordonné par la FNAM Etude réalsée par IKM (Impact, Knowledge, Market) Rapport Fnal L étude a été fnancée par les admnstrateurs de

Plus en détail

Editions ENI. Excel 2010. Collection Référence Bureautique. Extrait

Editions ENI. Excel 2010. Collection Référence Bureautique. Extrait Edtons ENI Excel 2010 Collecton Référence Bureautque Extrat Tableau crosé dynamque Tableau crosé dynamque Excel 2010 Créer un tableau crosé dynamque Un tableau crosé dynamque permet de résumer, d analyser,

Plus en détail

Université Pierre & Marie Curie (Paris 6) Licence de Mathématiques L3 UE LM364 Intégration 1 Année 2011 12. TD4. Tribus.

Université Pierre & Marie Curie (Paris 6) Licence de Mathématiques L3 UE LM364 Intégration 1 Année 2011 12. TD4. Tribus. Unversté Perre & Mare Cure (Pars 6) Lcence de Mathématques L3 UE LM364 Intégraton 1 Année 2011 12 TD4. Trbus. Échauffements Exercce 1. Sot X un ensemble. Donner des condtons sur X pour que les classes

Plus en détail

Afflux de capitaux, taux de change réel et développement financier : évidence empirique pour les pays du Maghreb

Afflux de capitaux, taux de change réel et développement financier : évidence empirique pour les pays du Maghreb Global Journal of Management and Busness Research Volume Issue Verson.0 November 20 Type: Double Blnd Peer Revewed Internatonal Research Journal Publsher: Global Journals Inc. (USA) Onlne ISSN: 2249-4588

Plus en détail

TRANSFERT DE CARGAISON CALCULS ET ARRONDIS

TRANSFERT DE CARGAISON CALCULS ET ARRONDIS TRANSFERT DE CARGAISON CALCULS ET ARRONDIS SOMMAIRE 1. Méthode de détermnaton de l énerge transférée lors du transfert d une cargason de. Calcul de l énerge transférée.1 Calcul de l énerge brute transférée.1.1

Plus en détail

L'impact des infrastructures publiques sur la compétitivité et la croissance

L'impact des infrastructures publiques sur la compétitivité et la croissance DIAL - Développement et nserton nternatonale DOCUMENT DE TRAVAIL DT/2000/08 L'mpact des nfrastructures publques sur la compéttvté et la crossance Une analyse en EGC applquée au Sénégal Jean-Chrstophe DUMONT

Plus en détail

une garde d Enfant a votre domicile

une garde d Enfant a votre domicile GUIDE A DESTINATION DES PARENTS Ce gude pratque a été réalsé par la CDAJE du Nord (Commsson Départementale de l Accuel des Jeunes Enfants). A retrouver sur www.cdaje59.fr PAO - CAF DU NORD 06/2012 EmploYEr

Plus en détail