Le développement de l assurance des catastrophes naturelles: facteur de développement économique

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Le développement de l assurance des catastrophes naturelles: facteur de développement économique"

Transcription

1 ARTICLES ARTICLES PROFESSIONNELS ACADÉMIQUES PROFESSIONAL ACADEMIC ARTICLES ARTICLES Assurances e gesion des risques, vol. 79(1-2), avril-juille 2011, 1-30 Insurance and Risk Managemen, vol. 79(1-2), April-July 2011, 1-30 Le développemen de l assurance des caasrophes naurelles: faceur de développemen économique par Rim Jemli, Abdelkarim Yahyaoui e Nouri Chourou résumé Dans le cadre de la sociéé conemporaine ou encore «la sociéé du risque», comme a éé bapisée par Beck dans les années quare-ving, même la naure des risques a évolué. Cerains risques revêen un aspec dynamique e don les conséquences son à grande échelle. De ce fai, ces risques, dis majeurs, remeen en cause les condiions de l assurabilié elles que définies par Berliner (1982). En effe, l inceriude croissane qui nous enoure emprein l assurance par de nouvelles lacunes : l ignorance de l occurrence des risques majeurs ainsi que la difficulé de l évaluaion de leurs graviés. Dans ce conexe, la gesion des caasrophes naurelles revê une grande imporance aussi bien pour le bien-êre social que pour l épanouissemen du issu économique e la croissance en général. Les aueurs : Rim Jemli : Faculé des Sciences Economiques e de Gesion de Sfax, Universié de Sfax- Tunisie, Unié de Recherche en Economie de Développemen (URED): Abdelkarim Yahyaoui : Faculé des Sciences Economiques e de Gesion de Sfax, Universié de Sfax-Tunisie, Unié de Recherche en Economie de Développemen (URED): Nouri Chourou : Professeur à la Faculé des Sciences Economiques e de Gesion de Sfax, Universié de Sfax-Tunisie, Unié de Recherche en Economie de Développemen (URED), Mail : Ce aricle es la version finale d un ravail présené au colloque inernaional : «L indusrie de l assurance : Défis e Perspecives», 25 e 26 Juin 2010, Sfax-Tunisie. Les aueurs remercien le professeur Marin Boyer d avoir accepé d évaluer ce aricle e pour ses commenaires rès enrichissans. 1

2 De ce fai, ce aricle vise à eser la relaion enre une bonne assurance des caasrophes naurelles e le développemen économique de ving-quare pays de l OCDE. La echnique uilisée es la méhode de données de panel. On propose ainsi une analyse d inégraion-coinégraion sur panel, en uilisan la méhode des moindres carrés ordinaires dynamiques (DOLS). Les résulas rouvés approuven bien l exisence d une relaion posiive enre le développemen de l assurance des caasrophes naurelles (mesuré par le aux de pénéraion de l assurance) e l amélioraion du PIB/êe des pays éudiés. Mos clés : Assurance, caasrophes naurelles, croissance économique, données de panel. Classificaion JEL : G22, Q54, O47, C23 absrac In he conemporary sociey or he sociey of risk as was bapized by Beck in he eighies, he naure of risk is in perpeual evoluion. Cerain risks dress a dynamic aspec and he consequences of which are of large-scales. Therefore, hese major risks differ significanly from Baruch Berliner s earlier insurance condiions of Indeed, he increasing uncerainy which surrounds us imprins he insurance by new gaps: he ignorance of he occurrence of he major risks as well as he difficuly of he evaluaion of heirs graviies. In his conex, he risk managemen of naural disasers akes on a big imporance as well for he social well-being as for he economic blooming and he growh generally. Therefore, his aricle aims a esing he relaion beween he improvemen of he naural disasers insurance and economic developmen of weny four counries of he OECD. The used echnique is he mehod of daa of panel. We propose an analysis of inegraion-coinegraion on panel, by using he mehod of Dynamic Ordinary Leas Squares (DOLS). The found resuls approve well he exisence of a posiive relaion beween he prosperiy of he naural disasers insurance (measured by he rae of insurance s peneraion) and he developmen growh of our sample (measured by he GDP per person). Keywords: Insurance, naural disasers, economic growh, panel daa. JEL classificaion: G22, Q54, O47, C23 1. INTRODUCTION Les caasrophes naurelles deviennen de plus en plus fréquenes mais, aussi, plus sévères. De sore qu aucun pays n es à l abri des conséquences néfases de ces risques. Or, la robusesse des économies se mesure par leurs degrés de résilience, c es-à-dire, par la façon don elles se relèven après un choc. Dans ce cadre, plusieurs aueurs on signalé une imporance cruciale de l assurance aussi bien pour sorir de la siuaion de panique que pour relancer la croissance économique. 2 Assurances e gesion des risques, vol. 79(1-2), avril-juille 2011

3 Parmi les éudes les plus récenes de la relaion enre l assurance e la croissance économique, on peu cier Popp (2006) qui posule que des faibles aux d assurance peuven rearder ou même empêcher la reconsrucion du capial physique. En effe, au-delà de leur premier rôle de fourniure des fonds nécessaires pour la reconsrucion du capial dérui par la caasrophe, les marchés d assurance doiven veiller à réduire l inceriude ou en adopan les nouvelles echnologies. Cee idée a éé, déjà, avancée par Skidmore e Toya (2002). Ces derniers réclamen que l assurance doi êre perçue comme le moyen par lequel les invesisseurs peuven ajuser leur risque de caasrophes naurelles. En fai, les données limiées sur les souscripeurs d assurance renden les assureurs dans l obligaion d ajouer une prime d inceriude aux polices de couverure. La même vue a éé reenue par la suie par Popp (2006). Ce dernier rouve dans l assurance une inciaion au recours aux nouvelles echnologies afin d améliorer les données relaives à la sévérié e à la probabilié des caasrophes. Ainsi, la prime de l inceriude serai plus allégée ce qui garani aux invesisseurs d avoir un meilleur rendemen de leurs invesissemens. De ce fai, l accumulaion de capial physique augmene ou en favorisan une meilleure croissance économique. Pour bien mener cee analyse nous allons procéder comme sui. Dans un premier emps, nous exposons succincemen les principaux ravaux héoriques e empiriques qui on monré l exisence d une relaion enre l assurance e la croissance économique. Pour cela, nous commençons par mere en évidence l imporance de l assurance des caasrophes naurelles pour le développemen des pays, en se référan aux principaux éudes e ravaux sur ce champ de recherche. Puis, nous nous concenrons plus sur les héories ayan éabli un lien enre l assurance des caasrophes naurelles e la croissance économique via l inégraion du progrès echnologique. Dans un second emps, nous esons empiriquemen un modèle de croissance de Solow (1956) augmené par le progrès echnologique, raian de la relaion enre le développemen du seceur de l assurance e la croissance économique. Ce qui perme de monrer les effes direcs du développemen de l assurance sur le développemen économique. Enfin, la dernière parie sera consacrée aux résulas des différenes esimaions e à leurs inerpréaions. 2. CADRE THÉORIQUE D après la compagnie Munich Ré, qui es le leader mondial de la réassurance des caasrophes naurelles, il es prévu une hausse du Le développemen de l assurance des caasrophes naurelles 3

4 coû direc global annuel des caasrophes naurelles pour qu il aeigne les 300 billions $USD en Pouran, l assurance des caasrophes naurelles es resée rudimenaire dans de nombreux pays en se limian seulemen à la couverure des pariculiers forunés e des grandes enreprises. De ce fai, les gouvernemens son appelés à prendre les mesures nécessaires pour promouvoir le marché de l assurance des caasrophes naurelles noammen par la réducion des axes sur les primes d assurance caasrophe. En effe, les décideurs publics peuven pallier ceraines carences des marchés locaux de l assurance en agissan en an qu assureur en dernier ressor ou encore en insauran un régime d assurance obligaoire conre les caasrophes naurelles dans les zones à hau risque (Freeman, Keen e Mani, 2003). Dans nore cadre héorique, nous allons commencer ou d abord par souligner l imporance de l assurance des caasrophes naurelles e son inérê pour le développemen des pays. Puis, nous allons rappeler les principales héories ayan signalé que l assurance des caasrophes naurelles simule la croissance économique à ravers l inégraion d un progrès echnologique endogène. Cee hypohèse sera esée par la suie empiriquemen L imporance de la promoion de l assurance des caasrophes naurelles pour le développemen des pays Les conséquences des caasrophes naurelles sur les économies e leurs populaions son d auan plus graves par le manque de préparaion, l imperfecion de la collece e du parage des informaions ainsi que par le manque de couverure d assurance. Pour cela, la banque mondiale a foremen recommandé l amélioraion de la couverure pour les ménages (don leurs biens ne son pas assurés) ainsi que pour les peies e moyennes enreprises (qui n on pas une couverure conre la pere d exploiaion). A ce égard, elle a encouragé les gouvernemens à offrir des crédis pour les ménages e les peies enreprises pour qu ils puissen acheer des produis d assurance (Banque Mondiale, 2008). En effe, l assurance es un insrumen efficace d allégemen des conséquences des caasrophes en fournissan une indemnisaion financière face à une pere assurée. Il s ensui qu en l absence d un el mécanisme de ransfer e de parage du risque les conséquences socio-économiques seron plus néfases du fai de la longue durée nécessaire pour le recouvremen e la reconsrucion. Or, les souffrances seron plus graves en cas d une longue période d aene vu la grande fragilié humaine après une caasrophe : épidémies, mala- 4 Insurance and Risk Managemen, vol. xx(x-x), 79(1-2), xxxx-xxxx April-July

5 dies menales, raumaisme, pere d emploi e du revenu journalier, ec. (Prem e Bhargava, 2006). Dans le même cadre, le Provenion Consorium (2004) a consacré beaucoup d effors pour incier à la réducion des risques caasro phiques dans les pays en voie de développemen via principalemen la promoion des mécanismes de ransfer financier des risques e donc une plus grande paricipaion du seceur d assurance. D ailleurs, l assurance perme d évier une longue inerrupion des aciviés e oues les répercussions qui peuven s ensuivre. En fai, il es plus efficace de mobiliser les fonds nécessaires à l avance par le mécanisme de l assurance que d agir après la survenue de la caasrophe à ravers la solliciaion des empruns e de l aide inernaionale. D ailleurs, la disponibilié de l aide n es pas immédiaemen garanie surou si plusieurs pays von la demander simulanémen. E même si les fonds de l aide son disponibles, ceci ne garani pas forcémen la rapidié du recouvremen e de la consrucion car l influx massif e non planifié des aides peu avoir des effes pervers sur l économie. Ainsi, les mesures ex pos oues seules ne garanissen pas la disponibilié de la liquidié immédiae que peu garanir l assurance si elle es disponible (Gbesquiere e Mabul, 2007). De plus, l effe du ransfer de risque au seceur de l assurance es bénéfique aussi bien à cour erme, en accéléran la disponibilié des fonds, qu au long erme en évian des déournemens budgéaires, des fores hausses d impôs e des empruns addiionnels (Goes e Skees, 2003). De ce fai, il es crucial de promouvoir le seceur d assurance afin de garanir une disponibilié de la liquidié immédiae, alléger la charge publique de recouvremen, réduire l insuffisance des ressources e évier le plus possible la fore dépendance des pays. En fai, l absence d un seceur d assurance bien développé alourdi largemen la charge publique après la survenue d une caasrophe naurelle. Ce qui amène le gouvernemen à mobiliser de grandes ressources fiscales e des ressources desinées au développemen pour couvrir les peres de caasrophe naurelle. Par conséquen, le développemen de l assurance e des aures insrumens de ransfer du risque renforce le développemen des économies. En effe, l exisence d un bon sysème d assurance favorise les pays à s engager e à poursuivre leurs projes de développemen ou en évian une réallocaion oale des ressources vers le financemen d une siuaion d urgence déclenchée par la caasrophe naurelle (Gbesquiere e Mabul, 2007; e Charvéria, 2000). De plus, les monans d indemnisaion versés aux assurés, en conreparie de leurs couverures conre les caasrophes naurelles, Le développemen de l assurance des caasrophes naurelles 5

6 réduisen les dépenses d assisance publique suie à une caasrophe. En fai, l assurance es considérée comme le mécanisme par lequel l assuré prépare une proporion de ses dépenses causées par la caasrophe naurelle (McCool, 1995). Un bon exemple qui reflèe l imporance e le rôle crucial de l assurance dans la gesion des risques naurels majeurs c es l expérience réussie de la Turquie avec son pool d assurance des risques séismiques (Turkish Caasrophe Insurance Pool -TCIP-). Avec ce pool, l assurance des séismes es obligaoire. Le TCIP éai la pierre d angle pour faire passer le financemen du risque séismique du budge de l Ea au seceur privé à ravers une accumulaion des réserves à long erme afin de financer les peres séismiques fuures. De ce fai, les indemnisaions son payées sans recourir au budge de l Ea. Cee mesure a allégé le fardeau fiscal des coningens sur le budge de l Ea. De plus, grâce à la solidarié sociale e au bon parage du risque via le TCIP, les primes d assurance son devenues abordables où un large monan de risques es ransmis aux marchés inernaionaux d assurance. En oure, l assurance es une acivié suppor du développemen des aures aciviés. Par exemple, aux Eas-Unis, l assurance es considérée un faceur clé pour le financemen des achas immobiliers. En l absence d une assurance habiaion, les prêeurs ne donnen pas de crédis. De ce fai, une faible disponibilié e un prix élevé de l assurance von ralenir même le aux d acha des maisons e les invesissemens financiers dans les régions risquées. Avec l indisponibilié e l inabordabilié de la couverure des caasrophes naurelles, même les délais de la phase de reconsrucion seron prolongés vu l absence des fonds immédias avec une plus grande réicence des prêeurs (Gary, 2007). En oure, la disponibilié de l assurance élimine la recherche de liquidié pour financer les peres causées par une caasrophe naurelle e donc les dépenses imprévues incomban aux enreprises. Ceci facilie l affecaion de leurs fonds à la croissance e au développemen pluô qu au recouvremen des peres. Donc, la disponibilié d une couverure d assurance encourage les individus à acquérir de nouveaux acifs e à consruire pour l avenir (Naions Unies, 2007). Vu le rôle crucial que peu jouer l assurance dans la gesion des caasrophes naurelles e sa conribuion considérable au développemen socio-économique de façon générale, plusieurs aueurs on signalé ces dernières années l imporance de mener des parenarias public-privés pour développer les couverures d assurance. Ces collaboraions enre décideurs publics e assureurs visen à appuyer le seceur de l assurance afin qu il soi capable de répondre aux grands défis posés par les caasrophes naurelles sachan que plusieurs esimaions prévoien que ces risques majeurs seron plus fréquens e 6 Assurances e gesion des risques, vol. 79(1-2), avril-juille 2011

7 plus inenses dans le fuur vu le changemen climaique, la fore urbanisaion e concenraion des valeurs assurables. En effe, dans la plupar des pays indusrialisés, l assurance consiue un mécanisme fondamenal à ravers lequel les gens e les enreprises gèren leurs risques. Cela es aussi valable pour les risques des caasrophes naurelles puisque la pénéraion du marché d assurance es souven imporane dans ces pays. Néanmoins, en absence de mesures publiques adéquaes e en présence de srices resricions pour le seceur d assurance, les assureurs peuven ne pas êre capables de répondre aux caasrophes fuures. Par conséquen, l assurance risquerai de perdre son imporance e sa capacié à réagir aux peres générées par les caasrophes naurelles même dans les pays où elle es le plus développée. A ce propos, Kunreuher e Micheal-Kerjan on foremen recommandé de suivre deux principes qui pourraien servir de guide à la réflexion sur l avenir de l assurance conre les caasrophes e d aénuaion de leurs peres en se basan sur les résulas issus d un programme de recherche mené par le Risk Managemen and Decision Processes Cener of The Wharon School of he Universiy of Pennsylvania e Insurance Informaion Insiue. Le premier principe consise à charger des primes de couverure basées sur le risque assurable afin de refléer les risques sous-jacens e pouvoir les uiliser pour incier les gens à enreprendre les mesures prévenives via la modulaion de leurs primes. Le deuxième principe es desiné à aider les gens ayan des faibles revenus e résidens dans des zones à hau risque à acheer une couverure d assurance sachan que ou raiemen spécial desiné à renforcer la capacié financière de cee caégorie, en rendan la prime abordable, devrai provenir des fonds publics e non de la compensaion des primes d assurance à ravers l adopion d un arif unique (subvenion des primes des haus risques par celles des faibles). En effe, le fai d adoper un sysème basé sur des primes foremen subvenionnées ou d imposer aux assureurs de charger des primes arificiellemen faibles peu fausser oue communicaion claire sur le risque réel auquel fon face les assurés (de sore que la prime fai défau de donner des signaux de prix aux résidens des zones à risque). De plus, un sysème de primes subvenionnées peu par la suie encourager le développemen dans les zones à hau risque (Kunreuher e Michel-Kerjan 2009 [a]). Ainsi, il es emps d élaborer e de mere en œuvre des poliiques e des sraégies pour mieux pouvoir gérer les caasrophes fuures. Pour ce faire, il es imporan d avoir une vision à long erme e d évier la myopie e la percepion erronée de ces risques considérés comme ayan une faible probabilié e des grandes conséquences. L une des soluions proposées par le programme de Wharon School Le développemen de l assurance des caasrophes naurelles 7

8 éai le développemen de conras d assurance à long erme (Long Terme Insurance -LTI-) qui seron accompagnés de l ocroi de prês à long erme desinés au financemen des invesissemens dans la réducion des peres des caasrophes naurelles. Une elle soluion vise à surmoner les préjugés comporemenaux des individus noammen la myopie e la mauvaise percepion des caasrophes naurelles. En effe, l avanage d un conra de LTI es double. D une par, il donne aux assurés la garanie de bénéficier d une couverure d assurance pour une longue période. En fai, le refus de renouvellemen du conra radiionnel (annuel) a éé une préoccupaion majeure dans les zones à hau risque où les assureurs peuven renoncer à offrir une couverure ou de renouveler le conra après une caasrophe majeure comme ce fu le cas à la suie de la série des ouragans aux Eas-Unis en De plus, les LTI visen à incier économiquemen les assurés à invesir dans l aénuaion des peres pour bénéficier de la réducion des primes duran la période du conra. D aure par, en incian à la miigaion des peres des caasrophes naurelles, les LTI allègen les peres poenielles des assureurs. E, par conséquen, ces derniers peuven charger des primes plus faibles qui seron plus abordables pour les assurés. Touefois, cee soluion ne peu abouir que si l Ea approuve l applicaion des deux principes recommandés. Ainsi, selon le Principe 1, les régulaeurs d assurance doiven auoriser les assureurs à appliquer un aux de prime modulable selon le risque de l assuré ce qui reflèe l effor qu il a consacré à la prévenion e réducion des peres. De plus, selon le principe 2, l Ea doi appuyer financièremen les résidens à faibles revenus dans les zones à risques via des fonds publics pour acheer une couverure d assurance. (Kunreuher e Michel-Kerjan 2009 [b]; 2010). 2.2 Les fondemens héoriques du progrès echnologique incorporé par le développemen de l assurance des caasrophes naurelles Les éudes e les héories ayan évoqué le lien enre l assurance des caasrophes naurelles e la croissance économique (ou encore la reconsrucion du sock de capial déprimé) ne son pas oalemen récenes. En fai, cee idée a éé évoquée ou d abord dans le processus schumpéérien de desrucion créarice. Puis, elle a éé éudiée dan le cadre de la héorie endogène de la croissance à ravers le modèle de Solow-Swan (1956) qui on monré que l assurance en an qu une sore d épargne accélère la reconsrucion du capial dérui e rédui le délai de recouvremen. 8 Insurance and Risk Managemen, vol. xx(x-x), 79(1-2), xxxx-xxxx April-July

9 2.2.1 Le processus de desrucion créarice Le développemen de l assurance, à la suie d un choc négaif (les caasrophes naurelles dans nore cas), simule la croissance économique grâce à un progrès echnologique endogène. D ailleurs, cee idée a éé déjà formulée par Schumpeer (1942), à ravers le processus de desrucion créarice où le progrès echnologique es la principale source de croissance économique e d amélioraion de la qualié de vie 1. De els modèles, se basan sur le processus Schumpeérien de desrucion créarice, abouissen à une croissance plus élevée. A ce propos, les chocs négaifs des caasrophes naurelles son des caalyseurs de réinvesissemen e de modernisaion des biens d équipemen. E, par conséquen, l adopion de nouvelles echnologies sera rès bénéfique pour enreenir la croissance à long erme La héorie de croissance endogène Les premières enaives de formulaion d une héorie des caasrophes naurelles on commencé avec l ouvrage iniulé «L économie des caasrophes naurelles» de Douglas Calvin Dacy e Howard Kunreuher (1969). Ces aueurs affirmen que l objecif principal de ce ouvrage es l élaboraion d un sysème comple d assurance en cas de caasrophe comme une alernaive à la poliique paernalise acuelle du gouvernemen fédéral. Ces deux aueurs on éé, donc, les pionniers qui éudien l effe de l assurance des caasrophes naurelles sur la croissance économique. A ce égard, ils on débau la nécessié de fournir une assurance complèe, en cas des caasrophes naurelles, pour la récupéraion des socks de capial endommagé (Okuyama, 2003). Pour éudier la relaion assurance-croissance, ils son paris du modèle de croissance de Solow-Swan (Solow, 1956; e Swan, 1956), ou en inégran le progrès echnologique. En fai, la héorie de la croissance endogène indique que la modélisaion du progrès echnologique endogène es essenielle pour promouvoir des modèles de croissance plus sophisiqués (Barro e Sala-i-Marin, 1995, e Aghion e Howi, 1998). Dacy e Kunreuher on monré, à ravers le modèle qu ils on adopé, que l assurance considérée comme épargne accélère la reconsrucion du capial dérui e rédui donc le délai de recouvremen. De plus, lors d une caasrophe, les socks de capial les plus endommagés son les équipemens e les insallaions les plus anciens. Ainsi, lors du recouvremen, ils seron remplacés par d aures biens nouveaux e plus sophisiqués. Ce remplacemen de la echnologie peu êre considéré comme un sau posiif du niveau echnique en faveur du processus de producion. Ce qui aura, par la suie, des impacs considérables sur la voie de la croissance (Okuyama e al, 2004). Le développemen de l assurance des caasrophes naurelles 9

10 Toujours dans un conexe d endogénéié du progrès echnologique, dû à l assurance, Hallegae e Dumas (2009), prévoien qu une fois l assurance es disponible dans les régions à hau risque, elle garanira que la populaion e les enreprises ouchées peuven resaurer leurs aciviés après chaque événemen néfase. De plus, un régime d assurance, mis à disposiion pour une longue période de emps, permera aux enreprises concernées e aux pariculiers de concevoir e d appliquer des sraégies de reconsrucion qui prennen en compe les echnologies les plus récenes. 3. PRÉSENTATION DU MODÈLE ET DES MÉTHODES D ESTIMATION 3.1 Présenaion du modèle Nore objecif dans cee parie es d éudier les effes du développemen du seceur d assurance des caasrophes naurelles sur le PIB/êe. Pour cela, la première éape à faire es le choix d un modèle adéqua. Ainsi, d après Mankiw, Romer e Weil (1992), le modèle de Solow-Swan s écri : Y i = K α(a L i i i )1 α ni avec L = L e e A = A e i 0 0 g+ W θ i. Où, Y : producion, K : sock de capial physique, L : ravail, A : faceur refléan le niveau echnologique e l efficacié de l économie, n : aux de croissance de la force de ravail, g : aux de progrès echnique supposé consan, W : veceur de développemen du seceur de l assurance e représene, ainsi, le faceur clé affecan le niveau de echnologie e l efficacié de l économie, θ : veceur de coefficiens qui relien un indicaeur de performance ou du développemen du seceur de l assurance (le aux de pénéraion) aux aures variables e i e son respecivemen les indices pays e emps. Selon Popp (2006), le progrès echnologique (A ) peu bien expliquer la relaion exisane enre l assurance des caasrophes naurelles e la croissance économique. Sur la même lignée de pensée Albala-Berrand (1993), Okuyama (2003) e Benson e Clay (2004) considèren que les desrucions dues aux caasrophes naurelles peuven favoriser une reconsrucion plus rapide du capial e ce grâce aux nouvelles echnologies. D ailleurs, cee relaion enre l assurance des aléas naurels majeurs e la croissance peu êre expliquée par un processus Schumpeérien 10 Assurances e gesion des risques, vol. 79(1-2), avril-juille 2011

11 de desrucion créarice. En fai, les chocs négaifs son caalyseurs de réinvesissemen e de modernisaion des biens d équipemen. Ces chocs suscien, grâce au progrès echnologique, une croissance plus élevée Démonsraion du modèle L évoluion de l économie es déerminée par : K dk = = sky δ.k d avec, s k es le aux d invesissemen en capial physique. On suppose que : (2) K = I δk e I = S avec δ, es le aux de dépréciaion du capial physique. Sachan que le sock de capial physique par unié de ravail effecif es donné par : k K =. A L Nous pouvons écrire son évoluion comme sui : k d K = d AL. L évoluion du capial physique par unié de ravail effecif k d K = d AL ' K (A L ) (A L ).K = 2 (A L ) K + AL LA K = AL AL AL s Y K A L k k δ = + A L A L k Le développemen de l assurance des caasrophes naurelles 11

12 avec : A A L L = g : le aux de progrès echnique supposé exogène; = n : le aux de croissance démographique. Donc, Y K k = s (g n) k k s y ( g n).k k δ + = k δ + + A L A L Sachan que, le produi inérieur bru par unié de ravail effecif s écri comme sui : y Y = A L K = ( A L ) A L α 1 α α K = ( AL ) A L α K ( AL ) = α ( A L ) ( A L ) 1 α α K = (A L ) (A L ) A L K = A L α α = K A L α y = k. A L. A L α E en subsiuan (4) dans (3), nous obenons : α k = skk ( δ + g+ n).k. α α A l équilibre nous avons k: k= = 0 0 sksk k = = ( δ ( + δ g+ + gn).k + n).k. (6) (4) 12 Insurance and Risk Managemen, vol. xx(x-x), 79(1-2), xxxx-xxxx April-July

13 Déerminaion de l éa saionnaire de l économie. En uilisan (6), nous obenons: α 1 s k = ( δ + g+ n) k k α s k = ( δ + g+ n).k α 1 s k = ( δ + g+ n) k k. k s = δ + g + n 1 α k sk = δ + g+ n 1 1 α. (7) L économie converge vers un éa saionnaire représené par la relaion (7). D après la relaion (4), nous avons : * * (Y / A L ) = (k ) i i i i * * (Y i / L i ) = (y ) (8) i * * (y ) = (A ) (k * ) α. i i i α La relaion (8), représene la producion par ouvrier à l éa d équilibre e ce pour chaque pays. Le progrès echnologique pour chaque pays à l équilibre, es donné par : A * i = A e i 0 W θ i i. Avec W i : veceur des variables représenan les faceurs qui peuven influencer le progrès echnologique pour le pays i. Dans nore éude, W i es la variable refléan le niveau du développemen de l assurance des caasrophes naurelles. En subsiuan (7) e (9) dans (8), nous rouvons la producion par êe à l éa d équilibre : y * = A 0 e Wθ sk δ + g+ n α 1 α. (10) Pour la linéarisaion de cee relaion, nous appliquons le logarihme, nous obenons : Le développemen de l assurance des caasrophes naurelles 13

14 Ln y * sk ( ) = Wθ Ln A0e δ + g+ n α 1 α La producion par êe à ravers le emps e par pays. (11) En ajouan les indices emps e individus, l équaion (16) s écri : α α Ln( yi, ) = Ln( A0,i ) + θi Wi, + LnS Ln δ + g+ k i, 1 α 1 α ( n i, ) (12) avec, LnA 0i, LnS ki,, n i,, g e δ son respecivemen la consane pays, les réserves en capial physique, le aux de croissance de force de ravail, le aux de croissance de progrès echnologique e le aux de dépréciaion. Les aux g e δ son supposés consans à ravers pays e dans le emps e leur somme es égale à 0.05 (Mankiw e al., 1992). Comme nous avons déjà vu, le niveau du développemen de l assurance des caasrophes naurelles es considéré comme éan un faceur clé pour expliquer les différences du développemen économique à ravers pays. Selon Douglas C. Dacy e Howard Kunreuher (1969), l assurance des caasrophes naurelles perme de reconsruire le sock de capial physique, ou en incorporan des nouvelles echnologies. (le développemen de l assurance sera représené par la variable W). Pour cela, nous allons essayer de eser les effes du développemen de l assurance sur le développemen économique. avec, Economériquemen, le modèle à esimer s écri : Ln(y ) = α + β Lnk + β Lnlf + β TPE + ξ (13) i i 1 i 2 i 3 i i Ln(y i ) es le PIB réel par êe; α i les effes individuels ou encore la consane pays, avec α i R; Lnk les réserves en capial physique; Lnlf regroupe le aux de croissance de la force de ravail e les aux de croissance de progrès echnologique e de dépréciaion. Sachan que les aux de croissance de progrès echnologique e de dépréciaion son supposés consans à ravers pays e dans le emps e leur somme (g + δ) es égale à 0.05; TPE le aux de pénéraion de l assurance; 14 Assurances e gesion des risques, vol. 79(1-2), avril-juille 2011

15 β' = (β 1, β 2, β 3 )es un veceur des coefficiens à esimer de dimension (3; 1) e; ξ i le erme d erreur de moyenne nulle e de variance égale à σ 2 ξ. Nous considérons un échanillon de T observaions de N processus individuels y i e x i avec, = 1,,T e i = 1,,N. Nous supposons que le processus y i es une foncion linéaire du processus x i défini de façon générale par la relaion suivane : y i = α i + β' i x i +ξ i i = 1,,N e = 1,,T (14) où, x i = (x 1i ; x 2i ; x 3i )' es un veceur de rois variables explicaives Présenaion des variables e leurs sources Les variables qui seron présenées son recueillies pour un panel de 24 pays de l OCDE 2 sur la période Les variables prises dans nore éude son : le produi inérieur bru réel par êe comme variable endogène, le sock de capial physique par êe, le aux de croissance de la force du ravail e un indicaeur relaif au développemen de l assurance. 3 La variable dépendane Nous uilisons, dans nore analyse empirique, le produi inérieur bru par habian comme variable dépendane. Les données, pour les 24 pays de nore échanillon représenaif, relaives à cee variable, son exraies soi des données de l OCDE (2009). Le sock de capial physique par êe Nous calculons le sock de capial physique en uilisan la méhode de l invenaire permanen décrie par Van Poelsberghe (1997). Ainsi, le sock de capial physique «K» de l année es égal à son sock en «1» ajusé d un aux de dépréciaion plus l invesissemen «I» en : K = I + (1 δ)k 1 où I es la formaion brue du capial fixe (FBCF) 4 e δ es le aux de dépréciaion (δ = 6 %) 5. Le sock de capial physique iniial K 0 es égal à l invesissemen iniial I 0 divisé par la somme du aux de croissance annuel ρ de l invesissemen I e du aux de dépréciaion δ de capial physique : K 0 = I 0 /(ρ + δ). Le sock de capial physique par êe es le rappor enre le sock de capial physique calculé e la populaion oale. Le développemen de l assurance des caasrophes naurelles 15

16 Le aux de croissance de la force du ravail La force du ravail désigne l ensemble des effors physiques e inellecuels fournis par un individu qu il loue à un paron en échange d un salaire. Donc, chaque individu vend sa force de ravail pour dégager une valeur maérielle sous forme d un salaire. Ainsi, selon la Banque Mondiale 6, la force de ravail es calculée selon le nombre de la populaion acive oale. Cee dernière comprend les individus qui respecen les condiions de l Organisaion Inernaionale du Travail (OIT). Ainsi, la populaion acive regroupe ous les individus qui son capables physiquemen de ravailler. Elle regroupe à la fois les employés, les demandeurs d emploi e les personnes qui resen volonairemen au chômage e exclu les ouvriers dans le seceur informel. La variable relaive au développemen de l assurance des caasrophes naurelles (le aux de pénéraion de l assurance «TPE») Dans ce ravail, le aux de pénéraion de l assurance sera reenu comme la variable mesuran le développemen de l indusrie de l assurance des caasrophes naurelles (Mills, 2005 e Smolka, 2006). Ce choix se jusifie, d une par, par le fai «qu un faible aux de pénéraion es considéré comme l un des principaux faceurs de l imperfecion de l assurance des caasrophes naurelles 7» (Asian Developmen Bank, 2009). D aure par, ce choix es conrain par la disponibilié de mesure précise du aux de pénéraion de chaque branche d assurance. Ce aux es ou simplemen calculé pour l ensemble du seceur d assurance ou à la limie, il es fourni pour les deux principales caégories de l assurance : l assurance vie e l assurance non vie. E comme les caasrophes naurelles peuven oucher en même emps plusieurs lignes d assurance (habiaion, auomobile, maladie, décès, inerrupions d acivié, ec), on va uiliser le aux de pénéraion oal comme indicaeur du développemen de l assurance des caasrophes naurelles. La pénéraion de l assurance ou le aux de pénéraion de l assurance es un indicaeur de la performance du seceur. Il es défini par: «les primes en pourcenage du monan du produi naional bru (PNB)» (The Inernaional Associaion for he Sudy of Insurance Economics : The Geneva Associaion, 2009, p 95). Donc ce indicaeur es calculé par le rappor ene les primes d assurance e le PNB. 3.2 Les méhodes d esimaion Nous présenons dans cee parie les résulas des esimaions du modèle représené dans la relaion (13) obenus en uilisan différenes méhodes. Nous proposons d abord des esimaeurs classiques 16 Insurance and Risk Managemen, vol. xx(x-x), 79(1-2), xxxx-xxxx April-July

17 dans le conexe des données de panel els que les modèles à effes fixes ou aléaoires. La méhode des données de panel saique, ne prenan pas en compe la présence de racines uniaires dans les séries, peuven donner des esimaions biaisées e des ess saisiques qui ne suiven pas une loi usuelle de Suden. C es pour cee raison que nous proposons une analyse d inégraion-coinégraion sur panel, en uilisan la méhode des données de panel non saionnaire e plus pariculièremen la méhode des moindres carrés dynamiques (Dynamic Ordinary Leas Squares, DOLS) La méhode des données de panel saique Tess de spécificaion La première éape à éablir pour un échanillon de données de panel es de vérifier la spécificaion homogène ou héérogène du processus généraeur de données. Sur le plan économique, les ess de spécificaion reviennen à déerminer si l on a le droi de supposer que le modèle héorique éudié es parfaiemen idenique pour ous les pays, ou au conraire s il exise des spécificiés propres à chaque pays. Nous commençons à eser l hypohèse d une srucure parfaiemen homogène (la consane e la pene son ideniques). Si les saisiques de Fischer associées au es d homogénéié oale son supérieures au Fischer de la able, nous rejeons donc cee hypohèse. Ensuie, nous esons la présence des effes individuels en supposan ainsi que les β i son consanes pour ous les pays. Après avoir effecué ces deux ess, le modèle reenu sera esimé par deux spécificaions de panel héérogène, où la seule source d héérogénéié provien des consanes individuelles : Y i = α i + βx i + ε i. (15) Pour ce ype de modèle, nous disinguons deux cas : le cas où les paramères α i son des consanes déerminises (modèle à effes fixes) e le cas où les paramères α i son des réalisaions d une variable aléaoire d espérance e de variance finie (modèle à effes aléaoires). Modèle à effes individuels fixes L uilisaion des effes fixes condui à supposer l exisence d un effe spécifique à chaque individu. La prise en compe d un effe spécifique n es effecuée qu au niveau du résidu x i. Dans l esimaion Le développemen de l assurance des caasrophes naurelles 17

18 d une équaion de croissance, l exisence de ce effe fixe pourrai correspondre à la déenion de faceurs spécifiques à chaque pays non direcemen observables. L esimaeur des Moindres Carrés Ordinaires (MCO) des paramères α i, β' dans le modèle à effes fixes es appelé esimaeur Wihin ou esimaeur LSDV (Leas Square Dummy Variable). La méhode d esimaion consise donc à redéfinir oues les variables auour de leurs moyennes individuelles pour supprimer la consane. L esimaeur du paramère β es donné par la relaion suivane : β LSDV 1 = (x x i )(x x i ) ' (x y )(y y i= 1 = 1 i, i, ) = = i, i i, i i 1 1 N T L esimaeur Wihin, obenu dans le modèle à effes fixes es idenique à l esimaeur des MCO obenu à parir d un modèle ransformé où les variables expliquées e explicaives son cenrées sur leurs moyennes individuelles. Modèle à effes individuels aléaoires D après (Hsiao, 1986), dans le modèle à effes aléaoires, le résidu peu êre décomposé en deux principales composanes de la façon suivane : ξ i = α i + ε i pour ou i = 1,,N avec, α i les effes individuels qui représenen l ensemble des spécificiés srucurelles de la variable endogène, qui différen selon les individus. Le processus sochasique ε i désigne la composane du résidu oal ξ i orhogonal aux effes individuels. Pour le modèle à effes aléaoire, l esimaeur non biaisé peu êre consrui à parir de l esimaeur des Moindres Carrés Généralisés (MCG). β MCG N T N N N N 1 ' 1 = XiQXi + φ ( xi x)( xi x) ' ' T XiQyi + φ ( xi x)( yi y) i= 1 i= 1 T i=1 i= 1 N N N 1 + φ ( x x)( x x) ' ' XiQyi + φ ( xi x)( yi y) ' i= 1 T. i=1 i= 1 i i i 1 Après avoir présené les différens esimaeurs uilisés dans nore ravail. Il convien de savoir quel es le bon modèle pour nore échanillon. Le choix es donc, enre le modèle à effes individuels fixes e le modèle à effes individuels aléaoires. Pour cela, nous procèdons à une analyse de es de spécificaion de Hausman Assurances e gesion des risques, vol. 79(1-2), avril-juille 2011

19 Tes de Hausman Le es de spécificaion de Hausman (1978) es un es de spécificaion des effes individuels. Il ser à discriminer les effes fixes e aléaoires. L hypohèse esée concerne la corrélaion enre les effes individuels e les variables explicaives : H 0 : E( αi \ X i ) = 0 H 1 : E( αi \ X i ) 0. Sous H 0, le modèle peu êre spécifié avec des effes individuels aléaoires e nous devons alors reenir l esimaeur des MCG. Sous l hypohèse alernaive H 1, le modèle doi êre spécifié avec des effes individuels fixes e nous devons alors reenir l esimaeur Wihin. La saisique de es de Hausman appliquée au es de la spécificaion des effes individuels es la suivane : H = (bˆwihin bˆmcg )'[var(bˆwihin bˆmcg )] 1 (bˆwihin bˆmcg ). Sous H 0, la saisique H sui asympoiquemen un Chi-deux (χ 2 ) à K degrés de liberé 8. Résulas d esimaion par la méhode des données de panel saique En uilisan la méhode des données de panel saique pour 24 pays de l OCDE 9 sur la période , nous obenons les résulas présenés dans le ableau 1. TABLEAU 1 EFFETS DU DÉVELOPPEMENT DE L ASSURANCE DES CATASTROPHES NATURELLES SUR LE PIB/TÊTE Variables Wihin (MCO) MCG cs - Lnk LnLF TPE Tes de Hausman p-value 0.07 (3.76)*** (0.57) (1.81)* (27.77)*** 0.06 (3.13)*** (0.76) (3.14)*** (0.001) Les valeurs enre parenhèses son les saiques de Suden. *, ** e *** son les significaiviés respecivemen à 10 %, 5 % e 1 %. Source : Esimaions des aueurs. Le développemen de l assurance des caasrophes naurelles 19

20 D après les résulas d esimaion, e plus précisémen, les saisiques du es de spécificaion de Hausman, nous consaons que l esimaion reenue, pour nore modèle, sera celle du modèle à effes individuels fixes e l esimaeur Wihin sera l esimaeur non biaisé. Ainsi, en uilisan la méhode des données de panel saique pour 24 pays de l OCDE sur la période , nous obenons les résulas présenés dans le ableau ci-dessus. Ce ableau, résume la régression en foncion de la variable TPE, refléan le degré du développemen de l assurance, e des variables de conrôle prises dans ce modèle. Nous consaons, à l issue de ces résulas, que le coefficien de la variable TPE es significaif e posiif. Ainsi, ou développemen de l assurance perme une amélioraion du PIB/êe. De ce fai, les résulas de cee esimaion son imporans puisqu ils viennen confirmer l exisence d une relaion significaive enre le développemen du seceur de l assurance des caasrophes naurelles e le développemen économique. Ce ci vien confirmer les ravaux pionniers de Dacy e Kunreuher (1969) e de ceux plus récens de Popp (2006) qui indiquen que l augmenaion du niveau d assurance conre les caasrophes naurelles es primordiale pour relancer la croissance économique La méhode des données de panel non saionnaire Tess de racine uniaire Lors des esimaions présenées dans le premier ableau, on n a pas pris en considéraion le problème de saionnarié des variables. Ce qui limie la robusesse des résulas obenus éan donné les biais d esimaions des paramères liés à la non-prise en compe des propriéés de non-saionnarié des séries. En effe, e pour pallier à ce problème, une série des ess de racines uniaires son devenus une démarche courane pour l analyse de la saionnarié des séries du panel. Le es le plus fréquemmen uilisé, lorsque la dimension emporelle es limiée, es celui de Im, Pesaran e Shin (IPS) (2003) qui proposen des ess permean de déecer la présence de racine uniaire dans les modèles de ype ADF. Dans cee parie, nous cherchons à éudier l ordre d inégraion des séries e les relaions de coinégraion enre les variables. Pour éudier la non saionnarié, nous uilisons le es d IPS présené par l équaion suivane : ki y = ρ y + y + µ + δ + ε i i i 1 ij j=1 i j i i i avec k le nombre de reards, choisi de façon à éliminer l auo-corrélaion des résidus. 20 Insurance and Risk Managemen, vol. xx(x-x), 79(1-2), xxxx-xxxx April-July

Chapitre 2 L investissement. . Les principales caractéristiques de l investissement

Chapitre 2 L investissement. . Les principales caractéristiques de l investissement Chapire 2 L invesissemen. Les principales caracérisiques de l invesissemen.. Définiion de l invesissemen Définiion générale : ensemble des B&S acheés par les agens économiques au cours d une période donnée

Plus en détail

budgétaire et extérieure

budgétaire et extérieure Insiu pour le Développemen des Capaciés / AFRITAC de l Oues / COFEB Cours régional sur la Gesion macroéconomique e les quesions de dee Dakar, Sénégal du 4 au 5 novembre 203 Séance S-4 : Souenabilié budgéaire

Plus en détail

Panorama des méthodes de coûtenance

Panorama des méthodes de coûtenance Recherche en Managemen de Proje Panorama des méhodes de coûenance Pour réduire les coûs de vos projes e augmener vos marges, quelle méhode choisir? François GAGNÉ, FGF Consulan Les Renconres 2005 du Managemen

Plus en détail

Exercice du Gestion Financière à Court Terme «Cas FINEX Gestion du risque de taux d intérêt»

Exercice du Gestion Financière à Court Terme «Cas FINEX Gestion du risque de taux d intérêt» Exercice du Gesion Financière à Cour Terme «Cas FINEX Gesion du risque de aux d inérê» Ce cas raie des différens aspecs de la gesion du risque de aux d inérê liée à la dee d une enreprise : analyse d emprun,

Plus en détail

S5 Info-MIAGE 2012-2013 Mathématiques Financières Emprunts indivis. Université de Picardie Jules Verne Année 2012-2013 UFR des Sciences

S5 Info-MIAGE 2012-2013 Mathématiques Financières Emprunts indivis. Université de Picardie Jules Verne Année 2012-2013 UFR des Sciences S5 Info-MIAGE 2012-2013 Mahémaiques Financières Empruns indivis Universié de Picardie Jules Verne Année 2012-2013 UFR des Sciences Licence menion Informaique parcours MIAGE - Semesre 5 Mahémaiques Financières

Plus en détail

Solvency II, IFRS : l impact des modèles d actifs retenus

Solvency II, IFRS : l impact des modèles d actifs retenus Les normes IFRS en assurance Solvency II, IFRS : l impac des modèles d acifs reenus 31 e journée de séminaires acuariels ISA-HEC Lausanne e ISFA Lyon Pierre THÉROND pherond@winer-associes.fr 18 novembre

Plus en détail

Le mode de fonctionnement des régimes en annuités. Secrétariat général du Conseil d orientation des retraites

Le mode de fonctionnement des régimes en annuités. Secrétariat général du Conseil d orientation des retraites CONSEIL D ORIENTATION DES RETRAITES Séance plénière du 28 janvier 2009 9 h 30 «Les différens modes d acquisiion des drois à la reraie en répariion : descripion e analyse comparaive des echniques uilisées»

Plus en détail

ACTUALITÉ Maroc Telecom

ACTUALITÉ Maroc Telecom ACTIONNAIRES & INVESTISSEURS JUIN 2015 Raba, Le 1 er juille 2015 ACTUALITÉ Maroc Telecom Mobile Pospayé Enrichissemen des Forfais Mobiles Pariculiers e Maîrisés à parir du 1 er juin 2015 Maroc Telecom

Plus en détail

«Savoir vendre les nouvelles classes d actifs financiers» Produits à capital garanti : méthode du coussin (CCPI) François Longin www.longin.

«Savoir vendre les nouvelles classes d actifs financiers» Produits à capital garanti : méthode du coussin (CCPI) François Longin www.longin. Formaion ESSEC Gesion de parimoine Séminaire i «Savoir vendre les nouvelles classes d acifs financiers» Produis à capial garani : méhode du coussin (CCPI) Origine de la méhode Descripion de la méhode Plan

Plus en détail

Méthode d'analyse économique et financière ***

Méthode d'analyse économique et financière *** Méhode d'analyse économique e financière *** Noion d acualisaion e indicaeurs économiques uilisables pour l analyse de projes. Dr. François PINTA CIRAD-Forê UR Bois - Kourou CHRONOLOGIE D INTERVENTION

Plus en détail

La rentabilité des investissements

La rentabilité des investissements La renabilié des invesissemens Inroducion Difficulé d évaluer des invesissemens TI : problème de l idenificaion des bénéfices, des coûs (absence de saisiques empiriques) problème des bénéfices Inangibles

Plus en détail

Pourcentages MATHEMATIQUES 1ES. à débourser 1 700. CORRIGES EXERCICES. Prix de l article : 1 700 = 85% du prix donc 1 700 100 Exercice 1.

Pourcentages MATHEMATIQUES 1ES. à débourser 1 700. CORRIGES EXERCICES. Prix de l article : 1 700 = 85% du prix donc 1 700 100 Exercice 1. Pourcenages MATHEMATQUES 1ES 5. Lors de l acha d un aure aricle, je dois verser un acompe de 15%, e il me resera alors POURCENTAGES à débourser 1 700. CORRGES EXERCCES Prix de l aricle : 1 700 = 85% du

Plus en détail

4. Principe de la modélisation des séries temporelles

4. Principe de la modélisation des séries temporelles 4. Principe de la modélisaion des séries emporelles Nous raierons ici, à ire d exemple, la modélisaion des liens enre la polluion amosphérique e les indicaeurs de sané. Mais les méhodes indiquées, comme

Plus en détail

Séminaire d Économie Publique

Séminaire d Économie Publique Séminaire d Économie Publique Les niveaux de dépenses d'infrasrucure son-ils opimaux dans les pays en développemen? Sonia Bassi, LAEP Discuan : Evans Salies, MATISSE & ADIS, U. Paris 11 Mardi 8 février

Plus en détail

2. Quelle est la valeur de la prime de l option américaine correspondante? Utilisez pour cela la technique dite de remontée de l arbre.

2. Quelle est la valeur de la prime de l option américaine correspondante? Utilisez pour cela la technique dite de remontée de l arbre. 1 Examen. 1.1 Prime d une opion sur un fuure On considère une opion à 85 jours sur un fuure de nominal 18 francs, e don le prix d exercice es 175 francs. Le aux d inérê (coninu) du marché monéaire es 6%

Plus en détail

ECONOMETRIE II - SERIES TEMPORELLES PARTIEL FEVRIER 2002

ECONOMETRIE II - SERIES TEMPORELLES PARTIEL FEVRIER 2002 Universié Paris IX Dauphine UFR Economie Appliquée Maîrise Economie Appliquée ECONOMETRIE II - SERIES TEMPORELLES PARTIEL FEVRIER 00 Noes de Cours Auorisées, Calcularices sans Mémoire Auorisées Durée :

Plus en détail

Claudio Araujo, CERDI 1

Claudio Araujo, CERDI 1 0/09/03 Macroéconomérie I. Naissance de la modélisaion macroéconomérique : Cowles Commission and London chool Economics Claudio Arauo CERDI, Universié d Auvergne Clermon-Ferrand, France www.cerdi.org hp://www.cerdi.org/claudio-arauo/perso/

Plus en détail

AFRICAMPUS 2015 Ouagadougou, Burkina Faso, du 26 au 27 février 2015

AFRICAMPUS 2015 Ouagadougou, Burkina Faso, du 26 au 27 février 2015 zzz UNE APPROCHE CONCEPTUELLE DE L APPROPRIATION DES SYSTEMES D INFORMATION MOBILES (SIM) PAR LES UTILISATEURS OUEST AFRICAINS AU TRAVERS D UNE METHODE DELPHI Marc BIDAN & Béchir ABBA GONI Thème n 5 PLAN

Plus en détail

MAITRISE ECONOMIE APPLIQUEE ECONOMETRIE II : EXAMEN TERMINAL (durée 2 h) Filières : Economie Internationale, Monnaie, Finance

MAITRISE ECONOMIE APPLIQUEE ECONOMETRIE II : EXAMEN TERMINAL (durée 2 h) Filières : Economie Internationale, Monnaie, Finance UNIVERSITE DE PARIS-DAUPHINE Février 2004 MAITRISE ECONOMIE APPLIQUEE ECONOMETRIE II : EXAMEN TERMINAL (durée 2 h) Filières : Economie Inernaionale, Monnaie, Finance Noes de Cours Auorisées, seules les

Plus en détail

Page # $ %& +',- VAN = 30; F 2 = 50; F 3 = 140. = -200 ; F 1. Avec r = 3% => VAN = 4,38 > 0. Avec r = 5% => VAN = -5,14 < 0.

Page # $ %& +',- VAN = 30; F 2 = 50; F 3 = 140. = -200 ; F 1. Avec r = 3% => VAN = 4,38 > 0. Avec r = 5% => VAN = -5,14 < 0. # $ %& 1. La VAN. Les aures crières 3. Exemple. Choix d invesissemen à long erme 5. Exercices!" '* '( Un proje ne sera mis en œuvre que si sa valeur acuelle nee ou VAN, définie comme la somme acualisée

Plus en détail

Introduction aux produits dérivés

Introduction aux produits dérivés Chapire 1 Inroducion aux produis dérivés de crédi Le risque de crédi signifie les risques financiers liés aux incapaciés d un agen (un pariculier, une enreprise ou un éa souverain) de payer un engagemen

Plus en détail

COURS GESTION FINANCIERE A COURT TERME SEANCE 9 LE RISQUE DE TAUX GESTION DU RISQUE DE TAUX

COURS GESTION FINANCIERE A COURT TERME SEANCE 9 LE RISQUE DE TAUX GESTION DU RISQUE DE TAUX COURS GESTION FINANCIERE A COURT TERME SEANCE 9 LE RISQUE DE TAUX GESTION DU RISQUE DE TAUX SEANCE 9 LE RISQUE DE TAUX GESTION DU RISQUE DE TAUX Obje de la séance 9: défini le risque de aux e présener

Plus en détail

MATHEMATIQUES FINANCIERES

MATHEMATIQUES FINANCIERES MATHEMATIQUES FINANCIERES LES ANNUITES INTRODUCTION : Exemple 1 : Une personne veu acquérir une maison pour 60000000 DH, pour cela, elle place annuellemen au CIH une de 5000000 DH. Bu : Consiuer un capial

Plus en détail

Etude de risque pour un portefeuille d assurance récolte

Etude de risque pour un portefeuille d assurance récolte Eude de risque pour un porefeuille d assurance récole Hervé ODJO GROUPAMA Direcion ACTUARIAT Groupe 2, Bd Malesherbes 75008 Paris Tél : 33 (0 44 56 72 46 herve.odjo@groupama.com Viviane RITZ GROUPAMA Direcion

Plus en détail

Indice relatif à l'économie et à la société numériques 1-2015 2

Indice relatif à l'économie et à la société numériques 1-2015 2 Indice relaif à l'économ e à la sociéé numériques 1-2015 2 Fiche pays La obn une globale 3 de 0,48 e se e à la 14 e place sur les 28 Éas membres de l'. Concernan l année écoulée, la améliore sa générale

Plus en détail

VA(1+r) = C 1. VA = C 1 v 1

VA(1+r) = C 1. VA = C 1 v 1 Universié Libre de Bruxelles Solvay Business School La valeur acuelle André Farber Novembre 2005. Inroducion Supposons d abord que le emps soi limié à une période e que les cash flows fuurs (les flux monéaires)

Plus en détail

IRM fonctionnelle : QUELQUES IDEES SUR LE TRAITEMENT STATISTIQUE DES DONNEES

IRM fonctionnelle : QUELQUES IDEES SUR LE TRAITEMENT STATISTIQUE DES DONNEES IRM foncionnelle : QUELQUES IDEES SUR LE TRAITEMENT STATISTIQUE DES DONNEES Le principe général d'une éude IRMf consise à analyser le signal BOLD (Blood Oxygen Level Dependen) qui radui l'augmenaion d'afflux

Plus en détail

Impact de l appréciation de l euro sur le Sénégal et la Côte d Ivoire

Impact de l appréciation de l euro sur le Sénégal et la Côte d Ivoire Un Peuple - Un Bu Une Foi MINISTERE DE L ECONOMIE ET DES FINANCES DIRECTION DE LA PREVISION ET DES ETUDES ECONOMIQUES Documen d Eude Impac de l appréciaion de l euro sur le Sénégal e la Côe d Ivoire DPEE

Plus en détail

Comparaison des composantes de la croissance de la productivité : Belgique, Allemagne, France et Pays-Bas 1996-2007

Comparaison des composantes de la croissance de la productivité : Belgique, Allemagne, France et Pays-Bas 1996-2007 Bureau fédéral du Plan Avenue des Ars 47-49, 1000 Bruxelles hp://www.plan.be WORKING PAPER 18-10 Comparaison des composanes de la croissance de la producivié : Belgique, Allemagne, France e Pays-Bas 1996-2007

Plus en détail

COURS GESTION FINANCIERE A COURT TERME SEANCE 3 PLANS DE TRESORERIE. François LONGIN www.longin.fr

COURS GESTION FINANCIERE A COURT TERME SEANCE 3 PLANS DE TRESORERIE. François LONGIN www.longin.fr COURS GESTION FINANCIERE A COURT TERME SEANCE 3 PLANS DE TRESORERIE SEANCE 3 PLANS DE TRESORERIE Obje de la séance 3 : dans la séance 2, nous avons monré commen le besoin de financemen éai couver par des

Plus en détail

Résumé. Mots clés : soutenabilité, politique budgétaire, dette publique, déficit Classification JEL : H62, E61, H63

Résumé. Mots clés : soutenabilité, politique budgétaire, dette publique, déficit Classification JEL : H62, E61, H63 La souenabilié de la poliique budgéaire dans la zone Uemoa (union économique e monéaire oues-africaine) : essai d évaluaion héorique e empirique. Felwine Sarr *, LEO, Universié d Orléans, janvier 2005

Plus en détail

Annuités. I Définition : II Capitalisation : ( Valeur acquise par une suite d annuités constantes ) V n = a t

Annuités. I Définition : II Capitalisation : ( Valeur acquise par une suite d annuités constantes ) V n = a t Annuiés I Définiion : On appelle annuiés des sommes payables à inervalles de emps déerminés e fixes. Les annuiés peuven servir à : - consiuer un capial ( annuiés de placemen ) - rembourser une dee ( annuiés

Plus en détail

Essai sur les Modèles du Taux de Change. Incorporant la Règle de Taylor

Essai sur les Modèles du Taux de Change. Incorporant la Règle de Taylor Universié de Monréal Essai sur les Modèles du Taux de Change Incorporan la Règle de Taylor Par Houria Aoufi Sous la direcion de Mme Marine Carrasco Déparemen des Sciences Économiques Faculé des ars e des

Plus en détail

MODELES DE LA COURBE DES TAUX D INTERET. UNIVERSITE d EVRY Séance 4. Philippe PRIAULET

MODELES DE LA COURBE DES TAUX D INTERET. UNIVERSITE d EVRY Séance 4. Philippe PRIAULET MODELES DE LA COURBE DES AUX D INERE UNIVERSIE d EVRY Séance 4 Philippe PRIAULE Plan de la Séance Les modèles sochasiques de déformaion de la courbe des aux: Approche déaillée Le modèle de Black: référence

Plus en détail

Finance 1 Université d Evry Val d Essonne. Séance 2. Philippe PRIAULET

Finance 1 Université d Evry Val d Essonne. Séance 2. Philippe PRIAULET Finance 1 Universié d Evry Val d Essonne éance 2 Philippe PRIAULET Plan du cours Les opions Définiion e Caracérisiques Terminologie, convenion e coaion Les différens payoffs Le levier implicie Exemple

Plus en détail

Chromatographie en Phase Gazeuse CPG.

Chromatographie en Phase Gazeuse CPG. TEISSIER Thomas MADET Nicolas Licence IUP SIAL Universié de Créeil-Paris XII COMPTE-RENDU DE TP DE CHROMATOGRAPHIE: Chromaographie en Phase Gazeuse CPG. Année universiaire 23/24 Sommaire. I OBJECTIF...3

Plus en détail

Réponse indicielle et impulsionnelle d un système linéaire

Réponse indicielle et impulsionnelle d un système linéaire PSI Brizeux Ch. E2: Réponse indicielle e impulsionnelle d un sysème linéaire 18 CHAPITRE E2 Réponse indicielle e impulsionnelle d un sysème linéaire Nous connaissons ou l inérê de l éude de la réponse

Plus en détail

Groupe Saint Joseph La Salle Centre de Formation

Groupe Saint Joseph La Salle Centre de Formation Groupe Sain Joseph La Salle Cenre de Formaion NOUVEAUTÉ renrée 2016 LICENCE COMMERCE, VENTE & MARKETING Formaion en alernance + d infos sur nore sie : www.sjodijon.com Groupe Scolaire Sain Joseph La Salle

Plus en détail

Productivité Globale des Facteurs et Croissance dans un contexte de Changement Institutionnel : Le cas du Venezuela (1942-2002)

Productivité Globale des Facteurs et Croissance dans un contexte de Changement Institutionnel : Le cas du Venezuela (1942-2002) Producivié Globale des Faceurs e Croissance dans un conexe de Changemen Insiuionnel : Alejandro Quijada * Aoû 2004 Résumé Le Venezuela es le dixième produceur e le sixième exporaeur mondial de pérole.

Plus en détail

De l inscription à la publication des résultats en ligne à l Université de Lomé : quels impacts sur l adoption des TIC chez les étudiants?

De l inscription à la publication des résultats en ligne à l Université de Lomé : quels impacts sur l adoption des TIC chez les étudiants? Ouagadougou, Burkina Faso, du 26 au 28 février 2015 De l inscripion à la publicaion des résulas en ligne à l Universié de Lomé : quels impacs sur l adopion des TIC chez les éudians? Halourou MAMAN, Universié

Plus en détail

Chapitre 15 c Circuits RL et RC

Chapitre 15 c Circuits RL et RC Chapire 15 c Circuis L e C en régime impulsionnel Sommaire Circuis en régime impulsionnel Signal impulsionnel Mesure d'un circui C en régime impulsionnel Applicaion praique Eude du circui C en régime impulsionnel

Plus en détail

- PROBABILITE : c est le rapport (Nbr de cas favorable/nbr de cas possible). C est un nombre compris entre 0 et 1.

- PROBABILITE : c est le rapport (Nbr de cas favorable/nbr de cas possible). C est un nombre compris entre 0 et 1. Les premières consaaions sur l inapiude des produis indusriels à assurer les foncions qu ils éaien censés remplir pendan un emps suffisan remonen à la seconde guerre mondiale. En France cee prise de conscience

Plus en détail

L ajustement microéconomique des prix des carburants en France

L ajustement microéconomique des prix des carburants en France L ajusemen microéconomique des prix des carburans en France Erwan GAUTIER (LEMNA-TEPP, Universié de Nanes e Banque de France. Email : erwan.gauier@univ-nanes.fr) Ronan LE SAOUT (CREST e Ecole Polyechnique)

Plus en détail

Texte Ruine d une compagnie d assurance

Texte Ruine d une compagnie d assurance Page n 1. Texe Ruine d une compagnie d assurance Une nouvelle compagnie d assurance veu enrer sur le marché. Elle souhaie évaluer sa probabilié de faillie en foncion du capial iniial invesi. On suppose

Plus en détail

Présentation groupe de travail

Présentation groupe de travail Présenaion groupe de ravail Sofiane Saadane jeudi 23 mai 2013 Résumé L aricle sur lequel on ravaille [LP09] présene un problème de bandi à deux bras comporan une pénalié. Nous commencerons par présener

Plus en détail

Une mesure financière de l importance de la prime de risque de change dans la prime de risque boursière*

Une mesure financière de l importance de la prime de risque de change dans la prime de risque boursière* Une mesure financière de l imporance de la prime de risque de change dans la prime de risque boursière* Salem Boubakri Janvier 2009 Résumé Cee éude ese une exension inernaionale du Modèle d Evaluaion des

Plus en détail

BUREAU D'APPLICATION DES METHODES STATISTIQUES ET INFORMATIQUES

BUREAU D'APPLICATION DES METHODES STATISTIQUES ET INFORMATIQUES BUREAU D'APPLICATION DES METHODES STATISTIQUES ET INFORMATIQUES DT 2/2005 Croissance économique e consommaion d énergie au Congo : une analyse en ermes de causalié Samuel AMBAPOUR Chrisophe MASSAMBA BAMSI

Plus en détail

Les deux déficits, budgétaire et du compte courant, sont-ils jumeaux? Une étude empirique dans le cas d une petite économie en développement

Les deux déficits, budgétaire et du compte courant, sont-ils jumeaux? Une étude empirique dans le cas d une petite économie en développement Les deux déficis, budgéaire e du compe couran, sonils jumeaux? Une éude empirique dans le cas d une peie économie en développemen (Version préliminaire) Aueur: Wissem AJILI Docorane CREFED Universié Paris

Plus en détail

Crise de change et politique monétaire optimale dans un modèle de troisième génération : le rôle de la prime de risque 1

Crise de change et politique monétaire optimale dans un modèle de troisième génération : le rôle de la prime de risque 1 Crise de change e poliique monéaire opimale dans un modèle de roisième généraion : le rôle de la prime de risque Vincen Bouvaier Je iens à remercier vivemen Chrisian Bordes e Thérèse Chevallier pour leurs

Plus en détail

Question 1: Analyse et évaluation des obligations

Question 1: Analyse et évaluation des obligations Quesion 1: Analyse e évaluaion des obligaions (31 poins) Vous ravaillez dans le déparemen des invesissemens obligaaires pour une compagnie d assurance-vie. Vous avez créé le ableau ci-dessous conenan des

Plus en détail

Modélisation et quantification de systèmes vieillissants pour l optimisation de la maintenance

Modélisation et quantification de systèmes vieillissants pour l optimisation de la maintenance ème édiion du congrès inernaional pluridisciplinaire Du au 20 mars 2009 Modélisaion e quanificaion de sysèmes vieillissans pour l opimisaion de la mainenance LAIR William,2, MERCIER Sophie, ROUSSIGNOL

Plus en détail

Organisation du travail et santé des seniors en Europe

Organisation du travail et santé des seniors en Europe Documen ravail Working paper Organisaion du ravail e sané s seniors en Europe Thierry Debrand (IRDES), Pascale Lengagne (IRDES) DT n 3 Février 2007 Insiu recherche e documenaion en économie la sané IRDES

Plus en détail

Évaluer la productivité globale des facteurs : l apport d une mesure de la qualité du capital et du travail

Évaluer la productivité globale des facteurs : l apport d une mesure de la qualité du capital et du travail Dossier Évaluer la producivié globale des faceurs : l appor d une mesure de la qualié du capial e du ravail Pierre-Yves Cabannes, Alexis Monau, Pierre-Alain Pionnier* L esimaion e la prévision de la croissance

Plus en détail

Répercussions du travail autonome sur la croissance de la productivité du travail : Comparaison Canada-États-Unis

Répercussions du travail autonome sur la croissance de la productivité du travail : Comparaison Canada-États-Unis N o 11F0027MIF au caalogue N o 016 ISSN: 1703-0412 ISBN: 0-662-89622-X Documen de recherche Série de documens de recherche sur l'analyse économique (AE) Répercussions du ravail auonome sur la croissance

Plus en détail

Règle de Taylor dans le cadre du Ciblage d inflation: Cas de la Nouvelle Zélande

Règle de Taylor dans le cadre du Ciblage d inflation: Cas de la Nouvelle Zélande Règle de Taylor dans le cadre du Ciblage d inflaion: Cas de la Nouvelle Zélande Résumé : La nouvelle Zélande es le pays ayan la plus grande expérience en poliique du ciblage d inflaion. Cee poliique a

Plus en détail

Sommaire de la séquence 12

Sommaire de la séquence 12 Sommaire de la séquence 12 Séance 1........................................................................................................ Je prends un bon dépar.......................................................................................

Plus en détail

EADI Association Européenne d Instituts de Développement

EADI Association Européenne d Instituts de Développement EADI Associaion Européenne d Insius de Développemen 11eme Conférence Générale Bonn, 21-24 sepembre 2005 GEMDEV Séances parallèles V Souenabilié de la dee exérieure e insabilié : le cas des pays à faible

Plus en détail

La situation financière des sociétés non financières en France 1995-2006 Baisse du taux d épargne et recours accru à l endettement

La situation financière des sociétés non financières en France 1995-2006 Baisse du taux d épargne et recours accru à l endettement La siuaion financière des sociéés non financières en France 199- Baisse du aux d épargne e recours accru à l endeemen Jean-Luc CAYSSIALS Direcion des Enreprises Observaoire des Enreprises Olivier VIGNA

Plus en détail

EVALUATION DE LA FPL PAR LES APPRENANTS: CAS DU MASTER IDS

EVALUATION DE LA FPL PAR LES APPRENANTS: CAS DU MASTER IDS EVALUATION DE LA FPL PAR LES APPRENANTS: CAS DU MASTER IDS CEDRIC TAPSOBA Diplômé IDS Inern/ CARE Regional Program Coordinaor and Gender Specialiy Service from USAID zzz WA-WASH Program Tel: 70 77 73 03/

Plus en détail

L évaluation immobilière. Michel Baroni 27/11/2009

L évaluation immobilière. Michel Baroni 27/11/2009 L évaluaion immobilière Michel Baroni 27/11/2009 Méhodes exisanes Méhodes des comparables Dépend de la base de données; méhode hédonique évenuellemen possible Méhodes de capialisaion Dépend de la base

Plus en détail

LES DETERMINANTS DE L INVESTISSEMENT PRIVE AU SENEGAL : Une Approche V.A.R Structurel

LES DETERMINANTS DE L INVESTISSEMENT PRIVE AU SENEGAL : Une Approche V.A.R Structurel REPUBLIQUE DU SENEGAL ------------------ MINISTERE DE L ECONOMIE ET DES FINANCES ------------------ AGENCE NATIONALE DE LA STATISTIQUE ET DE LA DEMOGRAPHIE Direcion des Saisiques Economiques e de la Compabilié

Plus en détail

Documents de Travail du Centre d Economie de la Sorbonne

Documents de Travail du Centre d Economie de la Sorbonne Documens de Travail du Cenre d Economie de la Sorbonne D un muliple condiionnel en assurance de porefeuille : CAViaR pour les gesionnaires? Benjamin HAMIDI, Emmanuel JURCZENKO, Berrand MAILLET 2009.33

Plus en détail

Formation : Les achats publics durables (Ref : 3292) Appliquez la protection de l'environnement et le bien-être social dans l'achat public

Formation : Les achats publics durables (Ref : 3292) Appliquez la protection de l'environnement et le bien-être social dans l'achat public Formaion : Les achas publics durables (Ref : 3292) Appliquez la proecion de l'environnemen e le bien-êre social dans l'acha public COMUNDICOMPETENCES-WEKA/MBFORMATION OBJECTIFS LES PLUS DE LA FORMATION

Plus en détail

LA PERTINENCE DES ACTIFS INCORPORELS AVEC LES IFRS

LA PERTINENCE DES ACTIFS INCORPORELS AVEC LES IFRS LA PERTINENCE DES ACTIS INCORPORELS AVEC LES IRS Gaëlle LENORMAND-TOUCHAIS IREJE Universié de Breagne-Sud (rance) Lionel TOUCHAIS CREM-IAE de Rennes Universié de Rennes1 (rance) RESUME : Ce aricle s inerroge

Plus en détail

DOCUMENT DE TRAVAIL FLORENT FREMIGACCI YANNICK L HORTY N 51. novembre 2005

DOCUMENT DE TRAVAIL FLORENT FREMIGACCI YANNICK L HORTY N 51. novembre 2005 DOCUMENT DE TRAVAIL LA QUALITÉ DE L EMPLOI L EN FRANCE : TENDANCE ET CYCLE FLORENT FREMIGACCI YANNICK L HORTY N 51 novembre 2005 «LE DESCARTES I» 29, PROMENADE MICHEL SIMON 93166 NOISY-LE-GRAND CEDEX TÉL.

Plus en détail

Les circuits électriques en régime transitoire

Les circuits électriques en régime transitoire Les circuis élecriques en régime ransioire 1 Inroducion 1.1 Définiions 1.1.1 égime saionnaire Un régime saionnaire es caracérisé par des grandeurs indépendanes du emps. Un circui en couran coninu es donc

Plus en détail

France : la consommation privée bridée par la faiblesse des revenus en sortie de crise

France : la consommation privée bridée par la faiblesse des revenus en sortie de crise N 150 21 juille 2010 France : la consommaion privée bridée par la faiblesse des revenus en sorie de crise La consommaion des ménages en France a neemen freiné depuis la crise financière. La récession qui

Plus en détail

CHAPITRE III LA PREVISION

CHAPITRE III LA PREVISION CHAPITRE III LA PREVISION Prévoir ce qui va se passer dans le fuur es d'une imporance capiale pour la plupar des enreprises. En effe, la producion es selon le ype d'acivié un processus plus ou moins long,

Plus en détail

Programmation, organisation et optimisation de son processus Achat (Ref : M64) Découvrez le programme

Programmation, organisation et optimisation de son processus Achat (Ref : M64) Découvrez le programme Programmaion, organisaion e opimisaion de son processus Acha (Ref : M64) OBJECTIFS LES PLUS DE LA FORMATION Appréhender la foncion achas e son environnemen Opimiser son processus achas Développer un acha

Plus en détail

pour un régime de rentiers

pour un régime de rentiers Les Crières normes d allocaion IFRS en assurance d acifs pour un régime de reniers 1 er juille 2004 Frédéric PLANCHET Acuaire associé Pierre THEROND Acuaire 1 er juille 2004 Page 1 Conexe (1) La déerminaion

Plus en détail

CAHIER DE RECHERCHE : 2008-02 E2. Relation entre notation sociale et structure financière des. entreprises : une étude empirique.

CAHIER DE RECHERCHE : 2008-02 E2. Relation entre notation sociale et structure financière des. entreprises : une étude empirique. CAHIER DE RECHERCHE : 2008-02 E2 Relaion enre noaion sociale e srucure financière des enreprises : une éude empirique. GIRERD-POTIN Isabelle, LOUVET Pascal, GARCES-JIMENEZ Sonia Unié Mixe de Recherche

Plus en détail

L effet richesse en France et aux États-Unis

L effet richesse en France et aux États-Unis L effe richesse en France e aux Éas-Unis Cécile CHATAIGNAULT David THESMAR Division Synhèse conjoncurelle Pierre-Olivier BEFFY Brieuc MONFORT Division Croissance e poliiques macroéconomiques Enre ocobre

Plus en détail

Cas d'étude : Eco-quartier Villeneuve à Chambéry

Cas d'étude : Eco-quartier Villeneuve à Chambéry Cas d'éude : Eco-quarier Villeneuve à Chambéry Nom du proje : Adresse du proje : Nom e ype de propriéaire : Conac : Eco-quarier Villeneuve ZAC du Coeau F-Cognin SCDC, Gesionnaire de réseau 193 Rue du pré

Plus en détail

LES HISTORIQUES DE COURS ET L ANALYSE TECHNIQUE

LES HISTORIQUES DE COURS ET L ANALYSE TECHNIQUE LES HISTORIQUES DE COURS ET L ANALYSE TECHNIQUE 1 Origines e principes de base de l analyse echnique 2 Les ouils de l analyse graphique radiionnelle 3 Les ouils de l analyse saisique A) LES ORIGINES ET

Plus en détail

TD/TP : Taux d un emprunt (méthode de Newton)

TD/TP : Taux d un emprunt (méthode de Newton) TD/TP : Taux d un emprun (méhode de Newon) 1 On s inéresse à des calculs relaifs à des remboursemens d empruns 1. On noera C 0 la somme emprunée, M la somme remboursée chaque mois (mensualié), le aux mensuel

Plus en détail

Pouvoir de marché et transmission asymétrique des prix sur les marchés de produits vivriers au Bénin

Pouvoir de marché et transmission asymétrique des prix sur les marchés de produits vivriers au Bénin C N R S U N I V E R S I T E D A U V E R G N E F A C U L T E D E S S C I E N C E S E C O N O M I Q U E S E T D E G E S T I O N CENTRE D ETUDES ET DE RECHERCHES SUR LE DEVELOPPEMENT INTER NATIONAL Pouvoir

Plus en détail

Rentabilité et profitabilité du capital : le cas de six pays industrialisés

Rentabilité et profitabilité du capital : le cas de six pays industrialisés COMPARAISONS INTERNATIONALES Renabilié e profiabilié du capial : le cas de six pays indusrialisés Arnaud Sylvain* On compare sur la période 1965-1999 les rendemens brus du capial aux Éas-Unis, au Japon

Plus en détail

Relations dynamiques entre politique macro-économique et secteur agricole en Tunisie : Une approche de cointégration

Relations dynamiques entre politique macro-économique et secteur agricole en Tunisie : Une approche de cointégration Relaions dynamiques enre poliique macro-économique e seceur agricole en Tunisie : Une approche de coinégraion Chebbi H.E., Gil J.M. in Laajimi A. (ed.), Arfa L. (ed.). Le fuur des échanges agro-alimenaires

Plus en détail

L impact de l endettement sur la profitabilité Une étude empirique sur données françaises en panel

L impact de l endettement sur la profitabilité Une étude empirique sur données françaises en panel L impac de l endeemen sur la profiabilié Une éude empirique sur données françaises en panel Mazen KEBEWAR Univercié d Orléans (France) Universié d Alep (Syrie) Résumé: Ce aricle a pour objecif d analyser

Plus en détail

Sélection de portefeuilles et prédictibilité des rendements via la durée de l avantage concurrentiel 1

Sélection de portefeuilles et prédictibilité des rendements via la durée de l avantage concurrentiel 1 ASAC 008 Halifax, Nouvelle-Écosse Jacques Sain-Pierre (Professeur Tiulaire) Chawki Mouelhi (Éudian au Ph.D.) Faculé des sciences de l adminisraion Universié Laval Sélecion de porefeuilles e prédicibilié

Plus en détail

Documentation Technique de Référence Chapitre 8 Trames types Article 8.14-1

Documentation Technique de Référence Chapitre 8 Trames types Article 8.14-1 Documenaion Technique de Référence Chapire 8 Trames ypes Aricle 8.14-1 Trame de Rappor de conrôle de conformié des performances d une insallaion de producion Documen valide pour la période du 18 novembre

Plus en détail

OBJECTIFS LES PLUS DE LA FORMATION. Auto-formation à distance, tutorée par téléphone :

OBJECTIFS LES PLUS DE LA FORMATION. Auto-formation à distance, tutorée par téléphone : Anglais : 20 heures d auo-formaion à disance (Ref : MG37) Tuora par éléphone Anglais pour projes scienifiques e echniques, spécifique à vore seceur d acivié SUPPORT PÉDAGOGIQUE INCLUS. OBJECTIFS Ere à

Plus en détail

GDR d'économie et finance internationale quantitative "ouverture économique et développement" Tunis Juin 2000

GDR d'économie et finance internationale quantitative ouverture économique et développement Tunis Juin 2000 1 GDR d'économie e finance inernaionale quaniaive "ouverure économique e développemen" Tunis Juin 2000 Ineracion enre IDE, capial humain e croissance dans les pays émergens M. Ben Abdallah* e R.Meddeb**

Plus en détail

Viabilité budgétaire, investissement public et croissance dans les pays à faible revenu, riches en ressources naturelles: le cas du Cameroun

Viabilité budgétaire, investissement public et croissance dans les pays à faible revenu, riches en ressources naturelles: le cas du Cameroun WP/13/144 Viabilié budgéaire, invesissemen public e croissance dans les pays à faible revenu, riches en ressources naurelles: le cas du Cameroun Issouf Samake, Priscilla Muhoora e Bruno Versailles 2013

Plus en détail

Impact du vieillissement démographique sur l impôt prélevé sur les retraits des régimes privés de retraite

Impact du vieillissement démographique sur l impôt prélevé sur les retraits des régimes privés de retraite DOCUMENT DE TRAVAIL 2003-12 Impac du vieillissemen démographique sur l impô prélevé sur les rerais des régimes privés de reraie Séphane Girard Direcion de l analyse e du suivi des finances publiques Ce

Plus en détail

Ecole des HEC Université de Lausanne FINANCE EMPIRIQUE. Eric Jondeau

Ecole des HEC Université de Lausanne FINANCE EMPIRIQUE. Eric Jondeau Ecole des HEC Universié de Lausanne FINANCE EMPIRIQUE Eric Jondeau FINANCE EMPIRIQUE La prévisibilié des rendemens Eric Jondeau L hypohèse d efficience des marchés Moivaion L idée de base de l hypohèse

Plus en détail

Pilotage technique d un régime de rentes viagères : identification et mesure des risques, allocation d actif, suivi actuariel.

Pilotage technique d un régime de rentes viagères : identification et mesure des risques, allocation d actif, suivi actuariel. Piloage echnique d un régime de renes viagères : idenificaion e mesure des risques, allocaion d acif, suivi acuariel. Frédéric Planche To cie his version: Frédéric Planche. Piloage echnique d un régime

Plus en détail

3. Avantage comparatif des exportations de crevettes d élevage: une évaluation globale

3. Avantage comparatif des exportations de crevettes d élevage: une évaluation globale 5 3. Avanage comparaif des exporaions de crevees d élevage: une évaluaion globale Dans la présene secion nous appliquons le cadre d évaluaion exposé ci-dessus pour évaluer l avanage comparaif des principaux

Plus en détail

Écart de production et inflation en France

Écart de production et inflation en France L obje de la présene éude es d apprécier l incidence sur l inflaion d une modificaion de l écar de PIB. Les qualiés explicaives e prédicives des six indicaeurs d écar de producion calculés pour la France

Plus en détail

L évaluation du prix des actions par les fondamentaux : analyse du marché français

L évaluation du prix des actions par les fondamentaux : analyse du marché français L évaluaion du prix des acions par les fondamenaux : analyse du marché français Dominique epin To cie his version: Dominique epin. L évaluaion du prix des acions par les fondamenaux : analyse du marché

Plus en détail

2009-01 EFFICIENCE INFORMATIONNELLE DES 1948-2008 UNE VERIFICATION ECONOMETRIQUE MARCHES DE L OR A PARIS ET A LONDRES, DE LA FORME FAIBLE

2009-01 EFFICIENCE INFORMATIONNELLE DES 1948-2008 UNE VERIFICATION ECONOMETRIQUE MARCHES DE L OR A PARIS ET A LONDRES, DE LA FORME FAIBLE 009-01 EFFICIENCE INFORMATIONNELLE DES MARCHES DE L OR A PARIS ET A LONDRES, 1948-008 UNE VERIFICATION ECONOMETRIQUE DE LA FORME FAIBLE Thi Hong Van HOANG Efficience informaionnelle des marchés de l or

Plus en détail

GUIDE DES INDICES BOURSIERS

GUIDE DES INDICES BOURSIERS GUIDE DES INDICES BOURSIERS SOMMAIRE LA GAMME D INDICES.2 LA GESTION DES INDICES : LE COMITE DES INDICES BOURSIERS.4 METHODOLOGIE ET CALCUL DE L INDICE TUNINDEX ET DES INDICES SECTORIELS..5 I. COMPOSITION

Plus en détail

Conditions Générales Valant Note d Information. Assurance Vie

Conditions Générales Valant Note d Information. Assurance Vie Condiions Générales Valan Noe d Informaion Assurance Vie DISPOSITIONS ESSENTIELLES DU CONTRAT 1. Epargne évoluion es un conra individuel d assurance sur la vie de ype mulisuppors, exprimé en euros e/ou

Plus en détail

Formation Manager ses équipes : Comprendre et exercer son rôle de cadre (Ref : 3442) Communication, objectifs, compétences managériales, coordination

Formation Manager ses équipes : Comprendre et exercer son rôle de cadre (Ref : 3442) Communication, objectifs, compétences managériales, coordination Formaion Manager ses équipes : Comprendre e exercer son rôle de cadre (Ref : 3442) OBJECTIFS LES PLUS DE LA FORMATION Idenifier ses compéences managériales de cadre de la foncion publique Déerminer les

Plus en détail

INDICATEURS DE L ÉDUCATION DIRECTIVES TECHNIQUES

INDICATEURS DE L ÉDUCATION DIRECTIVES TECHNIQUES INDICATEURS DE L ÉDUCATION DIRECTIVES TECHNIQUES NOVEMBRE 2009 1 SOMMAIRE Taux d alphabéisme des adules ou Taux d analphabéisme.... 3 Nombre d adules analphabèes... 5 Taux bru d accès (TBA) en première

Plus en détail

( ) et est alors représenté par le graphe ci-

( ) et est alors représenté par le graphe ci- LE SIGNAL SINUSOIDAL : PRODUCTION ET OBSERVATION Le bu de ce premier TP es d une par la prise en main du maériel nécessaire pour l observaion des ondes lors de la prochaine séance (uilisaion de l oscilloscope),

Plus en détail